Tanger

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Tanger
ⵟⴰⵏⵊⴰ / طنجة
Blason de Tanger
Héraldique
Drapeau de Tanger
Drapeau
Baie de Tanger.
Baie de Tanger.
Administration
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Région Tanger-Tétouan
Préfecture Tanger-Asilah
Maire Fouad El Omari (PAM) (2010)
Gouverneur Mohamed Hassad
Démographie
Gentilé Tangérois(e)
Population 669 685 hab. (2004)
Géographie
Coordonnées 35° 46′ 01″ N 5° 48′ 00″ O / 35.767, -5.8 ()35° 46′ 01″ Nord 5° 48′ 00″ Ouest / 35.767, -5.8 ()  
Localisation

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Tanger

Tanger (en arabe : طنجة ; en amazigh Tanja, ⵟⴰⵏⵊⴰ ; en gréco-romain : Tingis) est une ville du nord du Maroc, dans la région du Rif occidental. Elle est le chef-lieu de la région de Tanger-Tétouan et de la préfecture de Tanger-Asilah. Située à l'extrémité nord du pays, la ville est la principale porte du Maroc sur l'Europe, dont elle est séparée par les 14 kilomètres du détroit de Gibraltar. Sa population s'élevait à 669 685 habitants au recensement de 2004[1], en faisant la cinquième ville du Maroc. Elle a été surnommée « la ville des étrangers » en raison de ses nombreuses colonisations (les Phéniciens, les Romains, les Vandales, les Arabes, les Portugais, les Anglais, les Français et les Espagnols).

Géographie[modifier | modifier le code]

Tanger est située dans la baie du même nom, ouverte sur l'extrémité occidentale du détroit de Gibraltar, à environ 15 kilomètres des côtes espagnoles. D'abord établie sur la colline de la kasbah, la ville s'est progressivement étendue sur les massifs la bordant à l'ouest en direction du cap Spartel (plateau du Marshan, Vieille Montagne) puis, au long de la plage, en direction du cap Malabata. En dépit de ces reliefs, son site ne présente pas de réseau hydrographique notable.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Tanger est de type méditerranéen tempéré par l'influence océanique et le souffle du chergui, présentant quatre saisons bien marquées  : hiver doux et humide, été tiède et sec, inter-saisons modérément pluvieuses. Cependant la ville est souvent sujette a de violents phénomènes météorologiques comme le vent fort et les pluies intenses (ex  : 200 mm de pluie en une journée, le 23 novembre 2008). Les précipitations sont comprises entre 700 et 1000 mm par an. Pour les températures, le record de froid est -4,2 °C le 28 janvier 2005 et pour le record de chaleur c'est 43,5°C le 1er aout 2003[2].

Relevé météorologique de Tanger - altitude : 21 mètres (période 1961-1990)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 8,8 9 10 11,2 13,4 16,2 18,7 19,1 18,3 15,6 12,2 9,7 13,6
Température moyenne (°C) 12,5 13,1 14 15,2 17,7 20,6 23,5 23,9 22,8 19,7 15,9 13,3 17,7
Température maximale moyenne (°C) 16,2 16,8 17,9 19,2 21,9 24,9 28,3 28,6 27,3 23,7 19,6 17 21,8
Précipitations (mm) 103,5 98,7 71,8 62,2 37,3 13,9 2,1 2,5 14,9 65,1 134,6 129,3 735,9
Nombre de jours avec précipitations 11,2 11,4 10,1 9,3 6,1 3,7 0,8 0,8 3,1 8 11,1 12
Source : Le climat à Tanger (en °C et mm, moyennes mensuelles) Hong Kong Observatory
Mois J F M A M J J A S O N D
Record de chaud (ref) 26 26 33 35 36 36 40 43.5 35 34 33 27
Record de froid (réf) -4.2 2 4 6 8 12 13 13 10 6 4 0

Histoire[modifier | modifier le code]

Tanger, Douanes et fortifications

Après une présence phénicienne, dont il subsiste deux petites nécropoles, la ville fut réellement fondée au IVe siècle avant J.-C., par les Carthaginois qui en firent un comptoir (Tingi). En 146 avant J.-C., à la chute de Carthage, la ville est rattachée à la Maurétanie et devient une colonie romaine (Tingis) liée à la province d'Espagne. Tanger prend une telle importance, qu'elle devient, vers le IIIe siècle, la capitale de la Maurétanie Tingitane. Au Ve siècle, Tanger est occupée par les Vandales. Libérée sous le règne de Justinien, au début du VIe siècle, elle est rattachée à l'empire byzantin.

Le général Omeyyade Moussa Ibn Noussaïr s'intéresse à Tanger pour sa position stratégique et c'est de là qu'en 711, commencera la conquête de l'Espagne par les troupes de Tarik Ibn Ziad, à qui Gibraltar, entre autres, doit son nom (Djebel Tarik la montagne de Tarik). Pendant les cinq siècles qui suivent, les dynasties du Maroc, de Tunisie et d'Espagne se disputent la souveraineté de Tanger. Les Idrisides, maîtres de Volubilis, les Omeyyades d'Espagne, s'affrontent à son sujet pendant plus d'un siècle. Au milieu du Xe siècle, les Fatimides de Tunisie y étendent leur autorité. En 1075, les Almoravides en deviennent maîtres jusqu'en 1149, date à laquelle la ville passe aux Almohades. Elle s'inféode aux Hafsides de Tunis avant de devenir mérinide en 1274[3].

Après trois tentatives les Portugais s'en emparent en 1471 et le cèdent à l'Angleterre en 1661 comme dot apportée par Catherine de Bragance à son époux Charles II d'Angleterre. À l'époque où Tanger était encore une ville portugaise, elle fut la capitale de l'Algarve d'Afrique, car n'oublions pas qu'il y avait deux Algarves à l'époque, une en Europe et une autre en Afrique[réf. nécessaire][4]. Dès 1679 Moulay Ismaïl (Empire chérifien alaouites) entreprend le siège de Tanger qui lui est abandonnée en 1684, sur décision de Charles II estimant son occupation par les troupes anglaises inutile et beaucoup trop coûteuse.

À la suite de l'aide apportée par le sultan Abd ar-Rahman ibn Hicham à l'émir algérien Abd El-Kader, les Français lancent sur Tanger un raid de représailles dirigé par le prince de Joinville qui bombarde la ville en 1844 et démantèle les fortifications.

Les rivalités européennes pour le contrôle de la ville, porte entrouverte sur le Maroc, débutent en cette fin de XIXe siècle. La France, l'Espagne, le Royaume-Uni et l'Allemagne multiplient les missions diplomatiques et commerciales pour placer leurs pions, mettant la ville au centre des rivalités internationales. En 1880, la convention de Madrid tente de définir les relations entre les grandes puissances au sujet du Maroc. Poussé par le chancelier Bulow qui entend rappeler de façon, sensationnelle, que l'Allemagne ne se laissera pas mettre à l'écart et que la France ne peut modifier l'état politique du Maroc sans l'autorisation d'une nouvelle Conférence internationale, Guillaume Il débarque le 31 mars 1905 du yacht impérial Hohenzollern à Tanger pour quelques heures et dénonce, après un entretien avec l'oncle du sultan, les visées françaises et espagnoles sur le Maroc, ce qui provoque une crise diplomatique : c’est la Crise de Tanger. En 1906, la conférence d'Algésiras redéfinit les positions de chacun en Afrique reconnaissant l'indépendance du sultan et affirmant l'égalité des signataires dans le domaine économique. En 1923 les négociations aboutirent à en faire une zone internationale affranchie de droits de douanes. Le 24 juillet 1925, le statut définitif de Tanger est signé par le Royaume-Uni, l'Espagne, la Belgique, les Pays-Bas, les États-Unis, le Portugal, l’Union soviétique et la France, auxquels se joindra l’Italie un peu plus tard.

La ville possède désormais son autonomie financière. On la dote d'une administration internationale, en particulier d'une assemblée législative, composée de trente fonctionnaires internationaux désignés par leurs consuls respectifs et de neuf marocains. L'époque du « Statut international » est celle du plus grand rayonnement international de Tanger, tant dans le domaine culturel que dans celui des affaires, favorisé par les facilités offertes à la contrebande, à l'espionnage et à la contrefaçon.

En juin 1940, après la défaite française, les troupes nationalistes espagnoles occupent Tanger et permettent, en mars 1941, l'installation du consulat allemand à la mendoubia (résidence du Mendoub) où flotte le drapeau nazi. En mars 1944, l'Espagne fait partir le consulat allemand de la mendoubia avant de retirer, le 9 octobre 1945, ses troupes de Tanger, qui retrouvera son statut international. Entre 1939 et 1950, Tanger a vu sa population tripler et atteindre plus de 150 000 habitants.

Le 10 avril 1947, le sultan Mohammed V, accompagné du prince héritier Moulay Hassan (futur Hassan II), prononce à Tanger le premier discours qui fait référence à un Maroc unifié et indépendant rattaché à la nation arabe. En 1956, avec l'indépendance du Maroc, la conférence de Fedala (8 au 29 octobre) rend Tanger au Maroc. Une charte royale maintient la liberté de change et de commerce jusqu’en 1960, année où le gouvernement marocain abolit les avantages fiscaux et Tanger se retrouve avec un statut identique à celui des autres villes du royaume. Afin d'éviter une fuite importante des capitaux, le port de Tanger est doté d'une zone franche.

La ville connaît depuis une dizaine d'années (années 2000) un développement spectaculaire.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • IXe siècle av. J.-C. : arrivée des Phéniciens sur le site de Tanger.
  • IVe siècle av. J.-C. : passage de la ville sous contrôle Carthaginois.
  • 140 avant J.-C. : arrivée des Romains - Capitale de la Maurétanie Tingitane.
  • 706 : Moussa Ibn Noussair s'empare de la ville. Tanger devient musulmane.
  • 711 : Tarik Ibn Ziad, à partir de Tanger, se lance à la conquête de l'Espagne.
  • 1437 : première tentative portugaise pour s'emparer de la ville.
  • 1458 : deuxième tentative portugaise pour s'emparer de la ville.
  • 1464 : troisième tentative portugaise pour s'emparer de la ville.
  • 1471 : les Portugais s'emparent de Tanger.
  • 1492 : un grand nombre d'arabo et de judéo-andalous chassés d'Espagne et du Portugal transitent par Tanger et beaucoup d'entre eux y restent ou s'installent dans la région
  • 1580 : Tanger passe, avec le Portugal, sous domination espagnole.
  • 1640 : Tanger redevient portugaise lors de l'indépendance du Portugal.
  • 1661 : Catherine de Bragance apporte, dans sa dot, Tanger à Charles II d'Angleterre. La ville passe sous contrôle anglais.
  • 1673 : les Anglais fortifient la ville pour résister aux attaques du chef de tribu Al Ghaïlan.
  • 1678 : le sultan Moulay Ismaïl entreprend le siège de la Ville.
  • 1684 : les Anglais détruisent les fortifications et abandonnent la ville à Moulay Ismaïl. La ville est fortifiée pour devenir un rempart face au monde extérieur.
  • 1757-1790 : règne du sultan Sidi Mohamed Ben Abdallah qui, pour protéger ses sujets, entreprend le cantonnement des diplomates occidentaux à Tanger.
  • 1794 : création de l'École de la Mission catholique espagnole.
  • 1794 : le Consul de France quitte Rabat pour s'installer à Tanger.
  • 1832 : Eugène Delacroix séjourne à Tanger qui l'émerveille.
  • 6 août 1844 : bombardement de la ville par le Prince de Joinville sous prétexte de l'asile accordé par le sultan à l'émir algérien Abd El Kader.
  • 1857 : création de la poste britannique.
  • 1864 : création de l'école de l'Alliance israélite
  • 1864 : inauguration du phare du cap Spartel
  • 1865 : installation par la France d'une poste nationale d'État.
  • 1880 : l'Eastern Telegraph Company relie Tanger à Gibraltar par un câble sous-marin.
  • 1883 : les Espagnols créent le réseau de téléphone interurbain.
  • 1885 : création d'une école française (l'Institution Robinet).
  • 3 octobre 1904 : signature d'un accord secret, entre l'Espagne et la France, pour délimiter les zones d'influence. Tanger devra avoir un statut particulier.
  • 31 mars 1905 : Guillaume II arrive à Tanger pour s'opposer aux ambitions de la France et de l'Espagne sur le Maroc.
  • 7 avril 1906 : la conférence d'Algésiras, détermine les zones d'influence française et espagnole. Tanger aura un statut spécial.
  • 1909 : construction par la France d'un collège pour jeunes filles (futur Lycée Saint-Aulaire).
  • 1912-1913 : construction du Palais du Sultan Moulay Abd al-Hafid.
  • 30 mars 1912 : signature à Fès du traité de protectorat Français, par le Sultan Moulay Hafid et M. Regnault, ministre plénipotentiaire de France à Tanger.
  • 1913 : construction du collège français (futur Lycée Regnault).
  • 1913 : inauguration par l'Espagne du Gran Teatro Cervantes.
  • 18 décembre 1923 : convention de Paris : Tanger sera une zone internationale sous souveraineté du Sultan du Maroc.
  • 14 mai 1924 : ratification de la Convention de Paris.
  • 1er juin 1925 : entrée en vigueur du statut international de la zone de Tanger.
  • 1930 : visite d'un important représentant du mouvement panarabe, l'émir Chakib Arsalane.
  • 1935 : création d'une école marocaine par Abdallah Guennoun.
  • 14 juin 1940 : occupation de Tanger par les troupes espagnoles.
  • 20 novembre 1940 : rattachement de la ville à la zone espagnole et expulsion du Mendoub (représentant du Sultan).
  • 17 mars 1941 : installation du consulat allemand dans la Mendoubia.
  • 2 mai 1944 : les Espagnols, poussés par les Américains, font partir les Allemands de la Mendoubia.
  • 9 octobre 1945 : les troupes espagnoles quittent Tanger.
  • 11 octobre 1945 : un croiseur français ramène le Mendoub à Tanger.
  • 9 avril 1947 : arrivée du Sultan Mohamed Ben Youssef (Mohamed V)
  • 10 avril 1947 : le Sultan Mohamed V prononce le discours de Tanger par lequel il réclame l'indépendance du Maroc.
  • 29 octobre 1956 : rattachement de Tanger au Royaume du Maroc.
  • 1957 : Tanger devient la Capitale d'été du Royaume.
  • 26 août 1957 : une charte royale stipule le maintien de liberté de changes et de commerce pour la ville de Tanger.
  • 1960 : Tanger perd son statut particulier et est dotée d'une zone franche.

Économie[modifier | modifier le code]

Deuxième pôle économique marocain après Casablanca, l'activité industrielle de Tanger est diversifiée : industries textiles, chimiques, mécaniques, métallurgiques et navales. La ville dispose actuellement de quatre zones industrielles dont deux ont un statut de zone franche (la Zone franche de Tanger et la Zone franche portuaire). L’infrastructure de la ville du détroit est importante : un port gérant les flux de marchandises et de voyageurs (plus d’un million de voyageurs par an) intégrant un port de plaisance et un port de pêche.

Gare de Tanger-Ville

Le chemin de fer relie la ville à Rabat, Casablanca et Marrakech au sud ainsi qu’à Meknès, Fès et Oujda à l’est.

L’autoroute, opérationnelle depuis 2005, relie Tanger à Rabat et aux autres grandes villes marocaines. L’Aéroport international de Tanger - Ibn Batouta est situé à Boukhalef, à 15 kilomètres au sud-ouest du centre de la ville, sa capacité vient d'être portée à 1,5 million de passagers par an. Des lignes de ferrys régulières relient Tanger à Algesiras, Tarifa, Barcelone en Espagne, Sète, Port-Vendres en France et Gênes en Italie.

Station balnéaire importante, Tanger dispose d’infrastructures hôtelières et touristiques variées, d'une vaste plage sur plus de 7 km, et d’une médina (ville ancienne) où se développe un commerce artisanal (maroquinerie, articles en bois et en argent, vêtements traditionnels et chaussures…).

La ville est également en passe de devenir une plaque tournante du trafic maritime commercial avec l'ouverture du port Tanger Med qui a pour vocation de faciliter le commerce maritime. Ainsi, depuis mai 2010, l'essentiel du trafic est orienté vers le nouveau port de Tanger Méditerranée (Tanger Med) situé à une quarantaine de kilomètres à l'est de la ville.

Les années 2007 et 2008 furent particulières pour la ville du détroit à cause de l’achèvement des grands projets en construction, en l’occurrence le deuxième port Tanger Méditerranée et ses zones industrielles, un Stade Ibn Batouta de 45 000 places, un centre d’affaires, des installations touristiques, l’aménagement du centre ville ainsi que la construction de nouvelles lignes autoroutières et ferroviaires. Une Ligne LGV Tanger-Casablanca est en construction pour écourter la durée du trajet avec Casablanca la capitale économique actuelle.

Le LGV Tanger-Casablanca reliera les deux villes (350 kilomètres) en passant par Rabat en 1 heure 30 au lieu de 4 heures 45 actuellement.
Le tunnel sous la Méditerranée entre l'Espagne et Tanger est au stade de l'étude de faisabilité avec la coopération des ingénieurs marocains et espagnols. Une fois le tunnel réalisé, Rabat serait à 4 heures de Madrid et à 8 heures de Paris en TGV[5].
Le projet colossal de ce tunnel nécessite des travaux menés par les deux sociétés publiques, la Société nationale des études du détroit (SNED) et la société espagnole SECEGSA, qui ont conclu à la faisabilité d'un tunnel d'une quarantaine de kilomètres reliant Tarifa, en Espagne, à la région du cap Malabata, près de Tanger. Un tronçon de 28 km sera construit sous l'eau et le reste sous terre des deux côtés du détroit.

Une fois résolus les principaux obstacles techniques, le projet entrera dans sa seconde phase de détermination des sources de financement. Le budget, initialement prévu pour la construction de ce tunnel, oscille entre 4 et 5 milliards d'euros que devraient assumer l'Union européenne, l'Espagne, le Maroc, et probablement des investisseurs privés, ce qui ferait du tunnel sous-marin l'un des plus longs et des plus coûteux au monde.

Le gouvernement espagnol prévoit l'exécution de l'appel d'offres relatif à la liaison fixe du détroit en 2006 et 2007 et la rédaction définitive du projet en 2008 pour que le projet soit fin prêt avant 2020.

L'agriculture de la région de Tanger est tertiaire et principalement céréalière.

Grands travaux[modifier | modifier le code]

Un nouveau terminal du port en eau profonde accueille les ferries depuis le second trimestre 2009. Saipem SA et Bouygues Construction, au travers de ses filiales (Bymaro - Bouygues Maroc), réalisent deux digues de 1 230 mètres de long chacune, 8 postes d'appontement pour les ferries ainsi qu'une plate-forme logistique de 42 hectares[6].

Culture[modifier | modifier le code]

Terrasses de Tanger par Enrique Simonet (1914).

Tanger a longtemps fait office de capitale culturelle officieuse pour un certain nombre d'écrivains et d'artistes du monde entier, attirés par son climat, ses paysages et son pittoresque. Elle attire les promoteurs immobiliers venus principalement du Rif et d'Europe (Espagnols, Anglais, Allemands, voire quelques Français).

Tanger est depuis longtemps une terre d'accueil pour de nombreux artistes et intellectuels. Henri Matisse et avant lui Eugene Delacroix y réalisent des œuvres célèbres. L'écrivain américain Paul Bowles l'a nommée « Dream City ».

Tanger est l'une des villes dans lesquelles ont été tournés les films La Vengeance dans la peau, de Paul Greengrass et Inception de Christopher Nolan[7].

Le Festival national du film s'y est déroulé lors de sa quatrième édition, en 1995, et y a systématiquement lieu depuis sa huitième édition, en 2005[8].

Éducation[modifier | modifier le code]

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Tanger abrite plusieurs établissements d'enseignement supérieur, les plus importants sont :

  • Université Abdelmalek Essaadi :
    • Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales
    • Faculté des Sciences et Techniques
    • École Nationale de Commerce et de Gestion
    • École Nationale des Sciences Appliquées
    • Faculté polydisciplinaire de Tétouan
  • Écoles et instituts :
    • Institut Supérieur International de Tourisme (ISIT)
    • Lycée Regnault
    • École Supérieure Roi Fahd de Traduction ESRFT
    • École des Hautes Études Commerciales et Techniques (eHECT)
    • Hautes Études de Management (HEM)
    • Institut National de l'Action Sociale INAS
    • Institut de Technologie Hôtelière et Touristique ITHT
    • Brevet Technicien Supérieur (BTS LTMY)
    • Institut Spécialisé de Technologie Appliquée
    • Autres Écoles Privés

Grandes avenues et boulevards[modifier | modifier le code]

Les grandes avenues sont :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • George Apperley (1884-1960), peintre britannique qui a vécu à Tanger où il s'est fait construire une maison dénommée Villa Apperley.
  • Giuseppe Garibaldi, en exile à la suite des tentatives indépendantistes de 1848 et de la Repubblica Romana, y est accueilli d'octobre 1849 à juin 1850, lorsqu'il part pour New York via Londres. Il habita Rue Hassan Ibn Al-Fahrat 35 (nom actuel), longtemps appelée Rue Garibaldi.
  • Marthe de Chambrun-Ruspoli (princesse), écrivain, égyptologue. A publié L'épervier divin (Genève, Ed. Mont-Blanc, 1969) et Le retour du Phénix (Paris, Les Belles Lettres, 1982). Elle était l'épouse du Prince Edmondo Ruspoli et la mère de Mario Ruspoli, réalisateur à la télévision française.
  • Paul Bowles, écrivain américain, né à New-York en 1910, mort à Tanger le 18 novembre 1999. Il y écrivit notamment Journal tangérois 1987-1989, Réveillon à Tanger et surtout Un thé au Sahara, son ouvrage le plus connu qui inspira le film du même nom à Bernardo Bertolucci.
  • Henri Matisse (résida à Tanger au printemps 1912, à l'automne 1912 et en février 1913). Il logeait au Grand Hôtel Villa de France. Il y peignit quelques unes de ses plus belles toiles : Fenêtre à Tanger, Porte de la Casbah, Vue sur la baie de Tanger.
  • Jean-Luc Mélenchon, homme politique français, est né à Tanger en 1951.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Morocco: Regions, Major Cities & Agglomerations. », sur www.citypopulation.de (consulté en 22 août 2010)
  2. http://www.mherrera.org/temp.htm
  3. Martin Malcolm Elbl, “Tangier's Qasba Before the Trace Italienne Citadel of 1558-1566: The 'Virtual' Archaeology of a Vanished Islamic and Portuguese Fortress,” Portuguese Studies Review 17 (2) (2009; publ. 2012): 29-43.[1]
  4. Enid M. G. Routh — Tangier: England's Lost Atlantic Outpost, 1912; Martin Malcolm Elbl, “(Re)claiming Walls: The Fortified Médina of Tangier under Portuguese Rule (1471–1661) and as a Modern Heritage Artefact,” Portuguese Studies Review 15 (1–2) (2007; publ. 2009): 103–192; Martin Malcolm Elbl, “Tangier's Qasba Before the Trace Italienne Citadel of 1558-1566: The 'Virtual' Archaeology of a Vanished Islamic and Portuguese Fortress,” Portuguese Studies Review 17 (2) (2009; publ. 2012): 1-44.
  5. Schéma des projets LGV européens
  6. Le Moniteur, n° 5462, 1er août 2008, p. 8.
  7. Le cinéma et Tanger
  8. « Archives », sur Festival national du film (consulté le 18 mai 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rachid Tafersiti, Tanger, Réalités d'un mythe, Tanger, éditions Zarouila, 1998
  • Philip Abensur, Tanger, entre Orient et Occident, photos, cartes postales anciennes et documents d'archives, collection Mémoire en images, Éditions Alan Sutton, 2009 (ISBN 2849108855 et 9782849108857)
  • (en) Martin Malcolm Elbl, Portuguese Tangier (1471-1662): Colonial Urban Fabric as Cross-Cultural Skeleton, Toronto and Peterborough, Baywolf Press, 2013 (ISBN 9780921437505), lire en ligne sur Google Livres

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]