Produit intérieur brut

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Le produit intérieur brut (PIB) est un indicateur économique très utilisé, qui mesure le niveau de production d'un pays. Il est défini comme la valeur totale de la production interne de biens et services dans un pays donné au cours d'une année donnée par les agents résidant à l’intérieur du territoire national. C'est aussi la mesure du revenu provenant de la production dans un pays donné. On parle parfois de production économique annuelle ou simplement de production.

Afin d'éviter que la même production entre plus d'une fois dans le calcul, ne font partie du PIB que les biens et services finaux (c’est-à-dire les biens et services de consommation et les biens d'équipement), les biens intermédiaires de production étant exclus. Par exemple, le blé avec lequel on fait le pain est exclu, alors que le pain lui est inclu lors du calcul.

Le produit intérieur brut représente le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes. C'est un agrégat des comptes nationaux, obtenu en additionnant des grandeurs mesurées par catégories d’agents économiques (ménages, entreprises, administrations publiques).

En France, il est apparu après la Seconde Guerre mondiale, tout comme la comptabilité nationale, à un moment où la priorité était de reconstruire et de moderniser le pays. Le PIB sert souvent d'indicateur de l'activité économique d'un pays ; le PIB par habitant, quant à lui, sert d'indicateur du niveau de vie en donnant une valeur indicative du pouvoir d'achat. Le PIB par habitant n’est pas construit comme un indicateur de la qualité de la vie (qui peut, elle, être mesurée plus précisément par d'autres indicateurs, comme l’indice de développement humain (IDH)).

Le produit intérieur brut est de plus en plus critiqué comme mesure de la richesse par les défenseurs de l'environnement et du développement durable, dans la mesure où la croissance économique détruit le stock de ressources naturelles. Ceci est une conséquence directe du fait que la production dépend dans les modèles économiques des facteurs de production capital et travail, ainsi que du progrès technique, en excluant la terre (les ressources naturelles). Certains experts ont proposé de définir un indicateur qui tienne compte des effets sur l'environnement, le PIB vert. Les effets de la croissance économique sur l'environnement sont détaillés dans l'article Effets des croissances démographique et économique sur l'environnement.

Sommaire

[modifier] Origine

Le produit intérieur brut a été inventé par Simon Kuznets en 1934[1].

[modifier] Définition donnée par l'INSEE

Agrégat représentant le résultat final de l'activité de production des unités productrices résidentes. Il peut se définir de trois manières :

  • Le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées brutes des différents secteurs institutionnels ou des différentes branches d'activité, augmentée des impôts moins les subventions sur les produits (lesquels ne sont pas affectés aux secteurs et aux branches d'activité) ;
  • Le PIB est égal à la somme des emplois finaux intérieurs de biens et de services (consommation finale effective, formation brute de capital fixe, variations de stocks), plus les exportations, moins les importations ;
  • Le PIB est égal à la somme des emplois des comptes d'exploitation des secteurs institutionnels : rémunération des salariés, impôts sur la production et les importations moins les subventions, excédent brut d'exploitation et revenu mixte.

[modifier] Décompositions et calcul du PIB

Le PIB est par définition une valeur comptable issue du compte de résultat (produits et coûts) et non du bilan (actif / passif). Il ne mesure que le flux de production, et non un stock de capital ou de dettes.

Le PIB est une mesure de la valeur de l'ensemble des biens et services produits sur le territoire d'un pays donné au cours d'une période donnée (en général, une année, parfois un trimestre), quelle que soit la nationalité des producteurs (ce en quoi il se distingue du PNB[2]).

Les revenus issus des avoirs à l’extérieur ne sont pas inclus dans le PIB, mais ils sont ajoutés au PNB pour former le revenu national brut.

Le PIB et la croissance du PIB sont devenus deux des plus importants indicateurs économiques. Croissance économique et croissance du PIB sont devenues synonymes. Une diminution du PIB prolongée sur plusieurs trimestres est une récession économique.

[modifier] Décompositions

Article connexe : Comptabilité nationale.

Le PIB peut se décomposer de trois manières (voir un exemple, pour la France) :

[modifier] Par la production

Le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées des agents économiques résidents, calculée aux prix du marché, à laquelle on ajoute la part de la valeur ajoutée récupérée par l'État (Taxe sur la valeur ajoutée et droits de douane) ;

PIB = Somme des Valeurs Ajoutées + TVA + Droits et Taxes sur les importations-subventions sur les produits

[modifier] Par les dépenses

Le PIB est égal à la somme des emplois finaux intérieurs de biens et de services, c’est-à-dire : la consommation finale effective (CF), l'investissement (Formation brute de capital fixe (FBCF) dans le jargon statistique), et les variations de stocks (VS). Cette définition se déduit de l’égalité comptable entre les ressources de l’économie (PIB) et les emplois qui sont faits de ces ressources.

En situation d'autarcie, on a :
Ressources = Emplois
PIB = CF + FBCF + VS
Dans une économie ouverte les importations (notées M) s'ajoutent aux ressources, les exportations (notées X) aux emplois :
Ressources = Emplois
PIB + M = CF + FBCF + VS + X
PIB = CF + FBCF + VS + X - M

À titre d’exemple, en 2004 dans l’UE-25, 59 % du PIB était consacré aux dépenses de consommation finale des ménages, 21 % aux dépenses de consommation finale des administrations publiques, et 19 % à l’investissement[3].

[modifier] Par les revenus

Le PIB est égal à la somme des revenus bruts des secteurs institutionnels : rémunération des salariés (RS), impôts sur la production et les importations moins les subventions (T), excédent brut d’exploitation (EBE), solde de revenu avec l'extérieur (RX).

PIB = RS + T + EBE + RX

[modifier] PIB marchand et non-marchand

Le PIB recense à la fois la production marchande et la production non-marchande, composée exclusivement de services. En France, le PIB non-marchand est presque exclusivement le fait des administrations publiques (sécurité, justice, santé, enseignement...). Par convention, il est évalué à son coût de production (voir Services non marchands).

Une des conséquences de l'estimation par les coûts de la production des fonctionnaires, est qu'une augmentation de salaires des fonctionnaires entraîne ipso facto une hausse à due proportion du PIB. Si la proportion de la production non marchande est forte comme en France où elle approche les 25% du PIB total, cette méthode crée des difficultés d'interprétation en cas de crise. Les dépenses publiques restant stables ou augmentant pendant les récessions le PIB ne mesure pas exactement l'importance d'une crise qui en fait ne touche que le secteur de la production marchande.

Un petit calcul permet de prendre la mesure de la difficulté :

Imaginons que le secteur marchand entre en récession et voit sa production baisser de 1% alors que la hausse des rémunérations du secteur non marchand est de 4%. Avec un rapport 75/25 des deux secteurs le PIB global passe de l'indice 100 à 100,75 et indique une croissance. De même une baisse de 4% du PIB, comme celle que l'on craint pour 2009 en France, avec une hausse de 4% des coûts de la production non marchande signifie en fait une récession extrêmement grave de près de 7% du PIB marchand.

Les éléments du PIB publiés trimestriellement étant largement estimés, et donc susceptible de modifications souvent significatives après coup, ce n'est pas le meilleur instrument de mesure de la situation économique conjoncturelle bien qu'il soit souvent utilisé comme tel par les médias.

La nature mixte du PIB pose également une difficulté d'interprétation des ratios qui l'utilisent comme par exemple le taux de prélèvements (prélèvements rapportés au PIB). Elle apparait sur cette présentation amusante proposée par un groupe d'économistes [4]  :

Un esquimau a pêché un poisson sur la banquise :

PIB (en poisson) = 1

Un homme armé d'un fusil prend le poisson :

Prestation de sécurité de l'Etat évaluée à ses coûts (en poisson) = 1

PIB total : PIB marchand 1 + PIB non marchand 1 = 2.

Taux de prélèvement : 50%, alors que l'idée spontanée est de le calculer à 100%.

Il est donc très important lorsqu'on tire des conclusions de l'évolution de certains indicateurs même très connus de bien comprendre leur structure.

[modifier] Calculs du PIB

Logiquement, il existe donc trois méthodes pour calculer le PIB d'un pays ou d'une région : par la production, par la dépense et par les revenus. Pour des raisons pratiques, on utilise principalement la première méthode. Selon cette technique, on additionne toutes les valeurs ajoutées[5], en se basant sur les résultats fournis par les entreprises, et les administrations publiques.

[modifier] Mesures en volume et en valeur

Le PIB réel ou en volume est la valeur du PIB en tenant compte des variations des prix, c'est-à-dire de l'inflation. Le PIB réel a l'avantage de montrer les variations à la hausse et à la baisse dans le volume (les quantités) de la production de biens et services. C’est la valeur utilisée lorsque l’on mesure la croissance du PIB.

En effet, on ne peut pas savoir uniquement en observant le PIB nominal (en valeur), si la hausse de l'indicateur provient d'une hausse des prix, d'une hausse de la production ou dans quelles proportions ces deux variations se combinent.

Soit Pi,t le prix d’un bien i au cours d’une période t (par exemple, une année) et Qi,t la quantité produite de ce bien i au cours de la période t ; alors :

\text{PIB}_{\text{nominal},t} = \sum_i P_{i,t}.Q_{i,t}\,

Le PIB réel est constitué par la valeur des biens i produits au cours de la période t mesurés à prix constants (année de base notée t0), soit :

\text{PIB}_{\text{reel},t} = \sum_i P_{i,t_0}.Q_{i,t}\,

Le déflateur du PIB équivaut au rapport entre le PIB nominal et réel.

[modifier] PIB par habitant

Article connexe : PIB par habitant.

Le PIB/habitant ou produit intérieur brut par habitant (ou par tête) est la valeur du PIB divisée par le nombre d'habitants d'un pays. Il est plus efficace que le PIB pour mesurer le développement d'un pays, cependant, il n'est qu'une moyenne donc il ne permet pas de rendre compte des inégalités de revenu et de richesse au sein d'une population.

Cet indicateur n’est pas égal au revenu par tête.

Il est un bon indicateur de la productivité économique, mais il ne rend pas lui-même compte du niveau de bien-être de la population ou du degré de réussite d'un pays en matière de développement. Il ne montre pas dans quelle mesure le revenu d'un pays est réparti de manière équitable ou non entre ses habitants. Comme le PIB, il ne reflète pas les atteintes causées à l'environnement et aux ressources naturelles par les processus de production, et ne tient pas compte du travail non rémunéré qui peut être effectué au sein des ménages ou des communautés, ni de la production à mettre au compte de l'économie souterraine.

En général, un pays est considéré comme « développé » lorsqu'il dépasse les 20 000 dollars US de PIB par an et par habitant, vers 2006.

[modifier] Comparaisons internationales

On peut comparer le PIB de plusieurs pays, exprimés selon leur devise nationale, selon deux méthodes :

  • au taux de change actuel : on utilise le taux de change moyen sur la période d'étude.
  • à parité de pouvoir d'achat (PPA) : on utilise un panier de biens standard, et le taux de conversion est le rapport des prix de ce panier entre les devises.

Les comparaisons en PPA sont plus fiables lorsque les pays sont très différents, du fait de la faiblesse mécanique des devises des pays pauvres. Elles permettent aussi de s'affranchir des variations parfois brutales des taux de change.

On rencontre souvent le terme de PIB sous sa dénomination anglaise GDP, pour Gross Domestic Product.

[modifier] Limites du PIB et défauts dans sa détermination

[modifier] PIB et développement durable

Par définition, le PIB est un indicateur de flux et ne tient pas compte de la valeur estimée des actifs et passifs (le patrimoine) publics et privés. Il ne mesure donc pas les externalités positives ou négatives qui font évoluer cette valeur et qui contribuent donc à un gain ou à une perte de moyens.

Pour Dominique Méda[6], il présente trois grandes limites : il ne tient pas compte de temps et d'activités essentielles pour le développement de la société comme le temps avec les proches, temps pour les activités politiques, temps domestique ; il n'est pas affecté par les inégalités dans la participation à la production ou à la consommation ; il ne tient pas compte des dégradations apportées au patrimoine naturel.

Le PIB tient compte des ressources naturelles (énergie, matières premières) consommées dans les processus de production en comptabilité nationale par les consommations intermédiaires. Cependant, la comptabilité nationale ne distingue pas, dans les consommations intermédiaires, les ressources renouvelables des ressources non renouvelables, ou les produits recyclés des autres produits achetés. Jean-Marc Jancovici critique ainsi le fait que le PIB ne permet pas d'évaluer la consommation du stock de ressources naturelles ni d'anticiper longtemps à l'avance les risques environnementaux[7].

Concernant le secteur des services (le secteur tertiaire en comptabilité nationale), qui représente environ 70% du PIB dans les pays développés, Jean Gadrey estime que pour construire une économie écologique des services, il faut d’abord s’intéresser aux bilans écologiques complets de ces activités. Il apparaît alors que l’immatérialité parfois supposée des services est un mythe. Il serait nécessaire d'internaliser les externalités environnementales de ces activités[8].

Dans le cas d'une production polluante, suivie d'un processus de dépollution, le PIB comptabilise deux productions, qui s'annulent partiellement. Le PIB est neutre vis-à-vis d'un progrès technique qui va dans le sens de la conception de processus industriels propres, l'emploi de matériaux recyclés, et d'une façon générale l'anticipation des risques environnementaux. Le PIB n'envoie aucun signal d'alerte sur la dégradation de l'environnement.

Ainsi, le PIB ne permet pas de mesurer l'impact de la production sur le capital naturel. La croissance économique mesurée par le PIB ne rend donc pas bien compte du respect ou non des principes de développement durable ni de ses effets sur l'environnement. Le PIB a néanmoins été sélectionné par l'INSEE parmi les onze indicateurs de développement durable retenus dans le cadre de la stratégie nationale de développement durable française[9] .

Certains auteurs[10] soulignent les limites de la croissance économique comme mesure de la bonne santé d'un pays ou d'une économie, ou contestent le bien fondé[11] ou même la possibilité physique[12] de perpétuer la croissance économique telle qu'elle est définie par la variation du PIB. [[Dominique Méda a proposé dés 1999 dans Qu'est-ce que la richesse? de recourir à d'autres indicateurs que le PIB ]].Patrick Viveret considère également qu'il faut reconsidérer les instruments de mesure de la richesse[13].

[modifier] Autres limites

Le PIB ne tient pas compte de l'auto-production (ou auto-consommation), c'est-à-dire les richesses produites et consommées au sein-même des ménages : par exemple les fruits d’un verger qui sont auto-consommés, ou la production domestique (activités domestiques des femmes au foyer par exemple).

Le travail au noir est mal mesuré, et sa valeur ajoutée est estimée et incluse dans le PIB.

Le bénévolat, qui est un service non marchand, est très mal mesuré (la valeur ajoutée étant comptabilisée essentiellement à partir des coûts de personnel, lesquels sont par nature insignifiants dans les activités bénévoles).

Dans le cas d'une catastrophe naturelle (ouragan, tremblement de terre), le PIB ne comptabilise les destructions d'actifs (maisons, routes…) qu'indirectement, à la hauteur de l'impact sur la production (donc moins que la perte nette des actifs). En revanche, le PIB prend en compte les reconstructions qui font suite à la catastrophe (souvent financées par des aides nationales ou internationales). Considérer cette prise en compte comme un défaut est discutable : la capacité à faire face à une catastrophe naturelle constitue bien une richesse économique, qu'il semble donc normal de comptabiliser (au même titre que la santé par exemple).

Il est délicat de chiffrer la contribution réelle des services non marchands et de l'administration publique à la richesse économique, la pratique étant d'intégrer simplement leurs coûts au PIB, en l'absence de produits matérialisés par des facturations.

Le PIB n'est pas un indicateur du bien-être, de bonheur, ou de qualité de vie. Ainsi, certaines consommations font gonfler le PIB alors que de toute évidence elles ne reflètent pas une amélioration du bonheur des habitants – par exemple une hausse des achats de médicaments anti-dépresseurs[réf. nécessaire].

Ainsi, John Maynard Keynes revendiquait-il explicitement de pouvoir employer les chômeurs à creuser des trous et d'autres chômeurs à les reboucher. Il escomptait ainsi réduire le chômage et, par le biais du multiplicateur, favoriser la croissance du PIB[14]. Frédéric Bastiat décrivait une autre limite de la mesure de la richesse avec son sophisme de la vitre cassée publié en 1850. Prenant l'exemple d'une vitre, il montrait que la société s'appauvrissait de la valeur de cette vitre quand celle-ci était brisée. Il concluait « la société perd la valeur des objets inutilement détruits », ou « destruction n'est pas profit. » Reprenant à leur compte ces réflexions Jean Gadrey et Florence Jany-Catrice écrivent de manière imagée que « si un pays rétribuait 10% des gens pour détruire des biens, faire des trous dans les routes, endommager les véhicules, etc., et 10% pour réparer, boucher les trous, etc., il aurait le même PIB qu'un pays où ces 20% d'emplois (dont les effets sur le bien-être s'annulent) seraient consacrés à améliorer l'espérance de vie en bonne santé, les niveaux d'éducation et la participation aux activités culturelles et de loisir[15]. »

Pour toutes ces raisons, l'accent est davantage mis sur les évolutions du PIB – c’est-à-dire sa hausse (plus communément appelée croissance économique) ou sa baisse (récession économique lorsque la baisse est prolongée sur plusieurs périodes), plutôt que sa valeur absolue. La comparaison d'une année à l'autre permet alors d'atténuer les erreurs puisque ce qui est oublié une année (le travail au noir notamment) l'est aussi l'année suivante.

[modifier] Autres indicateurs

[modifier] PIB vert

Des économistes ont pensé à mesurer un PIB vert, pour lequel serait soustrait du PIB conventionnel la valeur de la baisse du stock de ressources naturelles. Une telle méthode de comptabilisation permettrait de mieux savoir si une activité économique accroit ou fait baisser la richesse nationale lorsqu'elle utilise des ressources naturelles[16]. Cependant, les économistes estiment qu'il serait très difficile de mesurer correctement un tel indicateur.

[modifier] PIB régional ou PIB urbain

Une mesure de PIB régional, ou de « produit urbain brut », est parfois présentée. Son utilisation est critiquée car les échanges commerciaux (imports et exports) avec les autres régions d'un même pays ne sont pas mesurés. Le calcul se fait alors avec l'approche productive (somme des valeurs ajoutée).

Cet indicateur ne refletera alors que la production de la zone, et non la richesse, puisqu’un quartier résidentiel où la production est faible aura un PIB local très faible, même si le revenu des habitants est élevé.

L'attribution des fonds structurels européens, basée sur les PIB régionaux, voit donc certaines régions résidentielles à faible PIB/habitant mais peu sinistrées (chômage faible, résidents travaillant dans une région limitrophe) emporter les fonds sur des régions industrielles à plus fort PIB mais à la richesse effective plus faible (chômage important, emplois précaires…)[réf. nécessaire].

[modifier] Développement humain

Comme d’autres indicateurs économiques, le PIB n’a pas vocation à mesurer le niveau de développement humain des pays, il mesure seulement le développement économique. L’Indice de développement humain (IDH), inspiré des travaux d'Amartya Sen, a été créé pour tenter d'appréhender le bien-être social.

[modifier] PIB et chômage

Une croissance élevée d’un pays est corrélée à une diminution du taux de chômage (voir loi d'Okun et courbe de Phillips).

[modifier] PIB et PIB/hab de quelques pays

[modifier] PIB en France

La croissance du PIB en France s’est stabilisée depuis 1975 autour de 2,3 % en rythme annuel[17] (voir aussi toutes les données sur le site de l’INSEE).

[modifier] PIB

Le PIB de l'Union européenne (un seul marché, une législation commerciale unique et quasiment une seule monnaie, donc presque un pays au sens économique) était très proche en 2004 de celui des États-Unis. Avec 27 États membres, l'Union européenne est donc maintenant la première puissance économique mondiale. L'État qui affiche le plus haut PIB par habitant au monde est le Luxembourg, avec un PIB/hab de 66 500 USD[18].

Les données peuvent varier suivant les modes de calcul (Banque mondiale, FMI, OCDE, CIA…).

PIB nominal et en PPA dans le monde (chiffres du FMI, non rapportés à la population)
Pays PIB 2004
(Md US$)
2005
(Md US$)
2006
(Md US$)
Allemagne 2 335 2 429 2 616
Belgique 324 337 363
Brésil 1 507 1 566 1 708
Chine 7 642 8 815 10 048
États-Unis (séries) 11 651 12 416 13 201
France (séries) 1 769 1 849 2 039
Inde 3 389 3 779 4 247
Italie 1 622 1 672 1 795
Japon (séries) 3 737 3 995 4 131
Mexique (séries) 1 017 1 108 1 201
Royaume-Uni 1 845 2 001 2 111
Russie 1 424 1 552 1 704

Données 2004[19]/2005[20]/2006[21], à parité de pouvoir d'achat.

[modifier] PIB par habitant

Quelques données de 2005, avec le PIB par habitant[22] :

Carte des pays selon leur PIB (nominal) par habitant en 2006. Source: FMI
Carte des pays, par PIB par habitant, en PPA (2006)
Source : FMI (avril 2007)
Pays PIB
(Md US$)
 
PIB/hab
(US$ PPA)
 
PIB/hab
(US$ au taux de
change courant)
États-Unis (séries) 12 428 41 900 41 900
Royaume-Uni 1 929 32 100 36 600
Japon (séries) 3 902 30 500 35 700
Belgique 341 32 500 35 400
Canada 1 082 33 600 34 600
Allemagne 2 461 29 800 33 900
France (séries) 1 896 30 200 33 900
Union européenne à 15 11 616 29 900 32 900
Zone Euro 9 206 29 400 31 700
Italie 1 666 28 500 30 100
Mexique (séries) 1 135 10 800 7 300

[modifier] Notes et références

  1. [www.afd.fr/jahia/webdav/site/afd/users/administrateur/public/article/articles2009/20090317_Jacquet_Kuznets_LeMondeEco.pdf Simon Kuznets, le père des comptes nationaux]
  2. bref rappel PNB = PIB + revenus des facteurs en provenance de l'extérieur - revenus des facteurs versés à l'extérieur
  3. L’Europe en chiffres, Eurostat, p. 148
  4. Cercle économiste e-toile - cee.e-toile.fr
  5. Le PIB n'est pas égal à la somme des revenus générés sur une période donnée, car dans ce cas il y aurait des problèmes de double comptage.
  6. Méda, 1999 ; 2008
  7. Jean-Marc Jancovici Sommes-nous déjà en décroissance ?
  8. La crise écologique exige une révolution de l’économie des services
  9. sur le site de l'INSEE
  10. Jean Gadrey, Au-delà du PIB, quelles mesures alternatives ?
  11. Meadows & al, Limits to Growth: The 30-Year Update, 2004, Chelsea Green Publishing, ISBN 1-931498-51-2
  12. Jean-Marc Jancovici, L'équation de Kaya
  13. rapport "Reconsidérer la richesse"
  14. John Maynard Keynes, Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie, chap. 10
  15. Jean Gadrey et Florence Jany-Catrice, Les nouveaux indicateurs de richesse, La Découverte, 2005, p. 21.
  16. Joseph E. Stiglitz - carl E. Walsh (2004), Principes d'économie moderne, 2e édition, Ed. de boeck, Bruxelles.
  17. cf. graphique, site de l'INSEE
  18. Source : NationMaster.com
  19. PIB (PPA) 2004 - Banque Mondiale - 18 Avril 2006 [pdf]
  20. PIB (PPA) 2005 - Banque Mondiale - 23 Avril 2007 [pdf]
  21. PIB (PPA) 2006 - Banque Mondiale - 14 Septembre 2007 [pdf]
  22. "OECD en chiffres 2006/2007" - OCDE 2007

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Bibliographie

Dominique Méda, "Qu'est-ce que la richesse?", Aubier , 1999 puis Champs-Flammarion, 2001 repris dans "Au-delà du PIB. Pour une autre mesure de la richesse", Flammarion, Champs-Actuel, 2008

[modifier] Liens et documents externes

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