Jean-Louis Barrault

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Jean-Louis Barrault

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Jean-Louis Barrault en 1952

Naissance 8 septembre 1910
Vésinet, Yvelines
Nationalité Drapeau de la France France
Décès 22 janvier 1994 (à 83 ans)
Paris
Profession comédien, metteur en scène
Films notables

Drôle de drame (1937)

Les Enfants du paradis (1945)

Jean-Louis Barrault, né le 8 septembre 1910 au Vésinet dans les Yvelines et mort le 22 janvier 1994 à Paris, est un comédien, metteur en scène et directeur de théâtre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien élève du Lycée Chaptal, Jean-Louis Barrault est d'abord élève de Charles Dullin et acteur de sa troupe de 1933 à 1935. À vingt-cinq ans, sa rencontre avec Étienne Decroux le pousse à se passionner pour le mime.

Carrière[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Barrault, Madeleine Renaud

Théâtre[modifier | modifier le code]

Il entre à la Comédie-Française en 1940 et en devient le 408e sociétaire le 1er janvier 1943. Il y met en scène Le Soulier de satin et Phèdre, deux pièces qui assureront sa célébrité. Il démissionnera le 31 août 1946.

En 1946, il fonde avec sa femme Madeleine Renaud la Compagnie Renaud-Barrault et s'installe pour dix ans au Théâtre Marigny. Ils engagent André Brunot, Pierre Bertin, Catherine Fonteney, Georges Le Roy, Jean Desailly, Jacques Dacqmine qui viennent de la Comédie-Française, Marie-Hélène Dasté, Régis Outin, Pierre Renoir, Simone Valère, Jacqueline Bouvier-Pagnol, Gabriel Cattand, Jean-Pierre Granval, les musiciens Pierre Boulez et Maurice Jarre. En 1954, il emménage dans le théâtre le Petit Marigny.

Avec André Frank, il crée en 1953 la revue les Cahiers Renaud Barrault, publiés aux Éditions Julliard, puis chez Gallimard.

En 1958, il fonde le « Nouveau Cartel » avec André Barsacq, Jean Mercure et Raymond Rouleau.

À partir de 1959, André Malraux lui confie le Théâtre de l'Odéon qui devient L'Odéon-Théâtre de France, dont il devient le directeur. Jean-Louis Barrault y manifeste un éclectisme qui pourra lui être reproché : il monte les grandes œuvres du répertoire classique (Racine, Shakespeare), mais crée aussi les pièces les plus modernes : Rhinocéros de Eugène Ionesco en 1960, Oh les beaux jours de Samuel Beckett en 1963 (mise en scène par Roger Blin - le rôle de Winnie restera comme l'un des plus célèbres de Madeleine Renaud), Des journées entières dans les arbres de Marguerite Duras en 1965, Les Paravents de Jean Genet en 1966 (pièce qui, peu après la guerre d'Algérie, fait scandale). Il continue aussi à populariser le théâtre de Paul Claudel.

En mai 1968, il ouvre le théâtre de l'Odéon aux étudiants, qui l'occupent pendant plus d'un mois. André Malraux ne le lui pardonne pas, et Barrault doit quitter le théâtre avec sa compagnie pour une salle de catch, l'Élysée Montmartre, transforme la Gare d'Orsay en théâtre d'Orsay (l'actuel musée d'Orsay) qu'il présente dans Italiques[1] ; puis au Théâtre du Rond-Point. Jean-Louis Barrault y signe des créations originales à partir de sa lecture des grands auteurs (Rabelais, Ainsi parlait Zarathoustra, Zadig).

Cinéma[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Barrault est aussi acteur de cinéma, notamment en 1944 dans Les Enfants du paradis, grand succès de Marcel Carné, qui popularise son génie du mime.

Dans Le Testament du docteur Cordelier de Jean Renoir, il joue le double rôle du docteur et d'Opale.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Barrault fut le mari de Madeleine Renaud. Ils sont inhumés ensemble au Cimetière de Passy à Paris. Il était en outre l'oncle de Marie-Christine Barrault.

Conception du théâtre[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Barrault s'est toujours résolument installé dans le présent. Le théâtre est pour lui un art total, proche de la vie, qui fait au spectateur le cadeau de ces instants à saisir, dans l'immédiateté de l'émotion. La vie s'exprime d'abord par le langage du corps, qu'il a découvert grâce au mime ; Barrault se veut le disciple d'Antonin Artaud.

Théâtre : Comédien[modifier | modifier le code]

Théâtre de l'Atelier
Comédie-Française
Théâtre Marigny
Théâtre Sarah Bernhardt
  • Tournée aux États-Unis et Canada
Théâtre du Palais-Royal
Odéon-Théâtre de France
Élysée Montmartre

Théâtre : Metteur en scène[modifier | modifier le code]

Comédie-Française (1940-1946)[modifier | modifier le code]

Théâtre Marigny (1946-1956)[modifier | modifier le code]

Étranger, Festivals[modifier | modifier le code]

Théâtre Sarah Bernhardt (1957)[modifier | modifier le code]

Théâtre du Palais-Royal (1958-1959)[modifier | modifier le code]

Odéon-Théâtre de France (1959-1968)[modifier | modifier le code]

Saison 1959-1960
Saison 1960-1961
Saison 1961-1962
Saison 1962-1963
Saison 1963-1964
Saison 1964-1965
Saison 1965-1966
Saison 1966-1967
Saison 1967-1968

Élysée Montmartre[modifier | modifier le code]

Théâtre d'Orsay (1972-1981)[modifier | modifier le code]

Théâtre Renaud-Barrault (1981-1991)[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Réflexions sur le théâtre, J. Vautrain éditeur, 1949
  • A propos de Shakespeare et du théâtre, Éditions de la Parade, 1949
  • Phèdre, mise en scène et commentaires, Éditions du Seuil, 1946
  • Journal de bord : Japon, Israël, Grèce, Yougoslavie, R. Julliard, 1961
  • Le Phénomène théâtral, Clarendon press, 1961
  • Je suis un homme de théâtre, Éditions du Conquistador, 1955
  • Nouvelles réflexions sur le théâtre, préface d'Armand Salacrou, Flammarion, 1959
  • Souvenirs pour demain, Éditions du Seuil, 1972
  • Correspondance Paul Claudel - Jean-Louis Barrault, Gallimard, 1974
  • Comme je le pense, Gallimard, 1975
  • Saisir le présent, avec la collaboration de Madeleine Renaud, Robert Laffont, 1984

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Prix, récompenses et hommages[modifier | modifier le code]

Inauguration de la place Jean-Louis Barrault à Tournus, le 17 janvier 2013.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. à l'occasion de la présentation des pièces Le Suicidaire et Ainsi parlait Zaratoustra, Italiques, deuxième chaîne de l'ORTF, 26 avril 1974
  2. Vagabonds imaginaires sur EncycloCiné

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Bonal, Les Renaud-Barraud, Editions du Seuil, 2000.
  • Paul-Louis Mignon, Jean-Louis Barrault, Éditions du Rocher, 2003
  • André Frank, Jean-Louis Barrault, Éditions Seghers, Collection Théâtre de tous les temps
  • Antonin Artaud, Lettres à Jean-Louis Barrault
  • Le Théâtre de Jean-Louis Barrault, 1961
  • Christian Genty, Histoire du Théâtre national de l'Odéon : journal de bord, 1782-1982, Éditions Fischbacher, 1982

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]