Roquebrune-Cap-Martin
| Roquebrune-Cap-Martin | ||||||
Roquebrune et le Cap Martin |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |||||
| Département | Alpes-Maritimes | |||||
| Arrondissement | Nice | |||||
| Canton | Menton-Ouest | |||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de la Riviera française | |||||
| Maire Mandat |
Patrick Césari 2008-2014 |
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| Code postal | 06190 | |||||
| Code commune | 06104 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Roquebrunois | |||||
| Population municipale |
12 532 hab. (2010) | |||||
| Densité | 1 343 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | 300 m (min. : 0 m) (max. : 800 m) | |||||
| Superficie | 9,33 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | www.roquebrune-cap-martin.com | |||||
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Roquebrune-Cap-Martin est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Roquebrunois.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La commune est limitrophe de la principauté de Monaco.
On peut distinguer en son sein plusieurs ensembles :
- le village perché, couronné par son donjon, situé à 225 mètres d'altitude, dans un cirque montagneux que domine le mont Agel, et qui est remarquable. De plus, l'ensemble de Roquebrune constitue le seul spécimen, existant en France, des châteaux dits carolingiens, embryons de ceux élevés deux siècles plus tard et qui marquèrent l'apogée de la féodalité. Il y a l'ancien et le nouveau village, tous deux séparés par la rue principale. On y voit la différence d'architecture des maisons due au décalage de temps entre leur construction ;
- la ville, au sein de laquelle on peut encore distinguer :
- le Cap Martin , où se situent la Mairie et le bureau de Poste principal, le Parc des Oliviers, très grand parc qui a été offert par un ancien maire de la ville, et enfin de nombreux hôtels et résidences privées. On peut la considérer comme la partie touristique ;
- Carnolès (à l'est), où se situent écoles, collège, lycée religieux et une grande partie de la population ;
- Saint-Roman (à l'ouest), limitrophe de Monaco, où se trouvent les terrains de tennis du Monte Carlo Country Club, l'Old Beach Hotel et de nombreux commerces.
Entre ces deux pôles s'étendent les nombreuses résidences au long des départementales 6007 et 6098 (ex RN7 et RN98). Roquebrune s'étage sur les trois corniches et l'autoroute A8.
Histoire [modifier]
La fondation de Roquebrune remonte à 970 par le comte de Vintimille, Conrad Ier, notamment pour renforcer la protection de sa frontière occidentale, sur la seule route (d'origine romaine, la via Julia Augusta) alors existante. Son nom d'origine est Roccabruna (et en mentonnais Roucabruna) littéralement en français " Roche Brune", en référence à la couleur brune des roches que l'on peut observer en se promenant dans le vieux village.
Le Moyen Âge [modifier]
Le 14 septembre 1346, Raymond Marquesani acheta tout ce que le damoiseau Boniface Chabaudi, seigneur de Roquebrune possédait dans les territoires de Roquebrune, Palayson et Villepey[1].
Geoffroy Larcari, viguier de Marseille (1356,1358), Amiral de Provence (1359), était un chevalier originaire de Gênes ; il fut seigneur du Luc et de Roquebrune puis citoyen de Marseille (1358). Conseiller et familier des souverains, il combattit pour ceux-ci tant sur terre que sur mer. Homme de confiance, il fut envoyé en ambassade par Louis de Tarente, à Avignon, auprès d'Innocent VI à la fin de 1353[2] et fut nommé amiral de Provence après la mort de Pierre de Lamanon, le 17 avril 1359. Ses services furent largement récompensés. Les souverains lui donnèrent les droits de la cour sur les villages du Luc, de Roquebrune et de Guillaumes. Entre 1349 et 1359, Louis et Jeanne lui inféodèrent le château de Séderon.
La forteresse comprend alors tout le village. En 1355, les Vento vendent Roquebrune et Menton qui deviennent possession de la famille des Grimaldi pour cinq siècles, durant lesquels la puissance militaire du donjon est augmentée.
La période contemporaine [modifier]
En 1793, Roquebrune devient française, puis redevient monégasque en 1814 avant de s’ériger en ville libre en 1848 avec Menton sous la protection du roi de Sardaigne. Pour le remercier de son aide à l'unification italienne, le roi Victor-Emmanuel II cède à la France le comté de Nice. C'est donc en 1860, que les habitants consultés par plébiscite sont rattachés à la France. En 1861 Roquebrune et Menton deviennent véritablement françaises, le gouvernement de Napoléon III payant à la principauté de Monaco quatre millions de francs-or en échange de la cession à la France des villes de Menton et Roquebrune sur lesquelles elle détenait des droits.
La construction d'une route plus proche du littoral traversant son territoire est un projet de Napoléon Bonaparte, réalisé en 1804 qui a contribué à son rattachement économique au reste de la Côte d'Azur (l'actuelle Moyenne Corniche). Le Cap-Martin où se trouve une église, faiblement habité mais cité dès le XIe siècle (loco dicitur u Capo de Sanct Martin vers 1303), fait partie de la seigneurie.
Le changement de nom de Roquebrune en Roquebrune-Cap-Martin est dû à la nécessité de distinguer la Roquebrune azuréenne de sa presque voisine varoise (Roquebrune-sur-Argens).
Héraldique [modifier]
Administration [modifier]
| Période | Identité | Parti | Qualité |
|---|---|---|---|
| Louis Lottier | |||
| 1969-1977 | Jean Gioan | ||
| 1977-1989 | Me Charles Imbert | ||
| 1989-1995 | Jean Peregrini | RPR | |
| Depuis 1995[3] | Patrick Césari | UMP |
Une élection municipale partielle eut lieu en 1969, à la suite du décès de Louis Lottier, amenant à l'élection de Jean Gioan.
Lors du vote du 9 mars 2008, Patrick Cesari, maire sortant de la commune, remporta les élections municipales avec un peu moins de 64 % des bulletins de votes et cela dès le premier tour.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 12 532 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
- Le Mausolée de Lumone[6] est un monument funéraire romain dit de la villa Lumone situé sur l’antique via Julia Augusta, aujourd’hui départementale 52. Il est probablement construit au Ie siècle de notre ère.
- Le Château médiéval est une fortification édifiée à la fin du Xe siècle. Son donjon est le plus ancien de France.
- Olivier millénaire est considéré comme l'un des plus vieux du monde.
- Il ne se présente pas comme un individu, mais comme un ensemble de rejets de grande taille dont les racines absorbent peu à peu les cailloux du mur sur lequel il pousse. Il atteint une circonférence de 16 m et une hauteur de 13 m. Selon le professeur Robert Bourdu, spécialiste français des arbres remarquables, il a plus de 2000 ans[7].
- Selon d'autres sources, il aurait de 2500 à 2800 ans. Par contre, il est exclus qu'il ait 4000 ans car à cette époque, l'olivier n'avait pas encore atteint la Méditerranée occidentale [8].
- L' ouvrage Maginot du Cap-Martin est un ouvrage militaire construit durant l'entre-deux-guerres.
- Villa E-1027 d' Eileen Gray construite en 1924 sur le bord de mer de la commune.
- La villa Torre Clementina est érigée en 1904 le long du sentier du littoral. Ses jardins remarquables sont créés par l'artiste italien Raffaele Mainella (it).
- La Villa Cyrnos,
- La Villa Aréthuse-Trianon,
- La Villa Cypris,
- Le site corbuséen est un ensemble d’essai architectural situé en aval de la Villa d'Eileen Gray. Il est aménagé en trois temps: Le bal musette dit l’ Étoile de mer construit par T. Rebutato en 1949, sur lequel s’accole, en 1952, le cabanon de Le Corbusier qui sert de modèle à cinq unités de camping entre 1954 et 1957.
- La villa Casa del Mare, construite en 1904 par Hans-Georg Tersling entre la gare et la plage du Buse. Elle est de style Louis XVI proche de celui du palais Carnolès [8]. Y a vécu l'actrice italienne Silvana Mangano dans les années 1950[9].
- Le Parc des oliviers est une ancienne oliveraie dont les anciens propriétaires ont fait don à la commune. De nombreux arbres sont plus que centenaires.
- Le Grand hôtel du Cap, construit en 1890 par Hans-Georg Tersling sur un terrain acheté par un anglais Calvin White. Cet hôtel hébergea des hôtes de marque, tels que l'empereur François-Joseph et son épouse Élisabeth d'Autriche. L'ex-impératrice Eugénie de Montijo y hébergea aussi ses invités pendant la construction de la villa Cyrnos [10].
Édifices religieux [modifier]
- Église Sainte-Marguerite est construite au XIIe siècle restaurée à plusieurs reprises, notamment au XIXe siècle. Depuis l'église, chaque année, se déroule la traditionnelle fête de la Passion.
- Église Saint-Joseph, à Carnolès.
- Église Saint-Martin-du-Cap, au Cap Martin.
- Chapelle de la Pausa, construite au XVe siècle à la suite d'un vœu des habitants au moment de l'épidémie de peste en 1467. Fresques intérieures. Le nom vient probablement de pause, car elle est située au pied du raidillon qui conduit au village et au chateau de Roquebrune. A l'origine, elle était dédiée à Notre-Dame-des-Neiges [8].
- Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Voyage, XIXe siècle
- Chapelle Notre-Dame-de-la-Roquette
- Chapelle Saint-Roch
Langue [modifier]
Le Roquebrunasque est le parler du canton.
Événements [modifier]
- Depuis près de 500 ans a lieu, dans l'après-midi du 5 août, une procession représentant en six tableaux les principales scènes de la Passion (à la suite d'un vœu prononcé en 1467 durant une épidémie de peste), elle se déroule entre l'église et la chapelle de la Pausa (Paix). Cette journée est d'ailleurs le plus souvent fériée, dans les services de la commune (administrations et mairie) notamment.
Dans la nuit du Vendredi saint a lieu la Procession du Christ Mort, représentant la mise au tombeau, instituée autrefois par la Confrérie des Pénitents Blancs, aujourd'hui disparue. Un cortège composé d'une soixantaine de personnages - centurions et légionnaires romains, disciples transportant la statue du Christ, saintes femmes - parcours les rues de l'agglomération ornées de motifs lumineux rappelant les symboles de la Passion et éclairées par une multitude de lumignons formés de coquillages et de coquilles d'escargot. - Le Masters de Monte-Carlo, malgré son nom, s'y joue chaque année au mois d'avril, au Monte-Carlo Country Club, depuis 1897.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Gilles Panizzi (1965), pilote de rallye français.
- Le Corbusier (1887-1965), architecte suisse puis français, est mort et enterré à Roquebrune-Cap-Martin.
- William Butler Yeats (1865-1939), poète irlandais, y est mort.
- André Malraux et Josette Clotis, s'installent à la Villa La Souco de janvier 1941 à l'automne 1942, avec un passage à la Villa Les Camélias au Cap d'Ail à la mi 1941.
- Alexandre Mikhaïlovitch de Russie, mort le 26 février 1933 et enterré à Roquebrune. Son épouse Xenia Alexandrovna de Russie (sœur du dernier tsar de Russie Nicolas II, décédée à Londres en 1960) repose auprès de lui.
- Élisabeth de Wittelsbach (1837-1898), impératrice d'Autriche, universellement connue sous le surnom de Sissi, séjourna à Cap Martin en 1896-1897.
- Jacques Brel (1929-1978) y possédait un cabanon sur la plage du Golfe bleu à Cabé (de 1960 à 1970). Il y a composé durant ses multiples séjours, entre autre : "la Fanette, "Le Plat Pays" et "Amsterdam". La ville, afin de rendre hommage à cette présence, a fait installer un buste en bronze commandé au sculpteur Cyril de La Patellière.
Jumelage [modifier]
Galerie [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- B1149, couverture intérieure
- Léonard, Histoire, t.III, p. 45
- Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Mausolée de la villa Lumone sur le site de la via Julia Augusta
- [http://www.nature-interactive.org/arbrem/06-104-01.html Inventaire des arbres remarquables en région Provence Alpes Côte d’Azur]
- Roquebrune Cap-Martin, mémoire d'une cité méditerranéenne, éditions du Cherche-midi
- http://www.edwardquinn.com/page232/files/Mangano_S_178D_002.html
- Hugues de la Touche, Impératrices sur la Riviera, naissance d'un art de vivre, Paris, Thalia Éditions, octobre 2008, 228 p. (ISBN 978-2-35278-032-81)
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Liste des communes des Alpes-Maritimes
- Roquebrune-Cap-Martin Basket
- Liste des anciennes communes des Alpes-Maritimes
- Cap Martin
- Marathon de Monaco et des Riviera
Liens externes [modifier]
- Catégorie Roquebrune-Cap-Martin de l’annuaire dmoz
- Site communal de Roquebrune-Cap-Martin
- Localisation dans Mappy
Bibliographie [modifier]
- Sylvain Gagnière, Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes), Gallia Préhistoire, IV, 1961, p. 384.
- Sylvain Gagnière, Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes), Gallia Préhistoire, VI, 1963, p. 364-366.
