Gabon

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Gabon

République gabonaise (fr)

gabonese Republic (en)

Drapeau
Drapeau du Gabon.
Blason
Armoiries du Gabon.
Description de l'image  Gabon (orthographic projection).svg
Localisation du Gabon.
Devise nationale Union, Travail, Justice
Hymne national La Concorde
Administration
Forme de l'État République
Président de la République Ali Bongo Ondimba
Premier ministre Raymond Ndong Sima
Président de l’Assemblée nationale Guy Nzouba-Ndama
Présidente du Sénat Rose Francine Rogombé
Langues officielles Français
Capitale Libreville

0°23′24″N 9°24′7″E / 0.39, 9.40194

Géographie
Plus grande ville Libreville, Port-Gentil
Superficie totale 267 667 km2
(classé 77e)
Superficie en eau Négligeable
Fuseau horaire UTC +1
Histoire
Indépendance De la France
Date 17 août 1960
Démographie
Gentilé Gabonais, Gabonaise
Population totale (2011) 1 534 300(2)[1] hab.
(classé 148e)
Densité 5,7 hab./km2
Économie
PIB nominal (2012) 18,37 milliards USD[2]
en augmentation (7,40 %)[3] (107e)
PIB (PPA) par hab. (2011) 16 000 USD[4] (75e)
IDH (2012) en augmentation 0,683[5] (moyen) (106e)
Monnaie Franc CFA (XAF​)
Divers
Code ISO 3166-1 GAB, GA​
Domaine Internet .ga
Indicatif téléphonique +241
Localisation sur une carte d'Afrique.
Carte du Gabon.
Carte topographique du Gabon.

Le Gabon, en forme longue la République gabonaise, est un pays situé à l'ouest de l'Afrique équatoriale, traversé par l'équateur, faiblement peuplé. Voisin de la République du Congo, de la Guinée équatoriale et du Cameroun, c’est un pays forestier où la faune et la flore sont encore bien conservées. Ancienne colonie française, le Gabon est indépendant depuis 1960.

Une faible population, un pétrole abondant ont permis au Gabon d'être considérée comme l'un des pays les plus prospères d'Afrique subsaharienne, avec l'indice de développement humain le plus élevé et le troisième revenu par habitant derrière la Guinée équatoriale et le Botswana.

Le Gabon attire une grande quantité d'immigrant venus d'Afrique de l'Ouest et des pays voisins comme le Cameroun, aussi ces dernières années les immigrants venus du Liban se sont multipliés.

Pays stable depuis son indépendance, le Gabon mène une politique de paix et de neutralité sur le plan international et notamment en Afrique où il a souvent joué le rôle de médiateur. Même si cette position à permis au Gabon de nouer plusieurs partenariats avec les nations du monde, la France reste le premier partenaire et allié du pays.

Le Gabon possède le taux d'alphabétisation le plus élevé des 15-24 ans en Afrique avec 97%[6] des jeunes concernés. Le pays dispose également de dépense de santé par habitant importante avec 302 Dollars US[7] en 2010, le Gabon n'est dépassé que par l'Afrique du Sud et le Botswana sur le continent, c'est aussi au Gabon que l'on trouve le salaire minimum[8] le plus élevé d'Afrique noir après le Kenya, l'Afrique du Sud n'ayant pas de salaire minimum.

Pour son premier classement par le célèbre Forum économique mondial, le Gabon occupe une place notable dans le premier tiers des pays africains (9e/38) et figure, en compagnie des Philippines, du Qatar, de l'Algérie, de l'Égypte et du Botswana, dans le groupe des 17 économies en transition entre la rente et l’efficience. Le Gabon est le seul pays d’Afrique noire dans ce groupe[9].

La richesse du sol gabonais et de sa nature n'a pas causé des soucis de dégradation de son environnement, sur ce point le Gabon peut être considéré comme l'un des pays les plus naturelles et conservées de la planète avec 85 %[10] de son territoire recouvert de forêts vierges constituant avec le bassin du Congo le 2ème poumon de la planète après l'Amazonie.

Sommaire

Histoire [modifier]

Articles détaillés : Histoire du Gabon et Chronologie du Gabon.

Le peuplement du Gabon s'est fait par vagues successives d'immigration, jusqu'au XIXe siècle, de Pygmées puis plus massivement de Bantous, de nos jours majoritaires. C'est lors de ce processus qu'accostèrent au XVe siècle les premiers Européens, des Portugais. Le nom du Gabon lui vient de ces premiers colons ; Gabão en portugais signifie « caban », en rapport avec la forme de l'Estuaire qui borde les côtes de Libreville. La France occupa le Gabon progressivement à partir du milieu du XIXe siècle.

En octobre 1958, la Communauté française étant nouvellement créée, le Conseil de gouvernement du Gabon, s'appuyant sur l'article 76 de la nouvelle Constitution de la Ve République (version de 1958), demande la transformation du Gabon en département français. Léon Mba, président du Gabon, charge Louis Sanmarco, administrateur colonial, de présenter la demande auprès du gouvernement métropolitain. Sanmarco reçoit une fin du non recevoir, le général de Gaulle n'y étant pas favorable, au grand dam de Léon Mba lui-même (voir le récit des circonstances et les commentaires de Louis Sanmarco à ce sujet sur l'article le concernant).

Le 17 août 1960, comme la grande majorité des colonies françaises d'Afrique subsaharienne, le Gabon accède à l'indépendance, Léon Mba en devient le premier président. Celui-ci sera soutenu par la France qui assurera même militairement son maintien au pouvoir (intervention de l'armée française en 1964 à son profit), ceci jusqu'à son décès en 1967, où il est remplacé par son directeur de cabinet Albert Bernard Bongo.

Aussitôt aux commandes, le président Bongo instaure le monopartisme avec la création du Parti démocratique gabonais, muselant ainsi toutes velléités d'opposition à son encontre. L'exploitation des richesses naturelles du pays (bois, minerais et surtout pétrole), assure une relative prospérité au Gabon, et font avant tout du président Bongo un chef d'État très courtisé, notamment par la France qui en fait un de ses alliés africains les plus sûrs.

En 1975, le Gabon adhère à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Certains estiment que la conversion du président Bongo à l'islam (à la suite de laquelle il adopte le prénom musulman Omar), dans le but de flatter les pays arabes majoritaires dans l'organisation, n'est pas étrangère à cette décision.

À la fin des années 1980, la chute du cours du pétrole plonge le Gabon dans une grave crise économique qui perdure encore aujourd'hui, incitant la population à multiplier les revendications sociales et politiques. Une conférence nationale pour refonder le pays est ouverte en 1990, qui débouche finalement sur le rétablissement du multipartisme.

Malgré cette certaine démocratisation, la situation économique du pays n'évolue guère, tandis qu'Omar Bongo et son parti présidentiel se maintiennent au pouvoir.

En 1994, l'Affaire Elf éclate en France et ne tarde pas à éclabousser Omar Bongo et son entourage, la FIBA (French international bank of Africa), banque d'affaire dont la famille Bongo est actionnaire, au même titre que la République du Congo (dont la fille aînée du Président Denis Sassou-Nguesso, Édith, est la seconde épouse d'Omar Bongo), étant mêlée à cette Affaire politico-financière.

Le 27 novembre 2005, Omar Bongo Ondimba est réélu avec 79,18 % des suffrages. L’opposition, avec à sa tête Pierre Mamboundou, dénonce ce scrutin et parle de fraudes massives. Omar Bongo meurt le 8 juin 2009, à l'âge de 73 ans, sans successeur désigné. L'intérim est assuré par la présidente du Sénat Rose Francine Rogombé jusqu'à l'élection anticipée de 2009.

Le 3 septembre 2009, Ali Bongo Ondimba, ministre de la Défense et fils d'Omar Bongo Ondimba, est élu avec 41,79 % des suffrages exprimés, soit environ 141 000 voix sur un total de 800 000 électeurs inscrits. Il devance Pierre Mamboundou, crédité de 25,64 % des voix et André Mba Obame le nouveau chef de l'opposition gabonaise et ancien ministre de l'Intérieur.

Politique [modifier]

Voir l'article détaillé Politique au Gabon

Le Gabon a un régime présidentiel. Le premier président de la République gabonaise est Léon Mba. Le deuxième président est Omar Bongo Ondimba de 1967 à son décès en 2009. Le 3 septembre 2009, son fils, Ali Bongo Ondimba devient le troisième président du Gabon.

Entre 1968 et 1990, le pouvoir de Bongo s'appuie sur un parti unique, le parti démocratique gabonais (PDG). À la suite de l'agitation politique qui frappe une bonne partie du continent africain après la chute du Mur de Berlin, Bongo autorise le multipartisme au Gabon en 1990.

Géographie [modifier]

Voir l'article détaillé Géographie du Gabon

Géographie physique [modifier]

Le Gabon étant situé sur l'équateur, son climat est de type équatorial, c'est-à-dire chaud et humide, avec une alternance de saisons sèches et de saisons des pluies au cours de l'année.

On distingue trois régions : les plaines côtières (larges de 20 à 300 km) à l'ouest du pays, les massifs montagneux qui comprennent les monts de Cristal au nord-est de Libreville, le massif du Koumounabouali au sud du pays, le massif du Chaillu au centre (culminant à 1 020 mètres au mont Milondo) et le massif de Mayombe qui s'étend sur 800 km parallèlement à la côte de l'Atantique[11] et les plateaux.

Le fleuve le plus important est l'Ogooué, long de 1 200 km. Selon les estimations de 77 à 85 % du territoire est recouvert par la forêt.

Le point culminant du Gabon est le mont Bengoué, 1 070 mètres, 0° 57′ 38″ N 13° 40′ 54″ E / 0.960572, 13.681698, au nord-est du pays dans le département de l'Ogooué-Ivindo[12].

Article détaillé : Forêt du Bassin du Congo.

Principaux cours d'eau [modifier]

Hydrographie du Gabon.
fleuve longueur bassin
Ogooué 1 200 km 215 000 km2
Nyanga 600 km 22 000 km2
Komo (ou Como) 230 km 5 000 km2

Le bassin hydrographique de l'Ogooué couvre l'essentiel du territoire gabonais. C'est la raison pour laquelle cinq des neuf provinces administratives portent son nom. Néanmoins, c'est l'estuaire du Komo (ou Como), petit fleuve du nord du pays, qui a d'abord attiré les Européens au Gabon, plutôt que le delta marécageux de l'Ogooué. Il existe d'autres fleuves au Gabon, comme la Nyanga ou la Ngounié dans les provinces du même nom. Au nord, le Ntem sert de frontière avec le Cameroun.

Les cours d'eau ont toujours été le principal moyen de communication dans l'inextricable végétation. La navigation aérienne, très coûteuse, et un réseau routier, moderne mais limité, ne sont pas suffisants pour exploiter toutes les richesses.

Faune et flore [modifier]

La faune et la flore du Gabon sont d'autant plus remarquables que la forêt équatoriale y est encore relativement bien préservée. Elle pourrait d'ailleurs constituer un attrait touristique important, dans la mesure où elle regorge d'espèces rares d'animaux (le Pangolin du Gabon) et d'arbres typiques à ce pays à l'instar de l'Okoumé.

Faune [modifier]
Flore [modifier]
Parcs nationaux [modifier]

À l'occasion du Sommet de la Terre, à Johannesburg, en 2002, le Gabon a annoncé la création d'un réseau de 13 parcs nationaux.

parc national province superficie type de paysage
Akanda Estuaire 540 km2 mangrove
Monts Birougou Ngounié, Ogooué-Lolo 690 km2 montagne
Ivindo Ogooué-Ivindo 3 000 km2 forêt équatoriale
Loango Ogooué-Maritime 1 550 km2 côte sableuse
Lopé Ogooué-Ivindo 4 970 km2 forêt et savane
Mayumba Nyanga 970 km2 côte sableuse
Minkébé Woleu-Ntem 7 560 km2 forêt équatoriale
Monts de Cristal Estuaire 1 200 km2 montagne
Moukalaba-Doudou Nyanga 4 500 km2 forêt équatoriale
Mwagne Ogooué-Ivindo 1 160 km2 forêt équatoriale
Plateaux Batékés Haut-Ogooué 2 050 km2 forêt équatoriale
Pongara Estuaire 870 km2 mangrove, côte sableuse
Waka Ngounié 1 070 km2 montagne

Géographie administrative [modifier]

Subdivisions [modifier]

Voir l'article détaillé Subdivisions du Gabon
Gabon provinces numbered.png

Le Gabon est divisé en 9 provinces, dirigées chacune par un gouverneur, elles-mêmes subdivisées en départements dépendant d'un préfet et, parfois, en districts, dépendant d'un sous-préfet.

Province (chef-lieu entre parenthèses)
  1. Estuaire (Libreville)
  2. Haut-Ogooué (Franceville)
  3. Moyen-Ogooué (Lambaréné)
  4. Ngounié (Mouila)
  5. Nyanga (Tchibanga)
  6. Ogooué-Ivindo (Makokou)
  7. Ogooué-Lolo (Koulamoutou)
  8. Ogooué-Maritime (Port-Gentil)
  9. Woleu-Ntem (Oyem)

Chaque province est elle-même subdivisée en départements.


Économie [modifier]

Voir l'article détaillé Économie du Gabon

Le Gabon est un pays au sous-sol très riche. Il exporte du manganèse, du pétrole, du gaz, du fer, du bois et bien d'autres produits de son sol et de son sous-sol depuis longtemps. L'exploitation des mines d'uranium de Mounana, situées à 90 km de Franceville, a été interrompue en 2001 du fait de l'arrivée sur le marché mondial de nouveaux concurrents. La relance de l'exploitation de ses importants gisements d'uranium est aujourd'hui d'actualité. Le train de Franceville-Libreville exporte, depuis les années 1980, le minerai des mines de manganèse, d'uranium et de fer situées à Moanda. Les gisements ferreux de Bélinga au nord-est de Makokou ne sont pas encore exploités. Leur exploitation est prévue pour courant 2012.

Les revenus pétroliers, devenus importants à partir des années 1970, n'ont que très partiellement servi à moderniser le pays et à diversifier l'économie gabonaise. Le niveau de vie de beaucoup de Gabonais demeure moyen en dépit d'un PIB par habitant relativement élevé, ≈ 16 000 US $ soit le 75e rang mondial alors que PIB en parité de pouvoir d'achat place le pays à la 118e place[13] selon le World Factbook de la CIA.

Les hydrocarbures représentent environ 40 % du PIB.

Population [modifier]

Langues [modifier]

Article détaillé : Langues du Gabon.
Pancarte en français au Musée National de Libreville

La langue officielle du Gabon est le français. La population y est estimée à 80 % francophone[14],[15]. Il s'agit de la plus forte proportion de tous les pays du continent africain. Le Gabon est membre de plein droit de l'Organisation internationale de la francophonie de même que de l'Assemblée parlementaire de la francophonie.

Avant la Seconde Guerre mondiale très peu de Gabonais avaient appris le français et presque tous ceux qui connaissaient le français travaillaient alors dans l'administration coloniale. Après la guerre, la France introduit l'éducation primaire pour tous dans toutes ses colonies africaines et le recensement de 1960 montre que 47 % des Gabonais de plus de quatorze ans parlent le français alors que seulement 13 % savent lire et écrire dans cette langue. Dans les années 1990, le taux d'alphabétisation atteint environ 60 %. Un tiers des Librevillois ont le français comme langue maternelle. Plus de 10 000 Français vivent au Gabon et la France prédomine dans les relations extérieures du Gabon, économiquement et culturellement parlant.

Le Gabon abrite la première station de radio internationale du continent africain, Africa no 1, qui diffuse ses émissions en français. Les émetteurs sont installés à Moyabi, à 600 km au sud de Libreville.

Une cinquantaine de langues bantoues ainsi que le baka, langue pygmée, sont pratiquées au Gabon[16].

Démographie [modifier]

Voir l'article détaillé Démographie du Gabon

Population [modifier]

Pyramide des âges du Gabon en 2010 (milliers)
Hommes Classe d’âge Femmes
90-94
85-89
80-84
75-79
70-74
12 
65-69
12 
16 
60-64
16 
22 
55-59
22 
26 
50-54
26 
32 
45-49
31 
37 
40-44
37 
44 
35-39
45 
53 
30-34
53 
63 
25-29
63 
74 
20-24
73 
86 
15-19
85 
87 
10-14
86 
89 
5-9
87 
94 
0-4
92 

Source[17] U.N. World Population Prospects, the 2010 Revision.

Ethnies [modifier]

Le Gabon compte près d'une cinquantaine d'ethnies parmi lesquelles on dénombre majoritairement les Guisir (ou Eshira), les Fang (ou Ekang), les Punu, les Vili, les Nzebi (ou Banzebi ou Ndzebi), les Obamba, les Bakota (ou Kota, Ikota ou Ba-Kota), les Vungu, les Massango (ou Massangu), les Téké, les Myènè, etc. D'autres ethnies ne comptent guère que quelques centaines d'individus. Culturellement, certaines sont amenées à se fondre progressivement dans la masse et à perdre leur langue et leurs particularités.

Il est difficile de donner une liste exhaustive d'ethnies car certaines ne sont que des sous-ensembles d'autres groupes et tout dépend du niveau de détail auquel on veut parvenir. La langue et les traditions d'une population permettent de la distinguer mais à partir de quel moment une variante locale de dialecte ou de pratiques culturelles est-elle suffisante pour justifier la qualification d'ethnie séparée ? Voici par conséquent une liste non-exhaustive et parfois redondante (un sous-groupe peut être mentionné sous une entrée propre alors que le groupe auquel il se rattache apparaît plus loin).

Plusieurs noms ou orthographes peuvent apparaître pour désigner la même ethnie. En effet, le préfixe Ba est souvent la marque du pluriel dans les langues bantoues si bien que « Bapunu » et « Punu » désigne la même ethnie, envisagée au pluriel ou au singulier. On peut aussi trouver une forme plus ou moins francisée du même nom « Punu » et « Pounou » sont un seul et même mot différemment orthographié.

Culture [modifier]

Voir l'article détaillé Culture du Gabon

Religions autochtones et importées [modifier]

Généralités [modifier]

Avant la colonisation, les peuples du Gabon partageaient des croyances animistes caractérisées par des mythes et des rites variés mais ayant comme points communs le culte des ancêtres, dont l'esprit pouvait toujours influer sur l'existence des vivants, et le recours aux fétiches. On retrouve d'ailleurs encore aujourd'hui des cadavres mutilés d'enfants et d'adultes victimes de crimes rituels destinés à assurer à leurs auteurs puissance et richesse[18][19]. Il y eut, à partir du XIXe siècle, une véritable compétition entre missionnaires catholiques et protestants pour évangéliser les Gabonais. En pratique, beaucoup de personnes associent aujourd'hui une foi chrétienne et d'anciennes croyances autochtones. Il faut noter le succès au Gabon de toutes sortes d'Églises, notamment évangéliques, inspirées de modèles américains ou bien africains.

Catholicisme [modifier]

Islam [modifier]

Article détaillé : Islam au Gabon.

Il existe dans le pays une minorité musulmane composée essentiellement d'immigrés d'Afrique de l'Ouest. On peut supposer que la conversion du Président Bongo à l'islam dans les années 1970 a assuré à cette religion une certaine visibilité.

Mouvements ésotérico-religieux [modifier]

En marge des pratiques religieuses, à mi-chemin entre ésotérisme et réseau d'influence, on peut mentionner l'existence de la franc-maçonnerie au Gabon qui compte un nombre notable d'adeptes dans les milieux dirigeants. Il existe une Grande Loge du Gabon, appartenant à la même obédience que la GNLF (Grande Loge nationale française) et aussi un Grand rite équatorial gabonais. Il existe aussi un mouvement rosicrucien au Gabon.

Musique [modifier]

Voir l'article détaillé Musique gabonaise

La musique gabonaise prend une grande place dans la vie quotidienne. Elle puise ses racines dans la musique traditionnelle. L'indépendance aux autres musiques du monde donne naissance à la musique moderne. La musique d'aujourd'hui est un magnifique mélange de sonorités traditionnelles et modernes qui jumelées représentent toute la richesse culturelle de ce peuple. Les danses typiques gabonaises sont en l'occurrence l'Ingwala née de l'ethnie Nzebi Omias Mengane Mekom Ozila et Eko de l'ethnie Fang l'Ikokou et le Mbouanda des Punu ; mais on retrouve également des danses chez les Mpongwè et les Téké. Dans l'ensemble c'est un très riche folklore dont est doté le Gabon comme de nombreux pays africains.

Littérature [modifier]

Pays de culture orale jusqu'au XXe siècle, le Gabon est riche d'épopées traditionnelles, telles le mvett chez les Fangs, ou bien l'Ingwala chez les Nzebi que certains conteurs s'efforcent de maintenir vivantes. André Raponda-Walker (1871-1968) a publié une anthologie de "Contes gabonais", recueillis au cours de sa longue existence auprès d'une vingtaine d'ethnies.

S'essayant d'abord à la poésie (Ndouna Depenaud, Wisi Magangue-Ma-Mbuju, Georges Rawiri), les écrivains gabonais n'abordent le roman qu'à partir des années 1970 et surtout 1980. Ainsi Histoire d'un enfant trouvé de Robert Zotoumbat, Oncle Mâ, Le bruit de l'héritage (qui a d'ailleurs été un best-seller) et La vocation de dignité de Jean Divassa Nyama. Depuis les années 1990, les femmes se sont mises à l'écriture et Justine Mintsa, par exemple, a atteint une certaine renommée internationale. Entre autres sujets, la littérature gabonaise aborde les thèmes de la place de la femme dans la société et des contradictions entre culture traditionnelle et modernité. On peut noter aussi le court roman de Freddy-Hubert Ndong Mbeng, Les matitis, qui dessine avec beaucoup de réalité la vie un peu difficile des jeunes à Libreville au début des années 1990. Dans La mouche et la glu, Maurice Okoumba Nkoghe présente un amour impossible entre deux jeunes gens.

Depuis une dizaine d'années un nouveau genre de littérature se développe au Gabon, la nouvelle. Genre peu connu dont Jean Juste Ngomo est le fer de lance. Il a déjà à son actif deux livres composés d'une trentaine de nouvelles (Nouvelles d'Ivoire et d'outre-tombe, Nouvelles du Como et de nulle part[21]). Son inspiration est directement puisée dans le mysticisme, l'épouvante et le fétichisme gabonais.

Sport [modifier]

Le Football est le premier sport au Gabon, suivis par d'autres disciplines comme la Boxe et les sports de combat en général.

En 2011, le Gabon est champion d'Afrique de football des moins de 23 ans[22]. Le Gabon organise l'édition 2012 de la coupe d'Afrique des nations de football avec la Guinée équatoriale. Il atteint le stade des quarts de finale. Le pays dispose d'un championnat professionnel de Football à 14 clubs la LINAF[23].

Aux Jeux olympiques de Londres, en août 2012, le Gabon obtient la première médaille de son histoire. Anthony Obame remporte la médaille d'argent en taekwondo dans la catégorie des plus de 80 kg.

Masques [modifier]

Voir l'article détaillé Masques gabonais

Les masques traditionnels ont une part importante dans la culture gabonaise. Chaque ethnie a ses propres masques aux significations et utilisations variées. Ils sont fréquemment utilisés dans les cérémonies traditionnelles (mariage, naissance, deuil, etc.). Les plus connus et les plus prisés sur les grands marchés de l'art sont notamment les masques Punu et Fang que l'on retrouve dans de grands musées Européens, nord Américains et Asiatiques (cf. Les travaux de Louis Perrois, Fernandez et Gunter Tessman). Les traditionalistes mettant en exergue leur art pour la sculpture du bois — en général des bois précieux — et des matières rares.

Cinéma [modifier]

Comme celui d'autres pays africains, le cinéma gabonais souffre d'un manque de moyens financiers, du petit nombre de salles de projection disponibles dans le pays (qui préfère, d'ailleurs, diffuser de grandes productions commerciales) et d'un manque de public. C'est encore au centre culturel français de Libreville (qui possède une salle de projection) qu'on a le plus de chances de voir un film gabonais.

Néanmoins, un certain nombre de films, principalement des courts-métrages, ont été produits depuis les années 1970. Plusieurs cinéastes gabonais ont d'ailleurs été primés au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Il s'agit de Philippe Mory qui tourne en tant que réalisateur en 1971 le premier long-métrage gabonais, Les Tam-tams se sont tus. Considéré comme un précurseur et comme le père du cinéma gabonais, il joue son premier grand rôle dans le film français On n'enterre pas le dimanche de Michel Drach (1958) qui fait de lui une vedette internationale. Il est ainsi le premier comédien d'Afrique noire à tenir un rôle principal dans un film français. Pierre-Marie Dong en 1972 et 1973 pour des courts-métrages, d'Imunga Ivanga pour son film Dolè en 2001, et, la même année, de Henri Joseph Koumba Bibidi pour Les Couilles de l'éléphant. Imunga Ivanga a également reçu le tanit d'or des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) pour Dolè. Le CENACI (CEntre NAtional du CInéma gabonais), dirigé par Charles Mensah, s'efforce de soutenir la production de films de réalisateurs gabonais.

Un feuilleton produit en 1994 pour la télévision gabonaise, l'Auberge du Salut, a connu un réel succès dans le pays et a été diffusé dans d'autres pays d'Afrique (Côte d'Ivoire et Burkina Faso).

Ordres et décorations du Gabon [modifier]

  • Ordre de l’Étoile équatoriale
  • Ordre national du mérite
  • Ordre de l’Éducation nationale
  • Ordre militaire de la Panthère noire
  • Ordre du mérite agricole gabonais

Personnalités gabonaises [modifier]

Cette liste énumère des personnalités gabonaise ou d'origine gabonaise.

Politique [modifier]

  • Léon Mba, homme politique, premier président du Gabon ;
  • Omar Bongo, homme politique, deuxième président du Gabon, au pouvoir pendant près de 42 ans ;
  • Jean-Hilaire Aubame, homme politique gabonais célèbre opposant au régime ;
  • Paul Mba Abessole, homme politique, opposant à Omar Bongo au sortir de la conférence nationale, chef de l'opposition jusqu'en 2002, dirigeant du Rassemblement national des bûcherons, co-fondateur du MORENA (Mouvement de redressement national, parti politique) ;
  • André Mba Obame, homme politique, plusieurs fois ministre sous Omar Bongo, et qui devient opposant à la mort de ce dernier ;
  • Ali Bongo, fils d'Omar Bongo, ancien ministre de la Défense, président du Gabon depuis 2009 ;
  • Pascaline Bongo, fille d'Omar Bongo, très influente dans la politique gabonaise ;
  • Jean Ping, homme politique, longtemps ministre des Affaires étrangères et ancien Président de la commission de l'Union africaine ;
  • Pierre Mamboundou, homme politique, opposant de longue date, président fondateur de l'Union du peuple gabonais jusqu'a sa mort ;
  • Georges Rawiri, homme politique, plusieurs fois ministre et président du Sénat.

Militaire [modifier]

  • Charles N'Tchoréré, militaire ayant servi en tant que capitaine pour la France lors des deux guerres mondiales.

Sport [modifier]

Musique [modifier]

Activiste [modifier]

  • Gregory Ngbwa Mintsa[25], lauréat du Prix de l’Intégrité de Transparency International 2010.

Données diverses [modifier]

  • Population : 1 534 300 habitants (en 2011). 0-14 ans : 42,2 % ; 15-64 ans : 54 % ; + 65 ans : 3,9 %
  • Superficie : 267 667 km²
  • Densité : 5,7 hab./km²
  • Frontières terrestres : 2 551 km (République du Congo 1 903 km ; Guinée équatoriale 350 km ; Cameroun 298 km)[13]
  • Littoral : 885 km
  • Extrémités d'altitude : 0 m, Océan Atlantique1 070 m, Mont Bengoué
  • Espérance de vie des hommes : 61 ans (2009)[26]
  • Espérance de vie des femmes : 63 ans (2009)[26]
  • Taux de croissance de la population : 1,9 % (en 2010)[17]
  • Taux de natalité brut : 27 ‰ (en 2009)
  • Taux de mortalité brut : 9,14 ‰ (est. 2011)[27]
  • Taux de mortalité infantile : Total: 51 décès/1000 naissances normales (en 2010)[17]
  • Taux de fécondité : 3,3 enfants/femme (en 2009)[26]
  • Taux de migration : 0 % (en 2007)
  • Indépendance : 17 août 1960
  • Lignes de téléphone : 120 000 (en 2007)
  • Téléphones portables : 5 000 en 1997, entre 500 000 et 550 000 en 2005, 950 000 en 2007 (répartis entre 3 opérateurs)
  • Indicatif téléphonique : 241
  • Courant électrique : 220 V
  • Postes de radio : 208 000 (en 1997)
  • Postes de télévision : 150 000 (en 2007)
  • Utilisateurs d'Internet : 5 000 en 2000, 55 000 en 2005 (d'après l'Artel)
  • Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 3 (en 2005)
  • Routes : 9 170 km (dont 937 km goudronnés) (en 2004)
  • Voies ferrées : 814 km (en 2006) (Le Transgabonais)
  • Voies navigables : 1 600 km
  • Nombre d'aéroports : 53 (dont 10 avec des pistes goudronnées) (en 2007)

Codes [modifier]

Le Gabon a pour code :

Notes et références [modifier]

  1. FAO
  2. List by the International Monetary Fund(estimate) (2012)[3]
  3. Depuis 2010 et après 2 années de fort ralentissement, l’économie gabonaise renoue avec une forte croissance, à 7,4% en 2012 (-2,7 en 2009).
  4. Liste du CIA World Factbook
  5. (en) Country profile of human development indicators, sur Programme des Nations unies pour le développement
  6. Le plus fort taux d’alphabétisation chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans a été enregistré au Gabon (97 %) et le plus faible, au Burkina Faso (39,3 %). (ODM 2)
  7. http://www.statistiques-mondiales.com/sante_decroissant.htm
  8. http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2606p076-77.xml1/
  9. http://www.legabon.org/l-actualite/toute-l-actualite/20117/le-gabon-integre-pour-la-premiere-fois-dans-le-rapport-global
  10. La forêt, d’une superficie de 200 000 km², recouvre 85 % du territoire gabonais. Elle comprend 6 formations végétales différentes : la mangrove, la forêt inondée et marécageuse, la forêt non inondée du bassin côtier, la forêt de montagnes, la forêt des plateaux de l’intérieur et la forêt sans okoumé des plateaux du Nord-Est.
  11. (en) Chaillu Massif, sur Encyclopædia Britannica
  12. (en) "Relief and drainage", notice Gabon de l'Encyclopédia Britannica, sur britannica.com
  13. a et b (en) Gabon, sur CIA World Factbook
  14. Rapport d'information Assemblée nationale, sur www.assemblee-nationale.fr. Consulté le 2 juillet 2010.
  15. Français Rapport de l'OIF 2006-2008, sur www.francophonie.org. Consulté le 2 juillet 2010.
  16. Langues du Gabon
  17. a, b et c U.N. World Population Prospects, the 2010 Revision. Consulté le 12/11/2011
  18. Étienne Tassé et Isaac De Bilanga, « Gabon : les crimes rituels ouvertement dénoncés », Syfia international, 2007. Consulté le 14 septembre 2008
  19. Gabon - Crime rituel : A vif, on lui arrache la langue, les reins, le cœur et le cerveau, Gabon libre, 2013. Consulté le 12 mars 2013
  20. Jacques Alain Nitsi, Processus de symbolisation et appartenances culturelles, Université Lumière Lyon 2, 2005 [lire en ligne]  — thèse de doctorat
  21. La page de l’auteur sur le site des éditions l'Harmattan
  22. CAN U23 : Le Gabon sacré, l’Egypte qualifiée pour les JO, sur Afrik.com. Mis en ligne le 10 décembre 2011
  23. http://www.linaf.net/
  24. http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130514155946/gabon-belgique-jerome-efong-nzolo-pro-leaguefootball-le-gabonais-efong-nzolo-arbitre-de-l-annee-en-belgique-pour-la-quatrieme-fois.html
  25. http://gabonreview.com/blog/gregory-ngbwa-mintsa-pour-que-les-citoyens-cessent-davoir-peur/
  26. a, b et c Indicateurs, sur Banque Mondiale
  27. Taux de mortalité brut (par 1000 habitants) Gabon, sur Université de Sherbrooke

Voir aussi [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie [modifier]

  • « Spécial Gabon : portrait géopolitique », Enjeux, Yaoundé, Fondation Paul Ango Ela, no 37, 2008 [résumé] 
  • Association Rupture-solidarité, Le Gabon malgré lui, Paris, Karthala, 2005, 224 p. (ISBN 284586695X) 
  • Xavier Cadet, Histoire des Fang, peuple gabonais, Paris, L'Harmattan, 2009, 459 p. (ISBN 9782296075818)  — Texte remanié d'une thèse de doctorat d'histoire, Université Lille 3, 2005
  • Gilchrist Anicet Nzenguet Iguemba (dir.), Le Gabon : approche pluridisciplinaire, Paris, L'Harmattan, 2006, 253 p. (ISBN 9782296015296) 
  • Marc-Louis Ropivia, L'Afrique et le Gabon au XXIe siècle, Paris, Mare & Martin, 2008, 350 p. (ISBN 2849340472) 

Filmographie [modifier]

  • Talents du Gabon, films documentaires gabonais réunis par Roland Duboze et Nathalie Valentin, Play Film, Paris, 2007, 2h 36' (DVD)
  • Les sentiers de l'intégration, Gabon, film documentaire de Léonard Odambo, Unesco, Paris, 2006, 49' (DVD)

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]