Contes (Alpes-Maritimes)

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Contes
Contes, vue d'ensemble depuis la route de Châteauneuf
Contes, vue d'ensemble depuis la route de Châteauneuf
Blason de Contes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Contes
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Paillons
Maire
Mandat
Francis Tujague
2008-2014
Code postal 06390
Code commune 06048
Démographie
Gentilé Contois
Population
municipale
7 095 hab. (2011)
Densité 364 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 48′ 46″ N 7° 18′ 52″ E / 43.8127777778, 7.31444444444 ()43° 48′ 46″ Nord 7° 18′ 52″ Est / 43.8127777778, 7.31444444444 ()  
Altitude Min. 123 m – Max. 642 m
Superficie 19,47 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-contes.fr

Contes est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Contois. À cause de l'homophonie avec le mot comte, la commune prit le nom de Pointe-Libre durant la période révolutionnaire.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Contes s'étend sur près de 2000 hectares, entre 130 m d'altitude pour la Pointe et 480 m pour Sclos. Bien que possédant une importante zone d'activité, la nature est dominante, deux tiers d'espaces naturels et de cultures (pin, mimosa et olivier) dominés au sud par le mont Macaron (800 m) et au nord par le mont Férion (1400 m). Près de 6900 habitants se répartissent sur le village et ses trois hameaux : Sclos, la Vernéa, et la Pointe.

La commune est environnée par les communes de Châteauneuf-Villevieille et, au-delà, le col de Châteauneuf à l'ouest, Cantaron et Blausasc au sud, Berre-les-Alpes à l'est et Bendejun puis Coaraze et le col Saint-Roch au nord.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg fut desservi, au début du XXe siècle, par une des lignes du Tramway de Nice et du Littoral.

Geoffroy Torcati, juge de Vintimille (1323-24 et 1327), originaire de Nice, fut co-seigneur de Contes[1]. Il épousa Aicarda, fille de Pierre de Châteauneuf, sa part de seigneurie pourrait lui venir de ce mariage[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Contes
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 1977 mars 1996 Roger Carles PCF Conseiller général du canton de Contes (1970-1996),
mort durant son mandat[3]
mai 1996[4] en cours Francis Tujague PCF Conseiller général du canton de Contes depuis 1996[3]

Vie politique[modifier | modifier le code]

Roger Carles fait partie des personnalités politiques marquantes de la « vallée rouge » du Paillon et du monde de la terre en Pays niçois pour la période de l'après-seconde guerre mondiale. Né le 25 février 1925 à Contes, il adhère au communisme en 1946, dans les années où le PCF se veut la force agissante de la reconstruction de la France après avoir été celle de sa libération à travers les combats de la Résistance. Elu conseiller municipal de Contes en 1953 sur la liste d'Albert Olivier (SFIO), il occupe le poste d'adjoint à partir de 1965. Il emporte la mairie pour le compte de son Parti, au sommet de la grande vague de l'Union de la Gauche en 1977, et la dirige jusqu'à sa mort. Pendant 25 ans il représente son canton au conseil général des Alpes-Maritimes. Mais c'est surtout au mouvement paysan et associatif rural que Roger Carles consacre l'essentiel de son activité et de son énergie militante. Après avoir fait ses premières armes à l'Union Paysanne aux côtés de Jean Laurenti et d'Honoré Grinda, il joue un rôle de premier plan dans les instances départementales du Centre National des jeunes agriculteurs (CNJA) et de la FDSEA, le syndicat des exploitants agricoles ainsi qu'à la Chambre d'Agriculture de Nice. L'homme fut de tous les combats avec « Ceux de la Terre », des jours de colère du grand hiver de 1956 qui décima les cultures d'oliviers jusqu'aux années 1980-90 pour la défense et le maintien des activités rurales du moyen pays[1]. Il permit le maintien d'exploitations agricoles locales en prenant la présidence de la caisse locale du Crédit Agricole de Contes.

Roger Carles est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Georges Marchais (PCF) à l’élection présidentielle de 1981[5]. Il disparaît le 9 mars 1996, terrassé par une crise cardiaque.

Une élection municipale partielle eut lieu en 1996 suite au décès de Roger Carles, amenant à l'entrée en fonction de Francis Tujague comme nouveau maire. Celui-ci est élu peu après conseiller général des Alpes-Maritimes dans le canton de Contes.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 095 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1831 1838 1841 1848 1851
1 442 1 474 1 426 1 838 293 1 861 309 1 904 287
1858 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 930 1 707 1 748 1 560 1 588 1 681 1 655 1 634 1 688
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 653 1 716 1 911 2 013 2 524 2 752 2 717 2 003 2 366
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 876 3 458 4 123 4 941 5 867 6 551 6 828 6 909 7 095
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7])
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

  • Une équipe de softball : les Cobras du BCC.

Économie[modifier | modifier le code]

Oléiculture[modifier | modifier le code]

La culture de l'olivier (commune à l'ensemble de l'arc méditerranéen) est une activité traditionnelle de la commune. Celle-ci fait partie du territoire concerné par l'appellation d'origine contrôlée « Olive de Nice ».

L'industrie de la chaux et du ciment[modifier | modifier le code]

La cimenterie Lafarge à Contes

L'extraction de pierre et la fabrication du ciment sont les principales activités industrielles de Contes. Une usine du cimentier Lafarge s'y est installée et prospère depuis de nombreuses années.

Cette activité industrielle est ancienne. Le sol de la commune étant riche en marne argilo-calcaire, les Contois avaient coutume de fabriquer leur chaux, utilisée dans la construction des maisons et des bergeries. Des fours de campagne (« fournas ») se trouvaient dans différents quartiers. La véritable exploitation industrielle des pierres à chaux de Contes démarra dans la deuxième moitié du XIXe siècle. En 1867, une Société des chaux et ciments installa une usine de traitement des terres sur un grand terrain du quartier Pincalvin. Cette unité de production se développa sous des noms successifs : Usine des carrières à chaux hydraulique des Mouchettes, puis Société anonyme des chaux et ciments de Contes-les-Pins[8]. Son expansion s'accompagna du développement des moyens de transport, notamment de l'ouverture d'une ligne de tramway Nice-Contes au début du XXe siècle[9].

En 1884, l'usine employait plus de 200 ouvriers. Elle comprenait deux fours à chaux verticaux de 8 mètres de hauteur. L'énergie était fournie par une machine à vapeur, remplacée en 1900 par l'énergie électrique. En 1904, l'usine fut rachetée par l'entreprise de chaux et ciments des frères Pavin de Lafarge. En 1906, elle était équipée de 15 fours. Elle en comptait 25 en 1908 : 19 pour la chaux et 6 pour le ciment Portland. Ces derniers étaient passés à 14 à la veille de la Première Guerre mondiale[10]. En 1914, l'usine employait 300 salariés environ[11].

La zone d'activité économique, alors une zone industrielle balbutiante est créée par M. Lisandro Ceragioli, menuisier bien connu du hameau de la Pointe de Contes http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:LaPointe-2008-04-1.jpg qui était sous traitant de l'usine de la chaux et du ciment. Il y construit plusieurs bâtiments industriels. Loués tour à tour à des industriels en devenir, il fait des émules et dès les années 1960 son exemple est suivi. Son fils Benoit Ceragioli dès 1972 crée une menuiserie industrielle qui deviendra la plus grande du département. Président de la zone industrielle, il transmettra le flambeau à Jacques Perrin (http://www.ville-contes.fr/video/Guide%20des%20associations.pdf) industriel du verre.

En 2006, une exposition a commémoré un siècle d'histoire commune entre Contes et Lafarge[12].

Développement actuel de la commune[modifier | modifier le code]

Avec l'ouverture de la pénétrante du Paillon, la commune de Contes est aujourd'hui à 15–20 minutes du centre de Nice et voit arriver toujours plus d'habitants.

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Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Sainte-Marie-Madeleine est inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1943[13]. L'église possède un orgue installé dans l'église au printemps 1873 par le facteur d'orgue Frederico Valoncini. Il a été restauré entre 2008 et 2010[14]
  • Jouxtant l'église Sainte-Marie-Madeleine, une fontaine Renaissance pourvoit de l'eau place de la République depuis le XVIe siècle. Ne possédant alors que deux citernes alimentées par l'eau de pluie, l'assemblée des chefs de feux avait décidé en 1466 de faire venir de l'eau dans le castrum. La source de la Maïre de Riodan située à 2 500 m, est achetée mais les difficultés pour acheter les terrains nécessaires au passage du canal d'alimentation vont être longues à régler. C'est finalement en 1572 que l'eau arrive dans le village, et en 1587 que cette fontaine a pu être construite. Elle a été classée monument historique en 1906[15]. Elle est ornée d'un blason sculpté représentant un tronc avec des feuilles d'olivier ; il pourrait s'agir du premier blason de la commune[16],[17].
  • La chapelle Saint-Joseph des Pénitents du XVIe siècle.
  • La chapelle Saint-Roch datant du XVIe siècle, a été restaurée en 1953.
  • La chapelle Saint-Martin, ancienne chapelle des Pénitents Noirs.
  • La chapelle Sainte-Hélène, au hameau de Sclos.
  • Le moulin à fer, appelé aussi le martinet, classé Monument Historique en 1979[18]. Elle est la seule à avoir encore sa forge d'origine. Elle reste un témoin précieux des techniques du Moyen Âge. Cette technique apparaît au XIIe siècle. Ce moulin a fonctionné jusqu'en 1965.
  • Le moulin à huile de la Laouza. Des textes mentionnent un moulin à huile fonctionnant avec la force motrice de l'eau à Contes en 1108. D'autres moulins sont construits plus tard aux lieux-dits Pairans et Saint-Roch. En 1841, les marchands niçois surnomment les Contois les «Tremp'oli», les mouilleurs d'huile.
  • La rue du Fraou avec ses passages voûtées et les ruelles, rues Penchienatti, du Castel..., autour de l'ancien castel, le fortum, donnent une idée du vieux village. La plus ancienne porte date de 1556. Plusieurs linteaux de porte sont ornés du monogramme du Christ, ou chrisme. La décoration des maisons change au XIXe siècle. À la fin du XIXe siècle, les propriétaires les plus riches les font décorer de frises en tête des murs par des artistes venus du Piémont.
  • De l'ancien castel, il reste une pierre gravée découverte dans un mur en 1972 et scellée dans l'entrée principale.
  • Musée de la vigne et du vin, rue Scudéri.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Roger Carles, maire et conseiller général de Contes. Elu conseiller municipal en 1953, adjoint en 1965, conseiller général en 1971, maire en 1977 jusqu’à son décès en 1996.
  • Maurice Delserre (né à Contes en 1881 et mort à Nice 1936), architecte.
  • Célestin Freinet prit son premier poste d'instituteur (comme remplaçant) à Contes, du 17 janvier 1919 au 17 février 1919. Il logeait à "l'hôtel Sélect pension de famille"
  • Paul d'Ortoli, percepteur à Contes de 1939 à 1943, né à Sartène, en 1894. Il est arrêté à Contes par la Gestapo pour faits de résistance, le 10 octobre 1943. Déporté, il est assassiné à Lubenec, le 30 avril 1945[19]. Son nom a été donné à la rue allant de la mairie de Contes à la place de la République.
  • Humbert Ricolfi
  • Annie Vernay, actrice française des années 30. Née à Genève en 1921, décédée en 1940 à Buenos Aires (Argentine). Sa famille achète une propriété à Sclos en 1932, et elle devient en enfant du pays. Remarquée par Maurice Chevalier au cours d’un évènement à Juan-les-Pins, elle se lance dans le cinéma. Elle tournera 7 films en France, les 2 plus importants étant « La Princesse Tarakanova » en 1937 et « Le Roman de Werther » en 1938. Munie d’un contrat avec Hollywood, elle s’embarque pour la Californie en faisant un détour par l’Amérique du sud. La tragédie frappe à son arrivée à Buenos Aires où elle est atteinte de la typhoïde et du typhus. Elle meure en Argentine à l’âge de 20 ans, au seuil d’une carrière cinématographique plus que prometteuse. Apres sa mort, elle est surnommée « L’Etoile filante du cinéma Français ».

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Contes

D'azur au grenadier fruité de cinq pièces d'or, terrassé de sinople

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Bernard, L'annuaire Touristique et Culturel des Alpes-Maritimes et de Monaco, p. 284-291, Éditions Campanile, 1997 (ISBN 2912366-003)
  • Georges Delserre-Tabaraud, Histoire des Contois. Dei Tremp'oli ai superbi, Serre éditeur (collection Les régionales), Nice, 2007 (ISBN 978-2-86410-074-4) ; p. 176

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Venturini, Evolution, t.II, p.LII
  2. Ibid, t.I, p.167
  3. a et b Philippe Jérôme, « La victoire d’un rassembleur », L'Humanité, 7 mai 1996, consulté le 15 juillet 2010
  4. Site de la préfecture des Alpes-ACMaritimes, consulté le 20 juin 2008
  5. Conseil constitutionnel, liste des élus ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 15 avril 1981, page 1063, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  8. Georges Delserre Tabaraud, Histoire des Contois, Collection Les Régionales, Éditions Serre, 1968, p. 94-96 : « De la caucina à l'usine Lafarge ».
  9. site officiel du tramway de Nice pour la communauté urbaine Nice Côte d'Azur, Historique, § L'âge d'or du « tram ».
  10. Georges Delserre Tabaraud, Histoire des Contois, op. cit.
  11. Site officiel de la ville de Contes, Histoire de Contes, § Le rattachement à la France
  12. Site du musée de la ville de Contes, Collections du musée, § Exposition « Contes et Lafarge : 100 ans d'histoire commune »
  13. « Église Sainte-Marie-Madeleine », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Site de l'association des Amis du musée de Contes : L'orgue
  15. « Notice no PA00080713 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Contes - Monuments », sur site officiel de la ville de Contes (consulté le 3 janvier 2010)
  17. Panneau d'information à côté de la fontaine
  18. Site de l'association des Amis du musée de Contes : Le moulin à fer et le moulin à huile
  19. Plaque commémorative sur la place de la République