La Roquette-sur-Siagne

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La Roquette-sur-Siagne
L'église de La Roquette-sur-Siagne.
L'église de La Roquette-sur-Siagne.
Blason de La Roquette-sur-Siagne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Canton de Mougins
Intercommunalité Pôle Azur Provence
Maire
Mandat
André Roatta
2014-2020
Code postal 06550
Code commune 06108
Démographie
Gentilé Roquettans
Population
municipale
5 106 hab. (2011)
Densité 809 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 34′ 51″ N 6° 57′ 22″ E / 43.5808333333, 6.9561111111143° 34′ 51″ Nord 6° 57′ 22″ Est / 43.5808333333, 6.95611111111  
Altitude Min. 6 m – Max. 170 m
Superficie 6,31 km2
Localisation

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La Roquette-sur-Siagne

La Roquette-sur-Siagne est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Roquettans. Le village est situé sur une colline, entre mer et montagne, à douze kilomètres de Cannes sur la route de Grasse avec la rivière Siagne en contrebas. Il offre un vaste panorama de Théoule-sur-Mer jusqu'à la baie de Cannes. Le quartier « Saint-Jean » s’est développé sur les contreforts de la vallée de la Siagne, avec une urbanisation aujourd’hui plus vaste que le village lui-même.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Roquette-sur-Siagne est située à 4 km de Cannes, à 9 km de Grasse et à 15 km de la technopole de Sophia Antipolis.

Communes limitrophes de La Roquette-sur-Siagne
Pégomas, Mouans-Sartoux Mouans-Sartoux Mougins
Pégomas La Roquette-sur-Siagne Mougins
Pégomas, Mandelieu-la-Napoule Cannes Mougins

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est en 1026 qu'apparaît sur différents documents des moines de Lérins le terme de "Castrum Roquetta ». Ce castrum est donné à l’abbaye par Aldebert, évêque d’Antibes. En 1109 Pierre Ismidon, seigneur du lieu, donne la « terre de Saint Georges » à l’abbaye et s’y fait moine. Cette terre est nommée ainsi du fait de l’ancienne chapelle dédiée à saint Georges. Entièrement détruite aujourd’hui, elle était située dans un quartier près de la Siagne, appelé aujourd’hui « Saint-Georges-le-Vieux ». Ce hameau était le lieu autrefois de criées annuelles et de dévotions célèbres.

En 1144, les moines construisent un prieuré ainsi que plusieurs fermes qu’ils louent à des paysans, premiers habitants sédentaires du village. Progressivement, l’abbaye de Lérins acquiert toutes les terres environnantes et, au XIIIe siècle, La Roquette est entièrement sous sa dépendance. Cependant, très vite, pillages, destructions et épidémies se succèdent. La Chapelle et le hameau avoisinant sont alors détruits en 1390 par les soldats du comte de Provence. Les habitants se réfugient alors à Cannes et se retrouvent cependant pour le pèlerinage annuel du 23 avril, fête de la Saint-Georges. Ils continuent uniquement à cultiver les terres, car l’insalubrité de la plaine de la Siagne les repousse.

Situé sur des terres pauvres et boisées, mais sur un point culminant, le village actuel a été fondé au XVIIe siècle par des habitants qui fuyaient les brumes insalubres de la vallée de la Siagne, mais aussi les épidémies et les pirates. Il est aujourd'hui un endroit assez pittoresque où la vie s'articule autour de la place Jose-Thomas où se trouve l'église, La Poste et les commerces.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de La Roquette)-sur-Siagne

Taillé : au premier d’azur à trois cyprès de sinople mouvant de la ligne de partition accompagnés en chef d’un oiseau essorant d’argent, au second d’argent à la champagne d’azur, au cyprès de sinople brochant ; à la cotice en barre d’argent brochant sur la partition.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Est à noter le maire ayant eu l'influence la plus notable sur la commune : Victor Daon. Roquettan ayant beaucoup œuvré au développement de la commune et l'amélioration des infrastructures pour les jeunes de la commune.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 André Roatta
1995 2001 Victor Daon RPR
mars 2001 2003 Catherine Giacomini Cap21
26 octobre 2003 mars 2008 Victor Daon UMP
16 mars 2008 André Roatta[1] UMP

Une élection municipale partielle eût lieu en 2003 à la suite de la démission de Catherine Giacomini, amenant à l'élection de Victor Daon.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 106 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
209 224 254 277 314 307 293 311 308
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
277 286 292 293 276 266 360 327 374
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
348 391 431 412 523 772 796 786 1 055
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 241 1 670 2 006 2 554 3 642 4 445 4 865 4 976 5 106
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'économie était basée autrefois sur la culture des fleurs et des oliviers, activités progressivement abandonnées avec l'urbanisation galopante de la commune. L'économie est aujourd'hui orientée plutôt vers la construction et le tourisme.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Georges sur la place du village Chapelle Saint-Jean. Église Saint-François-de-Sales (1760) dans le quartier Saint-Jean.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011