Claude Viallat

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Claude Viallat

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Claude Viallat devant les objets de sa collection déposée au musée des cultures taurines de Nîmes.

Naissance 18 mai 1936 (78 ans)
Nîmes, Drapeau de la France France
Activités Peintre
Formation École des beaux-arts de Montpellier (1955-1959)
École des beaux-arts de Paris, atelier de Raymond Legueult (1962-1963)
Maîtres Raymond Legueult
Mouvement artistique groupe Supports/Surfaces (membre fondateur en 1969)
Récompenses Prix de peinture de la Fondation Simon et Cino del Duca - Institut de France (2007)
Chevalier de la Légion d'honneur (2011)

Claude Viallat, né le 18 mai 1936 à Nîmes, est un peintre contemporain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Claude Viallat a étudié à l'École des beaux-arts de Montpellier de 1955 à 1959, puis à l'École des beaux-arts de Paris en 1962-1963, dans l'atelier de Raymond Legueult.

Depuis 1966, il adopte un procédé de peinture à base d'empreintes posées sur toiles libres, sans châssis, qui l'inscrit dans une critique radicale de l'abstraction lyrique et géométrique (dans la technique dite All-over). Cette forme neutre répétée ainsi indéfiniment a engendré un travail sur la couleur unique en son genre. La couleur devenant à la fois l'objet et le sujet central de l'œuvre de Claude Viallat.

En 1969, il est un des membres fondateurs du groupe Supports/Surfaces.

Dans ses œuvres récentes, Claude Viallat est revenu à des surfaces planes rectangulaires ou carrées, privilégiant un déchaînement, des éléments constitutifs internes, mettant toujours plus l'accent sur les rapports de densité, d'intensité, de brillance entre les surfaces colorées. Outre le succès grandissant de ses expositions tant en France (au Centre Pompidou en 1982) qu'à l'étranger (Biennale de Venise en 1988), l'artiste a consacré une bonne partie de sa vie à l'enseignement dans les écoles d'art suivantes: Nice, Limoges, Marseille, Nîmes (où il a été directeur de longues années), enfin Paris à l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Désormais à la retraite il continue ses recherches exploratoires.

Des références multiples se trouvent revendiquées par l'artiste: Henri Matisse et Picasso mais aussi Simon Hantaï et les américains Jackson Pollock, Sam Francis, Jules Olitski, Morris Louis ou Kenneth Noland.[réf. nécessaire] Elles servent à construire une œuvre polymorphe qui intègre également la pratique du dessin figuratif sur le thème de la tauromachie.

Exposant régulièrement à la galerie Jean Fournier à Paris depuis 1968, il est à l'heure actuelle représenté à Paris par la galerie Daniel Templon (depuis 1998), à Saint Étienne, Luxembourg et Genève par la galerie Bernard Ceysson [1] depuis 2006, à Nîmes par la galerie From Point to Point[2] (depuis 2001), à Rennes par la Galerie Oniris[3] (depuis 1993) et à Montpellier par la galerie Hélène Trintignan[4]. Claude Viallat est aussi représenté à l'étranger, au Japon par Gallery Itsutsuji et à New-York par Leo Castelli Gallery et Chem & Read Gallery[5].

Claude Viallat a reçu en 2007 le prix de peinture de la Fondation Simon et Cino del Duca - Institut de France.

Tauromachie[modifier | modifier le code]

Dans un entretien paru dans Midi libre, Claude Viallat explique pourquoi il est aficionado, non seulement pour les corridas, mais pour toutes les formes de tauromachie, en particulier la course camarguaise qu'il a suivie avec passion pendant toute sa jeunesse[6]. Il a notamment produit sur le sujet un livre de bibliophilie : Toros bravos, texte de Jacques Durand, illustrations Claude Viallat, et a réalisé les sérigraphies du tirage de tête de josé tomas, de Ludovic Degroote, aux Editions Unes. Claude Viallat a réalisé les affiches des ferias de Nîmes 1986 et 2008, feria de Vic Fezensac (1999), Saintes Maries-de-la-Mer (22/10/2000), Féria du riz Arles (2011). En 2008, la ville de Nîmes a édité trois livrets sur Claude Viallat. Deux d'entre eux sont consacrés à la tauromachie : « Claude Viallat. Peinture tauromachiques »[7] et « La collection tauromachique de Claude Viallat »[8] exposée au Musée des cultures taurines de Nîmes.

Passionné de Bande dessinée, il collectionne également tout ce qui dans ce domaine, fait apparaitre une image de taureau. C'est à partir de cette collection qu'est réalisé en 2004, par l'association Arte y Toro, l'exposition "L'Encre et la Corne", consacrée à l'image du taureau dans la bande dessinée.

Décoration[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian Skimao, Claude Viallat, éditions Demaistre, 1995
  • Christian Prigent, Viallat. La main perdue, Éd. Metz Musées de la Cour d'Or. Voix Richard Meier. Metz, 1996 (ISBN 2950828841)
  • Pierre Wat, Claude Viallat, éditions Hazan, 2006
  • Jacques Maigne, Conversations avec Claude Viallat, éditions atelier baie, 2009
  • Claude Minière, « Avoir lieu : l'endroit et le moment », in Yannick Beaubatie (dir.), Empreintes, Tulle, Mille Sources, 2004, p. 221-224.
  • Entretien de Claude Viallat par Henry Périer in Catalogue de l'exposition Claude Viallat au musée du Touquet-Paris-Plage / Galerie Nationale de la Principauté d'Andorre, 2012[9],[10],[11] (ISBN 9782953121209)
  • Claude Viallat, Claude Minière, Course libre, Cadex, 1988
  • Claude Viallat et Alain Montcouquiol, Tauromachie, t. 1 : Paso del toro, Saint-Étienne, France, Cahiers intempestifs,‎ 2004, 114 p. (ISBN 978-2911698262)
  • Michel Natier et Philippe Piguet, Claude Viallat : peintures et objets, Point de vues et musée de Louviers,‎ 2012, 60 p. (ISBN 978-2-915548-69-3)
  • Claude Viallat, Suite, éditions Jannink, 1992
  • Claude Viallat et Jacques Durand, Toros Bravos, éditions Jannink, 2001
  • Claude Viallat et Jacques Durand, Toros, La Tauromachie dans l'art populaire, Editions Gaussen, 2010.
  • Claude Viallat et Ludovic Degroote, josé tomas, tirage de tête, éditions Unes, 2014

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Viallat chez Bernard Ceysson
  2. http://ppgalerie.over-blog.com/article-c-l-a-u-d-e-v-i-a-l-l-a-t-expositions-52915280.html
  3. Fiche de Claude Viallat sur le site de la galerie Oniris
  4. Liste des artistes de la galerie Hélène Trintignan
  5. http://www.cheimread.com/artists/claude-viallat/?view=selected
  6. Claude Viallat par les cornes
  7. Ministère de la culture et de la communication-Ville de Nîmes, mai 2008, (ISBN 2914215207)
  8. Ministère de la culture et de la communication-Ville de Nîmes, Conseil général du Gard, Région Languedoc-Roussillon
  9. Claude Viallat serait-il un peintre paysagiste ?, Philippe Dagen, Le Monde, p.19, 8 septembre 2012
  10. http://www.dailymotion.com/video/xtgm46_claude-viallat-au-musee-du-touquet-paris-plage_creation
  11. Viallat inaugura la temporada de plàstica a la sala del Govern, Diari d'Andorra, 15 janvier 2013

Liens externes[modifier | modifier le code]