Contes (Alpes-Maritimes)
| Contes | ||||||
Contes, vue d'ensemble depuis la route de Châteauneuf |
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Blason |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |||||
| Département | Alpes-Maritimes | |||||
| Arrondissement | Nice | |||||
| Canton | Contes (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays des Paillons | |||||
| Maire Mandat |
Francis Tujague 2008-2014 |
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| Code postal | 06390 | |||||
| Code commune | 06048 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Contois | |||||
| Population municipale |
7 010 hab. (2010) | |||||
| Densité | 360 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 123 m — Max. 642 m | |||||
| Superficie | 19,47 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | www.ville-contes.fr | |||||
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Contes est une commune française, située dans le département des Alpes-Maritimes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Contois. À cause de l'homophonie avec le mot comte, la commune prit le nom de Pointe-Libre durant la période révolutionnaire.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La commune de Contes s'étend sur près de 2000 hectares, entre 130 mètres d'altitude pour La Pointe et 480 pour Sclos. Bien que possédant une importante zone d'activité, la nature est dominante, deux tiers d'espaces naturels et de cultures (pin, mimosa et olivier) dominés au sud par le mont Macaron (800m) et au nord par le Mont Férion (1400m). Près de 6900 habitants se répartissent sur le village et ses trois hameaux : Sclos, La Vernéa, et La Pointe.
La commune est environnée par les communes de Châteauneuf-Villevieille et, au-delà, le col de Châteauneuf à l'ouest, Cantaron et Blausasc au sud, Berre-les-Alpes à l'est et Bendejun puis Coaraze et le col Saint-Roch au nord.
Économie [modifier]
Oléiculture [modifier]
La culture de l'olivier (commune à l'ensemble de l'arc méditerranéen) est une activité traditionnelle de la commune. Celle-ci fait partie du territoire concerné par l'appellation d'origine contrôlée « Olive de Nice ».
L'industrie de la chaux et du ciment [modifier]
L'extraction de pierre et la fabrication du ciment sont les principales activités industrielles de Contes. Une usine du cimentier Lafarge s'y est installée et prospère depuis de nombreuses années.
Cette activité industrielle est ancienne. Le sol de la commune étant riche en marne argilo-calcaire, les Contois avaient coutume de fabriquer leur chaux, utilisée dans la construction des maisons et des bergeries. Des fours de campagne (« fournas ») se trouvaient dans différents quartiers. La véritable exploitation industrielle des pierres à chaux de Contes démarra dans la deuxième moitié du XIXe siècle. En 1867, une Société des chaux et ciments installa une usine de traitement des terres sur un grand terrain du quartier Pincalvin. Cette unité de production se développa sous des noms successifs : Usine des carrières à chaux hydraulique des Mouchettes, puis Société anonyme des chaux et ciments de Contes-les-Pins[1]. Son expansion s'accompagna du développement des moyens de transport, notamment de l'ouverture d'une ligne de tramway Nice-Contes au début du XXe siècle[2].
En 1884, l'usine employait plus de 200 ouvriers. Elle comprenait deux fours à chaux verticaux de 8 mètres de hauteur. L'énergie était fournie par une machine à vapeur, remplacée en 1900 par l'énergie électrique. En 1904, l'usine fut rachetée par l'entreprise de chaux et ciments des frères Pavin de Lafarge. En 1906, elle était équipée de 15 fours. Elle en comptait 25 en 1908 : 19 pour la chaux et 6 pour le ciment Portland. Ces derniers étaient passés à 14 à la veille de la Première Guerre mondiale[3]. En 1914, l'usine employait 300 salariés environ[4].
La zone d'activité économique, alors une zone industrielle balbutiante est créée par M. Lisandro Ceragioli, menuisier bien connu du hameau de la Pointe de Contes http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:LaPointe-2008-04-1.jpg qui était sous traitant de l'usine de la chaux et du ciment. Il y construit plusieurs bâtiments industriels. Loués tours à tours à des industriels en devenir, Il fait des émules et dès les années 60 son exemple est suivi. Son fils Benoit Ceragioli dès 1972 crée une menuiserie industrielle qui deviendra la plus grande du département.Président de la zone industrielle, il transmettra le flambeau à Jacques Perrin http://www.ville-contes.fr/video/Guide%20des%20associations.pdf industriel du verre.
En 2006, une exposition a commémoré un siècle d'histoire commune entre Contes et Lafarge[5].
Développement actuel de la commune [modifier]
Avec l'ouverture de la pénétrante du Paillon, la commune de Contes est aujourd'hui à 15–20 minutes du centre de Nice et voit arriver toujours plus d'habitants.
Histoire [modifier]
Geoffroy Torcati, juge de Vintimille (1323-24 et 1327), originaire de Nice, fut coseigneur de Contes[6]. Il fut mariée à Aicarda, fille de Pierre de Châteauneuf, sa part de seigneurie pourrait lui venir de ce mariage[7].
Héraldique [modifier]
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D'azur au grenadier fruité de cinq pièces d'or, terrassé de sinople |
Administration [modifier]
Roger Carles est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Georges Marchais (PCF) à l’élection présidentielle de 1981[10].
Une élection municipale partielle eut lieu en 1996 suite au décès de Roger Carlès, amenant à l'entrée en fonction de Francis Tujague comme nouveau maire. Celui-ci est élu peu après conseiller général des Alpes-Maritimes dans le canton de Contes.
L'opposition progressiste et constructive de Centre et de Droite est représentée par M. Christophe CERAGIOLI (Union Des Paillons UDP). www.contes-avenir.fr et www.paillons.fr
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]

Lieux et monuments [modifier]
- L'église Sainte-Marie-Madeleine est inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1943[14]. L'église possède un orgue installé dans l'église au printemps 1873 par le facteur d'orgue Frederico Valoncini. Il a été restauré entre 2008 et 2010[15]
- Jouxtant l'église Sainte-Marie-Madeleine, une fontaine Renaissance pourvoit de l'eau place de la République depuis le XVIe siècle. Ne possédant alors que deux citernes alimentées par l'eau de pluie, l'assemblée des chefs de feux avait décidé en 1466 de faire venir de l'eau dans le castrum. La source de la Maïre de Riodan, située à 2 500 m, est achetée mais les difficultés pour acheter les terrains nécessaires au passage du canal d'alimentation vont être longues à régler. C'est finalement en 1572 que l'eau arrive dans le village, et en 1587 que cette fontaine a pu être construite. Elle a été classée monument historique en 1906[16]. Elle est ornée d'un blason sculpté représentant un tronc avec des feuilles d'olivier ; il pourrait s'agir du premier blason de la commune[17][18].
- La chapelle Saint-Joseph des Pénitents du XVIe siècle.
- La chapelle Saint-Roch datant du XVIe siècle, a été restaurée en 1953.
- La chapelle Saint-Martin, ancienne chapelle des Pénitents Noirs.
- La chapelle Sainte-Hélène, au hameau de Sclos.
- Le moulin à fer, appelé aussi le martinet, classé Monument Historique en 1979[19]. Elle est la seule à avoir encore sa forge d'origine. Elle reste un témoin précieux des techniques du Moyen Âge. Cette technique apparaît au XIIe siècle. Ce moulin a fonctionné jusqu'en 1965.
- Le moulin à huile de la Laouza. Des textes mentionnent un moulin à huile fonctionnant avec la force motrice de l'eau à Contes en 1108. D'autres moulins sont construits plus tard aux lieux-dits Pairans et Saint-Roch. En 1841, les marchands niçois surnomment les Contois les «Tremp'oli», les mouilleurs d'huile.
- La rue du Fraou avec ses passages voûtées et les ruelles, rues Penchienatti, du Castel..., autour de l'ancien castel, le fortum, donnent une idée du vieux village. La plus ancienne porte date de 1556. Plusieurs linteaux de porte sont ornés du monogramme du Christ, ou chrisme. La décoration des maisons change au XIXe siècle. À la fin du XIXe siècle, les propriétaires les plus riches les font décorer de frises en tête des murs par des artistes venus du Piémont.
- De l'ancien castel, il reste une pierre gravée découverte dans un mur en 1972 et scellée dans l'entrée principale.
- Musée de la vigne et du vin, rue Scudéri.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Maurice Delserre (né à Contes en 1881 et mort à Nice 1936), architecte.
- Paul d'Ortoli, percepteur à Contes de 1939 à 1943, né à Sartène, en 1894. Il est arrêté à Contes par la Gestapo pour faits de résistance, le 10 octobre 1943. Déporté, il est assassiné à Lubenec, le 30 avril 1945[20]. Son nom a été donné à la rue allant de la mairie de Contes à la place de la République.
- Humbert Ricolfi
Divers [modifier]
Sports [modifier]
- Une équipe de softball : les Cobras du BCC.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Yves Bernard, L'annuaire Touristique et Culturel des Alpes-Maritimes et de Monaco, p. 284-291, Éditions Campanile, 1997 (ISBN 2912366-003)
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Catégorie Contes de l’annuaire dmoz
- Site officiel de la ville de Contes
- Contes sur le site de l'Insee
Sources [modifier]
Notes et références [modifier]
- Georges Delserre Tabaraud, Histoire des Contois, Collection Les Régionales, Éditions Serre, 1968, p. 94-96 : « De la caucina à l'usine Lafarge ».
- site officiel du tramway de Nice pour la communauté urbaine Nice Côte d'Azur, Historique, § L'âge d'or du « tram ».
- Georges Delserre Tabaraud, Histoire des Contois, op. cit.
- Site officiel de la ville de Contes, Histoire de Contes, § Le rattachement à la France
- Site du musée de la ville de Contes, Collections du musée, § Exposition « Contes et Lafarge : 100 ans d'histoire commune »
- Venturini, Evolution, t.II, p.LII
- Ibid, t.I, p.167
- Philippe Jérôme, « La victoire d’un rassembleur », L'Humanité, 7 mai 1996, consulté le 15 juillet 2010
- Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
- Conseil constitutionnel, liste des élus ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 15 avril 1981, page 1063, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
- Insee, Population de Contes depuis le recensement de 1968. Consulté le 3 janvier 2010.
- Insee, Populations légales 2007 de la commune. Consulté le 3 janvier 2010.
- Ehess, notice communale de Contes sur la base de données Cassini, consultée le 17 juillet 2010
- Église Sainte-Marie-Madeleine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Site de l'association des Amis du musée de Contes : L'orgue
- Notice no PA00080713, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Contes - Monuments, sur site officiel de la ville de Contes. Consulté le 3 janvier 2010
- Panneau d'information à côté de la fontaine
- Site de l'association des Amis du musée de Contes : Le moulin à fer et le moulin à huile
- Plaque commémorative sur la place de la République