Grotte Chauvet

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Grotte Chauvet
Image illustrative de l'article Grotte Chauvet
Chevaux.
Coordonnées 44° 23′ 15″ N 4° 24′ 51″ E / 44.3876, 4.4141 ()44° 23′ 15″ Nord 4° 24′ 51″ Est / 44.3876, 4.4141 ()  
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ardèche
Vallée Gorges de l'Ardèche
Localité voisine Vallon-Pont-d'Arc
Voie d'accès D 290
Longueur connue environ 500 m
Signe particulier Grotte ornée
Occupation humaine Vers 33 000 ans à 29 000 ans avant le présent - Période de l'Aurignacien
Vers 27 000 ans à 24 500 ans avant le présent - Période du Gravettien
Protection Logo monument historique Classé MH (1995)[1]
 Patrimoine mondial (2014)

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Grotte Chauvet

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Grotte Chauvet

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Grotte Chauvet
Grotte ornée du Pont d’Arc, dite grotte Chauvet-Pont d’Arc, Ardèche *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Coordonnées 44° 23′ 15″ N 4° 24′ 51″ E / 44.3876, 4.4141 ()44° 23′ 15″ Nord 4° 24′ 51″ Est / 44.3876, 4.4141 ()  
Pays Drapeau de la France France
Subdivision Rhône-Alpes
Type Culturel
Critères (i)(iii)
Superficie 9 ha
Zone tampon 1 353 ha
Numéro
d’identification
1426
Zone géographique Europe et Amérique du Nord **
Année d’inscription 2014 (38e session)
Autre protection Logo monument historique Classé MH (1995)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO
Hyène (ou ours tacheté ?) et panthère dans la galerie des mains.
Rhinocéros à grande corne

La grotte Chauvet, grotte Chauvet-Pont-d'Arc ou grotte de la Combe d'Arc est une grotte ornée paléolithique située en France sur la commune de Vallon-Pont-d'Arc, dans le département de l'Ardèche, en région Rhône-Alpes.

Le site comporte un millier de peintures et de gravures, dont 420 représentations d'animaux (peintures, gravures). De nombreuses datations directes par la méthode du carbone 14 ont donné des résultats cohérents qui indiquent que la grotte a connu deux phases d'occupation, l'une à l'Aurignacien (33 à 29 000 ans BP en âge non calibré), l'autre au Gravettien (27 à 24 500 ans BP en âge non calibré)[2]. La communauté scientifique presque unanime admet que les œuvres de la grotte Chauvet datent de l'Aurignacien et qu'elles comptent de ce fait parmi les plus anciennes au monde. La diversité et la maîtrise des techniques dont elles témoignent ont profondément remis en cause l'idée d'un art préhistorique évoluant très lentement et de manière linéaire et ascendante.

La grotte Chauvet est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis juin 2014[3],[4].

Géographie et historique[modifier | modifier le code]

La grotte est située en France dans le département de l'Ardèche, Région Rhône-Alpes, sur la commune de Vallon-Pont-d'Arc. Elle se trouve au lieu-dit de la Combe d'Arc, qui constitue l'ancien méandre de la rivière Ardèche, avant l'érosion du pont d'Arc.

La grotte Chauvet a été découverte le 18 décembre 1994 par Jean-Marie Chauvet, Éliette Brunel, et Christian Hillaire dans le cadre de leurs activités spéléologiques privées[5].

Particularités[modifier | modifier le code]

Avec Lascaux (découverte en 1940), Cosquer (découverte en 1991) et Cussac (découverte en 2000), la grotte Chauvet est l'une des grottes françaises majeures par les qualités esthétiques et le nombre de ses œuvres.

Elle présente également un très grand intérêt scientifique, tant du point de vue paléontologique que de celui de l'art pariétal. Elle est l'une des plus anciennes grottes ornées au monde et date de l'Aurignacien (environ - 35 000 ans BP). Les inventeurs et l'équipe qui, depuis la découverte, y mènent les recherches sous la direction des préhistoriens Jean-Michel Geneste et Jean Clottes, ont pris toutes les précautions nécessaires pour préserver non seulement les parois mais aussi toutes les traces d'activité humaine, par exemple les anciens foyers. L'État français, propriétaire de la grotte, a fait installer un réseau de passerelles en inox pour assurer la conservation et l'intégrité des sols.

Les œuvres de l'époque aurignacienne témoignent de la maîtrise de techniques très diversifiées (préparation des parois, gravures, tracés digités, mains positives, peintures, estompes, recherche de la perspective, etc.). Les thèmes abordés sont essentiellement animaliers, comme c'est généralement le cas dans l'art paléolithique. Toutefois, les animaux dits dangereux sont ici exceptionnellement fréquents (lions, rhinocéros, mammouths) au détriment des animaux plus ordinaires tels que cheval et bison, davantage représentés dans les grottes aux dessins et peintures solutréens et magdaléniens. Mis en scène, un crâne d'ours trône sur un bloc rocheux, entouré par d'autres à terre. Sur un bout de roche, on trouve un couple mi-humain mi-animal : l'homme à droite a la jambe et un bras humains mais une tête bison, et la femme, à gauche, humaine en bas, se termine en haut par une lionne. Entre les deux jambes se trouve un triangle pubien avec une vulve. Très souvent, d'ailleurs, on trouve la représentation de couples d'animaux. Sur le panneau des lions, tout près du couple cité, on découvre un couple de lions en caresses, un autre cheminant ensemble, et la joute amoureuse de deux rhinocéros. Les artistes ont gravé une scène de chasse figurant deux lions et un bison. L'un des félins, la tête posée sur celle du bison, y semble en pleine prédation. Une autre technique graphique utilisée à Chauvet est la superposition d'images similaires, générant l'illusion du mouvement de l'animal.

Datations[modifier | modifier le code]

La grotte est d'autant plus remarquable qu'elle a été occupée par les hommes à deux périodes très anciennes, l’Aurignacien et le Gravettien. Selon les scientifiques en charge de l'étude sous la direction du préhistorien Jean Clottes, les œuvres pariétales auraient été réalisées au cours de la première seulement. Pour d'autres auteurs, seuls les dessins réalisés avec des charbons dateraient de la période la plus ancienne, les dessins faits avec de l'ocre datant du Gravettien.

Les premières datations par le carbone 14 ont créé la surprise par leur ancienneté (31 000 ans). La grotte Chauvet a depuis bénéficié d'un nombre exceptionnel de datations directes, pour certaines d'échantillons prélevés directement sur les peintures[2]. Des échantillons furent confiés à plusieurs laboratoires. Les dates obtenues sont difficilement contestables et acceptées aujourd'hui par la majorité des préhistoriens. La grotte a connu deux phases d'occupation, l'une à l'Aurignacien (33 à 29 000 ans BP en âge non calibré), l'autre au Gravettien (27 à 24 500 ans BP en âge non calibré). Les variations de la teneur atmosphérique en carbone 14 rendent nécessaire une correction des datations anciennes pour avoir une idée plus juste de l'âge en années calendaires. Cette correction, appelée « calibration », est rendue possible par la reconstitution de l'évolution au cours du temps de la teneur atmosphérique en carbone 14 à partir de différentes sources d'informations (sédiments lacustres ou marins, coraux, spéléothèmes). Au moment de la publication du bilan de l'ensemble des datations par le carbone 14 obtenues pour la grotte Chauvet, les auteurs indiquaient qu'ils ne disposaient pas d'informations suffisamment fiables pour les calibrer mais que les âges calendaires correspondant à la première phase d'occupation devaient être compris 33 et 38 000 ans avant le présent[2]. Des parallèles stylistiques ont également été établis depuis la découverte avec certaines statuettes découvertes en contexte aurignacien indubitable, telles que l'homme lion de Hohlenstein-Stadel[6].

Les datations ont été mises en doute en 2003 puis 2010 par certains archéologues, Christian Züchner, Paul Pettitt et Paul Bahn notamment, qui estimaient ces peintures plus récentes sur la base de critères stylistiques[7],[8],[9],[10]. Des recherches menées sur le style évoquent le cas de quelques gravures peut-être gravettiennes recouvrant certaines peintures noires aurignaciennes et attestant ainsi de leur plus grande ancienneté[11].

Des recherches géomorphologiques publiées en 2012 ont montré que l'entrée naturelle de la cavité par laquelle pénétraient les hommes de la Préhistoire et les différents animaux a progressivement été obstruée à partir de 29 500 ans jusqu'à sa fermeture définitive aux alentours de 22 000 ans[12]. Ces travaux de datations apportent des éléments de preuves permettant d'évacuer toute les hypothèses plaçant l'art de la grotte Chauvet durant la période magdalénienne et solutréenne, comme le suggèrent certains auteurs sur la base d'analyses stylistiques de l'art pariétal.

Jean-Marc Elalouf et les membres de son équipe ont montré que les restes d'ursidés présents dans la grotte étaient bien ceux de l'ours des cavernes, représenté dans la galerie du cactus. Or cette espèce d'ours végétarien a disparu vers 28 000 ans BP, confirmant ainsi l'ancienneté de cette œuvre pariétale[13],[14].

Implications de la découverte de la grotte Chauvet[modifier | modifier le code]

Les œuvres de la grotte Chauvet démontrent qu'il existait déjà, au début du Paléolithique supérieur, des artistes capables d'abstraction intellectuelle pour préparer la paroi calcaire et penser le dessin. La grotte Chauvet est un site majeur dans l'histoire de l'humanité, où l'on voit que les hommes maîtrisaient parfaitement des techniques très complexes comme l'estompe et la perspective capables de donner du volume aux représentations pariétales mais également d'y figurer un véritable dynamisme. Grâce à la grotte Chauvet, les historiens et les scientifiques admettent dorénavant que l'art ne doit plus être lu comme un mouvement historique linéaire durant lequel les hommes auraient acquis des connaissances et des techniques de représentations pariétales leur permettant de dessiner des formes de plus en plus complexes. L'art peut être vu comme une suite d'apogées et de déclins dont la grotte Chauvet serait déjà un sommet de réussite esthétique et technique.

Protection[modifier | modifier le code]

Réplique d'une gravure de chouette au musée anthropologique de Brno

Afin d'éviter les erreurs qui ont détérioré les peintures de Lascaux, la grotte Chauvet ne sera jamais ouverte au grand public. Seuls les scientifiques, les préhistoriens, certaines personnalités et des particuliers faisant une demande motivée peuvent y pénétrer. L'entrée de la grotte est protégée par un dispositif extrêmement sécurisé avec une surveillance électronique et humaine constante. L'État a décidé de réduire le nombre de visites annuelles pour préserver un patrimoine unique. Actuellement, la grotte Chauvet n’est accessible que lorsque la quantité de CO2 (dioxyde de carbone) est en deçà de 2,5 % de l'air ambiant de la grotte. Cette situation conduit à une fermeture totale ou partielle plusieurs mois par an du site. Enfin, les visites ne comportent que cinq personnes encadrées par deux guides du Service de la conservation de la grotte Chauvet.

La grotte Chauvet constitue une référence pour la conservation et la gestion des grottes ornées[15],[16].

La grotte Chauvet fait l’objet d’un classement au titre des Monuments historiques depuis le 13 octobre 1995[1].

Réplique du site[modifier | modifier le code]

La région Rhône-Alpes et le conseil général de l'Ardèche avec l'appui de l'État et de l'Europe construisent depuis 2012 sur le site du Razal à Vallon-Pont-d'Arc une réplique de la cavité[17]. Baptisé en janvier 2014 « La Caverne du Pont-d'Arc », ce site culturel et touristique doit ouvrir ses portes au printemps 2015.

La création de « La Caverne du Pont-d'Arc » est un projet culturel, scientifique et technologique unique dans sa conception comme dans sa dimension (3 000 m2 au sol et 8 000 m2 de faciès géologique – sols + parois + plafonds). Il s'agit d'une anamorphose : le fac-similé présente une forme compactée de la grotte Chauvet dans laquelle l'ensemble des peintures et gravures mais également les éléments géologiques et archéologiques (ossements, foyers, empreintes...) majeurs de la cavité originale seront restitués à l'échelle 1 par des artistes et sculpteurs. L'ambition est de réaliser une vraie grotte où l'on retrouvera les caractéristiques du milieu souterrain dont la fraîcheur, l'humidité et l'obscurité. Toutes les étapes de création sont validées par les préhistoriens Jean Clottes, Jean-Michel Geneste et Jean-Jacques Delannoy, représentants de l'équipe scientifique qui étudie la grotte depuis 1998.

L'espace de restitution est un des plus grands projets culturels actuels en France. Il comprendra le fac-similé de la grotte originale, un centre de découverte où il sera possible de se familiariser avec le Paléolithique, la faune, la flore et l'humanité d'il y a 35 000 ans, un pôle pédagogique, un espace d'exposition temporaire, un restaurant et une boutique (51 millions d'euros investis). Ces bâtiments vus du ciel figureront une empreinte d'ours, mammifères ayant beaucoup fréquenté la grotte Chauvet.

Inscription au patrimoine mondial de l'Unesco[modifier | modifier le code]

Parallèlement, les collectivités ont souhaité faire inscrire la cavité sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

Un comité de soutien à cette candidature a été créé en juin 2010 à Vallon-Pont-d'Arc. Il réunissait 27 000 membres début janvier 2014[18]. L'objectif était de réussir le défi « 36 000 ans - 36 000 signatures » avant l'été 2014. Le 24 janvier 2013, le gouvernement décide de présenter officiellement la caverne ornée de Vallon-Pont-d'Arc, pour une inscription à la liste du patrimoine mondial en juin 2014 lors du comité organisé au Qatar, après une phase d'expertise de 18 mois[19].

La démarche a finalement été couronnée de succès avec la décision prise à l'unanimité par la 38e session du Comité du patrimoine mondial qui s'est tenue à Doha (Qatar) le 22 juin 2014 : la grotte ornée du Pont-d’Arc, dite « grotte Chauvet », figure désormais sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco[3],[20]. Il s'agit du 39e site du patrimoine mondial en France.

Propriété[modifier | modifier le code]

La propriété de la grotte a donné lieu à une longue bataille judiciaire[21]. En effet, les propriétaires des terrains environnants (Henri Helly, Sully Ollier et Pierre Peschier) et de l'entrée de la grotte (dont le maire de Vallon-Pont-d'Arc lui-même) souhaitaient être indemnisés. L'État leur a initialement accordé une indemnité correspondant à la valeur d'un terrain non constructible, soit environ 25 centimes de franc le mètre carré. L'affaire s'est terminée en 2001, lorsque le Conseil d'État a décidé d'indemniser les propriétaires à la hauteur des richesses inestimables de la grotte. Un procès en appel, à Toulouse, a débouché sur une décision plus favorable aux propriétaires (1777 fois plus que les 25 centimes par mètre carré) mais cette décision a été cassée en cassation. La cour d'appel de Lyon, en mai 2007, a condamné l'État à indemniser les familles à hauteur de 780 000 euros. Saisie, la Cour européenne des Droits de l'Homme a décidé, le 24 octobre 2011, que cette dernière somme était bien « en rapport avec la valeur des biens dont ils ont été dépossédés », à répartir entre les propriétaires des terrains de surface, expropriés du fait de l'importance du site découvert qui fut rapidement classé Monument historique.

Par ailleurs, en juillet 2000, un protocole d'accord a attribué 3 millions de francs (soit 457 347 euros) aux trois auteurs de la découverte.

Film[modifier | modifier le code]

Chevaux, aurochs et rhinocéros

Ce film a été tourné par le réalisateur allemand Werner Herzog à Vallon-Pont-d'Arc, dans et autour de la Grotte Chauvet[22]. Ce documentaire de 95 minutes est soutenu par le Conseil général de l'Ardèche et la Région Rhône-Alpes. Le film présenté dans plusieurs festivals (Toronto, New-York, Berlin) est sorti dans les salles de cinéma de très nombreux pays (en Grande-Bretagne le 25 mars 2011, aux États-Unis le 29 avril 2011 et en France le 31 août 2011). Il existe une version en trois dimensions.

  • Quatre documentaires ont été réalisés en 2000 et 2003 sur la Grotte Chauvet par Pierre-Oscar Lévy :
    • 2003 : La Grotte Chauvet : dialogue d'équipe
    • 2003 : La Grotte Chauvet : la première fois
      Ce film montre les premières visites de scientifiques découvrant la grotte. Il donne l'ensemble des clés pour comprendre la géologie, pour décrypter les traces et empreintes, et pour aller à la rencontre des premières images du monde dessinées ou gravées par ces artistes d'il y a 32 000 ans. Le film est commenté par Jean Clottes.
    • 2002 : Dans le silence de la Grotte Chauvet, première visite du poète, écrivain, peintre et critique John Berger.
    • 2000 : La Grotte Chauvet, devant la porte, fait découvrir le travail et quelques étapes marquantes de l’investigation scientifique autour de la grotte.

Romans et bande dessinée[modifier | modifier le code]

Quelques œuvres de fiction préhistorique ont pour cadre la grotte Chauvet :

  • Jean Courtin, Le chamane du bout du monde, Paris, Seuil,‎ 1998, 390 p. (ISBN 978-2020306829)
  • Anne-Marie Desplat-Duc, La caverne de l'ours sacré, Paris, Grasset - Lampe de poche, 1998, 63 p. Roman jeunesse (9 ans et plus)
  • Gérard et Sylvie Aubriot, Sylvie, L'homme de la Combe d'Arc ou Le peintre de la grotte Chauvet : roman, Pont-Saint-Esprit; Éd. la Mirandole, 2000 (ISBN 2-909282-64-3)
  • Eric Le Brun, préface de Jean Clottes, L'art préhistorique en BD, première époque, Grenoble, Glénat,‎ 2012, 38 p. (ISBN 978-2723486880)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Notice no PA00135635 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a, b et c Valladas, H., Tisnérat-Laborde, N., Cacher, H., Kaltnecker, É., Arnold, M., Oberlin, Ch. et Évin, J. (2005) - « Bilan des datations carbone 14 effectuées sur des charbons de bois de la grotte Chauvet », Bulletin de la Société Préhistorique Française, t. 102, no 1, La grotte Chauvet à Vallon-Pont-d'Arc : un bilan des recherches pluridisciplinaires Actes de la séance de la Société préhistorique française, 11 et 12 octobre 2003, Lyon, p. 109-113.
  3. a et b Grotte ornée du Pont d’Arc, dite grotte Chauvet-Pont d’Arc, Ardèche
  4. « La grotte Chauvet entre aujourd'hui au patrimoine de l'Humanité », sur lefigaro.fr,‎ 19 juin 2014 (consulté le 21 juin 2014).
  5. http://www.culture.gouv.fr/fr/arcnat/chauvet/fr/
  6. Jean Clottes et Marc Azéma, Les Félins de la grotte Chauvet, Seuil (2005).
  7. « Doutes concernant la datation de la grotte Chauvet », Le Nouvel Observateur, 2003.
  8. Christian Züchner, « Grotte Chauvet Archaeologically Dated ».
  9. Paul Pettitt, « L'ancienneté de la grotte Chauvet n'est pas démontrée », La Recherche, no 364, mai 2003, p. 21.
  10. Participation de Paul Bahn à une émission consacrée à la grotte, Europe 1, 17 juillet 2010, où les invités demandent à ce que des résultats plus complets de datation soient fournis afin qu'on puisse notamment distinguer, parmi les charbons utilisés pour les fresques, ceux provenant de bois de ceux provenant de charbon d'os, par exemple d'ours, présents dans la grotte depuis au moins 30 000 ans sans pour autant attester l'ancienneté des fresques qui auraient pu être créées à une période plus récente (intervention au temps 28 minutes). Cette remarque traduit une méconnaissance de la méthode de datation par le carbone 14, qui ne peut s'appliquer aux ossements brûlés.
  11. Emmanuel Guy, « La grotte Chauvet : un art totalement homogène ? », paleoesthetique.com, février 2004.
  12. Sadier B., Delannoy J.-J., Benedetti L., Bourlès D.-L., Jaillet S., Geneste J.-M., Lebatard A.E., Arnold M., 2012, « Further constraints on the Chauvet Cave artwork elaboration », Proceedings of the National Academy of Sciences, no 109, 21. p. 8002-8006
  13. C. Bon, V. Berthonaud, P. Fosse, B. Gély, F. Maksud, R. Vitalis, M. Philippe, J. van der Plicht et J.-M. Elalouf, 2011, « Low regional diversity of late cave bears mitochondrial DNA at the time of Chauvet Aurignacian paintings », Journal of Archaeological Science
  14. « La grotte Chauvet datée par l'ours », Pour la Science, no 404, juin 2011, p. 6.
  15. Bourges F., Genthon P., Genty D., Lorblanchet M., Mauduit E., D’Hulst D. (2014) - « Conservation of prehistoric caves and stability of their inner climate: lessons from Chauvet and other French caves », Science of the Total Environment, Vol. 493, 15 Sept. 2014, p. 79-91, DOI:10.1016/j.scitotenv.2014.05.137.
  16. Bourges, F., Mangin, A. Genthon, D. Genty, D., D’Hulst, D., Mauduit, E. (2014) - « Conservation et gestion des grottes ornées préhistoriques : les apports du suivi environnemental de la grotte Chauvet-Pont d’Arc (Ardèche, France) », Actes du colloque « microanalyses et datations de l’art préhistorique dans son contexte archéologique », Paléo numéro spécial 2014, pp.339-345.
  17. « La grotte Chauvet restituée : le projet du siècle en Ardèche »
  18. Un comité de soutien à la candidature
  19. Unesco : La Grotte Chauvet Pont-d’Arc présentée par la France
  20. « La grotte Chauvet classée au patrimoine mondial de l’Unesco », sur ledauphine.com (consulté le 22 juin 2014)
  21. La saga de la Grotte Chauvet
  22. Cave of Forgotten Dreams

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Marie Chauvet, Éliette Brunel Deschamps, Christian Hillaire, 1995, La grotte Chauvet à Vallon-Pont-d'Arc, Éd. du Seuil, (ISBN 2-02-025530-8)
  • Jean Clottes (sous la dir. de), 2001, La grotte Chauvet : l'art des origines, Éd. du Seuil, (ISBN 2-02-102208-0)
  • Jean Clottes et Marc Azéma, 2005, Les félins de la grotte Chauvet, Éd. du Seuil, (ISBN 2-02-069272-4)
  • Bernard Gély et Marc Azéma, 2005, Les mammouths de la grotte Chauvet, Éd. du Seuil, 2-02-069271-6 (ISBN 2-02-069271-6)
  • Jean-Michel Geneste (sous la dir. de), 2005, Recherches pluridisciplinaires dans la grotte Chauvet, Société préhistorique française / Association française de Karstologie, (ISBN 2-913745-21-0)
  • John Berger, Jean-Marc Ellalouf, John Robinson, Jean-Jacques Salgon, 2007, Grotte Chauvet, Pont d'Arc : impressions, Éd. du Chassel, (ISBN 978-2-9509918-9-8)
  • Dominique Baffier, 2014, La grotte Chauvet, Éd. Ouest-France, (ISBN 978-2-7373-5903-3)
  • Dominique Baffier, 2004, Les grottes peintes, Éd. Le Pérégrinateur éditeur, collection l'Esprit curieux, (ISBN 2-910352-27-7)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]