Éric Ciotti

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Éric Ciotti
Éric Ciotti dans la première circonscription des Alpes-Maritimes à Nice en 2012.
Éric Ciotti dans la première circonscription des Alpes-Maritimes à Nice en 2012.
Fonctions
Président du Conseil général des Alpes-Maritimes
En fonction depuis le 18 décembre 2008
(5 ans, 8 mois et 14 jours)
Législature treizième
Prédécesseur Christian Estrosi
Député de la 1re circonscription des Alpes-Maritimes
En fonction depuis le 20 juin 2007
(7 ans, 2 mois et 12 jours)
Prédécesseur Jérôme Rivière
Délégué général aux fédérations de l’UMP
En fonction depuis le 15 janvier 2013
(1 an, 7 mois et 17 jours)
Secrétaire national de l’UMP chargé des questions de sécurité
Biographie
Date de naissance 28 septembre 1965 (48 ans)
Lieu de naissance Nice (Alpes-Maritimes)
Parti politique RPR, UMP

Éric Ciotti, né le 28 septembre 1965 à Nice (Alpes-Maritimes), est un homme politique français, député UMP, président du conseil général des Alpes-Maritimes et délégué général aux fédérations de l’UMP.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation scolaire et politique[modifier | modifier le code]

Éric Ciotti, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (1988), ancien collaborateur parlementaire, est entre 2003 et 2007 le directeur de cabinet de Christian Estrosi[1], président du conseil général des Alpes-Maritimes.

Premier mandat de député[modifier | modifier le code]

Le 17 juin 2007, il est élu député dans la 1re circonscription des Alpes-Maritimes en obtenant au second tour 60,92 % des voix face au candidat socialiste Patrick Allemand[2]. Il fait partie du groupe UMP à l'Assemblée nationale, où il est membre de la commission des Lois. Passionné par les questions de légitimité électorale, il avait, un temps, imaginé de réfléchir à "des propositions de loi visant à supprimer les triangulaires pour tous les scrutins électoraux"[3],[4].

Élu le 16 mars 2008 sur la liste de Christian Estrosi lors de l'élection municipale à Nice, il devient ensuite premier adjoint au maire, chargé notamment du développement durable, de l'aménagement urbain, des travaux et des déplacements. Le même jour, il subit une défaite aux élections cantonales dans la canton de Nice-1 : Marc Concas (PS) est en effet réélu au conseil général avec 51,54 % des voix contre 48,46 % pour Éric Ciotti[5].

Le 7 décembre 2008, à la suite de la démission de Gaston Franco, il est élu conseiller général dans le canton de Saint-Martin-Vésubie, dès le premier tour de scrutin et contre quatre candidats, avec 78,5 % des suffrages[6]. Quelques jours plus tard, le 18 décembre, Éric Ciotti est élu président du conseil général des Alpes-Maritimes par l'assemblée départementale, succédant à Christian Estrosi, atteint par les règles sur le cumul des mandats[7]. Pour se conformer aux règles relatives à la limitation du cumul des mandats, il démissionne le même jour de son mandat de conseiller municipal de Nice[8].

Éric Ciotti est secrétaire national de l'UMP chargé des questions de sécurité depuis mars 2009[9]. Il est à ce titre fréquemment présenté comme le « monsieur sécurité de l'UMP ». Il est rapporteur de la loi sur les violences en bande adoptée en juin 2009 puis en 2010 de la Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure[10]. En août 2010, Éric Ciotti propose de modifier la législation pour punir « de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende le fait par le père ou la mère de laisser son enfant mineur, lorsque celui-ci a été poursuivi ou condamné pour une infraction, violer les interdictions et les obligations auxquelles il est soumis ». Cette proposition est jugée anticonstitutionnelle, nul ne pouvant être pénalement responsable des faits d’autrui[11].

Il est l'auteur d'une proposition de loi visant à lutter contre l'absentéisme scolaire en suspendant ou supprimant des allocations familiales en cas d'absentéisme prolongé[12]. Cette mesure, reprenant une loi abrogée en 2004[13] et souhaitée par Nicolas Sarkozy, est adoptée en juin 2010 par l'Assemblée nationale puis en septembre par le Sénat. Les chiffres des résultats de cette loi fluctuent selon les sources, et l'interprétation varie également selon les tendances politiques. Le 9 juin 2011, des chiffres rendus publics[Par qui ?] indiquent que depuis l'entrée en vigueur de la « loi Ciotti », le 24 janvier précédent, environ 28 000 lettres d'avertissement ont été adressées par les inspecteurs d'académie aux familles dont les enfants ont été absents sans justification plus de quatre jours et demi en un mois ; à la suite de cet avertissement, 22 000 absentéistes seraient retournés à l'école[14]. Les détracteurs de cette loi insistent eux sur son iniquité, ainsi que son inefficacité[15]. Une loi visant à la supprimer est votée au Sénat en novembre 2012.

En janvier 2011, après l'affaire de la jeune Laëtitia assassinée à Pornic, le président de la République Nicolas Sarkozy confie à Éric Ciotti un rapport sur l'exécution des peines en France. Selon le rapport du député, au 31 décembre 2010, le nombre de peines de prison ferme non exécutées se situait entre 97 000 et 102 000[16]. Le rapport Ciotti propose cinquante mesures, dont la création de « structures pénitentiaires légères » dans d'anciennes casernes militaires ou dans des immeubles privés dans le but de parvenir à 80 000 places de prison en 2018, le développement des peines alternatives, des centres éducatifs fermés ou la création d'un service civique pour les mineurs récidivistes. Il propose également de confier l'exécution des peines au parquet. Il demande des moyens supplémentaires, en particulier 500 greffiers, et propose de revenir sur le principe de crédit automatique de réduction de peine des condamnés[16].

Lors des élections cantonales de mars 2011, Éric Ciotti est réélu au premier tour dans le canton de Saint-Martin-Vésubie, avec 76,84 % des voix[17]. Il est reconduit à la tête du conseil général des Alpes-Maritimes le 31 mars 2011, avec 44 voix, soit six de plus qu'en 2008[18]. Le 21 novembre 2012, le lendemain de la proclamation des résultats du congrès par la commission de contrôle électoral de l'UMP donnant Jean-François Copé vainqueur, c'est lui qui annonce.

Le 15 décembre 2011, le Parlement adopte la proposition de loi d'Éric Ciotti instaurant un encadrement de type militaire des mineurs délinquants[19]. Cette loi prévoit, pour les mineurs délinquants de plus de 16 ans, un « service citoyen » d'une durée de 6 à 12 mois au sein d'un Établissement public d'insertion de la Défense (Epide).

Second mandat de député[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives de 2012, il se représente dans la première circonscription des Alpes-Maritimes. Il arrive nettement en tête au premier tour avec 43,89 % des voix, et affronte au second tour le socialiste Patrick Allemand qui a recueilli 28,68 % des suffrages[20]. Ciotti est réélu député de la première circonscription des Alpes-Maritimes le 17 juin 2012 avec 60,73 % (25 473 voix) face à Patrick Allemand[20]. Le 26 juin 2012, Éric Ciotti est élu pour la première fois parmi les neuf vice-présidents du groupe UMP de l'Assemblée nationale.

Dans la course à la présidence de l'UMP, élection qui a eu lieu le 18 novembre 2012, François Fillon fait de lui son directeur de campagne. Le 21 novembre 2012, le surlendemain de la proclamation, par la commission de contrôle électorale du parti, de la victoire de Jean-François Copé, c'est lui qui révèle lors d'une conférence de presse que la commission n'a pas comptabilisé les voix de trois fédérations d'outre-mer ce qui inverserait les résultats de l'élection[21],[22]. Par ailleurs, le camp Copé l'accuse d'être lié à des irrégularités qui auraient été constatées lors du scrutin dans sa circonscription à Nice[23]. À la suite d'une déclaration à la presse le 22 novembre 2012 de Jérôme Lavrilleux (directeur de campagne de Jean-François Copé) renouvelant ces accusations, Éric Ciotti annonce le dépôt prochain d'une plainte pour diffamation[24].

En janvier 2013, à la suite de l’accord entre Jean-François Copé et François Fillon qui a suivi la crise politique du congrès de novembre 2012, il est nommé avec le copéiste Édouard Courtial délégué général chargé des fédérations[25].

Au mois de mars 2013, après que la Cour de Cassation a annulé le licenciement d’une employée qui portait le voile islamique au sein de la crèche Baby-Loup (Yvelines), au prétexte qu’il s’agit d’un établissement privé, Éric Ciotti dépose une proposition de loi pour permettre le respect de la neutralité religieuse au sein des entreprises privées. Cette loi autorisait les chefs d'entreprises à introduire des restrictions aux libertés religieuses dans les règlements intérieurs des entreprises. Notamment lorsque l’expression religieuse s’inscrit dans le cadre d’un contact avec le public. Bien que Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, ait réclamé « une initiative législative », « s’il y a un vide juridique à combler », la proposition de loi d'Éric Ciotti a été rejetée le 6 juin 2013 à l'Assemblée nationale.

Lors des élections municipales de 2014, il est le président du comité de soutien de Christian Estrosi, candidat à sa réélection à Nice[26].

Détail des mandats[modifier | modifier le code]

Mandats en cours[modifier | modifier le code]

À l'Assemblée nationale
Au conseil général des Alpes-Maritimes

Anciens mandats[modifier | modifier le code]

Conseiller municipal
Conseiller communautaire

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rue89 le 2 aout 2010
  2. Élections législatives de 2007 - résultats dans la première circonscription des Alpes-Maritimes sur le site du ministère de l'Intérieur.
  3. une information épinglée en juin 2010, par le mensuel provençal le Ravi, mai 2008
  4. Vers la fin des triangulaires, sur son blog
  5. Élections cantonales de 2008 - résultats dans le canton de Nice-1 sur le site du ministère de l'Intérieur.
  6. « Résultat de l'élection cantonale partielle de 2008 dans le canton de Saint-Martin-Vésubie » [PDF], sur ministère de l'Intérieur.
  7. « Conseil général : le sacre d'Éric Ciotti », Nice-Matin, 18 décembre 2008.
  8. Nice "Premier adjoint : Benoît Kandel succède à Éric Ciotti", Nice-Matin, 19 décembre 2008.
  9. Les secrétaires nationaux de l'UMP
  10. « A l’ombre d’Estrosi, Éric Ciotti déploie son zèle », Libération, 18 août 2010.
  11. Arnaud Leparmentier, « Sarkozy et Ciotti renoncent à envoyer en prison les parents d'enfants délinquants », elysee.blog.lemonde.fr, 8 octobre 2010.
  12. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022862522&dateTexte=&categorieLien=id
  13. http://www.senat.fr/rap/l12-056/l12-0562.html#toc29
  14. « Loi Ciotti : un succès selon Nicolas Sarkozy », Atlantico, 23 juin 2011.
  15. http://www.senat.fr/rap/l12-056/l12-0562.html#fnref13, tableau présentant les résultats des enquêtes de la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP)
  16. a et b « Éric Ciotti dit avoir reçu « un accueil très favorable » à l'Élysée », Le Monde, 8 juin 2011.
  17. Élections cantonales de 2011 - résultats dans le canton de Saint-Martin-Vésubie sur le site du ministère de l'Intérieur.
  18. « Éric Ciotti réélu président du conseil général », Nice-Matin, 1er avril 2011.
  19. « L'encadrement militaire des mineurs délinquants adopté », Le Parisien,‎ 15 décembre 2011 (lire en ligne).
  20. a et b Résultats des élections législatives 2012 - Alpes-Maritimes (06) - 1re circonscription, sur interieur.gouv.fr, le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 11 juin 2012.
  21. Paul Larrouturou, « Les partisans de Fillon assurent avoir gagné de 26 voix », sur lelab.europe1.fr, Europe 1,‎ 21 novembre 2012 (consulté le 23 novembre 2012)
  22. AFP, « UMP : la Cocoe reconnaît que les voix manquantes inverseraient "vraisemblablement" les résultats », sur www.lepoint.fr, Le Point,‎ 22 novembre 2012 (consulté le 23 novembre 2012)
  23. Samuel Laurent, « Les Alpes-Maritimes au cœur de la fraude », Le Monde,‎ 20 novembre 2012 (lire en ligne)
  24. « Ciotti va porter plainte pour "diffamation" contre un proche de Copé », sur nouvelobs.com, Le Nouvel Observateur,‎ 22 novembre 2012 (consulté le 23 novembre 2012)
  25. Alexandre Lemarié, « Hortefeux, Ciotti, Morano… L’organigramme complet de la direction de l’UMP », in lemonde.fr, 15 janvier 2013.
  26. « Fillon pacificateur UMP des Alpes-Maritimes », Le Figaro, encart « Culture », mercredi 8 janvier 2014, page 34.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]