Marionnette

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Polichinelle (putxinel·li) créé par un grand marionnettiste catalan, Ezequiel Vigués i Mauri.

Une marionnette est une figurine articulée ou non, en bois, carton ou toutes autres sortes de matériaux (comme l'os, le cuir ou la terre cuite), manipulée par une ou plusieurs personnes (les marionnettistes), traditionnellement cachées dans un castelet.

Leurs formes peuvent être extrêmement variées : marionnettes à fils comme Polichinelle ou à gaine comme Guignol (les plus connues en Europe), mais aussi marionnettes à tringle, marionnettes à tige des théâtre d'ombres de Chine et d'Indonésie, voire marionnettes sur l'eau vietnamiennes. Les marionnettes représentent des personnages (réels ou imaginaires) ou des animaux ; leur rôle peut être parlé ou muet.

Le mot français « marionnette » est dérivé de Marion, diminutif de Marie, et désignait à l'origine une petite figurine de la Vierge ; dans d'autres langues européennes le terme s'apparente au mot « poupée » : « puppet » en anglais, « puppe » en allemand, « pupi » dans le théâtre de marionnettes sicilien (où il existe aussi un dérivé du mot « enfant » : « fantoccio », qu'on retrouve aussi en portugais : « fantoche ») ; en revanche, on dit « marioneta » ou « títeres » en Espagne.

Le terme « théâtre de marionnettes » désigne à la fois le genre théâtral et le lieu de la représentation.

Historique[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

figurines articulées en terre cuite, Ve ‑ IVe siècle, musée national archéologique d’Athènes.

Les marionnettes exercent un pouvoir de fascination depuis très longtemps. Dans l'Antiquité, des statuettes articulées, appelées νευρόσπαστος en grec[N 1], étaient utilisées dans des cérémonies religieuses. Hérodote y fait allusion dans ses Histoires à propos de cérémonies dionysiaques en Égypte[N 2]. Dans le Banquet de Xénophon, un amuseur public originaire de Syracuse, qu'accompagnent une flûtiste et un cithariste, parle de ses marionnettes[N 3], ce qui suppose l'existence de spectacles. Dans Du mouvement des animaux Aristote compare les mouvements des animaux à ceux de marionnettes.

On sait qu'à Rome aussi il y avait des spectacles de marionnettes, puisque des auteurs comme Horace, Pétrone, Apulée, y font allusion et que les Pères de l'Église les condamnent[1]. Dans le Festin chez Trimalcion une figurine en argent représentant l'esprit d'un mort (larva) exécute une danse macabre sous les yeux des convives[N 4]. Ce sont les Romains qui auraient introduit les marionnettes en Gaule et en Germanie durant la décadence de l'empire.

En Orient aussi, les marionnettes sont très anciennes puisqu'on en a trouvé dans des sites de la civilisation de la vallée de l'Indus[2].

Danse funéraire de Si Galé Galé chez les Toba Batak, de Sumatra

En Birmanie, les Yokthe Thay possédaient la vertu de guérir. En Indonésie, à Toba Batak du Nord de Sumatra, les habitants créaient des marionnettes sophistiquées appelées Si galé galé. Commandées par un système complexe des cordes et des leviers internes qui leur permettaient de se déplacer et de danser d'une façon réaliste, les Si galé galé jouaient un rôle crucial dans les cérémonies funéraires.

En Amérique du Sud, des fouilles archéologiques récentes ont permis de mettre au jour un bas-relief réalisé durant la période d’invasion toltèque entre 400 et 900 après J.-C. qui montre la figurine d’un marionnettiste animant une marionnette à gaine de type Guignol.

En France[modifier | modifier le code]

Le mot français marionnette date du Moyen Âge et vient d’un des nombreux diminutifs du prénom Marie, à l’instar de Marion, Mariotte ou Mariolle, signifiant « petite Marie chérie ». Ces diminutifs servaient à désigner la Vierge Marie et ses représentations plastiques (1306). À partir du XVIe siècle, le vocable désigne toute figurine de bois, sacrée ou profane, mais s’étend également aux poupées utilisées en sorcellerie.

On trouve pour la première fois l’acception scénique de « marionnette » en 1584 dans l'ouvrage Les Sérées (« Les Soirées ») de Guillaume Bouchet (1513-1594)[N 5].

Au XVIIe et dans la première moitié du XVIIIe siècle, à Paris, à l'occasion des foires annuelles de Saint-Germain et de Saint-Laurent, le théâtre de la foire présentait, entre autres, des spectacles de marionnettes. Les marionnettistes les plus connus étaient Pierre Datelin, dit Jean Brioché, qui importe en France le personnage de Polichinelle et présente ses spectacles sur le pont Neuf[4], son fils François, Jean-Baptiste Archambault, Jérôme, Arthur et Nicolas Féron. Parmi les pièces jouées, il y avait des parodies d'opéras[N 6] : pendant que des marionnettes en costumes somptueux miment l'action, des chanteurs, soutenus par quelques instruments, parodient les livrets sur des refrains populaires, alternant allusions grivoises, jeux de mots vaseux et humour décalé[5]. La censure étant moins pesante sur les spectacles de marionnettes que sur les autres arts du langage, des auteurs comme Fuzelier, Lesage ou d'Orneval, profitent de la liberté d'expression qu'ils permettent.

La Révolution française marque l'apparition de nombreuses marionnettes spécifiques comme Guignol, créé à Lyon en 1808 par Laurent Mourguet, ou Lafleur, apparu à Amiens à la même époque.

En Europe[modifier | modifier le code]

Théâtre de burattini, vers 1770, en Italie.
Un spectacle de Punch et Judy dans son castelet.
En Italie

La tradition des théâtres de marionnettes est ancienne[6]. Chaque ville avait son personnage préféré. Les plus connus, encore aujourd'hui, sont les Napolitains Pulcinella et Scaramuccia. Outre les théâtre ambulants utilisants des pupazzi (marionnettes à gaine), il y avait des théâtres fixes, comme le théâtre Fiano à Milan, présentant des fantoccini (marionnettes à fils), le théâtre des burattini à Rome (marionnettes à tête de bois), qui jouaient des comédies, des mélodrames et des spectacles de danse[6].

En Espagne

Les marionnettes, qui portent le nom de titeres (mot qui voulait dire « joueur » au XVIe siècle[6]), jouent des intrigues issues du Romancero, aux thèmes historiques, lyriques ou romanesques, avec beaucoup de personnages de saints ou d'ermites, ce qui leur a aussi valu le surnom de bonifrates[6].

En Angleterre

Sous le nom de puppet, mammet, drollery, motion, les marionnettes ont d'abord joué des pièces religieuses et historiques. Le Polichinelle italien y devient Punch. Samuel Pepys fit le premier compte rendu écrit sur le spectacle de Punch et Judy, le 9 mai 1662. Le spectacle était mené par un italien du nom de Pietro Gimonde, surnommé Signor Bologna. Traditionnellement il n'y a qu'un seul marionnettiste appelé Professor, qui contrôle les deux marionnettes à la fois.

Le théâtre de papier est une forme théâtrale née au milieu du XIXe siècle. C'est un théâtre à l'italienne miniature qui utilise des figurines de 8 cm à 12 cm actionnées latéralement par des tirettes en carton ou en fer manipulées par le narrateur qui se tient généralement derrière la table sur laquelle il est posé. Cette forme qui privilégie la narration épique est encore vivace au Danemark, en Allemagne, en Angleterre, aux Pays-Bas.

En Allemagne

Le manuscrit d'Herrade de Landsberg, Hortus Deliciarum permet d'affirmer qu'il y avait des spectacles de marionnettes (Puppenspiel) à son époque, le XIIe siècle[7].

En Orient[modifier | modifier le code]

marionnette de Bunraku.

Dans les pays d'Asie les spectacles de marionnettes relèvent d'une tradition riche et plus que millénaire[8], puisque, en Inde, les marionnettes sont déjà présentes au XIe siècle avant notre ère. Née en Inde et en Chine, cette tradition s'est ensuite propagée vers le Japon et la Corée (depuis la Chine) et vers l'Asie du Sud-Est, puis, plus tardivement, vers le Moyen-Orient (en particulier le théâtre d'ombre).

Le Bunraku

Les spectacles de marionnettes remontent au moins à la période Heian (fin VIIIe - fin XIIe siècle) au Japon. Des montreurs de marionnettes itinérants sont signalés jusqu'au XVIe siècle[9]. Le bunraku est un type de théâtre japonais qui s'est développé à partit du XVIIe siècle. Il met en scène des marionnettes de grande taille de 120 cm à 150 cm, manipulées à vue par plusieurs manipulateurs[10], tandis qu'un narrateur déroule le récit au son du shamisen. Le répertoire, qui s'adresse essentiellement à un public adulte et met en scène des guerriers samouraïs, des aristocrates ou des bourgeois, est essentiellement composé de drames « cornéliens » au dénouement souvent tragique[8].

Le Múa rối nước

Les spectacles de « marionnettes qui dansent sur l'eau » sont très anciens et originaires du delta du Fleuve Rouge au Viêt Nam, où les paysans les ont créés vers le Xe siècle dans les marais et les rizières inondées[11]. Musique et chants accompagnent des pièces historiques ou des scènes de la vie quotidienne[12].

Marionnette javanaise représentant Arjuna (Tropenmuseum, Amsterdam).
Le wayang golek

Spécifique à l'île indonésienne de Java, il utilise des marionnettes à tiges et met essentiellement en scène des récits tirés du Mahabharata et du Ramayana, mais aussi des récits épiques ou satiriques d'influence islamique[8]. Le théâtre de marionnettes occidental moderne a été grandement influencé par les formes théâtrales asiatiques que l'Europe découvrait, en particulier lors des grandes expositions universelles de la fin du XIXe et du XX siècles.

Le théâtre d'ombres

Cette forme particulière de théâtre de marionnettes, où les figurines sont éclairées et leur ombre projetée sur un écran, est probablement la forme la plus ancienne du théâtre de marionnettes. Elle est très populaire en Asie, en particulier à Java et Bali. Elle est aussi très présente en Birmanie (Myanmar), en Thaïlande, et au Laos.

Elle met en scène des figurines plates, en général en cuir ciselé et peint. D'origine religieuse, c'est un spectacle populaire très vivace en Chine et surtout en Asie du sud-est (Cambodge, Thaïlande, Malaisie). À Java et Bali, les représentations de wayang kulit sont données pour les fêtes et les cérémonies comme les mariages, ainsi que pour tout événement important de la vie sociale[8].

Le théâtre d'ombres s'est diffusé au Moyen-Orient au XVIe siècle. En Turquie existe encore le Karagöz aux figurines de bois, qui a aussi une version grecque, le Karaghiosis (Καραγκιόζης).

En France Dominique Séraphin crée un théâtre d'ombres « chinoises » à Versailles en 1776. À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, le théâtre d'ombres connut un grand succès au cabaret du Chat Noir avec des artistes comme Henri Rivière et Caran d'Ache. L'animation de silhouettes en papier découpé, comme Princes et Princesses ou Dragons et princesses de Michel Ocelot relève du théâtre d'ombres[13].

Marionnette contemporaine[modifier | modifier le code]

En Europe, à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, avec la remise en question des arts plastiques et l’intérêt que lui portent les peintres et les sculpteurs, la marionnette devient progressivement un nouveau langage plastique dans la quête des formes abstraites, entre les mains de Paul Klee, Calder, Fernand Léger, pour ne citer qu’eux.

Elles font leur apparition au Théâtre d’Art et d’Action, théâtre expérimental lié au Bauhaus, de 1919 à 1933, lieu de réflexion où se développe l’usage des marionnettes comme expression théâtrale à part entière. Sergeï Obraztsov, marionnettiste de l’école soviétique étudia dans les années vingt de nouvelles formes d’expression avec la volonté de transposer et de styliser, dans le souci d’affirmer l’originalité de cet art. L’ensemble des recherches des ateliers théâtraux de l’époque moderne permet de voir aboutir une définition plus spécialisée et plus précise de la signification de ce phénomène dans les sociétés dites contemporaines.

Ainsi, pour le marionnettiste Alain Recoing (Théâtre aux mains nues), «… la marionnette est un objet mobile d’interprétation dramatique, en opposition avec l’automate et différent de la poupée-jouet, mû par l’intention du manipulateur…». Quant à Roger-Daniel Bensky il considère qu'« une marionnette est, au sens propre, un objet mobile, non-dérivé, d’interprétation dramatique, mû soit visiblement, soit à l’aide de n’importe quel moyen inventé par son manipulateur. Son utilisation est l’occasion d’un jeu théâtral. »

Les diverses sortes de marionnettes[modifier | modifier le code]

Marionnettes à tringles siciliennes.
Marionnettes à gaine anciennes.
Marionnette à fils
Représentation des cinq frères Pandava du Mahabharata, (wayang kulit javanais).
Les marionnettes à tringle

Elles sont manipulée en surplomb, au moyen d'une tringle métallique fixée avec un crochet sur le sommet de la tête de la poupée. Les bras peuvent aussi être manipulés au moyen de tringles secondaires. Ce type de marionnettes est traditionnel en Belgique (marionnette liégeoise[14]), dans le Nord de la France et en Sicile. Il est généralement utilisé pour interpréter un répertoire épique (comme la Chanson de Roland ou la Chanson des quatre fils Aymon). Tchantchès et Nanesse sont les figures emblématiques du public liégeois.

En Picardie les bras des marionnettes à tringle sont animés par des fils. On les appelle cabotans[15], et le cabotant le plus célèbre est Lafleur. On considère que la marionnette à tringle est l'ancêtre de la marionnette à fils en Europe[16].

Les marionnettes à fils

Appelées aussi fantoches, de l'italien fantoccio, elles ont un corps rigide et articulé, mû par plusieurs fils attachés aux bras et aux jambes (au niveau des genoux). On les manipule à l'aide de traverses en bois, appelées croix d'attelle. Leur manipulation demande beaucoup de dextérité[17]. La technique permettant de relier une marionnette à fils à son contrôle est appelée ensecret, car chaque marionnettiste possède ses secrets de fabrication et ses savoir-faire. Les plus raffinées sont en Birmanie, où la complexité des gestes des personnages nécessite des marionnettes articulées parfois jusqu'aux doigts[18].

Les marionnettes à gaine

Elles sont animées par la main du manipulateur qui glisse un bras dans la gaine et peut contrôler avec ses doigts la tête et les bras du personnage[19]. Les marionnettes les plus connues en Europe sont des marionnettes à gaine : en France, c'est Guignol né à Lyon ; en Italie c'est Pulcinella, principal protagoniste du théâtre de burattin ; il devient Punch en Angleterre, Hans Wurst (Jean-Saucisse) ou Kasperle en Allemagne.

Une variante est la marionnette à gaine à bouche animée, où la main du marionnettiste est placée en pince pour former la bouche du personnage[20]. En Chine, où les marionnettes à gaine sont très développées et sont techniquement très complexes, la bouche et les yeux peuvent être mobiles. Quant à la manipulation, elle relève d'une grande virtuosité, assimilable à une forme de jonglage[21].

Les marionnettes à prise directe, ou marionnettes à contrôle

Marionnettes de grande taille, comme celles du bunraku japonais[22], elles sont manipulées à vue par plusieurs manipulateurs à l’aide de contrôles fixés sur différentes parties du corps ou en « théâtre noir » (les manipulateurs sont pratiquement invisibles, car vêtus de noir et masqués ; seule la marionnette est éclairée)[23].

Les pantins

Ce sont des figurines articulées en carton ou en bois plat dont on fait mouvoir les membres au moyen d'un fil.

les marottes

Il s'agit, en général, d'une tête plantée au bout d'un bâton, à la manière du sceptre du bouffon surmonté d'une tête coiffée d'un capuchon garni de grelots[24]. Dans le cas de la marotte à main prenante, la main qui tient le bâton est masquée par une draperie d'où sort l'autre main du manipulateur, qui fait fonction de main de la marionnette[25].

Les marionnettes à tige

Comme les marottes, elles consistent en une tête plantée sur un bâton[26]. Parfois le torse et les bras ne sont pas fixés à la tige qui supporte la tête, ce qui permet de la mouvoir séparément. Les mains sont contrôlées par des baguettes en fil de fer rigide. Le wayang golek du pays Sunda (Java occidental) est une marionnette à tiges en ronde bosse[27] et a influencé l'utilisation de ce type de marionnette en occident. Des fils peuvent aussi s'ajouter à la marionnette à tige, ce qui permet d'articuler d'autres parties du corps, comme la bouche, les yeux, voire les jambes[26].

Les marionnettes du théâtre d'ombre

Les personnages du wayang kulit indonésien sont confectionnés en cuir finement ciselé et peint, et maintenus par une tige de corne, de bois ou de bambou. Le Pi ying chinois est une figurine articulée, délicatement découpée et ajourée sur toute sa surface, en peau (d'âne en général) translucide, rigide, enduite d'huile de sophora, laquée et finement colorée.

Évolution de la marionnette[modifier | modifier le code]

Les spectacles de rue[modifier | modifier le code]

Les marionnettes géantes

Faites d'objets de récupération[28], elles participent aux défilés, aux spectacles de rue, aux spectacle sur scène. Elles sont apparues en France vers 1968 avec The Bread and Puppet Theatre de Peter Schumann[29], théâtre engagé, activiste que l'on a pu classer dans le théâtre de guérilla au moment de la guerre du Viêt Nam[30].

Les personnages géants animés

La compagnie Royal de luxe a d'abord construit le manège d'animaux géants pour la marque de vêtements Catimini. Cette compagnie a ensuite tiré son inspiration à la fois des spectacles carnavalesques belges du Nord (Géants de l'entité d'Ath), mais aussi de leur contact avec les peuples africains. Après Gulliver, elle est revenue avec la petite géante

Télévision[modifier | modifier le code]

  • Thunderbirds (connu sous le titre Les Sentinelles de l’Air en France) est une célèbre série de science-fiction britannique mettant en scène des marionnettes à fil très réalistes dans des décors miniatures soignés, à base de maquettes et d’effets pyrotechniques. La technique employée ici porte le nom de Supermarionation, et connaîtra de nombreuses autres incarnations. Dans les années 1980, le Japon a aussi livré Bomber X, série de science-fiction qui utilise un procédé d'animation similaire.

Divers[modifier | modifier le code]

Le Musée de la marionnette à Charleville-Mézières, siège de l'UNIMA.
  • Pinocchio, le personnage principal du roman de Carlo Collodi Le avventure di Pinocchio. Storia di un burattino (Les Aventures de Pinocchio. Histoire d'un pantin) est une marionnette de bois vivante.
  • Le maître Jedi Yoda est une marionnette de 66 cm de haut, créée Frank Oz.
  • Maurice, le fils de George Sand, crée en 1847 avec son ami le peintre Lambert un théâtre de marionnettes au rez-de-chaussée du château familial à Nohant. Ils fabriquent les personnages et créent des mélodrames très noirs aux titres évocateurs, comme Le Cadavre récalcitrant ou L'Ermite de la marée montante[33]. George Sand l'évoque en 1856 dans Le Diable aux champs[34].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'adjectif νευρόσπαστος (nevro-spastos) signifie mot-à-mot : « mû par des ficelles ».
  2. « Les Égyptiens célèbrent […] la fête de Bacchus […] à peu près de la même manière que les Grecs ; mais, au lieu de phalles, ils ont inventé des figures d’environ une coudée de haut, qu’on fait mouvoir par le moyen d’une corde. Les femmes portent dans les bourgs et les villages ces figures, dont le membre viril n’est guère moins grand que le reste du corps, et qu’elles font remuer. Un joueur de flûte marche à la tête ; elles le suivent en chantant les louanges de Bacchus. Mais pourquoi ces figures ont-elles le membre viril d’une grandeur si peu proportionnée, et pourquoi ne remuent-elles que cette partie ? On en donne une raison sainte ; mais je ne dois pas la rapporter. » Histoires, I, XLIIII, traduction Pierre-Henri Larcher, 1850.
  3. « [Socrate]: Il n’est donc rien dont tu sois plus fier que de ta peau. [le Syracusain] : Mais non, ce n’est pas de cela que je tire le plus vanité. — Et de quoi donc ? — Des fous ; ma foi ! ce sont eux qui me nourrissent en venant voir mes marionnettes. » Le Banquet, IV, traduction Talbot.
  4. « Tandis que, tout en buvant, nous admirions en détail la somptuosité du festin, un esclave posa sur la table un squelette d’argent, si bien imité, que les vertèbres et les articulations se mouvaient avec facilité dans tous les sens. Lorsque l’esclave eut fait jouer deux ou trois fois les ressorts de cet automate, et lui eut fait prendre plusieurs attitudes, Trimalchion se mit à déclamer. » Satyricon, Trimalchion, ch. XXXIV, traduction Charles Héguin de Guerle, 1861.
  5. « On trouvait aux badineries, batelleries et marionnettes : l’abary, Jehan de Vigness et Franc à Tripes toujours boiteux et le badin ès farces de France, bossu, faisant tous les contrefaits, quelques tours de champicerie sur le théâtre. »[3].
  6. Ainsi, Hippolyte et Aricie ou la Belle-Mère amoureuse, parodie d'Hippolyte et Aricie de Rameau, pour chanteurs et marionnettes, que Philippe Desrousseaux reprend le 29 mars 2014 à l'Opéra-Comique.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les marionnettes dans l'Antiquité
  2. (en) « Pulling the strings to resuscitate a dying art », sur The Hindu,‎ 17 août 2012
  3. Guillaume Bouchet de Broncourt, Les Sérées, éd. C.-E. Roybet, réédition de l’édition Lemerre (1873-1882), Genève, Slatkine Reprints, 1969
  4. Henryk Jurkowski et Thieri Foulc 2009, p. 286
  5. Télérama n°3348 du 12 mars 2014, p. 41.
  6. a, b, c et d Les marionnettes en Italie
  7. Les marionnettes en Allemagne
  8. a, b, c et d « Traditions asiatiques », sur Les Arts de la marionnette (consulté le 24 avril 2014)
  9. (en) « The History of Bunraku »
  10. An Introduction to Bunraku, Japan Arts Council, (en) « What is Bunraku? »
  11. (en) David Taylor, « Vietnamese Water Puppet », sur Sagecraft,‎ 1995
  12. Programme 2011-2012 de la MC2 de Grenoble, p. 62
  13. « Princes et Princesses, les contes de fées revisités », sur artefake.com
  14. Les différents types de marionnettes (p. 11)
  15. Fernand Carton, Récits et contes populaires des Flandres, Volume 1, Gallimard, 1980, p. 141
  16. « Marionnette à tringle », sur PAM (consulté le 14 mars 2014)
  17. Les différents types de marionnettes (p. 6)
  18. « [[Ramayana]] par les marionnettes de [[Mandalay]] », sur YouTube,‎ 2010
  19. Les différents types de marionnettes (p. 3)
  20. Les différents types de marionnettes (p. 4)
  21. « The Art of Hand Puppetry », sur YouTube,‎ 2009, (Huayi Festival, théâtre de marionnettes de Hsiao Hsi Yuan, Singapour).
  22. (en) « Japanese Bunraku Puppets », sur YouTube,‎ 2008
  23. Les différents types de marionnettes (p. 7)
  24. Les différents types de marionnettes (p. 9)
  25. « Marotte à main prenante », sur Les arts de la marionnette
  26. a et b « Marionnettes à tige », sur Les arts de la marionnette
  27. Les différents types de marionnettes (p. 5)
  28. Jotterand 1970, p. 149
  29. Kourilsky 1971, p. 9
  30. Jotterand 1970, p. 145
  31. « UNIMA (historique) », sur unima.org
  32. « Journée mondiale de la marionnette », sur UNIMA (consulté le 22 avril 2014)
  33. Anne-Marie de Brem, George Sand, un diable de femme, Découvertes Gallimard/Paris-Musées (ISBN 9782070533930), p.  69
  34. George Sand, Le Diable aux champs (lire en ligne), p.  8-9
  35. Didier Méreuze, « Le Mouffetard, Théâtre des arts de la marionnette, ouvre ses portes à Paris », sur La Croix,‎ 4 novembre 2013
  36. « Présentation », sur Théâtre de la marionnette.com

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frank Jotterand, Le Nouveau théâtre américain, Paris, Seuil,‎ 1970, 223 p.
  • Françoise Kourilsky, Le Bread and Puppet Theatre, Lausanne, L'Âge d'homme,‎ 1971, 600 p.
  • Henryk Jurkowski et Thieri Foulc, Encyclopédie mondiale des arts de la marionnette, Montpellier, Éditions l'Entretemps,‎ 2009, 862 p. (ISBN 978-2-912877-88-8)

Liens internes[modifier | modifier le code]

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