Antibes

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Antibes
Vieille ville vue du toit du musée d'archéologie.
Vieille ville vue du toit du musée d'archéologie.
Blason de Antibes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Canton Chef-lieu de 2 cantons :
Antibes-Centre et Antibes-Biot
+ rattachement au canton de Vallauris-Antibes-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis
Maire
Mandat
Jean Leonetti
2014-2020
Code postal 06600 et 06160
Code commune 06004
Démographie
Gentilé Antibois
Population
municipale
75 176 hab. (2011)
Densité 2 839 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 34′ 51″ N 7° 07′ 26″ E / 43.580834, 7.123889 ()43° 34′ 51″ Nord 7° 07′ 26″ Est / 43.580834, 7.123889 ()  
Altitude 9 m (min. : 0 m) (max. : 163 m)
Superficie 26,48 km2
Localisation

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Liens
Site web antibes-juanlespins.com

Antibes est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Antibois ou Antipolitains. Antibes est la deuxième ville la plus peuplée du département.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Vue générale du Vieil Antibes.

Antibes est située au bord de la Méditerranée, à 205 km à l'est de Marseille (chef-lieu de région), 23 km au sud-ouest de Nice (chef-lieu de département), 15 km au sud-est de Grasse (chef-lieu d'arrondissement) et environ 10 km à l'est de Cannes. Sa population la place en deuxième position du département des Alpes-Maritimes.

La ville se situe au nord du cap d'Antibes, avec une façade maritime tournée vers la baie des Anges et Nice bien visible à l'est. À l'ouest de ce cap, Juan-les-Pins, articulée sur le golfe Juan, est orientée vers le sud.

La Brague se jette dans la Méditerranée sur le territoire de la commune d'Antibes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Valbonne Biot Villeneuve-Loubet Rose des vents
Vallauris N
O    Antibes    E
S
Méditerranée

Climat[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'un climat méditerranéen marqué par la douceur de ses hivers et la chaleur de ses étés ensoleillés. Les pluies brutales et courtes se produisent le reste de l'année.
En hiver les chutes de neige sont exceptionnelles, mais pas impossibles. Le 25 novembre 2008 la ville s’est réveillée sous 15 cm de grêle et de neige roulée tombée dans la nuit, à l'occasion d'un phénomène très local[1].

Relevé météorologique d'Antibes
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 8,8 9,4 10,9 13,3 16,7 23,4 28,9 28,5 20,9 17 12,4 9,7 15,6
Précipitations (mm) 81,7 84,6 72,2 62,7 47,1 33,4 13 29,2 58,3 110,2 107,8 78,4 778,5
Ce tableau est sujet à caution car il ne cite pas ses sources.

Quartiers (Carte)[modifier | modifier le code]

Entrée du quartier de « la commune libre du Safranier »

La commune est constituée de plusieurs quartiers bien distincts, dont les principaux sont :

Antibes a donné son nom antique, Antipolis, à une importante zone d'activités, Sophia Antipolis, située dans ses environs (principalement sur la commune de Valbonne), où sont regroupées des entreprises de recherche et développement dans le domaine des nouvelles technologies.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Routes et autoroutes[modifier | modifier le code]

Les principales voies rapides sont :

  • l'autoroute (A8), desservant le nord d'Antibes Sophia Antipolis et Biot par la sortie 44 ;
  • la D6007 (ex-nationale 7) traversant Antibes d'est en ouest en passant à proximité du centre ;
  • la D35 (ou route de Grasse) permettant de relier le centre au quartier nord ;
  • la D6035, construite en 2007, reliant le nord d'Antibes à Antibes-les-Pins.

Le trafic routier sur la Côte d'Azur augmente chaque année de 5 %, et les prévisions actuelles prévoient une saturation totale du réseau d'ici 2015, d’où l'importance de développer les transports en commun.

Autobus[modifier | modifier le code]

Les transports en commun sont assurés par la société Envibus sur le territoire de la CASA et par la TAM sur l'ensemble du département de Alpes-Maritimes.

Autopartage et covoiturage[modifier | modifier le code]

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare.
TGV en gare d'Antibes

Grâce à une urbanisation linéaire et continue, tous les habitants de l'aire urbaine de Nice (973 231 habitants) peuvent accéder au réseau TER Provence-Alpes-Côte d'Azur. La ligne principale étant la ligne 4 Mandelieu-la-Napoule - Vintimille desservant vingt-neuf gares dont les principales comme les gares de Cannes, Antibes-Ville, Cagnes-sur-Mer, Nice St-Augustin, Nice-Ville, Nice-Riquier, Monaco, Menton et Vintimille.

Non cadencée, cette ligne est saturée et les trains doivent souvent refuser des voyageurs malgré les TER à double étage. Actuellement une troisième voie de chemin de fer est en construction entre Antibes et Nice, afin de proposer un service de type RER cadencé au quart d'heure avec deux liaisons semi-directes intercalées à chaque heure. La gare d'Antibes assure aussi des liaisons avec les autres métropoles françaises et avec les principales capitales européennes via le TGV.

Tramway[modifier | modifier le code]

Depuis 2013 le maire d'Antibes a décide de construire un tramway.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Article connexe : Aéroport de Nice-Côte d'Azur.

Sur le territoire communal de Nice, il n'existe qu'un seul aéroport, celui de Nice-Côte d'Azur. La Société des Aéroports de la Côte d'Azur gère également l'assez proche aéroport de Cannes - Mandelieu.

L'aéroport de Nice rapproche la ville du monde entier, puisque l'essentiel de Europe, le Maghreb, l'Amérique ainsi que le Moyen-Orient sont reliées à la capitale de la Côte d'Azur par des liaisons quotidiennes.

Avec 11,2 millions de passagers en 2012[4], la plate-forme aéroportuaire de Nice se hisse à la troisième place des aéroports français en nombre de voyageurs, après ceux de Paris. NCE est le code IATA de l'aéroport de Nice-Côte d'Azur. LFMN est le code OACI de ce même aéroport.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le fort carré

D'après les travaux anciens, Antibes aurait été fondée au Ve siècle av. J.-C. ou au IVe siècle av. J.-C. par des Phocéens de Marseille, lesquels, selon le géographe Victor Adolphe Malte-Brun, lui auraient donné son nom, Antipolis (la ville d'en face en langue grecque), en raison de sa « situation sur la côte en face de Nice ». Cette interprétation est erronée dans la mesure où Antipolis a été fondée avant Nikaia. D'après Paul Mejan, qui s'appuie sur les textes du IIe siècle de Scymnos de Chio et de Scylas, ce nom signifierait « ville sur la côte en face de la Corse », les Phocéens étant censés avoir emprunté une voie maritime passant par la Corse pour parvenir sur le littoral provençal[5]. Cette hypothèse ne semble pas plus vraisemblable que la précédente.

Le nom de la ville est Antíbol en occitan (Antibo, selon la norme mistralienne), et son gentilé est antibolenc (antiboulen selon la norme mistralienne).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Des traces d'occupation remontant au premier âge du fer ont été identifiées dans les secteurs du château et de la cathédrale. Sous la chapelle Saint-Esprit ont été mises au jour les restes d'habitat en terre crue[6]. Le rocher d'Antibes semble indéniablement être à cette période le siège d'une communauté indigène entretenant des liens avec les populations méditerranéennes, notamment les Étrusques, comme le montre la présence de nombreuses amphores et de l'épave de la Love au large d'Antibes[7]. Cependant, c'est avec le monde grec, par l'intermédiaire des Phocéens de Marseille, que les échanges restent les plus importants.

Antipolis : une colonie de Marseille[modifier | modifier le code]

Les recherches actuelles semblent montrer que la fondation d'Antipolis est relativement tardive. Elle s'inscrit dans le contexte du redéploiement colonial de Marseille (à partir du IVe siècle av. J.-C. qui cherche à assurer ses routes commerciales le long des côtes en installant des places fortes, comme Olbia à Hyères, ou des comptoirs, comme Antipolis et un peu plus tard Nikaia (Nice)).

Lors de l’extension de la ZAC du Bas-Lauvert, une fouille préventive a été menée, non loin du cœur de l’antique agglomération d’Antipolis ou l'on a découvert un établissement agricole romain daté du Ier siècle avant notre ère[8].

L'emplacement exact de la ville grecque est mal connu. Compte tenu des pratiques coloniales grecques, il est probable qu'elle ait été implantée au pied du rocher d'Antibes, sous la vieille ville actuelle[9]. Des traces d'occupation d'époque hellénistique ont été identifiées autour du château et de l'église paroissiale (ancienne cathédrale)[10], rue du Bateau, sous le cours Masséna et dans le jardin du presbytère, rue de la République notamment[11]. Le mobilier mis au jour durant toutes ces fouilles montre la prépondérance de produits importés de la région de Marseille, associés à des céramiques campaniennes et des céramiques indigènes.

Au début du IIe siècle av. J.-C.), les tribus ligures de la région, les Déceates et les Oxybiens, lancent des attaques répétées contre Antipolis et Nikaïa. Les Grecs de Marseille font appel à Rome, comme ils l'avaient déjà fait quelques années plus tôt contre la fédération des Salyens. En -154, le consul Quintus Opimius défait les Déceates et les Oxybiens et prend Aegythna, oppidum des Décéates. Malgré toutes les hypothèses émises depuis plus d'un siècle par les érudits locaux, on ne connaît ni le lieu de rencontre de la bataille de 154 av. J.-C. ni le site d'Aegytna.

Les territoires « conquis » par les Romains sur les populations indigènes sont donnés aux Phocéens et administrés par l'intermédiaire de ses colonies, Antipolis et Nikaïa jusqu'en -49. En effet, Marseille ayant pris le parti de Pompée, César victorieux lui enlève ses colonies.

Antipolis à l'époque romaine[modifier | modifier le code]

Citerne gallo-romaine.

À la suite de la prise de Marseille, Antipolis comme Nikaïa sont détachées de leur métropole, Marseille. Sous l'administration de Lépide, Antipolis accède au statut de communauté autonome, probablement dès -43, puis, un peu plus tard sous Lépide ou Auguste, à celui de cité (civitas) de droit latin et est intégrée à la province de Gaule narbonnaise[12]. De minuscules monnaies de bronze sont émises à Antibes au nom de Lépide. Elles présentent sur une face la tête d'Athéna et au revers une allégorie de la Victoire avec les légendes LEPI pour Lépide, et ANT, ou ANTI, pour Antipolis[13].

Romanisation d'Antipolis[modifier | modifier le code]

L'octroi du droit latin à Antipolis signifie l'accès des élites ou des notables locaux chargés de l'administration de la cité, à la citoyenneté romaine quelle que soit leur origine, Grecs de Marseille ou indigènes celtes ou ligures. S'y agrège en outre une part de citoyens italiens ou originaires d'autres provinces. L'épigraphie rend compte d'une rapide imposition du latin comme langue officielle dans le territoire d'Antipolis dès l'époque d'Auguste. La quasi-totalité des noms de personnes et de divinités gravés dans la pierre sont de consonance latine. Ceci ne signifie pas le remplacement des Grecs et des indigènes par des Italiens ou des Romains, mais la fusion des populations et l'adoption de noms latins et de la culture romaine[12].

Les limites de la ville et extension des nécropoles à l'époque romaine[modifier | modifier le code]

On connaît tout aussi mal la ville romaine que la ville grecque en l'absence de travaux de grande ampleur. On peut toutefois envisager une extension un peu plus importante qu'à l'époque hellénistique et à peu près équivalente à celle de la ville moderne. En effet, lors de la destruction de l'enceinte Vauban à la fin du XIXe siècle, on a découvert des sépultures du Ier siècle au niveau du bastion Saint-André et de la rampe des Saleurs, des sépultures du IIe siècle au Ve siècle depuis la rive occidentale du port et autour de la chapelle Saint-Roch jusqu'au fort Carré, depuis la gare jusqu'au Châtaigniers.

L'extension des nécropoles donne, en négatif, les limites de l'urbanisation antique d'Antipolis. Elle montre, en outre, la vitalité de la cité jusqu'au Ve siècle, au plus tôt[14].

Le port romain d'Antipolis[modifier | modifier le code]

La rade d'Antibes a attiré les Grecs au Ve siècle avant J.-C., entre le site actuel du Fort Carré et le site de la vieille ville. Le littoral antique a été modifié, sous l'effet de l'action du Var, de la Brague et des courants côtiers. Il subsistait, à côté de la chapelle Saint-Roch, un monument maçonné antique appelé Table Saint-Roch dont les recherches sous-marines ont montré qu'il était placé à côté d'éléments d'un quai romain. Il était mis dans l'axe du chenal d'entrée du port. Les céramiques trouvées au cours des recherches, faites en 1970, ont permis de dater les constructions du IIe siècle[15].

Une ville romaine type[modifier | modifier le code]

Antipolis se pare de tous les monuments constitutifs d'une ville de l'époque romaine.

Les aqueducs d'Antibes[modifier | modifier le code]

La cité est alimentée en eau par deux aqueducs :

  • l'aqueduc de Fontvielle prend sa source à Biot et longe le littoral en contrebas de la Route nationale 7, le terre-plein de la voie de chemin de fer au niveau du fort Carré. On peut encore en voir un tronçon conservé dans une résidence au fond de l'anse Saint-Roch[16]. Il a été retrouvé et restauré au XVIIIe siècle par le chevallier d'Aguillon pour alimenter la ville moderne en eau[17],[18].
  • l'aqueduc dit de la Bouillide ou des Clausonnes prend sa source dans la commune de Valbonne. Des vestiges monumentaux de ponts-aqueducs se trouvent au quartier du Fugaret dans la forêt de la Valmasque et dans la commune de Vallauris. Il débouche vraisemblablement rue de la république. Il devait notamment alimenter la fontaine romaine du jardin du presbytère. Les travaux récents ont montré des parallèles avec l'aqueduc de Fréjus[19].
Théâtre et amphithéâtre d'Antibes[modifier | modifier le code]
Stèle funéraire de l'enfant Septentrion.

Comme la plupart des villes romaines, Antipolis possédait les indispensables bâtiments de spectacles et divertissements. Un théâtre romain est attesté par la stèle funéraire de l'enfant Septentrion. L'inscription indique, de façon explicite, qu'il dansa et fut très apprécié sur la scène du théâtre d'Antipolis[20]. Le théâtre était situé, comme l'amphithéâtre, entre la rue de la République et la rue de Fersen, près de la Porte Royale[21]. Le mur de fond étant sensiblement positionné à côté de la rue Fourmillère. Un mur rayonnant des gradins a été trouvé, du coté droit de la gare des autobus. Un plan du théâtre, dressé dans la seconde moitié du XVIe siècle est conservé dans la Bibliothèque nationale Marciana de Venise.

Les restes de l'amphithéâtre étaient encore visibles la fin du XVIIe siècle lors de la restructuration des fortifications de la ville d'Antibes[22],[23]. Des tracés font apparaître des ovales concentriques pouvant être des restes de l'amphithéâtre. Ils étaient encore visibles dans de nombreux plans du XVIIe siècle et dans le plan cadastral d'Antibes du début du XIXe siècle. Ces restes sont aujourd'hui recouverts par le Collège de Fersen.

Un réseau de domus[modifier | modifier le code]

Quelques fouilles dans la vieille-ville ont permis la mise au jour de structures d'habitat bien conservées et montrant un certain luxe. Parmi elles, les plus monumentales sont celles du jardin du presbytère de la rue Clemenceau. Celle-ci montre un plan comparable à celui des domus gallo-romaines telles que celles de Saint-Romain-en-Gal. De vastes pièces autour au sol en mosaïque s'organisent autour d'une cour intérieure possédant une fontaine de marbre. L'ensemble du mobilier permet une datation de la fin du IIIe siècle, bien qu'un état de la fin de l'époque hellénistique ou de la fin de la République romaine ait été identifié[24]. Une autre demeure pavée de porphyre et de pierre verte semble aussi avoir été fouillée et rue des Palmiers et rue de la Blancherie. Le mobilier conservé au musée d'archéologie d'Antibes semble indiquer une occupation principale entre l'époque d'Auguste et le IVe siècle et au IIe siècle et du IVe siècle pour la seconde. On doit noter que le mobilier de la fin de l'époque hellénistique ou de la fin de la République romaine est présent sur les deux sites.

Antipolis durant l'Antiquité tardive[modifier | modifier le code]

Antibes fut le siège d’un évêché depuis le IVe siècle jusqu'en 1244, date à laquelle le siège épiscopal fut transféré à Grasse. Les fouilles sous la chapelle Saint-Esprit ont permis d'identifier une église paléochrétienne remontant au Ve siècle. Elle semble avoir subi de nombreux remaniements jusqu'à l'époque carolingienne. Le bâtiment actuel a été totalement reconstruit au XVIe siècle[6].

C'est du Bas-Empire que l'on date habituellement la muraille qui sépare le sommet du rocher d'Antibes du reste de la Vieille-ville, ainsi que la porte encadrée de deux tours cours Masséna, la porte de l'Orme[22]. On ne peut, pour autant, conclure à une rétraction de l'habitat urbain. En effet, les différentes fouilles dans la Vieille-ville ont livré d'importantes quantités de mobilier de l'Antiquité tardive. C'est notamment le cas de la domus du jardin du presbytère de la rue Clemenceau qui semble occupée jusqu'au Ve siècle, au plus tôt[24], ainsi que celles de la rue des Palmiers et de la rue de la Blancherie.

Malgré la présence de quelques sépultures tardives isolées mises au jour dans le centre-ville, près du cours Masséna ou dans le jardin du presbytère, l'espace sépulcral privilégié autour du port continu de s'étendre autour de la chapelle Saint-Roch, comme l'ont montré les fouilles des années 1950. La présence de caveaux riches en mobilier et d'une sépulture contenant un coutelas autour de la cathédrale est à mettre en relation avec les pratiques funéraires paléochrétiennes : les morts ne sont plus rejetés hors du monde des vivants, mais enterrés au plus près des lieux sacrés autour desquels se regroupe aussi l'habitat[14].

Activités économiques d'Antipolis[modifier | modifier le code]

Un relais commercial[modifier | modifier le code]

On connaît assez peu de choses sur l'économie d’Antipolis durant l'époque grecque. La fondation de cette agglomération a certainement eu plus de raisons militaires (protéger les routes commerciales de Marseille) que coloniales. Il n'empêche qu’Antipolis a pu jouer un rôle certain dans la diffusion des productions des Grecs de Marseille ou des produits transportés par leurs navires. Cette fonction commerciale semble d'ailleurs précéder la fondation même d'Antipolis.

En effet, les différentes fouilles effectuées dans les secteurs du château Grimaldi, de la chapelle Saint-Esprit et de la cathédrale, dans des contextes indigènes, ont livré la plus importante collection de céramiques importées du VIe siècle av. J.-C. au IIIe siècle av. J.-C. de la région (amphores étrusques, amphores de Marseille, céramiques grecques archaïques, céramiques attiques...). Ces produits se retrouvent dans des quantités extrêmement faibles sur les autres sites indigènes.

Des dragages effectués dans l'anse Saint-Roch dans les années 1960[25] et lors de la construction du port Vauban dans les années 1980[26] ont permis de vérifier la présence de plusieurs épaves et dépotoirs sous-marins. Ceux-ci montrent une activité intense depuis l'époque grecque jusqu'à l'Antiquité tardive. Les importations de cette dernière période sont particulièrement importantes, comme le montrent les collections conservées au Musée d'Archéologie d'Antibes. Elles sont essentiellement représentées par des amphores et de céramiques sigillées claires et de céramiques communes provenant de l'Afrique romaine.

La pêche et la fabrication de sauces de poissons[modifier | modifier le code]

Vue sur le port.

Pline cite Antipolis comme l'un des lieux de production de saumures réputés de l'Empire :

Scombros et Mauretania Baeticaeque etiam Carteia ex oceano intrantes capiunt, ad nihil aliud utiles. Laudantur et Clazomenae garo Pompeique et Leptis, sicut muria Antipolis ac Thurii, iam vero et Dalmatia.

(On pêche les maquereaux uniquement pour la fabrication du garum lorsqu’ils arrivent du large en Maurétanie et à Cardeia de Bétique [Gadès]. Sont également réputés pour leur garum Clazomènes, Pompéi et Leptis, de même qu’Antibes et Thurii pour leur saumure, ainsi que désormais la Dalmatie)[27].

Des amphores portant des inscriptions attestant l'origine d'une saumure Antipolitaine et la qualité du produit sont conservées à Londres.

Cette industrie semble avoir laissé des traces archéologiques dans le sous-sol d'Antibes. Dans les années 1960-1970 on pouvait encore noter la présence de structures au fond de l'anse Saint-Roch[25] interprétées comme des bassins de macération des poissons. Rue d'Aguillon, on a pu observer une série de cuves qui paraissent appartenir à une importante conserverie. Des parallèles ont pu être établis avec les conserveries ou ateliers d'Afrique du Nord[28].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Famille de Grasse[modifier | modifier le code]

Pour remercier les participants à la lutte contre les Sarrasins, le comte de Provence a partagé les fiefs conquis entre eux. Rodoard a reçu la moitié du diocèse d'Antibes, en 960. Il est le fondateur de la maison de Grasse. En 993, il est qualifié de comte d'Antibes. Jusqu'autour de 1100, l'évêché d'Antibes est tenu par un membre de la famille de Grasse. Vers 1100, Manfroi Grimaldi est élu évêque d'Antibes, ce qui va créer un conflit entre les deux pouvoirs. En 1124 la cathédrale d'Antibes est incendiée par les Sarrasins obligeant l'évêque à se réfugier à Grasse. Le comte de Provence Raimond-Béranger fit un don important pour reconstruire la cathédrale. Entre 1155 et 1181, les évêques d'Antibes ont obtenu, avec l'accord du comte de Provence Raimond-Bérenger III (ou IV), la suzeraineté sur tous les biens tenus par la famille de Grasse. Les deux tours d'Antibes (tour-refuge qui sert de clocher et tour du château) ont été construites vers 1213[29]. La branche aînée de la famille de Grasse est restée co-seigneur d'Antibes jusqu'à l'achat de ce qu'elle possédait à Antibes par l'évêque d'Antibes Bertrand d'Aix. Restée fidèle aux comtes de Provence en 1388, la maison de Grasse a perdu les biens qu'elle possédait dans le comté de Nice.

Évêques d'Antibes[modifier | modifier le code]

Bertrand d'Aix, évêque d'Antibes entre 1217 et 1244(?), acheta tous les biens que la maison de Grasse possédait encore à Antibes. Il se fait céder ensuite la seigneurie par les comtes de Provence pour 30 000 sols raymondins, en 1238[30]. C'est le 19 juillet 1244 que l'évêché d'Antibes est transféré à Grasse à causes des incursions des pirates. Les évêques de Grasse ont conservé les juridictions spirituelle et temporelle jusqu'à l'époque du pape d'Avignon Clément VII. Le pape d'Avignon s'est emparé de la ville d'Antibes pour punir l'évêque de Grasse, Thomas de Gerente, de s'être prononcé en faveur du pape Urbain VI.

Famille de Grimaldi[modifier | modifier le code]

Arrivent les Grimaldi, famille génoise alliée des Angevins et qui était de ce fait très présente en Provence orientale. Parmi ceux-ci, Luc et Marc Grimaldi, fils d'Antoine. Le pape d'Avignon Clément VII en a confié le gouvernement, le 26 mai 1384, à Marc et Luc de Grimaldi, de Gênes[31]. Le 26 janvier 1385, Clément VII donna la seigneurie d'Antibes à Antoniotto Adorno, doge de Gênes, pour le récompenser de services et à condition qu'il la tienne pour le pape et ne reconnaisse pas Urbain VI. Mais n'ayant pas tenu cette dernière condition, Clément VII lui retire Antibes et la donne à la chambre apostolique en novembre 1385. Luc et Marc Grimaldi prêtèrent 5 000 florins d'or de la monnaie de Gênes à la chambre apostolique, le pape leur assigna les revenus de la seigneurie d'Antibes jusqu'au remboursement, en novembre 1386. Marie de Blois a confirmé cette cession par lettres patentes, le 31 décembre 1386. Clément VII ayant eu à trois reprises 5 000 florins. N'ayant pu rembourser ces fonds le Pape d'Avignon, les frères Grimaldi reçurent le fief d'Antibes - le plus beau port de la région. Jacques Grailleri, élu évêque de Grasse mais ayant pris le parti d'Urbain VI, Marie de Blois le déclara déchu de ses droits sur la ville d'Antibes en janvier 1392. Louis II d'Anjou confirma par lettres patentes le 13 novembre 1399 l'engagement de Clément VII de la ville d'Antibes à Marc et Luc de Grimaldi et des privilèges accordés par les reines Jeanne et Marie. Le pape Jean XXIII confirma par une bulle le 20 octobre 1413 l'accord passé avec Clément VII. Il permit aux Grimaldi d'élire un ecclésiastique ayant la même juridiction dans la ville que l'évêque de Grasse. Les évêques de Grasse protestèrent contre cette usurpation de leurs droits d'abord avec succès, mais le pape Eugène IV cassa la sentence le 3 décembre 1439, sous la réserve que les seigneurs d'Antibes paient chaque année 50 ducats d'or à l'évêque de Grasse[32].

Antibes à la frontière du royaume de France[modifier | modifier le code]

La reine Jeanne Ire de Naples, comtesse de Provence, n'ayant pas eu d'enfant, choisit successivement comme héritiers Charles de Duras puis Louis Ier d'Anjou. Après la mort de la reine Jeanne, tuée en 1381 par Charles de Duras, le conflit entre les héritiers va entraîner une scission du comté de Provence. L'ambition de la famille Grimaldi de Bueil va les rapprocher de Ladislas d'Anjou-Duraszzo qui nomme Jean Grimaldi de Bueil sénéchal de Provence en 1387. Ce dernier, avec son frère Ludovic, va négocier avec Amédée VII, comte de Savoie, la dédition de Nice en 1388. La partie à l'ouest du Var reconnaît en 1387 Louis II d'Anjou comme comte de Provence. Après le renouvellement de l'hommage de Nice au comte de Savoie, en 1391, une frontière s'est mise en place le long du Var séparant le comté de Provence des nouvelles terres de Provence qui ne s'appellent pas encore comté de Nice. Par testament Charles V d'Anjou, comte de Provence depuis la mort de René d'Anjou, sans héritier direct, donne le comté de Provence au roi de France Louis XI qui en prend possession en 1482. Sur la mer Méditerranée, la frontière du royaume de France est alors déplacée le long du Var. Antibes devient une ville frontière du royaume et va en suivre les péripéties militaires.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Plan d'Antibes en 1785 avec la représentation de la nouvelle alimentation en eau de la ville
Plaque indiquant l'endroit d'emprisonnement de la garde de Napoléon Ier.

Au XVIe siècle, l'affrontement entre les roi de France, à partir de François Ier, et les Habsbourg va amener l'envahissement de la Provence. Sous François Ier, elle est envahie à deux reprises par les troupes de Charles Quint : en 1524 et en 1536. La faiblesse des défenses va nécessiter de développer les fortifications de la ville, avec la construction du fort Carré. Pendant les guerres de religion en Provence, le duc de Savoie Charles-Emmanuel Ier l'envahit, avec l'appui des ligueurs du parlement d'Aix, entre le 14 septembre 1590 et le 30 mars 1592[33]. Puis Henri IV entreprit de fortifier la ville. À partir de 1603 les remparts bastionnés de la ville ont été construits sur les plans des ingénieurs du roi en Provence de la famille de Bonnefons, Raymond, mort en 1607, puis son fils Jean, enfin son petit-fils Pierre[34],[35].

Henri IV a racheté la ville en 1608 aux Grimaldi d'Antibes pour le prix de 250 000 florins. Le premier président du parlement d'Aix, Guillaume du Vair en prit possession pour le roi. Les Grimaldi s'installèrent alors au château de Cagnes jusqu'à la Révolution française. Cette branche est aujourd'hui éteinte, cependant un rameau collatéral, les Grimaldi de Puget, lui survit.

En 1648 commencent les travaux de construction de la jetée et du chenal du vieux port. Ils sont complétés par la construction du bastion du port du côté est en 1652. En 1681, à la suite d'une proposition d'Antoine (de) Niquet, Vauban, à la demande de Colbert, fait des propositions pour l'entretien du port qui s'ensable. Vauban visite les places fortes de Provence en 1682. En 1690 des travaux sont commandés pour la réfection de la tour de surveillance de la côté qui se trouve à Notre-Dame de la Garde au cap d'Antibes. Vauban est de nouveau à Antibes en 1693 où il étudie avec Niquet un projet d'amélioration des fortifications. En 1703, Vauban fait un dernier projet de fortification pour Antibes reliant les remparts de la ville au fort Carré, projet non exécuté.

La juridiction épiscopale a été rendue à l'évêque de Grasse par arrêt du conseil du 11 octobre 1732. Le vicaire apostolique a été supprimé.

Louis d'Aguillon restaure en 1784 l'aqueduc romain de Font Vieille pour alimenter la ville en eau[36].

Époque napoléonienne[modifier | modifier le code]

Le 1er mars 1815, Napoléon Ier quitte l'Île d'Elbe où il était en exil et doit débarquer à Golfe Juan, devant le refus d'Antibes de le laisser accoster. Il espère que la garnison d'Antibes va se soulever contre Louis XVIII. Il envoie alors quelques hommes menés par le capitaine Lamouret pour aider les Antibois au soulèvement. Mais ceux-ci restent fidèles à leur roi, arrêtent l'avant-garde et l'emprisonne dans la chapelle Saint-Esprit et dans les anciennes loges maçonniques rue des Casemates. Cette fidélité vaudra à Antibes que le roi Louis XVIII lui rende son statut de Bonne Ville en 1821, fidélité qui est rappelée sur son blason « Fidei Servandae Exemplum 1815 ».

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1866 c'est là que se forma la Légion d’Antibes sous les ordres de Charles d'Argy.

Économie à la fin du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

D'après le géographe Victor Adolphe Malte-Brun, la fin du XIXe siècle, la ville était peuplée de 6 752 habitants. L'économie était principalement agricole : jardins, vignes, vergers, en premier lieu tournée vers la culture du tabac, mais aussi de l'olivier, du mûrier (pour la soie), de l'oranger et des fleurs et plantes odoriférantes.

Les activités commerciales concernaient le bois, le textile, les poissons salés, les vins, la parfumerie, l'huile d'olive, les oranges, les fruits.

Il citait quelques rares activités industrielles comme la production d'huile d'olive, la distillerie d'essences de fleurs, la fabrication de vermicelles et de pâtes alimentaires, la céramique, les salaisons et les articles de marine.

Le port recevait annuellement 50 à 60 navires, et son cabotage était de 150 à 200 navires jaugeant 7 000 à 8 500 tonneaux[37].

Le port a reçu pendant un temps des pétroliers qui accostaient au bout de la jetée du vieux port, après le chantier naval. Le carburant était transporté par un oléoduc longeant l'anse Saint-Roch jusqu'aux citernes située entre la route et la voie ferrée, en face du Fort Carré dans un espace appelé d'ailleurs encore aujourd'hui « ZAC des Pétroliers ».

Prémices de changements[modifier | modifier le code]

Tableau commémoratif de 1914-1919 visible à la mairie.

Le démantèlement des fortifications d'Antibes commença au cours du XIXe siècle, parallèlement à une urbanisation croissante en direction de l'intérieur des terres et du cap d'Antibes. Dans le même temps se créait, en 1882, la station balnéaire de Juan-les-Pins.

Antibes reste toutefois une ville de garnison. En 1906 elle accueille encore le 112e régiment d’infanterie et le 7e bataillon de chasseurs alpins.

Pendant la Seconde Guerre mondiale le fort Carré servit de centre de rassemblement des étrangers.

Ces dernières décennies Antibes a connu une nouvelle dynamique de développement grâce à l'implantation à proximité du technopôle de Sophia Antipolis.

Unités en garnison[modifier | modifier le code]

Unités ayant été stationnées à Antibes :

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville.

De même que l'ensemble de l'arrondissement de Grasse, Antibes a été détachée du département du Var en 1860, pour former avec le comté de Nice (cédé à la France par le roi de Sardaigne au cours de l'unification italienne) le département des Alpes-Maritimes : ceci explique pourquoi le département du Var est le seul département français portant le nom d'un cours d'eau qui ne le traverse pas.

La commune d’Antibes Juan-les-Pins, est la deuxième ville du département par sa population.

Antibes est divisée en trois cantons, mais n'est le chef-lieu que des deux premiers :

– le canton d'Antibes-Biot (conseiller général Éric Pauget), formé d'une partie d'Antibes et de la commune de Biot (35 410 habitants) ;
– le canton d'Antibes-Centre, formé d'une partie d'Antibes (28 502 habitants) ;
– la troisième partie de la commune est rattachée au canton de Vallauris-Antibes-Ouest, sans en être le chef-lieu.

Antibes est constitutive, de même que huit autres communes, mais aussi le département, la région et l'État, du parc de Sophia Antipolis, créé en 1969, qui groupe 1 227 raisons sociales et 24 550 emplois directs répartis sur 2 300 hectares de zones d'activités.

Par ailleurs, sans rapport direct ni relation structurelle avec le parc, 16 communes de l'arrondissement ont créé, en janvier 2002, la communauté d'agglomération de Sophia Antipolis (CASA).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Résultats de l'élection municipale du 23 mars 2014 à Antibes[38]
Tête de liste Liste Premier tour Sièges
Voix % CM CC
Jean Leonetti * UMP-UDI 17 620 63,16 41 22
Lionel Tivoli FN 5 770 20,68 5 2
Michèle Muratore PS-PRG-EELV 2 504 8,97 2 1
Gérard Piel FG 2 003 7,17 1 1
Inscrits 51 366 100,00
Abstentions 22 486 43,78
Votants 28 880 56,22
Blancs et nuls 983 3,40
Exprimés 27 897 96,60
* Liste du maire sortant

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1790 Lombard de Roquefort    
1790 1792 Esprit Reille    
1792 1794 Michel Emond    
1794 1796 Guillaume Lamarre    
1796 1797 Jean-Louis Plaucher    
1797 1800 Henri Guide    
1800 1809 Jacques Ventrin    
1809 1815 Maurice de Barquier    
1815 1822 Jean Tourre    
1822 1829 Pierre Glanjaud    
1830 1865 Jean-Baptiste Rostand    
1865 1870 Nicolas Armand    
1870 1878 Félix Reibaud    
1878 1878 Frédéric-Louis Gazan    
1878 1878 Frédéric Isnard    
1878 1882 Edouard Olivier    
1882 1884 Claude Vidal    
1884 1901 Robert Soleau    
1901 1914 Gustave Chancel    
1914 1925 Baptistin Ardisson    
1925 1929 Charles Guillaumont    
1929 1935 Aimé Bourreau    
1935 1944 Jules Grec    
1944 1945 Émile Olivier    
1945 1948 Jean Pastour    
1948 1950 Charles Guillaumont    
1950 1953 Henri Rambaud    
1953 1959 Marc Pugnaire    
1959 1971 Pierre Delmas    
1971 1995 Pierre Merli UDF-RAD Député des Alpes-Maritimes
25 juin 1995[39] en cours Jean Leonetti UDF-RAD puis UMP Député des Alpes-Maritimes élu en 1997

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 75 176 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 135 5 270 4 792 5 095 5 565 5 939 5 615 5 976 6 163
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 657 6 829 6 064 6 843 6 752 5 923 6 461 7 401 9 329
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
10 947 11 753 12 198 12 768 20 456 26 071 25 014 23 574 27 064
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
35 439 47 547 55 960 62 859 70 005 72 412 75 820 75 176 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2004[41].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (31 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (27,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,3 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 14,6 %, 15 à 29 ans = 18,2 %, 30 à 44 ans = 20,1 %, 45 à 59 ans = 19,2 %, plus de 60 ans = 28 %) ;
  • 53,3 % de femmes (0 à 14 ans = 13,2 %, 15 à 29 ans = 14,7 %, 30 à 44 ans = 19,2 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, plus de 60 ans = 33,7 %).
Pyramide des âges à Antibes en 2007 en pourcentage[42]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90  ans ou +
1,5 
10,2 
75 à 89 ans
13,9 
17,1 
60 à 74 ans
18,3 
19,2 
45 à 59 ans
19,1 
20,1 
30 à 44 ans
19,2 
18,2 
15 à 29 ans
14,7 
14,6 
0 à 14 ans
13,2 
Pyramide des âges du département des Alpes-Maritimes en 2007 en pourcentage[43]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
8,3 
75 à 89 ans
12,1 
15,3 
60 à 74 ans
16,3 
19,9 
45 à 59 ans
19,6 
20,4 
30 à 44 ans
19,7 
18,0 
15 à 29 ans
15,6 
17,5 
0 à 14 ans
14,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Festival Jazz à Juan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jazz à Juan.

Juan-les-Pins entre dans la grande histoire du Jazz le 7 juillet 1960, date de l'inauguration du « Premier Festival européen du Jazz ». Cet évènement fut créé par Jacques Souplet en collaboration avec Jacques Hebey. Cette manifestation sans précédent rassembla les orchestres de 13 pays venu des quatre coins de l'Europe dans l'espoir d'être désigné comme la meilleure formation de Jazz européenne. En 1960 pour cette grande première les États-Unis, berceau du jazz, participa en qualité d'invité d'honneur à ce festival.

Participa à cette première édition l'orchestre Wilbur de Paris avec le bassiste Charlie Mingus, Bud Powell, Dizzy Gillespie (créateur du be-bop) ou encore Sister Rosetta Tharpe.

À l'origine, ce festival s'étalait sur neuf soirées. Le programme comportait la Grande Finale du Tournoi de Jazz 1960 organisée par la Radiodiffusion-Télévision Française qui se déroula la veille de l'inauguration. C'est le quintette français Arrigo Lorrenzi qui remporta la coupe du tournoi amateur mais ne pouvant être présent pour recevoir leur prix ils furent classés hors compétition.

Durant le Festival les musiciens en compétition devaient se produire en deux lieux différents : dans l'enceinte du stade Fort Carré et dans la Pinède Gould. Mais dès la prestation du 10 juillet 1960 donné en hommage à Sidney Bechet dans la Pinède, les organisateurs comme les musiciens privilégièrent ce site. Ainsi toutes les prestations se déroulèrent à la Pinède.

Les vainqueurs de cette première édition furent le trio Pim Jacobs, Win Overgaauw et Rita Reys représentant la Hollande. Des prix furent attribués aussi aux orchestres de la Radio-Télévision yougoslave et hongroise. En individuel Raymond Court de l'orchestre suisse Pierre Bouzu remporta le titre de meilleur trompettiste européen de Jazz. Le Festival de Jazz de Juan-les-Pins va acquérir ainsi une notoriété mondiale, devenant le plus prestigieux après celui de Newport.

Devant le succès remporté par cette première édition, le Festival de Jazz de Juan les Pins fut reconduit tous les ans. La manifestation connut une récession dans les années 1971-1972, période durant laquelle la ville de Nice s'octroya le festival, mais dès 1973 le festival reprit à Juan-les-Pins. Depuis il continue d'avoir lieu chaque année en juillet[44].

Le festival d'Art sacré en septembre octobre[modifier | modifier le code]

La cathédrale d’Antibes jouit, comme souvent les édifices religieux des temps passés, d’une acoustique exceptionnelle qui, dans un cadre intimiste, met tout particulièrement en situation les œuvres du répertoire sacré, tant en ce qui concerne leur vocation vocale qu’instrumentale. Ce festival est placé sous la direction artistique de Philippe Depétris.

Autres événements[modifier | modifier le code]

  • Festival mondial de l'Image sous-marine[45].

Sports[modifier | modifier le code]

Pôle France Natation

Cinq pôles France élites sont installés à Antibes Juan-les-Pins : la natation, la voile, la gymnastique, le trampoline et l’acrosport et la nage avec palmes.

Natation[modifier | modifier le code]

Installé à Antibes Juan-les-Pins depuis 1983, le Pôle France regroupe une dizaine de nageurs d'un niveau international. Les conditions climatiques de la région propices et la mise à disposition d'un bassin olympique performant, permettent aux nageurs de s'entraîner 365 jours par an, à l'extérieur s'ils le désirent. Les résultats obtenus sont excellents puisque le Pôle France Natation d'Antibes Juan-les-Pins présente à tous les Jeux olympiques 1 ou 2 sélectionnés. De son côté, le club antibois (cercle des nageurs d'Antibes) qui n'a jamais quitté l'élite de la natation française travaille en étroite collaboration avec le Pôle, et lui propose régulièrement de nouveaux jeunes talents. Les deux figures emblématiques de ce club sont Franck Esposito, chef de file du pôle France antibois, 4e lors des derniers championnats du monde au 200 mètres papillon en grand bassin, détenteur du record du monde du 200 m papillon en petit bassin et Alain Bernard, recordman du monde sur 100 m et 50 m nage libre.

Gymnastique[modifier | modifier le code]

Depuis 1973, Antibes Juan-les-Pins accueille au sein de ses installations, la gymnastique de haut niveau. Près d'une quarantaine de gymnastes fréquentent à l'année, le Pôle France d'Antibes Juan-les-Pins. Aujourd'hui la gymnastique française fait partie des plus grandes nations (la France est championne d'Europe en titre par équipes). De son côté, le club, qui fournit chaque année de nouveaux éléments à l'équipe de France est devenu, en remportant un 19e titre national, l'un des clubs français les plus prestigieux, toutes disciplines confondues. Lors des Jeux olympiques à Sydney, l’Antibois Benjamin Varonian a obtenu une brillante médaille d’argent. Aux derniers championnats du monde de gymnastique, la France a terminé 4e par équipe, on notait la présence de deux antibois Sébastien Tayac et Florent Marée. Le samedi 8 et dimanche 9 décembre 2001, le club de l’OAJLP Gymnastique a obtenu le 1er titre de champion d’Europe des Clubs.

Voile[modifier | modifier le code]

Installé en plein cœur du CREPS d'Antibes sur le port Vauban, le pôle France voile dispose de structures et de conditions météorologiques exceptionnelles qui permettent la pratique de la voile tout au long de l'année. Le pôle France d’Antibes est spécialisé en match racing.

Nage avec palmes[modifier | modifier le code]

Créé en septembre 2002, le Pôle France de nage avec palmes accueille une petite dizaine de nageurs. C'est, à ce jour, le seul pôle France proposant cette discipline dans tout l’hexagone. La discipline dépend de la Fédération française des études et sports sous-marins. Elle peut se pratiquer en piscine et sur plan d'eau naturel.

Basket-ball[modifier | modifier le code]

Le rayonnement sportif de la ville d'Antibes Juan-les-pins est également lié avec l'Olympique d'Antibes Juan-les-Pins (basket-ball), champion de France à 3 reprises et aujourd'hui en Pro A.

Athlétisme[modifier | modifier le code]

Qui fait partie de la vie des antibois avec six courses organisées sur la commune : les 6 Jours d'Antibes, les 10 km du Rotary, le cross de l'ASOA, les montées de la Garoupe, les foulées des Semboules, la plus célèbre étant "Courir pour une fleur" réunissant plus de 2 000 coureurs.

Sport automobile[modifier | modifier le code]

Avec la manche française du championnat européen des rallyes : le Rallye d'Antibes avec des grands noms au palmarès tel Loeb, Jean-Joseph, Auriol, Darniche, Nicolas, Beguin, Baroni, Delecour...

Santé[modifier | modifier le code]

Antibes possédé un hôpital (Hôpital de la fontonne). Elle possédé aussi plusieurs pharmacies et cabinet médical.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La technopole de Sophia Antipolis, implantée à proximité, est un grand pourvoyeur d'emplois sur Antibes.

  • Le portail des commerçants et artisans d'Antibes Juan-les-Pins

Dans le cadre du projet FISAC (Fonds d'intervention pour la sauvegarde de l'artisanat et du commerce) de 2005, un portail Internet des commerçants de la ville a été créé (Antibes Commerces - Portail des commerçants Antibes Juan les Pins).

Ce site Internet a pour but de référencer la totalité des artisans et commerçants de la ville et de donner des informations pratiques sur Antibes (comme les parkings, les navettes qui desservent la ville ou les actualités d'Antibes et de Juan-les-Pins). Il est également possible d'y déposer ou consulter gratuitement des petites annonces.

Chaque commerçant ou artisan tient à jour un « site vitrine » pour renseigner les coordonnées de son enseigne, ses horaires, son activité, des photos ou encore une géolocalisation pour repérer sa boutique dans la ville.

L'intérêt économique de ce portail est de permettre d'une part aux antibois et aux touristes de retrouver toutes les informations utiles sur leurs boutiques, et d'autre part de donner un accès à Internet aux commerçants et artisans eux-mêmes.

C'est aujourd'hui le premier portail des commerçants en France en nombre de commerçants répertoriés avec un mini site.

Depuis sa mise en ligne en décembre 2005, ce site portail a été accueilli avec beaucoup d'enthousiasme par les antibois et les associations de commerçants. De plus en plus d'internautes l'utilisent, ce qui permet d'en faire une vitrine dynamique de la ville.

Cependant, en mai 2010, l'association des commerçants du Vieil Antibes a « implosé », ce qui compromet quelque peu l'utilisation du FISAC[46].

  • Nova Antipolis

Antibes dispose d'un parc d'affaires nommé Nova Antipolis.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le port Vauban
  • Le cap d'Antibes
  • Le sentier du littoral qui part de la plage de la Garoupe, dit « le chemin des contrebandiers »
  • Le marché provençal
  • Marineland d'Antibes, créé en 1970 par le comte Roland de La Poype
  • Le musée Picasso
  • Le musée d'Archéologie (avec le Galet de Terpon)
  • Le musée naval et napoléonien. L'ancienne batterie du Graillon qui offre une vue splendide sur la rade de Juan-les-Pins et sur les îles de Lérins, avait été transformée dans les années cinquante en un musée où deux répliques d'un canon de bronze d'époque Louis XIV accueillaient le visiteur. À l'intérieur, étaient exposées des vitrines sur la construction des grands voiliers, des maquettes de vaisseaux, des souvenirs napoléoniens provenant des riches collections de M. Sella (ancien directeur de l'Hôtel du Cap passionné par le Premier Empire) et de Madame Pardee (buste de l'Empereur par Canova, figurines de soldats et officiers de la Grande Armée, autographes de Bonaparte, sabre du Maréchal Ney, pistolets de l'Empereur...). Mais le Musée Naval et Napoléonien n'a pas été entretenu par la ville d'Antibes et n'a pas fait l'objet d'une animation. Les œuvres navales et les objets de la collection Sella ont été repris par le Musée de la Marine de Toulon. Les pièces de la collection Pardee ont été mises en caisses et transférées à la Fondation Napoléon en accord avec les ayants droit Pardee, grâce à l'action de la Délégation de Nice de l'Association du Souvenir Napoléonien (Président Olivier Ghebali). En juin 2012, le Musée Napoléonien a été supprimé au profit d'un Espace de la Mer et du Littoral qui cherche sa vocation...
  • Le musée de la Tour qui retrace l'histoire d'Antibes au XXe siècle
  • Le phare de la Garoupe
  • Le Fort Carré et les remparts Vauban du vieil Antibes
  • Le port Vauban, un des plus grands ports de plaisance d'Europe
  • L'hôtel du Cap-Eden-Roc
  • Le musée Peynet et du dessin humoristique, sur l'illustrateur créateur des « amoureux », dits de Peynet
  • Le château Salé où séjourna Bonaparte et sa famille. Il est situé au fond d'une impasse derrière l'église de l'assomption, avenue Philippe Rochat
  • La maison des associations, construite sur l'ancienne chapelle Sainte-Claire
  • Le théâtre, construit sur l'ancienne chappele de la Miséricorde
  • Grand hôtel, place du général De Gaulle
  • L'ancienne herboristerie, place Nationale.
  • Porte de la bibliothèque Antiboulenc.
  • Le lavoir, rue du lavoir.
  • Mémorial sur la caserne de gendarmerie mobile, escadron 24/6, rue général Vaudenberg.
  • Colonne de la place Nationale.
  • Porte des anciennes loges maçonniques.
  • Maison où fut posée par erreur la plaque indiquant l'endroit d'emprisonnement de la garde de Napoléon Ier, car cette dernière était en fait enfermée dans les loges maçonniques.
  • Plage de la Gravette, entre la vieille ville et le port Vauban.
  • Les plages de sables de Juan-les-Pins
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Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Fort Carré construit mi XVIe siècle sous Henri II par Jean Renaud de Saint Rémy et retouché fin XVIIe siècle sous Louis XIV par Vauban. Propriété de la Ville d'Antibes depuis 1997, il est ouvert au public depuis 1998. Classé au titre des monuments historiques par arrêtés successifs des 7 novembre 1906 et 20 août 1913, modifiés par décrets des 17 octobre 1937 et 19 octobre 1976.
  • Fontaine et colonne romaine, rue Georges-Clemenceau.(au milieu de la terrasse de café) Inscrits sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 31 mars 1928.
  • Château des Grimaldi, abritant l'actuel musée Picasso. XVe et XVIe siècles. Classé au titre des monuments historiques par arrêté du 29 avril 1928.
  • Vestiges de l'aqueduc de Clausonnes, dans une propriété privée, au lieu-dit « vallon du Fugueiret », à cheval sur la commune de Valbonne. Inscrits sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 25 juillet 1936.
  • Vestiges de l'aqueduc romain de la Font Vieille[47] dont l'origine se trouve dans le vallon de la Brague, vers Biot. Certaines parties ont été réutilisées après une remise en état à la fin du XVIIIe siècle.
  • Citerne romaine d'une capacité de 60 m3 récupérant l'eau de pluie, située dans la Montée Dor de la Souchère, retrouvée en 2009.
  • Vestiges non datés, d'une enceinte gréco-romaine, dans une propriété privée. Inscrits sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 16 février 1939.
  • Bastide du Roy et ses jardins, propriété d'une société privée, avenue Jules-Grec. Bâtiment datant du XVIIIe siècle, partiellement protégé. Inscrit sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 6 juin 1988. Jardins créés en 1927. Classés sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 8 février 1990 (Cad AE 84)[48].
  • Phare de la Garoupe, au sommet de la presqu'île du cap d'Antibes. Édifié sur l'emplacement d'un ancien phare de 1837 détruit en 1944 par les Allemands. Répertorié par les monuments historiques, sans être protégé. Magnifique panorama à 360 °.
  • Château Salé, caché au fond d'une impasse derrière l'église de l'Assomption et la cité Laval avenue Philippe Rochat. Bonaparte y séjourna en 1794 lorsqu'il commandait l'Armée d'Italie et le peintre Joseph Vernet réalisa son œuvre Port d'Antibes, visible au musée national de la Marine à Paris et copie proposée à Marineland, de cet endroit stratégique avant l'urbanisation de cette zone de la Côte d'Azur.
  • Fontaine érigée en reconnaissance au colonel Louis d'Aguillon, ingénieur des rois, ayant entrepris la restauration de l'antique aqueduc romain, apportant à nouveau l'eau potable en abondance à Antibes en 1785.
  • Porte marine.
  • Porte de l'Orme avec des restes de l'enceinte gréco-romaine en partie inférieure.
  • Bastion Saint-André, musée archéologique.
  • La Porte de France, place Guynemer.
  • Fontaine, rue de la Tourraque.
  • Fontaine Rostan, rue James Close.
  • Pont du Bourget, ou pont romain sur la Brague ou pont du Moulin du Roy.
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Parcs botaniques et demeures historiques d'Antibes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cap d'Antibes.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La cathédrale avec son campanile et la chapelle Saint-Esprit.
  • Église de l'Immaculée-Conception qui fut cathédrale au Moyen Âge, actuellement Cathédrale Notre-Dame-de-la-Platea d'Antibes
  • Église Notre-Dame de la Garoupe, XIVe siècle. Inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 29 octobre 1926, célèbre pour ses nombreux ex-voto.
  • Église paroissiale : chapelle Saint-Esprit et tour Grimaldi. Édifiée au XIIe siècle, sur l'emplacement d'une église paléochrétienne, puis remaniée au XVIIe siècle. Partiellement classée au titre des monuments historiques par arrêté du 16 octobre 1945.
  • Chapelle Saint-Jean, XVIIe siècle. À cette époque, propriété de la confrérie de Saint Jean-Baptiste et de Notre-Dame-de-le-Garde. Située au croisement de la route de Saint-Jean et du chemin de Saint-Maymes. Inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 14 décembre 1989.
  • Chapelle Saint-Bernardin, 14 rue Rostand. Partiellement du XVIe siècle. Inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 13 mars 1995. Chapelle des Pénitents Blancs. Remarquablement restaurée.(Messe le vendredi, visite le samedi)
  • Église de l'Assomption, construite en 1959.
  • Église Sainte-Thèrese, construite en 1932.
  • Église Jeanne d'Arc, commencée en 1943 et terminée en 1983 par manque de matériaux pendant la guerre, à Juan-les-Pins
  • Église Notre-Dame de la Pinède, construite en 1899 et ragrandit à plusieurs reprises, à Juan-les-Pins
  • Église Saint-Joseph d'Azurville, construite en 1923.
  • Église moderne du Sacré-Cœur, construite en 1969, remplace l'église préfabriqué Notre-Dame-de-la-Route de 1958.
  • Église moderne Sainte-Marguerite, construite en 1985, aux Semboules.
  • Église Saint-Benoît, construite en 1926, au Cap d'Antibes
  • Chapelle rurale Saint-Claude, style roman.
  • Chapelle du Mont-Calvaire, construite en 1652 pour les sœurs Bernardines, au Cap d'Antibes
  • Chapelle Notre-Dame-de-Lumière, à l'hôpital de la Fontonne.
  • Chapelle Saint-Laurent au Fort Carré, XVIe siècle
  • Chapelle des anciens hospices Saint-Jacques, construite en 1843, clocher 1851, anciennement gérée par les religieuses de la Sainte-Trinité. Actuellement collège Fersen.
  • Chapelle orthodoxe Saint-Roch
  • Temple de l'église Reformée, construite en 1908.
  • Église évangélique, avenue du châtaignier
  • Synagogue, construite en 1990, chemin des sables
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Archives[modifier | modifier le code]

Bureau des archives municipales.

Les Archives anciennes :

  • les actes constitutifs de la commune depuis 1307,
  • les registres de délibérations du conseil de ville depuis 1412,
  • les registres paroissiaux depuis 1564,
  • les comptes trésoraires depuis 1558,
  • les acquisitions de biens communaux et leur administration depuis 1485,
  • des documents concernant les églises, chapelles et cimetières depuis 1693, ainsi que les lavoirs, fontaines et aqueducs depuis 1700,
  • des documents relatifs au passé militaire de la cité…

Les Archives modernes (allant de 1790 à 1945) :

  • les registres de l’État Civil,
  • les matrices cadastrales depuis 1824,
  • les dossiers relatifs aux bâtiments communaux(bâtiments administratifs, scolaires, hôpitaux…), aux ports, aux plages,
  • les listes électorales,
  • les recensements,
  • les délibérations du conseil municipal,
  • les budgets et comptes de la ville,
  • les documents portant sur la « Grande Guerre » et la Seconde Guerre mondiale, l’ensemble des travaux de voirie…

Les Archives contemporaines commencent en 1946. Elles sont continuellement alimentées par les versements des services municipaux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Statue d'hommage à Victor Hugo.

Par ordre alphabétique :

  • Emmanuel d'Astier de La Vigerie, fondateur du mouvement « Libération ». Héros de la Résistance. A été embarqué clandestinement le 27 avril 1942 par Peter Churchill sur un sous-marin qui le mènera à Londres le 12 mai[55].
  • Roman Abramovitch, oligarque russe, propriétaire du club de foot anglais de Chelsea. Possède le Château de la Croë dans le Cap d'Antibes. Deux de ses yachts de luxe mouillent à Antibes.
  • Alphonse Allais, Mme, veuve de Maurice Bertrand, y est inhumée au cimetière de Rabiac, ainsi que sa fille Marie-Paule Allais.
  • Victor Antoine Andreossy, né le 9 août 1747 à Ventenac (Aude), général de brigade, baron de l'Empire, décédé à Antibes le 14 novembre 1819.
  • Paul Arène (Sisteron 1843 - Antibes 1896), félibre, résida et travailla à Antibes dans les dernières années de sa vie. Il y écrivit entre autres La Chèvre d'Or, Le Canot des six Capitaines.
  • Jean Victor Aubernon, d'Antibes, auditeur au Conseil d'État, ambassadeur de France en Pologne, préfet… et même agent de change, a laissé des Considérations historiques et politiques sur la Russie, l'Autriche et la Prusse (1827) ainsi qu'un Essai sur la Monarchie constitutionnelle assez estimé (1828)[56].
  • Jacques Audiberti (1899-1965), écrivain français, né à Antibes.
  • Claude Autant-Lara, cinéaste (Luzarche 1901 - décédé à Antibes en 2000). On lui doit de grands films comme Le Diable au Corps, La Traversée de Paris, L'Auberge Rouge (le 1er, pas le « remake » avec Christian Clavier), La Jument Verte, etc.
  • Joseph-David de Barquier (1757-1844), général des armées de la République et de l'Empire, né à Antibes, décédé à Belleville.
  • Sidney Bechet (New-Orleans189-Paris 1959), musicien de jazz, s'est marié à Antibes le 17 août 1951 avec Elisabeth Ziegler. Mistinguett fut l'un des témoins. Un cortège de 3 kilomètres, avec pour les mariés un carrosse prêté par le prince Rainier de Monaco. C'est à Antibes que Bechet a composé certaines de ses célèbres mélodies comme Petite fleur, Les Oignons et Dans les rues d'Antibes. Un square de Juan-les-Pins, avec un buste du jazzman, porte son nom.
  • Alain Bernard, né à Aubagne, membre du cercle des nageurs d'Antibes, double recordman du monde et double champion olympique aux JO de Pékin.
  • Jean-Maurice Bosc, Grand Prix de l'Humour noir 1970. Né à Nîmes en 1924. En 1965, il s'installe à la résidence des Fleurs, 13 rue Sadi Carnot, à Antibes. Il pratique assidûment la voile, son port favori, son dériveur étant basé au port de la Salis. Atteint d'une grave maladie, il se donne la mort en 1973. V. le site consacré à ce grand dessinateur à l'humour mordant, mais homme d'une grande bonté[57].
  • Christian Bourgois (1933-2007), éditeur.
  • Raymond Bussières (1907-1982), grand second rôle du cinéma français et sa compagne la comédienne Annette Poivre, étaient des habitués d'Antibes. Ils faisaient partie de la célèbre troupe des Branquignols créée par Robert Dhéry et Colette Brosset, dans laquelle on comptait Louis de Funès, Jean Lefebvre, Jean Carmet, Jacqueline Maillan, Michel Serrault, Micheline Dax, Pierre Olaf, Jacques Legras, Robert Rollis, Roger Caccia, Pierre Tornade.
  • Carlos, Yvan-Chrysostome Dolto (1943-2008), chanteur fantaisiste, fils de la célèbre psychiatre Françoise Dolto et de Boris Dolto émigré russe, professeur de kinésithérapie, mort à Antibes en 1981. Enfant, Carlos passait ses vacances à Antibes près de la plage de la Salis.
  • René Cassin, (1887-1976), éminent juriste, diplomate et homme politique blessé au combat en 1914 (croix de Guerre avec parmes et Médaille Militaire) et soigné à Antibes. Membre du gouvernement de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale, principal auteur de la déclaration universelle des droits de l'homme en 1948, président de la Cour européenne des droits de l'homme, il reçut le prix Nobel de la paix en 1968, et aussi le prix des droits de l'homme des Nations unies en même année. René Cassin est le fondateur de l'Institut français des sciences administratives (IFSA) qui est aujourd'hui une association reconnue d'utilité publique.
  • Daniel Charles (1935-2008), musicien, musicologue et philosophe.
  • Jacques-Yves Cousteau. Son célèbre bateau, La Calypso, ex-dragueur de mines de l'US Navy, a été reconverti en navire océanographique au chantier naval d'Antibes en 1950[58].
  • Nathalie Dau, écrivain, fondatrice des éditions Argemmios, est née à Antibes en 1966 et y a vécu de sa naissance à 1986, puis de 1997 à 2002. Elle y revient souvent pour voir sa famille antiboise, ou pour participer à des salons et festivals locaux (femin'arte le 6 mars 2008, salon du livre de Mouans-Sartoux…).
  • Seraphin-Marie de Douilly - Marquis de Cursay, né en 1700 - Mort en 1766 à Paris. En poste dans l'île et jugé « trop tolérant » vis-à-vis des Corses, il est suspendu de ses fonctions de commandant général des Troupes françaises en Corse, et remplacé par le marquis de Courcy, colonel du régiment de Tournaisis. Il est emprisonné au Fort Carré d’Antibes, où il est traité non en criminel d’État, mais comme officier général qui a manqué aux plus essentiels de ses devoirs[59].
  • André Dubonnet, de l'apéritif éponyme, qui avait sa villa après la pointe Bacon (portant 3 plaques « Dubo-Dubon-Dubonnet »).
  • Franck Esposito (Salon-de-Provence 1971-), ancien nageur français. Médaille de bronze à Barcelone en 1992, nombreux titres et records.
  • Christophe Gans, réalisateur français, né à Antibes en 1960.
  • Amiral de Grasse François-Joseph, Paul de Grasse, marquis de Tilly, des Prince d’Antibes, lieutenant général des Armées navales, commandeur de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis Chevalier de Malte, membre fondateur de la Société des Cincinnati. Né au Bar-sur-Loup, les promenades qu’il effectue avec son précepteur jusqu’au port d’Antibes lui font découvrir le monde de la marine à voile et dès l’âge de douze ans il commence son apprentissage de marin[60]. Sa contribution (batailles de Yorktown) fut décisive dans la guerre d'indépendance américaine. La promenade du front de mer à Antibes porte son nom.
Statue d'hommage à Albert Ier de Belgique.
  • Armand Jammot (1922-1998), producteur de télévision et créateur en 1965 de l'émission Le Mot le plus long devenu en 1972 Des Chiffres et des Lettres (la plus ancienne émission quotidienne toujours diffusée de la télévision française) était un habitué d'Antibes. Il est inhumé au cimetière des Semboules.
  • Nikos Kazantzakis, (1883-1957) écrivain grec, vécut deux ans à Antibes de 1948 à 1950. Plaque sur sa maison surplombant la place du Safranier.
  • John Fitzgerald Kennedy visita Antibes quand il n'était que sénateur.
  • M83, groupe de musique électronique très populaire aux États-Unis, fondé en 1999 dans un lycée d'Antibes par Anthony Gonzalez et Nicolas Fromageau. Pour preuve de notoriété, le titre Midnight City a été utilisé à la télévision dans la publicité du Samsung Galaxy Tab 2.
  • André Masséna (Nice 1731 - Paris 1817) duc de Rivoli (1808), prince d'Essling (1810), maréchal d'Empire. Nommé sergent en 1777; instructeur puis fourrier en 1783, adjudant en 1784. En 1788, son régiment vient en garnison à Antibes. Mais sous l'ancien régime, il fallait quatre quartiers de noblesse pour être officier, quelle que soit sa valeur militaire. Roturier et donc sans perspective d'avancement, l'adjudant Masséna, obtient un congé définitif le 3 août 1789. Il épouse le 10 août Rosalie Lamarre, fille d'un maître-chirurgien. Il reste à Antibes où la municipalité, constituant sa Garde Nationale, le fait élire capitaine-instructeur. (plaque sous les arcades du cours Masséna-marché provençal).
  • William Somerset Maugham, dramaturge et romancier britannique a évoqué Antibes notamment dans sa nouvelle d'un humour subtile et incisif : Les Trois Grosses Dames d'Antibes.
  • Guy de Maupassant. Découvre Antibes lors d'un séjour en 1876 et est séduit par la beauté des lieux. (voir plaque au pied de la table d'orientation au plateau de la Garoupe). Grâce à ses droits d'auteur, il avait son bateau, Le Bel Ami amarré au port d'Antibes. Dans un premier temps, il a loué la villa "Le Bosquet", en retrait du chemin de la Salis, puis, route de la Badine, un autre villa construite pour Adolphe d'Ennery, l'un des deux auteurs du roman Les Deux Orphelines.
  • Marcel Maupi, acteur français, y est décédé le 10 janvier 1949.
  • Jérôme Maurand (en), est un prêtre antibois né au début du XVIe siècle. Amateur d'antiquités, il fit de nombreuses découvertes, dessina et recensa les ruines et inscriptions romaines trouvées à Antibes et aux envions, et peut être considéré comme le « premier archéologue antibois ». Cousin de Brusquet, fou des rois Henri II et François Ier il participa, comme aumonier, à une ambassade à Constantinople ou régnait Soliman le Magnifique avec lequel François Ier avait conclu une alliance contre Charles-Quint. Il relata son voyage dans Itinéraire d'Antibes à Constantinople. Ses dessins et ses descriptions minutieuses sont d'un grand intérêt historique pour la connaissance des événements de ce voyage à bord de La Réale, au sein d'une flotte franco-ottomane sous les ordres de François Escalin des Aymars, dit « Polin », commandant des Galères, et du corsaire Barberousse, amiral de la flotte turque. Les Turcs ravagèrent les cotes italiennes, captivèrent des centaines d'esclaves, notamment de jeunes enfants, sans que les Français, témoins de ces atrocités, n'interviennent. Numismate, créateur d'un « cabinet de curiosités », il y reçut d'éminent visiteurs de toute l'Europe venus admirer ses trouvailles et correspondit avec d'autres érudit de la Renaissance. Il est quasiment inconnu à Antibes. Une recherche historique lui a cependant été consacrée en 2007[62]
  • Georges Milton, acteur de music-hall et de cinéma, chanteur et artiste de cirque, décédé à Juan-les-Pins en octobre 1970.
  • François Mitterrand, président de la République. À passé son voyage de noces avec son épouse Danièle, à Antibes chez son compagnon et ami de la Résistance Pierre Merli (Arezzo 1920-Antibes 2002), maire d'Antibes (1971-2002).
  • Jean-Baptiste Molette (1758-1827), général des armées de la République et de l'Empire, est décédé dans la commune.
  • Claude Monet, (1840-1926), peintre qui résida à Antibes en 1888 et qui fit de nombreuses vues de la plage de La Salis et de La Garoupe.
  • Guillaume Musso, écrivain né à Antibes en 1974.
  • Pablo Picasso, qui se vit offrir l'opportunité d'installer ses ateliers au château Grimaldi en 1946. En 1957, Picasso reçoit officiellement le titre « citoyen d’honneur de la ville d’Antibes ». En 1970, le château Grimaldi devient musée Picasso. On peut y trouver environ 245 œuvres de l’artiste.
  • Georgette Piccon (1920-2004), artiste peintre, a longtemps séjourné à Antibes, où étaient nés ses parents et a réalisé de nombreuses œuvres représentant la vieille ville, le port ou le cap.
  • Jacques Prévert, poète. À la suite de la résiliation de son bail par le propriétaire qui souhaitait récupérer l'appartement des remparts d'Antibes et n'ayant pu trouver le soutien du maire de l'époque pour rester dans ce logement qu'il aimait beaucoup, il quitte Antibes contraint et forcé.
  • Henri Proglio, né le 29 juin 1949 à Antibes, est un dirigeant d'entreprises français. Il exerce actuellement les fonctions de président-directeur général d'EDF.
  • Jaume Plensa, artiste plasticien catalan. À réalisé Nomade, superbe œuvre inaugurée par Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, le 15 mai 2010 et qui orne désormais le bastion Saint-Jaume, au port d'Antibes.
  • Nicolas de Staël, peintre, a passé les dix dernières années de sa vie à Antibes. Certaines de ses œuvres évoquant Antibes sont au Musée Picasso.
  • Raphaël Tardon (1911-1967), poète et écrivain d'origine martiniquaise, repose au cimetière d'Antibes.
  • Eugène Tisserand, ecclésiastique a écrit, comme Alliez, des ouvrages d'histoire, entre autres, une Histoire d'Antibes (1876), pour lesquelles il a utilisé assez largement les archives communales. Ses travaux, encore qu'ils soient bien confus et même erronés (surtout en ce qui concerne les « premiers Grimaldi d'Antibes ») n'en présentent pas moins quelque intérêt car il a vu certains documents que nous ne retrouvons plus[56].
  • Clément Tomaszewski, alias Clément d'Antibes la fierté de la ville, supporter de l'équipe de France de football souvent affublé d'un gallinacé.
  • Honoré Tournely (1658-1729), théologien français, né à Antibes.
  • Jean Étienne Vachier Championnet, général de division, né à Alixan, près de Valence (Drôme) le 13 avril 1762. Général en chef de l'armée d'Italie (prise de Naples), décédé du typhus à Antibes le 9 janvier 1800. Il est enterré au pied du fort Carré (nom gravé sous l'Arc de Triomphe de l'Étoile).
  • Louis Valentin, (1930-2010), écrivain antibois, il a écrit deux ouvrages autobiographiques au sujet d'Antibes vu par un enfant sous l'Occupation.
  • Jules Verne aurait écrit Le Tour du Monde en 80 jours dans sa villa « Les Chênes verts » au Cap d'Antibes.
  • Honoré Vial, né à Antibes le 22 février 1766, frère du général Jacques Vial, général de division, baron de l'Empire, tué à la bataille de Leipzig le 18 octobre 1813. Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Sud.
  • Jacques Vial, né à Antibes le 9 août 1774, frère du général Honoré Vial, général de division, baron de l'Empire, décédé à Antibes le 20 mai 1855.

Films tournés à Antibes[modifier | modifier le code]

Equipements culturels[modifier | modifier le code]

La médiathèque Albert Camus.
L'Orchestre d'Harmonie Antibes Juan-Les-Pins Côte d'Azur en concert.

L'Orchestre d’harmonie Antibes Juan-les-Pins[modifier | modifier le code]

Créé il y a plus de 130 ans, l'orchestre regroupe toutes les familles d'instruments à vent. Son répertoire comprend de la musique classique, de la musique légère et du jazz symphonique. La cinquantaine de musiciens est un mélange de professionnels (professeurs, premiers prix de conservatoires) et d'amateurs, partageant une même passion « la musique d'ensemble ». Faisant partie intégrante de la vie culturelle de la cité, l’orchestre se produit surtout dans des concerts de proximité[64].

Il fit l'ouverture dans les années 1990 du Festival Jazz à Juan.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blasonnement des armes traditionnelles de la ville d'Antibes :

Armoiries de la ville d'Antibes

« D'azur, à une croix d'argent cantonnée de quatre fleurs de lis d'or, au lambel à trois pendants de gueules, brochant sur la croix, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or. »
tel que rapporté par Malte-Brun, dans la France illustrée (1882).

Surmontée de la bannière « Fidei Servandae Exemplum 1815 »

L'origine des armoiries de la ville remonterait au XIe siècle, où les croisés seraient partis du port d'Antibes pour la première croisade avec un pavillon bleu à croix blanche. Le chef, le lambel de gueules et les quatre fleurs de lys sont introduites à partir des armes de la maison d'Anjou-Sicile, à la tête du comté de Provence depuis le XIIIe siècle.

La bannière « Fidei Servandae Exemplum 1815 » qui surmonte le blason est accordée par Louis XVIII à sa « bonne ville d'Antibes », titre restitué à cette occasion (après avoir été retiré par Napoléon) pour avoir fermé ses portes à l'empereur, de retour de l'île d'Elbe, à son débarquement à Golfe-Juan en 1815.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Antibes se réveille sous la neige !
  2. (fr) Autopartage : « citevu »
  3. (fr) 3 sites de covoiturage locaux : « covoiturage06.fr », « covoiturage-cg06.fr » et « ottoetco.org »
  4. Après Aéroports de Paris qui gère les plates-formes aéroportuaires de Paris-Orly et Paris-Charles-de-Gaulle.
  5. Paul Méjean, D'Antipolis à Juan-les-Pins, Bordas, 1969.
  6. a et b Patrice Arcelin, Antibes (A.-M.). Chapelle du Saint-Esprit. In : Guyon (J.), Heijmans (M.) éd. – D’un monde à l’autre. Naissance d’une Chrétienté en Provence (IVe-VIe siècle). Arles, 2001, p. 179 (catalogue d’exposition du musée de l’Arles antique).
  7. [Exposition. Marseille, musée d'histoire de Marseille. 2002-2003] Les Étrusques en mer : épaves d'Antibes à Marseille / sous la dir. de Luc Long, Patrice Pomey, Jean-Christophe Sourisseau. - Marseille : Musées de Marseille ; Aix-en-Provence : Edisud, 2002, 2002. - 139 p.
  8. rapport d'activité 2006 de l’Inrap page 96
  9. Voyage en Massalie. 100 ans d'archéologie en Gaule du Sud. Marseille/Aix-en-Provence, musées de Marseille/Edisud, 1990, p. 142-143 (catalogue d'exposition, Marseille).
  10. J.H. Clergues, La recherche archéologique à Antibes; Les secrets de son sol. Ville d'Antibes, Centre de documentation du musée archéologique, Antibes, 1966, 62 p.
  11. Morena Maurice et Counord Dominique, Antipolis, municipe romain, Antibes, 1994.
  12. a et b Pascal Arnaud, Antipolis à l'époque romaine : Multiculturalité et romanisation, Cahiers de l’URMIS, no 6, 2000
  13. Hervé Ciron, Le monnayage antipolitain, Annales du Cercle numismatique de Nice, 1985.
  14. a et b Emmanuel Pellegrino, Localisation et essai de datation des nécropoles d'Antibes (06), MIPAAM, tome XLVII, 2005, p. 139-156.
  15. Archéam : Michel Compan, Le port antique perdu
  16. Jean Foucras, Paul Garczynski, Aqueduc romain d'Antipolis dit de Fontvieille : proposition de restitution du tracé, échelle : 1/5000 ; communes d'Antibes et de Biot, S.l. : s.n., 2002.
  17. Mémoire sur l'état actuel de la ville d'Antibes par d'Aguillon, 1er avril 1781, Archives départementales des Alpes-Maritimes, C93 bis
  18. CG06 : L'approvisionnement en eau d'Antibes du XVIe siècle à nos jours
  19. Paul Garczynski et Jean Foucras avec la collaboration de Michel Dubar : L'aqueduc d'Antipolis dit de la Bouillide (Alpes-Maritimes), Gallia, 62, 2005, p. 13-34.
  20. André Chastagnol, Inscriptions latines de Narbonnaise. Antibes, Riez, Digne, Paris, 1992 (Supplément à Gallia, XLIV)
  21. Claude-François Achard, Description historique, géographique et topographique des villes, bourgs, villages & hameaux de la Provence ancienne & moderne, du Cpmté-Venaissin, de la Principauté d'Orange, du Comté de Nice, etc pour servir de suite au Dictionnaire de Provence, p. 216, Aix, 1787 Lire en ligne
  22. a et b Aline Rousselle, Un nouveau plan moderne d'Antibes : l'enceinte romaine et l'amphithéâtre, Revue archéologique de Narbonnaise, Année 1976, no 9 Texte
  23. Jean Foucras, L'amphithéâtre romain d'Antipolis : mythe ou réalité ?, p. 43-52, Revue archéologique de Narbonnaise, Année 2008, no 41 Texte
  24. a et b Sandrine Todini, Le Site du Presbytère dans la cité antique d'Antipolis, S. l. : s. n., 2000. - 2 vol., 163 p., 68 pl., Mém. de maîtrise : Histoire : Nice, Univ. de Nice Sophia-Antipolis-UFR lettres : 2000
  25. a et b J.H. Clergues, fichier d’archéologie sous-marine du secteur d’Antibes, Cahiers d'archéologie subaquatique, I, 1972
  26. A. Pollino, J.H. Clergues, J-P. Violino, Antibes et la Mer, Archéologie du Midi méditerranéen, 1983, p. 30-88.
  27. Pline, Histoire Naturelle
  28. Éric Delaval, Myriam Sternberg (dir.), Garum et pissalat de la pêche à la table, mémoires d'une tradition, Antibes, 2007
  29. Nota : Jacques Thirion indique dans le livre Alpes romanes de la collection la nuit des temps, p. 48, que ces tours ne peuvent pas être antérieures à la fin du XIIe siècle. Il y a dans la tour du château réemploi de blocs romains.
  30. Jean-Pierre Papon, Moutard, Histoire générale de la Provence dédiée aux États, Tome premier, p. 410, Paris, 1777 Lire en ligne
  31. Claude-Pierre Goujet, Le Mercier, Nouveau supplément au Grand dictionnaire historique, généalogique de M. Louis Moreri pour servir à la dernière édition de 1732 & aux précédentes, tome premier, p. 876, Paris, 1749 Lire en ligne
  32. Jean Pierre Papon, Histoire générale de la Provence, p. 405-406, Paris, 1777 Lire en ligne
  33. Gustave Lambert, Histoire des guerres de religion en Provence: (1530-1598), tome second, p. 276, Toulon, 1830 Lire en ligne
  34. Conseil général des Alpes-Maritimes : Jean-Bernard Lacroix, Les travaux militaires à Antibes au XVIIe siècle
  35. Robert Thernot, Philippe Mellinaud, Florence Parent, Les fortifications modernes d'Antibes : Données archéologiques récentes, Archeam Texte
  36. Octave Mercier, Biographie de Louis d'Aguillon, brigadier des armées du roi au corps royal du génie, p. 177-188, Société d'études scientifiques et archéologiques de Draquignan et du Var Lire en ligne
  37. Victor Adolphe Malte-Brun, La France illustrée, no 52 - Alpes-Maritimes : Nice, Paris, 1881, 32 p.
  38. Résultats officiels pour la commune Antibes
  39. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  40. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  41. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  42. « Évolution et structure de la population à Antibes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 novembre 2010)
  43. « Résultats du recensement de la population des Alpes-Maritimes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 novembre 2010)
  44. Voir des vidéos
  45. site Web.
  46. Nice Matin du lundi 31 mai 2010
  47. Robert Thernot, avec la collaboration d'Arnaud Coutelas, Laurent Duval, Michel Maurin, Olivier Sivan, L'aqueduc antique de la Font Vieille à Antibes. les travaux du XVIIIe siècle et les fouilles récentes du quartier du Val Claret, Archéam, no 14, 2007 Lire en ligne
  48. Mérimée: PA00080650.
  49. DRAC Provence-Alpes-Côte d'Azur : Jardin botanique de la villa Thuret
  50. Comité des Parcs et Jardins de France : Jardin botanique de la villa Thuret
  51. Le château de La Garoupe.
  52. La villa du Clocher, ancienne propriété de Francis Bouygues.
  53. La propriété de Michel David-Weill et la fiche patrimoniale du domaine.
  54. A. Robertson – Proschowsky, G. Roster et B. Chabaud, La résistance au froid des palmiers, Champflour,‎ 1998 (ISBN 2-87655-039-3), p. 200.
  55. http://www.musee-resistance-azureenne.com/sous-marins-et-felouques-au-large-dantibes.html
  56. a et b [PDF]Les auteurs connus, oubliés et inconnus du pays d'Antibes-Grasse
  57. site du dessinateur
  58. Histoire de la Calypso
  59. histoire genois corse : torregiani
  60. Bar sur Loup : Personnages célèbres Les personnahes célèbres du village
  61. Lilian Harvey - CinéArtistes.com
  62. Yann Bouvier, « Récits de voyage et représentation de l'espace. La Méditerranée de Jérôme Maurand, un espace vécu », Mémoire de Master, Dir. par Pierre-Yves Beaurepaire, Université de Nice, 2007, 292 p.
  63. http://nimotozor99.free.fr/Daniel-Vogel-directeur-photo.htm
  64. Site Web de l'Orchestre d'Harmonie Antibes Juan-Les-Pins