Cagnes-sur-Mer
| Cagnes-sur-Mer | |
|---|---|
Le Haut-de-Cagnes, vieille ville |
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Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur |
| Département | Alpes-Maritimes |
| Arrondissement | Arrondissement de Grasse |
| Canton | Chef-lieu de 2 cantons : Cagnes-sur-Mer-Centre Cagnes-sur-Mer-Ouest + Canton de Saint-Laurent-du-Var-Cagnes-sur-Mer-Est (Chef-lieu : Saint-Laurent-du-Var) |
| Code commune | 06027 |
| Code postal | 06800 |
| Maire Mandat en cours |
Louis Nègre 2008-2014 |
| Intercommunalité | Métropole Nice Côte d'Azur |
| Site web | http://www.cagnes-sur-mer.fr/ site officiel de la mairie |
| Démographie | |
| Population | 48 926 hab. (2008[1]) |
| Densité | 2 726 hab./km2 |
| Gentilé | Cagnois |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 0 m — maxi. 187 m |
| Superficie | 17,95 km2 |
Cagnes-sur-Mer (en occitan provençal: [ˈkaɲɔ de ˈmaʀ] écrit Canha de Mar selon la norme classique ou Cagno de Mar selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Alpes-Maritimes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et qui fait partie de la métropole Nice Côte d'Azur. Les habitants sont appelés les Cagnois.
Sommaire |
[modifier] Étymologie
Le nom de Cagnes est généralement expliqué par le nom de personne latin Cannius sans raison évidente. On a aussi évoqué une prétendue racine pré-indo-européenne kan (= hauteur), qui renverrait à la situation de la ville médiévale. Plus sérieusement, la commune doit son nom au torrent et fleuve côtier qui la traverse, la Cagne. Ce nom est très courant dans le département des Alpes-Maritimes pour désigner de petits cours d'eau, notamment dans la région de Vence et de Coursegoules, sans lien avec la Cagne qui se jette à Cagnes-sur-Mer. Il doit s'agir à l'origine d'un terme générique renvoyant à la présence de roseaux ou de cannes sur les rives d'un ruisseau.
[modifier] Géographie
Cagnes-sur-Mer est une ville du sud-est de la France, située sur les rives de la Méditerranée, entre Saint-Laurent-du-Var et Villeneuve-Loubet. Elle s'étend le long d'une anse offrant près de quatre kilomètres de plage et est entourée de collines, dont celle du château qui culmine à 90 mètres d'altitude. Un fleuve côtier et son affluent principal la traversent : la Cagne et le Malvan.
Cinquième ville du département des Alpes-Maritimes, elle comprend un vieux bourg médiéval perché sur une colline dominée par le château Grimaldi, une ville moderne à ses pieds et un village de pêcheurs, appelé Le Cros de Cagnes, en bordure de mer.
[modifier] Économie
[modifier] Héraldique
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Coupé : au premier, d'or au levron passant d'azur ; au second, de gueules à la barre d'argent. Devise : « La foi sauve l'âme » (La fe sauva l'ama) Ces armoiries sont en fait des armes imposées d'office suite à l'édit de novembre 1696, elles sont dues à un commis de Charles d'Hozier, (Cf. Armorial Général de 1696, Provence 1er partie, folio 701). Selon Cappati, les véritables armes de cette commune seraient les suivantes : D'azur à l'agneau pascal d'argent. |
[modifier] Histoire
Cagnes-sur-Mer semble apparaître au XIe siècle. De par sa proximité avec le fleuve Var qui sert de frontière entre le Comté de Provence et celui de Savoie, il devient en 1388 un poste frontière important. Après avoir souffert de nombreux conflits frontaliers au XVIe siècle, la bourgade connaît une période de calme sous le règne de Louis XIII avant de subir de nouvelles invasions sous les règnes de Louis XIV et Louis XV.
[modifier] Le territoire de Cagnes avant Cagnes
Comme le reste du littoral des Alpes-Maritimes, le territoire de Cagnes-sur-Mer a livré des traces d'occupations anciennes. Parmi elles, on citera notamment une exploitation agricole antique au Moulin de Cassol (près de la gare) et un atelier de céramique au lieu-dit Saint-Véran.
Le premier site se présente comme un petit bâtiment abritant des bassins liés à des pressoirs à raisin ou à olive pour produire du vin ou de l'huile. Il semble avoir fonctionné entre le milieu du Ier siècle et le IIIe siècle, bien que l'on ait aussi trouvé des céramiques du Ve siècle associées aux structures mises au jour[2].
À Saint-Veran a été mis au jour un four antique ayant produit des céramiques communes (casseroles, marmites...). Le mobilier associé se compose essentiellement de céramiques de l'antiquité tardive (Ve siècle). On notera l'importance des importations d'Afrique du Nord antique et même de la mer Égée qui montrent le maintien des liens du littoral de la Gaule avec le reste de Méditerranée à cette période[3].
[modifier] Le Haut de Cagnes
L'histoire de la ville est étroitement liée à celle de son château. En effet, c'est en 1309 que Raynier Grimaldi, coseigneur de Monaco, devient seigneur de Cagnes-sur-Mer. Il fait bâtir un château qui deviendra bientôt une propriété de la branche des Grimaldi d'Antibes, jusqu'à la Révolution française. Au XVIIe siècle, Jean-Henri Grimaldi, marquis de Corbons et baron de Cagnes, sous la protection de Louis XIII et de Richelieu, transforme le château médiéval en une demeure confortable dans laquelle il mène une vie fastueuse. Mais lors de la Révolution française, la famille Grimaldi est chassée de la ville et se réfugie à Nice. Le château est laissé à l'abandon jusqu'à ce qu'un particulier le rachète et le restaure en 1875. Le dernier marquis de Cagnes et d'Antibes s'éteint en Belgique au XXe siècle.
[modifier] Le Cros de Cagnes
À la fin du XVIIIe siècle, des pêcheurs viennent de Menton deux fois l'an jeter leurs filets dans les eaux cagnoises. Ces dernières sont si poissonneuses qu'ils décident de s'installer définitivement sur cette côte, alors marécageuse, vite rejoints par des Cagnois qui abandonnent leurs activités agricoles. Le petit village ne cesse de prospérer grâce à la pêche, atteignant son apogée au début du XXe siècle avec une flotte de plus d'une centaine de « pointus » (nom donné aux bateaux de pêche locaux).
[modifier] Administration
| Période | Identité | Parti | Qualité |
|---|---|---|---|
| an IX-1808 | Joseph Davin "l'aîné" | ||
| 1808-1815 | Antoine Laurent Bérenger | ||
| 1815 | Michel Latty | ||
| 1815 | Antoine Laurent Bérenger | ||
| 1815-1816 | Joseph Davin "l'aîné" | ||
| 1816-1821 | Jean Joseph Pascal | ||
| 1821-1826 | Joseph Saudier | ||
| 1826-1830 | Jean Joseph Pascal | ||
| 1830-1848 | Jean Giraud | ||
| 1848-1852 | Henri Laurent Bérenger | ||
| 1852-1861 | Victor Davin | Décédé le 17 mai 1861 | |
| 1861-1870 | Joseph Guillaume Davin | ||
| 1870-1874 | Gustave Giraud | ||
| 1874-1912 | Pierre Hippolyte Ferdinand Guis | ||
| 1912-1919 | Ferdinand Deconchy | ||
| 1919 | Hippolyte Guis | ||
| 1919-1925 | Joseph Maurel | ||
| 1925-1935 | Julien Pasqualini | ||
| 1935-1944 | Hippolyte Vial | ||
| 1944-1953 | Louis Negro | ||
| 1953-1956 | Hippolyte Vial | ||
| 1956-1959 | Louis Negro | ||
| 1959-1961 | Édouard Robion | ||
| 1961-1983 | Pierre Sauvaigo | RPR | Député des Alpes-Maritimes |
| 1983-1984 | Jean-Raimond Giacosa | RPR | |
| 1985-1995 | Suzanne Sauvaigo | RPR | Députée des Alpes-Maritimes |
| 1995-réélu en 2008[4] | Louis Nègre | UMP | Sénateur des Alpes-maritimes |
| Les données antérieures ne sont pas encore connues. | |||
Suite à la démission collective du conseil municipal, une élection municipale partielle a eu lieu en février 1998, amenant à la réélection de Louis Nègre.
[modifier] Démographie
[modifier] Évolution démographique
D’après le recensement Insee de 2007, Cagnes-sur-Mer compte 48 941 habitants (soit une augmentation de 11 % par rapport à 1999). La commune occupe le 126e rang au niveau national, alors qu'elle était au 135e en 1999, et le 5e au niveau départemental sur 163 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Cagnes-sur-Mer depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 2007 avec 48 941 habitants.

[modifier] Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (29,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (27,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,4 %) est supérieur au taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 46,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,4 %, 15 à 29 ans = 17,8 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 18,6 %, plus de 60 ans = 26 %) ;
- 53,4 % de femmes (0 à 14 ans = 13,8 %, 15 à 29 ans = 14,6 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 19,2 %, plus de 60 ans = 32,2 %).
[modifier] Lieux et monuments
[modifier] Le château-musée Grimaldi
Acheté par la municipalité en 1939, le château est transformé en musée en 1946. Outre son intérêt architectural et sa fresque représentant la chute de Phaéton, réalisée en 1620 par Giulio Benso, le château abrite un musée ethnographique de l'olivier, la donation Suzy Solidor, comprenant une quarantaine de portraits de la chanteuse réalisés par de grands noms de la peinture du début du XXe siècle et un musée d'art moderne méditerranéen. Chaque été, le château propose également des expositions temporaires dans le cadre de son Festival international de la peinture.
[modifier] Le domaine Renoir
C'est en 1907 que le peintre Pierre-Auguste Renoir fait l'acquisition d'une propriété, dans le quartier des Collettes, où il s'installe en 1908 après avoir fait construire la villa-atelier et dans laquelle il vivra jusqu'à sa mort en 1919[10]. Il y vivra avec sa femme Aline et leurs trois enfants, Pierre, Jean et Claude. C'est là qu'il abordera pour la première fois la sculpture avec l'aide de Richard Guino. Malgré ses rhumatismes articulaires, il y a peint jusqu'à la fin de sa vie. Il y a reçu de nombreux amis artistes et son marchand Ambroise Vollard.
Aujourd'hui transformé en musée, ce domaine propose, outre la visite de l'atelier du peintre, des tableaux de la période nacrée (1889 à 1919), des sculptures, des lithographies et des études préparatoires.
De nombreux artistes, tels que Pierre-Auguste Renoir, Chaïm Soutine, Raoul Dufy, Tsugouharu Foujita, Victor Vasarely, Moïse Kisling, Yves Brayer, Paul Cognasse et son épouse Jeanne Michau dite Calern, Mouloudji, Georges Simenon, Jean Villeri, Brigitte Bardot, Suzy Solidor, Georges Ulmer… ont séjourné et travaillé à Cagnes-sur-Mer, surnommée jusque dans les années 1960 le « Montmartre (Seine) de la Côte d'Azur ».
[modifier] L’hippodrome
En septembre 1952, l'hippodrome de la Côte d'Azur ouvre ses portes avec des installations provisoires. Huit ans plus tard, en décembre 1960, c'est l'inauguration officielle. Depuis, les infrastructures n'ont cessé de se développer et de s'améliorer, ce qui lui a permis de devenir l'un des plus importants hippodromes de France aussi bien d'un point de vue sportif (nombreuses courses de Groupes en trot, galop et obstacle) qu'au niveau de la fréquentation.
[modifier] Médiathèque municipale
La médiathèque est installée dans une maison de maître de 420 m², à proximité de la gare de Cagnes-sur-Mer, achetée par la ville en décembre 1983. Sur la façade sud du bâtiment : cadran solaire. Inauguration de la vidéothèque en 1988 (la première du département).
Des documents relatifs au peintre Pierre-Auguste Renoir peuvent être consultés sur place[11].
[modifier] Édifices religieux
- Église Saint-Pierre-et-Saint Paul, XIIIe siècle
- Église de La-Sainte-Famille
- Église Notre-Dame-de-la-Mer
- Chapelle Notre-Dame-de-Protection, offerte par les Pénitents Blancs, XVIe siècle
- Chapelle Saint-Pierre-des-Pêcheurs, XIXe siècle
- Chapelle Notre-Dame-des-Pilotes, 1958, encore inachevée, vestiges.
- Chapelle Sainte-Anne, XIVe siècle, vestiges.
- Église suédoise
- Église évangélique
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Auguste Renoir y a vécu de 1903 à sa mort le 3 décembre 1919 (°1845 Limoges).
- Paul Vial (1847-1903), architecte et urbaniste à Cagnes-sur-Mer (1896-1898), élu républicain (1900-1903), domicilié et décédé à Cagnes-sur-Mer le 4 décembre 1903.
- Georges-Émile Lebacq (1876-1950), peintre belge impressionniste et post-impressionniste vécut à Cagnes-sur-Mer de 1906 à 1918. Une de ses toiles, "l'Olivier" se trouve au Château-musée Grimaldi.
- Suzy Solidor (1900-1983), chanteuse française, modèle, actrice et romancière.
- Ingmar Bergman y a passé quelque temps en 1949 pour écrire son film La Prison.
- Kim Tillie (1988), joueur de basket-ball.
[modifier] Jumelage
Passau (Allemagne) depuis 1973. Chaque année, de nombreux élèves Cagnois effectuent des échanges avec des jeunes de la ville allemande dans le cadre scolaire.
[modifier] Galerie
-
Le Haut de Cagnes, vieille ville, et le Baou de Saint-Jeannet en arrière-plan
[modifier] Voir aussi
[modifier] Article connexe
[modifier] Liens externes
- Site officiel
- Catégorie Cagnes-sur-Mer de l’annuaire dmoz
- Cagnes-sur-Mer sur le site de l'Institut géographique national
[modifier] Notes, sources et références
- Populations légales 2008 de la commune : Cagnes-sur-Mer sur le site de l'Insee
- «Gwënola Magna, Emmanuel Pellegrino, Isabelle Rodet-Belarbi, Une petite structure rurale d'époque romaine à la périphérie d'Antipolis : le moulin de Cassole à Cagnes-sur-Mer », Mémoires de l'Institut de Préhistoire et d'Archéologie Alpes Méditerranée, ISSN 1286-4374 : 2005, 47, p. 75-101.
- «Emmanuel Pellegrino, Le Matériel de l'Antiquité tardive issu de sondages anciens à Saint-Véran, Cagnes-sur-Mer (A.-M) : indices de production de céramiques communes en Provence orientale », Archéologie du Midi médiéval : 2003, 21, p. 234-244
- Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 23 novembre 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Insee. Consulté le 23 novembre 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur Insee. Consulté le 23 novembre 2010
- Évolution et structure de la population à Cagnes-sur-Mer en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 23 novembre 2010
- Résultats du recensement de la population des Alpes-Maritimes en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 23 novembre 2010
- Renoir à Cagnes-sur-Mer
- fonds Renoir