Vol (droit)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Huile sur toile de Jérôme Bosch représentant un vol

Le vol est une infraction pénale qui consiste à s'approprier frauduleusement un bien mobilier appartenant à autrui.

En droit pénal français[modifier | modifier le code]

Le vol est la soustraction frauduleuse de la chose d'autrui[1].

Origine et histoire[modifier | modifier le code]

Le vol semble remonter à l'origine de l'humanité. De tous temps et dans toutes les civilisations, il est reconnu et à la fois commis et puni. Il se manifeste par exemple, sur terre, par le grand banditisme, et sur mer, par la piraterie. Des invasions ont eu comme motivation le pillage des peuples voisins. Des batailles meurtrières sont des expéditions punitives en représailles.

Des formes variées[modifier | modifier le code]

Jusque dans les années 1970, dans la plupart des pays, le vol des vélos était très rare (ici devant un cinéma à Cairns en Australie, en 1922, aucun vélo n'est attaché ni cadenassé)
Un goéland argenté « vole » un hareng à un passant (ici en Belgique). La notion de « vol » est dans ce cas une interprétation anthropomorphique.

Tous les biens matériels, végétaux, animaux, champignons ayant un propriétaire légal, etc. sont susceptibles d'être volés : les récoltes sur pied, des plantes, animaux, champignons, graines, jeunes plants d'arbres en forêt, des semences (on parlait autrefois alors de maraudage[2]), de la nourriture, des biens fonciers, des effets personnels, des œuvres d'art, les documents confidentiels, les armes, l'argent, etc.

Les modalités et motivations du vol sont variées : Il est effectué seul ou en bande, avec ou sans préméditation, avec ou sans professionnalisme, avec ou sans violence etc.

Les sanctions sont généralement ajustées à la gravité estimée du vol, en fonction des moyens exercés, de la gravité des actes (avec ou sans violence ou contrainte, etc.) et selon la valeur estimée de l'objet dérobé.

Le vol est un acte maladif chez le kleptomane.

Expressions et infractions apparentées[modifier | modifier le code]

Ce qui est couramment et largement qualifié de vol pourrait être plus exactement :

  • braquage de banque ou de magasin (avec arme réelle ou apparaissant comme telle) ;
  • vol à l'étalage, dans les commerces
  • cambriolage ou vol à domicile.
  • détournement de fonds ;
  • escroquerie (par exemple, une victime est amenée à « investir » dans une société bidon : Fraude 4-1-9) ;
  • espionnage industriel (car appropriation non autorisée d'informations confidentielles) ;
  • espionnage ;
  • fausse facture ;
  • faux-monnayage (car la monnaie fabriquée vole la société) ;
  • grivèlerie ou resquille (par exemple, quitter un restaurant sans régler l'addition) ;
  • hameçonnage ;
  • piraterie maritime ;
  • racket de protection ;
  • usurpation d'identité ;
  • utilisation frauduleuse de ressources (par exemple, utilisation de logements officiels à des fins personnelles) ;
  • vol à l'arraché ;
  • vol à la fausse qualité : le ou les individus se présentent au domicile de leur victime sous diverses qualités (employés des eaux, EDF, GDF, Poste, Police...) Généralement, les auteurs exhibent une fausse carte professionnelle ou portent une tenue vestimentaire adaptée, profitent des travaux dans le quartier pour prétexter une intervention. Pendant qu'un des auteurs occupe la victime, le ou les complices visitent l'appartement et procèdent aux vols ;
  • vol à la petite semaine (par exemple, une personne abuse du système de transport en commun en utilisant une carte trafiquée) ;
  • vol domestique (en droit français, désigne le vol par un employé) ;
  • vol par ruse : le ou les auteurs prétextent vendre à domicile et profitent d'un moment d'inattention pour voler.
  • coupeur de route (arrêt des véhicules, braquage des occupants du véhicule) ;
  • Illégalisme ;
  • Reprise individuelle.
Illustration, 1900

Dans l'imaginaire populaire[modifier | modifier le code]

La culture populaire est riche de nombreux voleurs connus, voire aimés. Dans la culture occidentale, Robin des Bois et Arsène Lupin sont de ces personnages. Le cinéma a mis en scène des voleurs de renom.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article 311-1 du Code pénal français
  2. Traité général des eaux et forêts, chasses et pêches ; (Voir vue 33/137 de la version scannée)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]