Vol (droit)
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Le vol est le fait de s'approprier furtivement ou par la force un bien.
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En droit pénal français [modifier]
Le vol est la soustraction frauduleuse de la chose d'autrui[1].
Origine et histoire [modifier]
Le vol semble remonter à l'origine de l'humanité. De tous temps et dans toutes les civilisations, il est reconnu et à la fois commis et puni. Il se manifeste par exemple, sur terre, par le grand banditisme, et sur mer, par la piraterie. Des invasions ont eu comme motivation le pillage des peuples voisins. Des batailles meurtrières sont des expéditions punitives en représailles.
Des formes variées [modifier]
Tous les biens matériels sont susceptibles d'être volés : la nourriture, les biens fonciers, les effets personnels, les œuvres d'art, les documents confidentiels, les armes, l'argent. Les modalités du vol sont variées : seul ou en bande, avec ou sans préméditation, avec ou sans professionnalisme, avec ou sans violence etc. Les sanctions seront généralement en fonction des moyens exercés, de la gravité des actes commis et de l'objet dérobé.
Expressions et infractions apparentées [modifier]
Ce qui est couramment et largement qualifié de vol pourrait être plus exactement :
- braquage de banque ou de magasin (avec arme réelle ou apparaissant comme telle) ;
- vol à l'étalage, dans les commerces
- cambriolage ou vol à domicile.
- détournement de fonds ;
- escroquerie (par exemple, une victime est amenée à « investir » dans une société bidon : Fraude 4-1-9) ;
- espionnage industriel (car appropriation non autorisée d'informations confidentielles) ;
- espionnage ;
- fausse facture ;
- faux-monnayage (car la monnaie fabriquée vole la société) ;
- grivèlerie ou resquille (par exemple, quitter un restaurant sans régler l'addition) ;
- hameçonnage ;
- piraterie maritime ;
- racket de protection ;
- usurpation d'identité ;
- utilisation frauduleuse de ressources (par exemple, utilisation de logements officiels à des fins personnelles) ;
- vol à l'arraché ;
- vol à la fausse qualité : le ou les individus se présentent au domicile de leur victime sous diverses qualités (employés des eaux, EDF, GDF, Poste, Police...) Généralement, les auteurs exhibent une fausse carte professionnelle ou portent une tenue vestimentaire adaptée, profitent des travaux dans le quartier pour prétexter une intervention. Pendant qu'un des auteurs occupe la victime, le ou les complices visitent l'appartement et procèdent aux vols ;
- vol à la petite semaine (par exemple, une personne abuse du système de transport en commun en utilisant une carte trafiquée) ;
- vol domestique (en droit français, désigne le vol par un employé) ;
- vol par ruse : le ou les auteurs prétextent vendre à domicile et profitent d'un moment d'inattention pour voler.
- coupeur de route (arrêt des véhicules, braquage des occupants du véhicule) ;
- Illégalisme ;
- Reprise individuelle.
Dans l'imaginaire populaire [modifier]
La culture populaire est riche de nombreux voleurs connus, voire aimés. Dans la culture occidentale, Robin des bois et Arsène Lupin sont de ces personnages. Le cinéma a mis en scène des voleurs de renom.
La kleptomanie [modifier]
Le vol est un acte maladif chez le kleptomane.
Bibliographie [modifier]
- Nicolas Bon, Quel voleur accepte qu'on le vole ? Capitalisme et propriété privée, Éditions Pontcerq, Rennes, 2010 (ISBN 9782919648061)
Notes et références [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Le vol par pays
- Articles encyclopédiques connexes