Yalta

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Yalta
Ялта
Blason de Yalta
Héraldique
Drapeau de Yalta
Drapeau
Yalta vue de la mer
Yalta vue de la mer
Administration
Pays Ukraine Ukraine
Subdivision Flag of Crimea.svg Crimée
Maire Serguiï Braïko
Code postal 98600 — 98639
Indicatif tél. +380 654
Démographie
Population 78 115 hab. (2013)
Densité 2 761 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 29′ N 34° 10′ E / 44.483, 34.17 ()44° 29′ Nord 34° 10′ Est / 44.483, 34.17 ()  
Altitude 0-100 m
Superficie 2 829 ha = 28,29 km2
Divers
Fondation XIIe siècle
Statut Ville depuis 1837
Localisation

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Yalta
Sources
Liste des villes d'Ukraine

Yalta ou Ialta (en ukrainien et en russe : Ялта ; du tatar de Crimée : Yaltai signifiant alpage) est une ville de la République autonome de Crimée, en Ukraine. Elle est située au bord de la mer Noire, entourée de montagnes boisées à 51 km au sud de Simferopol. Selon certains, le nom originel de la ville Etalita, Galita, Jalita proviendrait d'une ancienne colonie grecque qui aurait été fondée par des marins cherchant une côte sécurisée (γιαλος - gialos signifiant rivage en grec) sur laquelle accoster. Pour d'autres, son nom serait d'origine tatare, à l'instar du mont éponyme Yaltai Dagh qui la domine et signifierait « alpage ». Elle jouit d'un climat méditerranéen chaud, entourée par un grand nombre de vignobles et de vergers. Elle comptait 78 115 habitants en 2013 ; son agglomération, le « Grand Yalta », en compte environ 150 000.

Le terme « Grand Yalta » est utilisé pour désigner une partie de la côte sud de Crimée s'étendant de Foros à l'ouest jusqu'à Gourzouf à l'est et incluant la ville de Yalta et de multiples implantations urbaines adjacentes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le yacht impérial Standart à Yalta (1917)

Yalta est une station balnéaire prisée tant par les Russes que par les Ukrainiens, son climat est méditerranéen et la ville a conservé l'atmosphère d'une station balnéaire de la Belle Époque. Dans cette atmosphère, s'y retrouvent les mondes slaves et méditerranéens.

Entre le 4 et le , s'est tenue la Conférence de Yalta, ensemble de réunions entre les chefs d'État des États-Unis (Franklin D. Roosevelt), de l'URSS (Joseph Staline) et du Royaume-Uni (Winston Churchill).

La ville a connu beaucoup de difficultés économiques après la fin de l'Union soviétique.

La conférence de Yalta[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conférence de Yalta.
Les chefs d'États à la conférence

L'idée que la conférence aurait impliqué un véritable partage du monde est un point de vue largement répandu (absence de De Gaulle à la conférence, non ratification de la convention de Genève de 1929 par l'URSS, guerres d'agressions contre la Finlande puis la Pologne en 1939 en alliance avec l'Allemagne nazie ne présageant rien de bon sur la nature même du régime soviétique). En fait, rien dans le contenu des accords ne laissait apparaître, directement ou indirectement, un tel partage du monde, ni même une répartition des aires d'influence des trois puissances participantes. C'est même plutôt le véritable acte fondateur des Nations unies. Elle se déroule du 4 au 11 février 1945.

La « Déclaration sur l'Europe libérée » prévoyait tout le contraire. Loin d'abandonner l'Europe orientale à l'URSS, elle affirmait conformément à la charte de l'Atlantique, le « droit de tous les peuples à choisir leur mode de gouvernement ». Elle accordait son aide indifféremment aux États satellites de l'Axe comme aux États libérés d'Europe.

La division de l'Europe n'est pas le résultat des accords de Yalta mais de la guerre froide, devenue inévitable dès lors que Staline, dès 1945, avait, non pas en vertu mais au mépris des accords de Yalta, commencé à imposer aux pays d'Europe orientale occupés par l'Armée rouge des pouvoirs à structures « socialistes » pour ne pas dire totalitaires.

Le Yalta contemporain[modifier | modifier le code]

Vue de Yalta à partir de la côte de la Mer Noire.
Promenade de Yalta (Naberejnaïa), bordée par de nombreux hôtels, restaurants et cafés.

Après la dislocation de l'Union soviétique, en 1991, la ville de Yalta connaît des moments difficiles sur le plan économique. Un grand nombre de « nouveaux riches » lui préférant d'autres stations touristiques européennes mieux équipées, tandis que la population voyait son niveau de vie s'effondrer.

Ce n'est que vers la fin des années 1990 que la situation commence à s'améliorer ; mais les incertitudes liées à la crise économique de 2008 conduisent à de nouvelles restructurations économiques.

Depuis 2000, la résurrection de Yalta s'accompagne d'une frénésie de constructions, avec son cortège de spéculations immobilières[1].

Population[modifier | modifier le code]

Recensements (*) ou estimations de la population[2] :

Évolution démographique
1805 1897* 1923* 1926* 1939*
300 13 155 18 345 28 758 32 683
1959* 1970* 1979* 1989* 2001*
43 994 62 170 80 098 88 549 81 140
2009 2010 2011 2012 2013
78 584 78 334 78 032 78 040 78 115


Administration[modifier | modifier le code]

La ville de Yalta fait partie de la municipalité de Yalta (en ukrainien : Ялтинська міськрада, Yaltyns'ka mis'krada ; en russe : Ялтинский горсовет, Yaltinski gorsoviet ; en tatar de Crimée : Yalta şeer şurası), qui comprend également la ville d'Aloupka, 21 communes urbaines et 9 villages.

Monuments[modifier | modifier le code]

  • C'est pendant la Première Guerre mondiale que se développe une activité cinématographique à Yalta. En 1916, y sont ainsi fondés des ateliers cinématographiques. Ces ateliers deviendront par la suite Yalta films, structure du cinéma ukrainien qui existe encore aujourd'hui.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Anton Tchekhov s'y est fait construire une maison pour ses vacances, qui est aujourd'hui un musée.
  • La famille impériale passa de nombreux séjours dans son palais de Livadia jusqu'en 1916.
  • Le producteur et scénariste américain Val Lewton, de son vrai nom Vladimir Ivan Leventon, y est né le .
  • La ville fut autrefois le refuge de Léon Tolstoï et de Maxime Gorki.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Certains appartements se vendent jusqu'à 6 000 euros le mètre carré.
  2. « Recensements et estimations de la population depuis 1897 », sur pop-stat.mashke.org(uk) « Office des statistiques d'Ukraine : population au 1er janvier 2010, 2011 et 2012 », sur database.ukrcensus.gov.ua« Office des statistiques d'Ukraine : population au 1er janvier 2011, 2012 et 2013 », sur database.ukrcensus.gov.ua

Liens externes[modifier | modifier le code]

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