Chapelle de la Miséricorde de Nice

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Chapelle de la Miséricorde
Image illustrative de l'article Chapelle de la Miséricorde de Nice
La façade sur le cours Saleya.
Présentation
Culte catholique
Type Chapelle
Rattachement Diocèse de Nice
Début de la construction 1747
Fin des travaux 1770
Architecte Bernardo Antonio Vittone
Style dominant baroque
Protection Logo monument historique Classé MH (1921)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Commune Nice
Coordonnées 43° 41′ 44.82″ N 7° 16′ 31.29″ E / 43.6957833, 7.2753583 ()43° 41′ 44.82″ Nord 7° 16′ 31.29″ Est / 43.6957833, 7.2753583 ()  

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Chapelle de la Miséricorde

La chapelle de la Miséricorde dite des pénitents noirs, ancienne église Saint-Gaétan, est un lieu de culte catholique romain, situé sur le cours Saleya à Nice. Elle est considérée comme le chef-d’œuvre du baroque niçois.

Présentation[modifier | modifier le code]

L'intérieur.

L'église a été édifiée entre 1747 et 1770, sur l'emplacement d’anciens entrepôts de sel[1] du roi de Sardaigne, à l'est de l'actuelle place Pierre-Gautier. Commanditée par les théatins, sa construction fut confiée à l’architecte turinois Bernardo Antonio Vittone qui adopta un plan inspiré de l’architecture baroque piémontaise[2]. Adaptée à un espace restreint, l’église est intégrée au-dessous du couvent. Les deux unités architecturales se superposent et la séparation des deux espaces est donnée par les oculi. À l'intérieur, la nef unique elliptique est bordée de chapelles latérales également elliptiques où triomphent la ligne courbe et la profusion des ors et des stucs. La fresque couvrant le plafond de la coupole donne l'impression d'une architecture à ciel ouvert.

En 1980, suite à l'aménagement du proche parc autos souterrain du cours Saleya, d’inquiétantes fissures lézardent progressivement les façades et menacent la structure même de la chapelle. En 2002-2003, d'importants travaux de sauvegarde[3] sont entrepris ; fermé durant deux ans, l'édifice est entièrement corseté et stabilisé par des micropieux. Début 2009, les travaux extérieurs commencent et doivent durer quatorze mois avec la rénovation des façades, des toitures, des sculptures en fonte, la restitution des trompe-l'œil, des décors, des bois extérieurs, des vitres, des charpentes[4]

La sacristie de la chapelle conserve deux œuvres, dites primitives, une Vierge de miséricorde de J. Mirhalet et, sur le même thème, une œuvre attribuée à Louis Brea. La bibliothèque patrimoniale Romain-Gary conserve l'un de ses missels, daté de 1442, qui est le seul exemplaire connu pour cette période, dans le diocèse de Nice.

La chapelle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 30 mai 1921[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Costamagna , Nice-Historique, 1989, n°63, p. 151
  2. Églises baroques de Nice, Édition Musée de la ville de Nice 2001, p.23
  3. Nice-Matin du 9 septembre 2002
  4. Nice-Matin du mercredi 28 janvier 2009
  5. « Notice no PA00080781 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Foussard, Georges Barbier, Baroque niçois et monégasque, p. 170-177, Picard éditeur, Paris, 1988 (ISBN 2-7084-0369-9) ; p. 317
  • Henri Constamagna, L'Archiconfrérie de la Miséricorde et ses oratoires, p. 20-29, Nice-Historique, année 2004, no 386 Lire en ligne
  • Janine Malausséna, L'Archiconfrérie de la Miséricorde en 1860, mutation et continuité, p. 30-41, Nice Historique, année 2004, no 459 Lire en ligne
  • Georges Trubert, Un sondage archéologique à la chapelle des Pénitents noirs dite de la Miséricorde (Nice), Archéam, no 3, 1996 Lire en ligne

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]