Beausoleil (Alpes-Maritimes)

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Beausoleil
Le clocher de l'église Saint-Joseph
Le clocher de l'église Saint-Joseph
Blason de Beausoleil
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Beausoleil
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Riviera française
Maire
Mandat
Gérard Spinelli
2014-2020
Code postal 06240
Code commune 06012
Démographie
Gentilé Beausoleillois
Population
municipale
13 567 hab. (2011)
Densité 4 863 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 44′ 33″ N 7° 25′ 28″ E / 43.7425, 7.4244444444443° 44′ 33″ Nord 7° 25′ 28″ Est / 43.7425, 7.42444444444  
Altitude Min. 40 m – Max. 621 m
Superficie 2,79 km2
Localisation

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Beausoleil est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

En langue occitane niçoise (Georges Castellana), on dit Bèusoulèu et ses habitants sont appelés les lu Souleienc (norme mistralienne), ou bien Bèusoleu et lu solelhencs (norme classique), mais on emploie plus généralement le terme de beausoleillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur le bassin versant qui surplombe la principauté de Monaco, la ville de Beausoleil est entourée de la « Tête de Chien » et du Mont Agel. Bien que située en territoire français, la station ne forme avec Monte-Carlo qu'une seule agglomération, la commune étant limitrophe à la principauté de Monaco.

La végétation est de type méditerranéen, et l'on y trouve des plantes relativement rares, comme la nivéole de Nice, ainsi que de très belles colonies d'euphorbes arborescentes.

De nombreuses traces archéologiques et historiques y ont été trouvées. Leur étude ne peut être dissociée de celles trouvées sur le territoire actuel de Monaco et des alentours, et qui remontent aux époques phénicienne puis romaine (cf. le Trophée des Alpes - Trophée d'Auguste - à La Turbie). Sur le territoire même de la commune de Beausoleil, au lieu-dit du Mont des Mules (classé monument historique), on note la présence d'un oppidum en pierres sèches généralement attribué aux populations celto-ligures qui habitaient la région il y a des millénaires. Des théories contradictoires soulèvent aussi la possibilité d'oppidum à vocation d'élevage, beaucoup plus récente. Des fouilles réalisées au début du siècle par des chercheurs monégasques ont pourtant mis au jour des haches et des poteries d'origine ancienne.

Toujours est-il que des recherches dans les archives de la ville ont montré (travaux de Jérémy Taburchi et Geist dans Archeam) que l'attribution aux Romains de certaines voies, ou que même ce que l'on a appelé longtemps un tronçon de la voie héracléenne, sont en fait des constructions récentes datant pour les premières du XVIIIe siècle et pour la suivante de l'entre-deux-guerres.

Entre intérêts touristiques et réalité historique, les conflits peuvent parfois aboutir à l'émergence de mythes urbains, comme c'est le cas ici.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune a été créée en 1904 par Camille Blanc qui l'a détachée du territoire de la commune de La Turbie. La nouvelle commune devait s'appeler Monte-Carlo Supérieur mais à cause des protestations formulées par la principauté de Monaco, on créa de toute pièce l'appellation Beausoleil, d'allure touristique.

La création de la commune a été rendue nécessaire par la forte démographie qui se développait alors sur le territoire sud de la commune de La Turbie, frontalier de la principauté de Monaco. À cette époque, Monaco (et plus particulièrement son quartier de Monte-Carlo) se développait fortement, grâce au tourisme et au jeu, et les besoins en main-d'œuvre dans le bâtiment ont attiré de fortes populations d'immigrés, notamment des Italiens, dans les communes alentour.

Le premier maire et le fondateur déclaré de la commune de Beausoleil est Camille Blanc, personnage encore emblématique à Beausoleil.

L'urbanisation monégasque s'est aussi propagée sur Beausoleil, et la ville en garde encore de beaux souvenirs, classés aujourd'hui monuments historiques, comme le Riviera Palace. L'architecture Belle Époque de la ville est un exemple du genre. Plusieurs bâtiments sont actuellement attribués aux chantiers Eiffel, comme la verrière du Riviera Palace et le marché de Beausoleil.

Une ligne de chemin de fer à crémaillère (système Riggenbach) reliait Beausoleil à La Turbie de 1893 à 1932

L'histoire de la ville est marquée par le terrible accident de la "Crémaillère", petit train à crémaillère qui gravissait les pentes jusqu'à La Turbie depuis 1893. En 1932, lors d'un accident mécanique, le train se mit à dévaler la pente jusqu'à son point de départ. On comptera deux morts. Malgré ce bilan, l'arrêt de l'exploitation sera décidé la même année.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Beausoleil Blason D’azur à l‘olivier d’argent terrassé d’or accompagné d’un soleil du même mouvant de l’angle senestre du chef et d’une étoile aussi d’or au canton dextre du chef.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1904 Camille Blanc
1929 Jacques Subles
1935 Paul-Joseph Chiabault
1941 François Rochesani
1943 Arthur Audoly
1944 Marius Floret
1944 Auguste Dubar PCF
mai 1953- Paul-Joseph Chiabault

de 1953 à 1971= Maitre Paul Massa Sénateur et Maire

mars 1971- 1986 André Vanco PCF
1986- mars 1989 Roger Bennati PCF
mars 1989- mars 2001 Gérard Spinelli UDF
mars 2001- mars 2008 Robert Vial UMP
mars 2008- en cours Gérard Spinelli[1] DVD
La commune a été créée en 1904.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 13 567 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1906. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
6 344 8 231 8 315 11 649 13 051 11 826 10 865 11 504 12 833
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
14 144 12 208 11 664 12 326 12 775 13 416 13 567 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le mont des Mules[modifier | modifier le code]

C'est un espace naturel d'une dizaine d'hectares, constitué d'un escarpement rocheux calcaire, surplombant la Principauté de Monaco. Le Mont des Mules est un lieu de promenade pour les Beausoleillois et les touristes visitant la région. Il a été aménagé de sentiers au début du XXe siècle par des clubs de tourisme de l'époque. Son appellation provient sans doute de l'usage fréquent de mules par les contrebandiers passant ce mont entre le territoire de Monaco et celui de la Turbie.

Il abrite un castellara, le camp ligure du Mont des Mules, de deux cent mètres de côté environ, et dont un des côtés borde la route de Beausoleil à la Turbie. C’est un témoin de l’habitat fortifié ligure construit par ces peuplades habitant la région durant l’âge du fer. Le site n’ayant pas encore fait l’objet de fouilles archéologiques, ses seuls vestiges clairement reconnaissables sont caractérisés par d’imposantes murailles en pierre sèche disposées en arc de cercle, délimitant une aire de 6000m2. On ne sait pas le dater précisément. Il a probablement été occupé depuis le IIIe siècle av. J.-C., puis abandonné à l’époque de l'Empire romain. Il est classé aux monuments historiques le 28 janvier 1939.

Végétation remarquable : euphorbe arborescente, nivéole de Nice.

Le Riviera Palace[modifier | modifier le code]

Le Riviera Palace est un ancien hôtel converti en immeuble d’habitation. Il est construit entre 1898 et 1902 par l'architecte Georges Chédanne pour le compte de la Compagnie des Wagons-Lits. Il se présente dans un style éclectique italianisant de la Belle Époque avec façades ocres et balustrades de majolique bleue. Son jardin d’hiver reste des plus réputés avec sa verrière, rocailles et plantes subtropicales. Autrefois, un chemin de fer à crémaillère le reliait au Casino de Monte-Carlo. Il est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 14 décembre 1989.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Joseph, 1913, encore inachevée.
  • Chapelle Saint-Roch

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Beausoleil est jumelée avec :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011