Français de France

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Français de France
Parlée en France
Typologie SVO
flexionnelle - syllabique
Classification par famille
Statut officiel
Langue officielle en Drapeau de France France
Régi par Académie française
Codes de langue
ISO 639-1 fr
ISO 639-2 fra
ISO 639-3 (en) fra
Linguasphere 51-AAA-i
IETF fr-FR

Le français de France, appelé parfois français métropolitain ou français hexagonal, est la variété de la langue française parlée en France.

Le français de France est parfois réduit au français de Paris. Il connaît cependant de nombreuses variétés régionales autres que le français parisien.

Le français de France est la variété la mieux décrite dans les ouvrages linguistiques et il est souvent considéré comme le français standard, les descriptions d'autres variétés de français se faisant souvent en les comparant à cette variété[1].

Un régionalisme[2] propre au français de France est appelé francisme[3], moins souvent hexagonisme[3].

Caractéristiques [modifier]

Phonologie [modifier]

De manière générale, il n'y a aucune distinction entre [ɛ] et [ɛː] : les paires mettre/maître, saine/scène sont prononcées sans distinction, sauf parfois par des locuteurs âgés ou bien conservateurs (linguistiquement), et dans le théâtre. Cette distinction est en déclin dans le français de France depuis plus d'un siècle, et son existence échappe désormais à la conscience de l'immense majorité des Français.

Les voyelles [a] et [ɑ] ne sont distinguées que par une minorité (notamment à Paris) : les paires patte/pâte, tache/tâche sont prononcées sans distinction. Ceci est encore plus vrai lorsque l'orthographe n'indique pas la présence possible d'un a postérieur : sable, cadre, cadavre sont toujours prononcés avec a antérieur. Les deux éléments du nom Jacques Chirac riment. La majorité des Français sont conscients de l'existence chez certains de cette distinction, qui était encore majoritaire dans les années 1950.

De plus en plus, le phonème [œ̃] est prononcé [ɛ̃] (peu courant dans le sud). Ainsi, les paires brin/brun, empreint/emprunt sont homophones. Bien que cette distinction soit maintenue par un très grand nombre de Français, ceux qui ne la font pas ne la remarquent souvent pas chez les autres, contrairement au cas de la distinction patte/pâte.

Il existe d'autres fusions phonémiques en France qui ne prédominent pas encore à Paris, dont certaines sont d'origine régionale ou marquées sociolinguistiquement. Les plus répandues sont sans doute illustrées par les paires homophones suivantes :

  • poignée/poignet (très répandue). Même chez ceux qui maintiennent cette distinction, pour certains d'entre eux de nombreux mots en -ai changent de catégorie: prendrai prononcé comme prendrais (c'est-à-dire comme poignet) et j'ai, quai, gai prononcés avec le son /ɛ/.
  • jeune/jeûne (particulièrement répandue dans le Sud de la France)
  • pomme/paume (uniquement dans le Midi, et dans le Sud-Est surtout)
  • déjeuner prononcé comme déjner, le eu étant considéré comme un e caduc sujet à suppression.
  • saigner rime avec lainier

Lorsque les trois premières fusions se produisent, les deux anciennes voyelles sont alors en variation allophonique, la première étant réservée aux syllabes ouvertes (ou, dans le cas de eu, fermée par un son z comme dans menteuse), la seconde aux syllabes fermées.

Cette remarque s'étend de plus au e caduc, par exemple pour le pronom le accentué, prononcé leu [lø] dans fais-le ! En réalité, la prononciation ancienne en [lə] de le accentué, sans arrondissement des lèvres, est actuellement très minoritaire en France, remplacée par [lø] ou une articulation proche de [lœ] (comme le début du mot leur).

À noter également :

  • Un affaiblissement de la distinction voyelles é/è à l'intérieur des mots. Par exemple, alors qu'au Canada on prononce normalement blesser comme [blɛse], en France on entend plutôt [blese], par assimilation du premier e à la qualité du dernier, et ce, même chez les locuteurs qui distinguent nettement é et è à la fin des mots.
  • Une tendance à l'insertion d'un e caduc non-étymologique pour éviter la création de certains groupes consonantiques, par exemple dans ours blanc, prononcé ourse blanc.

Les prononciations suivantes sont fréquentes, mais pas toutes universelles :

  • Août, but, scorbut, vingt prononcés avec t final. Le t de vingt est parfois prononcé dans le Nord ou dans l'est de la France (Franche-Comté, Bourgogne, Champagne-Ardenne), mais plus rarement dans d'autres endroits de France.
  • Ananas, détritus prononcés avec s final.
  • osciller rime avec épiler
  • tome rime avec pomme

Les prononciations des mots provenant de l'anglais :

  • Mickey, hockey, et d'autres mots anglais en ey prononcés « miquè », « hoquè », etc. (prononciation fondée sur l'orthographe)
  • Hall, baseball etc. prononcés « ôle », « bèze-bôle », etc. (prononciation plus proche de la prononciation britannique)

Lexique (francismes) [modifier]

Vie quotidienne [modifier]

  • buraliste « marchand d'un bureau de tabac[4] » (non utilisé en Belgique)
  • gant de toilette « poche en tissu servant à faire sa toilette[5] ». (Les gants de toilette sont peu répandus au Canada, où on utilise plutôt une débarbouillette, un linge peu connu en France.)
  • scoubidou « tresse de fils de plastique multicolore, faite par les enfants comme bibelot »[6] (au Canada, Scoubidou signifie aussi un genre de tresse à deux fils ou appelle à l'esprit un chien personnage de dessin animé).
  • appel (téléphonique) en PCV (pour « à PerCeVoir » ou Paiement Contre Vérification), « communication payée par l’appelé et non l’appelant », au Canada, appel à frais virés[7]
  • bande d'arrêt d'urgence « accotement stabilisé », en Belgique, également zone de sécurité[8]
  • voie express, désignation de routes à chaussées séparées n'ayant pas le statut d’autoroute.
  • soixante-dix, quatre-vingts, quatre-vingt-dix (France, Canada), en Belgique septante, quatre-vingts, nonante et en Suisse (et facultativement en Acadie) septante, quatre-vingts/huitante, nonante. (Le mot huitante est utilisé dans les cantons de Vaud, de Valais et de Fribourg. Le mot octante est désuet[9]. En Acadie, le mot huitante n'est utilisé de nos jours qu'en Nouvelle-Écosse.)
  • vouvoyer (France, Belgique, Canada) S'adresser à quelqu'un en utilisant la deuxième personne du pluriel. En Suisse, vousoyer. En Suisse, le terme vouvoyer n'est pratiquement pas utilisé en dehors de l'usage littéraire[10].

Cuisine [modifier]

  • glace « crème glacée » [11] (en France, la réglementation distingue crème glacée, la glace - à base de lait - et le sorbet - à base de sucre et d'eau uniquement en plus de l'arôme ou du fruit-)[12]
  • pain perdu « pain trempé dans du lait et des œufs battus, puis rôti à la poêle », au Canada, pain doré[13]
  • petit salé, sorte de lard salé[14]
  • petit suisse « petit fromage frais à la crème » (au Canada, petit suisse désigne plutôt une espèce de tamia)[15]
  • noix de pécan « pacane »[16]

Sports [modifier]

  • batte « bâton (de baseball) » [17](au Canada, ce terme est, au masculin, considéré comme un anglicisme familier en référence au baseball, mais est le seul employé pour une batte de cricket)
  • footing « jogging, course à pied »[18]
  • palet « disque de caoutchouc utilisé dans le hockey (sur glace) », au Canada, rondelle[19]
  • football, un sport joué avec un ballond rond; au Canada, soccer[18]

Francismes familiers [modifier]

  • vachement « très[20] », « beaucoup »
  • C'est le pied ! « C'est fantastique! »[21]
  • se prendre une cuite « s'enivrer, prendre une brosse »[22]
  • aprèm « après-midi »
  • se magner « se dépêcher, se grouiller »[23]
  • se tailler « partir, se sauver »[24]
  • ça craint « risqué, louche, ennuyeux, affreux »
  • flemmarder et glander « paresser, flâner »[25] ; variante : glandouiller; un synonyme familier québécois est niaiser.
  • casser sa pipe « mourir »

Francismes vulgaires [modifier]

  • putain ! S'emploie pour maudire quelque chose qu'on déteste[26].
  • tirer un coup « avoir un rapport sexuel (homme) »
  • niquer « avoir un rapport sexuel » ou « duper »
  • se branler « se masturber »
  • s'en branler « s'en moquer», ou « s'en calisser »
  • ça me casse les couilles « ça m'énerve»
  • ça (me) fait chier « ça m'énerve »


Divers [modifier]

  • déjeuner « repas du midi » en français de référence. En Suisse, en Belgique et au Canada, et dans plusieurs régions de France, dîner[27]. Le mot déjeuner signifie dans ces pays « repas du matin » selon l'étymologie historique, c'est-à-dire la fin du jeûne de la nuit (comme les équivalents anglais breakfast et espagnol desayuno). Cependant, le mot déjeuner (dans son sens français), est attesté et se rencontre à l'occasion au Québec dans la langue très soignée, par exemple protocolaire[28].
  • petit déjeuner, p'tit déj' « repas du matin »
  • dîner « repas du soir »; souper au Canada, en Belgique, en Suisse, et couramment dans plusieurs régions de France.
  • toboggan « appareil de jeu (dans un parc par exemple) muni d'une rampe sur laquelle on se laisse glisser », au Canada, glissoire [29] Toboggan est aussi un traîneau de sport d'hiver servant à dévaler des pentes enneigées, familièrement « traîne sauvage » au Canada.
  • suçon, « élevure qu'on fait à la peau en la tirant par succion », au Canada, sucette[30]
  • sucette « Bonbon à sucer fixé à l'extrémité d'un bâtonnet », au Canada, suçon[30]
  • speakerine « présentatrice (de radio, de télévision)(vieilli) »[31], animatrice.
  • scotcher « coller avec du ruban adhésif ». C'est un néologisme issus de la marque Scotch. (Pierre a passé tout l'aprèm scotché devant la télé)
  • cas de figure « cas, hypothèse », par extension de l'emploi de cette expression en géométrie élémentaire (dans ce cas de figure, il faudrait appeler les pompiers)
  • espace, utilisé très couramment sans égard à l'étendue en trois dimensions (Espace jeunesse). Au Canada, plus souvent aire ou zone.

Anglicismes propres au français de France [modifier]

  • ferry-boat[32] ou plus simplement ferry « navire conçu pour le transport de véhicules », au Canada, traversier
  • bowling[32] « jeu de quilles »
  • sponsor, sponsoriser[32] « commanditaire, commanditer »[33]
  • stick[32], par exemple stick de colle[34] « bâton de colle »
  • escalator[32] « escalier mécanique »
  • light[32] « à basse teneur en calories, léger »
  • green[32] « partie rase d'un terrain de golf », au Canada, vert
  • free-lance[32] « travailleur indépendant, pigiste  »
  • live « enregistré en public » ou « diffusé en direct »
  • tour-operator « voyagiste »

Les francophones de France ont tendance à préserver la prosodie du français lorsqu'ils empruntent des anglicismes et autres mots d'origine étrangère (pour Ferry-Boat, par exemple, on prononce en France Féribôt. Ou encore Fériboîte, par moquerie).

Sigles [modifier]

  • sans domicile fixe, SDF « sans-logis[35] »
  • interruption volontaire de grossesse, IVG « avortement provoqué » [36](notons qu'au Canada, IVG signifie plutôt « insuffisance ventriculaire gauche »)[37]
  • demandeur d'emploi, « chômeur »
  • RMI, sigle de revenu minimum d'insertion, désignation d'une allocation d'aide sociale. Cela donne RMiste ou érémiste « bénéficiaire du RMI, assisté »[38] (En Belgique RIS, pour revenu d'insertion sociale, et anciennement Minimex, pour Minimum d'existence)
  • PACS, sigle de pacte civil de solidarité, forme d'union civile, ouverte aux conjoints de même sexe ; donne le verbe « se pacser ». (En Belgique, utilisé également dans le langage courant mais la forme administrative similaire est le « contrat de cohabitation légale »)
  • auto-entrepreneur, « employé qui est son propre patron » (Au Canada, on parle de travailleur autonome) [39]

Francismes grammaticaux [modifier]

  • Il arrive fin juin, « à la fin de juin »
  • Un immeuble situé rue Broca, « dans la rue Broca ». Au Québec, sur la rue Broca (anglicisme).
  • Avant qu'il n'arrive (Ne dit explétif). Au Canada, le plus souvent, avant qu'il arrive.
  • Je serai demain sur Paris. (à Paris).
  • Dans le Wisconsin, « au Wisconsin »

Variétés régionales du français de France [modifier]

Paris étant la ville où sont installés les principaux médias de France, la prononciation parisienne, diffusée par la radio et la télévision, est largement répandue et contribue à une homogénéisation de la façon de parler le français[40]. Cependant, il existe toujours dans certaines régions des variétés identifiables :

Influence du français de France sur les autres variétés [modifier]

Pour des raisons historiques et culturelles, le français de France exerce une influence importante sur les autres variétés du Français[41]. Ainsi, il arrive que des francismes entre souvent relativement facilement dans le lexique du français d'autres pays[41],[42].

En Belgique et en Suisse [modifier]

De manière générale, on peut affirmer qu'en Belgique et en Suisse, l'utilisation d'un français proche du français parisien standard a tendance à se répandre, aussi bien en ce qui a trait à la phonétique qu'au lexique.[citation nécessaire] En dehors du vocabulaire, par exemple officiel, lié directement aux institutions et aux réalités françaises, il est vraisemblable qu'il existe peu de francismes qui soient catégoriquement absents du français de Belgique et de Suisse.[citation nécessaire]

Au Canada [modifier]

À l'inverse de l'Europe, il n'y a pratiquement personne ayant grandi au Canada en milieu francophone qui parle spontanément avec un accent proche du français de France, quel que soit son niveau d'instruction ou son statut socio-économique[43]. Quant au lexique, il existe « un nombre impressionnant d'écarts dans l'emploi du vocabulaire »[44], entre le français écrit du Canada et celui de la France. Ces écarts sont peu nombreux en grammaire et en syntaxe[45]même si au niveau familier oral, les écarts s'étendent aussi à la grammaire et à la syntaxe.

Jusqu'aux années 1960, « des interventions sur la langue ont pour but d'épurer le français [du Canada] et de l'aligner sur le français de Paris »[46]. Les années 1960 marquent un certain assouplissement et l’Office québécois de la langue française publie un recueil de Canadianismes de bon aloi en 1969 mais la norme préconisée est toujours celle dite du « français international ». Cependant cette norme n'a jamais correspondu dans les faits à la norme linguistique en vigueur au Canada, hormis les circonstances les plus officielles.

Aujourd'hui au Canada, le français écrit et celui des communications orales formelles adhère sensiblement moins à la norme française que dans les années 1970. En revanche, le français familier tend de manière croissante à se débarrasser des éléments qui divergent de manière très marquée du français écrit, lequel a toujours été plus proche du français de France. Ainsi, les formes grammaticales non standard (par exemple : que je faise « que je fasse » ) s'entendent moins souvent, et le nombre d'anglicismes a tendance à diminuer, très souvent (mais pas toujours) au profit de formes francophones (par exemple wipers, remplacé par essuie-glaces). En ce qui concerne la phonétique, pour ne donner qu'un exemple très connu, la prononciation [mwe] du mot moi, est en déclin, remplacé par [mwa], une prononciation populaire parisienne qui ne s'est pourtant imposée en « bon français » parisien qu'après la Révolution. Cette dernière prononciation était donc à l'origine un francisme au Canada, mais ne l'est plus maintenant.

De très nombreux mots apparus en France après la Conquête anglaise du Canada en 1760 sont passés en français canadien. Les Canadiens francophones ont de plus en plus souvent une connaissance passive, à travers des médias tels que l'édition et le cinéma, de nombreuses expressions propres au français européen.

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Martel, p. 69
  2. Le terme « régionalisme » utilisé dans ce sens est rejeté par bon nombre de linguistes du français, qui le réservent aux particularismes des régions à l'intérieur de la France, du Québec, etc. Voir Martel, pp. 69-72, citant notamment Hausmann à ce propos.
  3. a et b Grand dictionnaire terminologique
  4. Boulanger, p. 141
  5. Boulanger, p.529
  6. Boulanger, p. 1079
  7. Poirier, p. 1213
  8. Grand dictionnaire terminologique
  9. BDLP-Suisse, entrées huitante et octante
  10. BDLP-Suisse, entrée vousoyer.
  11. Boulanger, p. 541
  12. Grand dictionnaire terminologique, entrée crème glacée
  13. Robinson, p. 29
  14. Robinson, p. 28
  15. Boulanger, p. 868
  16. Boulanger, p. 823
  17. Boulanger, p. 102
  18. a et b Boulanger, p. 502
  19. Boulanger, p. 826
  20. Robinson, p. 224
  21. Poirier, p. 1255
  22. Boulanger, p. 288
  23. Boulanger, p. 700
  24. Boulanger, p. 1148
  25. Boulanger, p. 496
  26. Boulanger, p. 961
  27. Boulanger, p. 309
  28. BDLP-Québec, entrées déjeuner, dîner
  29. Grand dictionnaire terminologique, entrée glissade
  30. a et b Boulanger, p. 1130
  31. Boulanger, p. 1118
  32. a, b, c, d, e, f, g et h Martel, p.110
  33. Les traductions proposées sont d'emploi courant au Canada et sont recommandées officiellement comme équivalents en France
  34. Grand Dictionnaire Terminologique
  35. Grand dictionnaire terminologique, entrée sans-abri
  36. Boulanger, p. 641
  37. Grand dictionnaire terminologique, entrée insuffisance cardiaque gauche
  38. Pour la définition « assisté », le Grand dictionnaire terminologique donne assisté comme synonyme de bénéficiaire de l'aide sociale. Le Dictionnaire québécois d'aujourd'hui donne: « (Personnes) Qui reçoit une aide ».
  39. http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/general/le-quebec-compte-plus-de-travailleurs-autonomes-que-lontario/514038
  40. L'accent parisen existe-t-il, consulté le 26 octobre 2012.
  41. a et b [1]
  42. Le texte « Oui… au français québécois standard » [2] de Martel et Cajolet-Laganière fait référence au mot week-end, ainsi qu'au genre masculin dans le job et le badge.
  43. On lit par exemple dans Martel, p.90, au sujet du trait d'affrication des consonnes « d » et « t » devant « i » et « u » : « Un Québécois qui n'utilise pas ce trait lorsqu'il parle est perçu comme d'origine acadienne ou européenne. »
  44. Martel, p.99
  45. Martel, p. 99
  46. Martel, p. 20