Postimpressionnisme

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Le Centenaire de l'indépendance d'Henri Rousseau, 1892

Le postimpressionnisme est un ensemble de courants artistiques qui, durant la période allant approximativement de 1885 à 1905, diverge de l'impressionnisme ou s'oppose à lui (néo-impressionnisme, synthétisme, symbolisme, nabis...). Inventé en 1906 par le critique d'art et peintre britannique Roger Fry, le terme n'a toutefois pris racine que lors de l'exposition organisée de novembre 1910 à janvier 1911 par Fry aux Grafton Galleries (en) de Londres, Manet and the Post-Impressionists (Manet et les postimpressionnistes)[1].

Le terme postimpressionnisme est une appellation extrêmement floue, appliquée principalement à Cézanne, Van Gogh, Gauguin, Toulouse-Lautrec et Seurat, mais souvent utilisée pour décrire d'autres artistes progressistes qui suivirent la grande décennie de l'impressionnisme (1870-1880), comme Matisse, Bonnard ou Dufrénoy.

On peut différencier deux sortes de peintures au sein du postimpressionnisme.

  1. L'influence de Seurat (Le tableau intitulé l'Île de la jatte représente la vie du dimanche à l'époque. Les peintres appartenant à ce mouvement font de la vie quotidienne leur sujet principal.)
  2. Le « couple » Paul Gauguin / Vincent Van Gogh

Van Gogh arrive à Paris en 1886 et découvre alors les peintures impressionnistes. Il se rend compte que cela ne correspondait pas à l'idée qu'il en a. Il choisit sa technique : beaucoup plus emportée, plus lyrique et plus expressionniste que celles des autres. Son influence est déterminante sur l'évolution de la peinture. On verra apparaître alors la peinture expressionniste allemande. (Les styles de peinture sont issus des styles précédents).

Paul Gauguin et Vincent Van Gogh sont amenés à vivre ensemble trois semaines à Arles. À ce moment, ils sont endettés, tendus et crispés. Gauguin vend donc quelques-unes de ses toiles à Théo, le frère de Vincent, en échange d'un peu d'argent. Les deux peintres ont des techniques qui les opposent. Pendant que Vincent s'impose d'aller peindre sur le motif (avec toiles et chevalet) quelles que soient les conditions climatiques, Paul, lui, peint de mémoire dans l'atelier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Peter Morrin, Judith Zilczer, William C. Agee, The Advent of Modernism. Post-Impressionism and North American Art, 1900-1918, High Museum of Art,‎ 1986, p. 40

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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