Venanson

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Venanson
Venanson, parmi les nuages
Venanson, parmi les nuages
Blason de Venanson
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Canton de Saint-Martin-Vésubie
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Claude Guigo
2008-2014
Code postal 06450
Code commune 06156
Démographie
Gentilé Venansonnois
Population
municipale
154 hab. (2011)
Densité 8,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 03′ 14″ N 7° 15′ 14″ E / 44.0538888889, 7.25388888889 ()44° 03′ 14″ Nord 7° 15′ 14″ Est / 44.0538888889, 7.25388888889 ()  
Altitude Min. 760 m – Max. 2 089 m
Superficie 17,98 km2
Localisation

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Venanson est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Venansonnois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est bâti sur une barre rocheuse, nid d'aigle surveillant la haute vallée de la Vésubie, au-dessus de Saint-Martin-de-Vésubie.

Le village est dominé par le pic de la Colmiane. De la place à l'entrée du village, on a une vue par beau temps sur les sommets du massif du Mercantour.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • L'évêque Raimond Ier (1064-1074) participe à des restitutions de biens et de dîmes usurpés à l'église, notamment à Venanson.
  • Le 25 novembre 1064, Hugues Rostains, apparenté à la famille comtale de Glandevès, donne au chapitre de Cimiez la quatrième partie du château de Venanson. Ce château a disparu aujourd'hui, mais on suppose qu'il se trouvait sur le rocher occupé par le village. L'existence de Venanson est plus ancienne parce que des redevances censitaires et emphytéotiques avaient déjà été prévues sur les biens du site.
  • Le cartulaire du chapitre de la cathédrale de Nice conserve une charte du 15 mai 1067 mentionnant la donation des dîmes de Venatione au chapitre de l'église Sainte-Marie de Cimiez par les Rostaing-Raynardi.
  • En 1388, le baron de Beuil se met sous la protection du comte de Savoie pour se défendre de la famille d'Anjou. Il s'oblige à remettre au comte les pays de la région de Nice, dont Venanson.
  • L'évêque de Nice, Louis de Glandevès, fonde en septembre 1428 un archidiaconat en faveur de son grand vicaire, Michel de Bellegarde, comprenant les donations des seigneuries de Venanson et Saint-Martin-Lantosque. Son successeur, Antoine Salvanhi, protestera de cette donation auprès du cardinal-légat d'Avignon en 1455. Mais elle a été confirmée car les dons étaient constitués de biens patrimoniaux de le la maison de Glandevès.
  • Le 8 juillet 1496, après la mort de Charles Jean Amédée de Savoie, les députés de Venanson prêtent serment à son successeur Philippe II de Savoie.
  • Le duc Emmanuel-Philibert de Savoie doit intervenir pour résoudre un conflit entre les communautés de Venanson et de Saint-Martin-Vésubie, en 1560.
  • Le 20 juillet 1564, un violent tremblement de terre fait 38 morts et 11 blessés à Venanson.
  • À partir de 1700, la seigneurie des Thorame-Glandevès est érigée en comté au profit de la famille Alziari. Le comté passe ensuite aux Genesi, aux Laurenti, aux Trincheti et aux Belli.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Gilbert Miloni UMP  
mars 2008 en cours Claude Guigo PCF  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 154 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
192 200 237 266 258 237 253 253 244
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
266 245 248 251 239 268 268 274 243
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
190 174 163 204 160 114 91 103 84
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
106 95 123 142 154 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Sébastien[3], dite chapelle Sainte-Claire[4] du XVe siècle est l'un des ensembles les plus achevés de l'art niçois, entièrement couverte des fresques de Giovanni Baleison, remarquablement composées. Le peintre a daté la fin de réalisation des fresques du 26 juillet 1481 : Anno Domini MCCCCLXXXI die 26 Julli. Han capellem fecit fieri communitas. Venansonii-ad honorem Dei Sanctissime. Virginis Mariae Matris eius et Sanctis...dominus Guilhelmus coni...tavit et ordi (navit)...Baleison....habit...

La chapelle a probablement été construite à l'entrée du village pour le protéger de la peste de 1467.

Sur le fond de la chapelle, le Christ en Croix entre Notre Dame et saint Jean l'Évangéliste. Dessous, entre saint Grat, évêque d'Aoste, et saint Roch, le martyre de saint Sébastien entre deux archers qui le percent de flèches.

Sous la voûte, Baleison a peint douze scènes du martyre de saint Sébastien à l'époque de Dioclétien. En partie inférieure, les saints et saints protecteurs et la frise des vertus :

  • Partie gauche :
    • demi-voûte bande supérieure, vie de saint Sébastien :
- Sébastien à genoux est fait chevalier par l'empereur Dioclétien,
- Sébastien visite et bénit les frères chrétiens emprisonnés Marc et Marcellin,
- Leurs épouses viennent les supplier d'abjurer pour sauver leurs vies
    • demi-voûte bande inférieure, vie de saint Sébastien :
- Sébastien enseignant sa foi à des femmes agenouillées, parmi lesquelles se trouve Zoé, épouse de Nicotraste,
- Sébastien devant Dioclétien. L'empereur lui demande d'abjurer et Sébastien lui répond qu'il adore le vrai dieu,
- Dioclétien impose à Sébastien d'adorer les idoles. Il va les renverser.
    • partie inférieure du mur de gauche :
- objets de la vie quotidienne,
- fresque des saints protecteurs : sainte Appoline, sainte Barbe, saint Blaise et saint Laurent,
- Fresque des vices, très effacée : l'orgueil, l'avarice, la luxure, la colère, la gourmandise, l'envie, la paresse
  • Partie droite, vie de saint Sébastien :
    • demi-voûte bande supérieure, vie de saint Sébastien :
- Sébastien ramène à Dioclétien les flèches de son supplice et lui fait des reproches,
- L'empereur fait bastonner à mort Sébastien,
- Le corps de Sébastien est jeté dans une fosse en présence de sainte Lucine,
    • demi-voûte bande inférieure, vie de saint Sébastien :
- Sainte Lucine fait retirer le corps de saint Sébastien de la fosse,
- Elle le fait inhumer,
- Scène d'épidémie ou de miracle.
    • partie inférieure du mur de droite :
- Fresque des saints protecteurs de la communauté : saint Nicolas, saint Bernard des Alpes, saint Maur, sainte Catherine, sainte Marguerite, sainte Claire
- La bonne et la mauvaise prière,
- Frise des vertus : l'humilité, la chasteté, la charité, la fraternité, la tempérance, la patience, la vigilance.
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L'église Saint-Michel[5] datant du XVIIe siècle. Elle n'a pas de façade et possède une tour-clocher servant de porche à l'église. Elle possède un tableau de 1645 représentant le donateur Claude Guigonis, propriétaire et notaire du village, qui a fait reconstruire l'église.

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La chapelle des Pénitents Blancs, placée à côté de l'église.

La chapelle Saint-Roch[6], située à 1 km du village, à l'ouest. Des fresques racontant la vie du saint protecteur du village contre la peste y ont été peintes par Paul Macario (1987).

Venanson et le cinéma[modifier | modifier le code]

Le film Le Cas du docteur Laurent, avec Jean Gabin dans le rôle d’un médecin parisien introduisant les méthodes d’accouchement sans douleur dans l’arrière-pays montagnard, a été tourné à Venanson.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Venanson Blason D’azur à la hache d’armes et au bourdon de pèlerin passés en sautoir, le tout d’or, accompagnés de quatre tours d’argent aux cantons de l’écu.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Robert Garino, La vallée de la Vésubie. Guide du visiteur, pp. 73-77, Serre éditeur, Nice, 1998 (ISBN 2-86410-287-0).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]