Savoie

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Savoie
Savouè (frp) - Pays de Savoie
Détail
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Départements de la Savoie et de la Haute-SavoieSavoie en France
Administration
Pays Drapeau de la France France
Départements Savoie (73)
Haute-Savoie (74)
Chefs-lieux Chambéry (73)
Annecy (74)
Arrondissements 7
Cantons

Communes
71

599
Conseil régional Région Rhône-Alpes
Les deux départements appartiennent
à Assemblée des Pays de Savoie (APS)
Assemblée supradépartementale.
Président Président de la Région Rhône-Alpes
Jean-Jack Queyranne
Préfet Jean-Pierre Lacroix
Démographie
Gentilé Savoyard(e)
Savoisien(ne)
Population 1 136 801 hab. (2009)
Densité 109 hab./km2
Langues
régionales
Français
Minorité : Savoyard (arpitan)
Géographie
Superficie 10 416 km2

La Savoie (en savoyard, francoprovençal ou arpitan : Savouè[1]) est un territoire culturel de l'Europe de l'Ouest. Située dans l’angle nord-ouest de l’arc alpin, elle fait partie de la France depuis 1860.

Appelée Sapaudia, au Moyen Âge, composée de six provinces historiques, la Savoie est devenue un comté au XIe siècle, puis un duché indépendant en 1416. Berceau de la Maison de Savoie, elle appartient aux territoires princiers des ducs de Savoie, appelés États de Savoie puis Royaume de Sardaigne. Le duché est annexé à la France par le traité de Turin en 1860. Aujourd'hui, la Savoie forme deux départements, la Savoie et la Haute-Savoie. Afin de ne pas confondre la région et le département homonyme, l'administration et les médias utilisent parfois l'expression « Pays de Savoie », voire « les Savoies ».

Ses habitants sont appelés communément Savoyards, mais l'usage du terme Savoisiens est tout aussi correct. On trouve plus rarement le terme Savoyens[2],[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La Savoie est délimitée par :

La Savoie forme ainsi un « bloc solide, une sorte d'épais tronc d'arbre allongé du Nord au Sud sur 145 km et gonflé d'Est en Ouest sur une centaine, soit une superficie un peu supérieure à 10 000 km2 »[4]. Ce territoire compact offre des paysages variés, marqués par l'empreinte alpine, des Préalpes, les basses terres, aux sommets enneigés des Alpes, reliées par de grandes vallées intra-alpines. Ces dernières se trouvent à l'origine du découpage provincial traditionnel (Voir le tableau ci-dessous pour le découpage interne provincial).

Les sous-régions naturelles[modifier | modifier le code]

Le relief en Savoie

On peut distinguer quatre types de régions naturelles en Savoie[5] :

  • en tout premier lieu, en venant de France, l'avant-pays alpin (Avant-Pays savoyard, Chautagne) constitué de plis jurassiens, précédant une plaine formée par des molasses jurassiennes (Val du Bourget et le lac du Bourget, Val d'Yenne, Albanais, Semine, bas-Genevois). Un fleuve, le Rhône, entrecoupe ce paysage monotone. Il est rejoint par quelques rivières, encaissées dans ce relief[6], comme, au Sud, le Guiers, puis le Fier et son affluent le Chéran, plus au nord, Les Usses.
  • puis viennent les Préalpes avec des massifs autonomes, de moyennes altitudes, séparés entre eux par des cluses, et également des Alpes par le sillon alpin. Du Nord au Sud, le Chablais (no 1 sur la carte) ; les Bornes (no 4) ; les Aravis (no 5) ; les Bauges (no 6). Paul Guiconnet les décrit comme : « les Préalpes sont donc une symphonie en trois couleurs : blancs bleutés du calcaire, sapins noirs et verts pâturages »[7]. De nombreuses rivières découpent ces ensembles montagneux : les Dranses dans le Chablais ; le Giffre ; le Borne dans le massif du même nom ; le Chéran ; le Guiers-Vif.
  • ces massifs sont donc séparés par des grandes vallées transversales - appelées parfois dans de vieux ouvrages « vestibules de montagnes » - qui « vivent chacun sous leur nom distinctif »[8] : la vallée de l'Arve de Chamonix à Genève, appelée Faucigny et la cluse de Cluses ; le Genevois ponctué par la cluse d'Annecy et son lac, les cluses de Faverges et d'Ugine avant de rejoindre la Combe de Savoie, partie intégrante du sillon alpin, où débouche la vallée de l'Isère, à la sortie de la vallée alpine appelée Tarentaise à Albertville; à la confluence avec l'Arly, cette dernière est rejointe par l'Arc en provenance de la seconde majeure vallée alpine de Savoie, la Maurienne ; au bout, le sillon se poursuit en Dauphiné et il est rejoint par la cluse de Chambéry pour se poursuivre dans le département de l'Isère..
  • Enfin, les Alpes, grands massifs cristallins, que l'on peut diviser en sous-ensembles : massif du Mont-Blanc, massif du Beaufortain, massif de la Lauzière et du Grand Arc et la partie savoyarde de Belledonne que l'on qualifie d'externes, et enfin les alpes dites internes comme la Vanoise faisant partie de la zone des alpes Grées. Sans oublier des massifs plus proches du Briançonais comme les Aiguilles d'Arves, dont leur constitution est encore la source de nombreuses études[9], ou encore les massifs du Thabor, des Grandes Rousses, le Mont-Cenis qui avec la pointe de Charbonnel possède l'un des plus hauts pics du département de la Savoie culminant à 3 752 mètres, puis une partie du massif du Grand Paradis, dont les crêtes telles que l'ouille d'Arbéron, la Grande aiguille Rousse ou encore la Levanna forment la frontière orientale avec l'Italie, ou se situent notamment les sources de l'Arc[10].

Le paysage alpin fait l'objet d'une préservation particulière face au développement urbain et touristique de ces trente dernières années. Ainsi la Savoie s'est vue attribuer trois parcs permettant la protection et le développement de ce milieu fragile :

D'autres lieux ne bénéficiant pas de statut particulier réussissent à maintenir un milieu moins marqué par l'anthropisation, comme la Beaufortain ou le Chablais.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Tous les cours d'eau, rivières et fleuves savoyards se jettent directement ou indirectement dans le Rhône et dans la Méditerranée.

Climat[modifier | modifier le code]

Bien que de type montagnard (reposant sur le triptyque pente, altitude et versant), le climat savoyard doit être différencié selon la situation en vallée (avant-pays/préalpes/cluses avec l'exemple de Chambéry), où le vent joue un rôle important, et l'altitude, c'est-à-dire les massifs alpins (stations Chamonix). Le préfet du département du Mont-Blanc Verneilh dans son Statistique générale de la France, Département du Mont Blanc (1807) indique : « Souvent au fond d'une vallée, le voyageur supporte avec peine l'ardeur d'un soleil brûlant, en même temps qu'il aperçoit sur les monts qui l'environnent, les frimas d'un éternel hiver ; d'autres fois, après avoir traversé des neiges ou des glaces sur les cols des montagnes, il rencontre, en descendant dans la plaine, d'abord des bois, ensuite une riante verdure, plus bas des fleurs ou même des fruits. (p.164) »

La Haute Maurienne anciennement région du département du Mont-Blanc, est la parfaite illustration du préfet Verneilh de par sa situation encaissée par de très hauts massifs en grande partie recouverts de glaciers, et subissant les puissants effets de foehn, est l'une des régions de France où les précipitations sont les plus faibles. On compare très souvent cette région au climat quasi méditerranéen qui sévit dans le Valais central en Suisse, aux alentours de Sierre[11].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La Savoie appartient à l'espace économique et démographique du sillon alpin[12], situé entre Grenoble/Valence et Genève. L'urbanisation atteint un stade de développement quasi maximal en raison du relief environnant. Le tissu urbain se localise principalement dans les fonds des grandes vallées alpines (le sillon) et intra-alpines (Maurienne, Tarentaise, vallée de l'Arve).

Le taux d'urbanisation est supérieur à 70 %.

Les aires urbaines savoyardes sont[13] :

Aire urbaine Population
(2006)
1 Genève-Annemasse 217 336
2 Annecy 139 693
3 Chambéry 125 974
4 Thonon-les-Bains 70 154
5 Cluses 61 109
6 Sallanches-Chamonix 60 234
7 Aix-les-Bains 54 409
8 Albertville 43 225
9 Rumilly 25 728
10 Bourg-Saint-Maurice 16 708
11 Saint-Jean-de-Maurienne 11 889

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Savoie provient de l'ancien territoire Sapaudie (en latin Sapaudia, vers 354), qui signifierait la « forêt de sapins » ou le « pays des sapins », issu du racine gauloise hypothétique sapo-, sapin (dial. sap) et vidiā, forêt, sur vidu-, arbre, bois (cf. v. irlandais fid, fedo, forêt; v. breton guid, breton gwez, arbres). On rapproche les noms de personnes gaulois Sapauidus, Sapaudus et le gallois sybwydd, pin[14]. Le nom a évolué en Sabaudia, Sabogla. Il est fait mention à la fin du IVe siècle de la Sapaudia dans les Res Gestae d’Ammien Marcellin, puis au Ve siècle dans la Notitia Dignitatum et la Chronica Gallica de 511[15]. Le nom est attesté en latin médiéval du XIe siècle Savogia, ager Savogensis, jusqu'à Saboia, Savogia et enfin Savoie, produit de l'évolution phonétique régulière[16].

En francoprovençal, appelé parfois arpitan, le mot « Savoie » se traduit par « Savoué »[17]

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Savoie.

L'histoire de la Savoie correspond à la place que tiennent les provinces de la Maurienne, berceau de la Maison de Savoie au XIe siècle, ainsi que la Savoie Propre, la Tarentaise, le Chablais, le Faucigny et le Genevois en Europe.

Véritable carrefour stratégique européen, avec à la clef, le contrôle des cols alpins, les maîtres de la Sapaudia obtiennent le titre de Duc en 1416, transformant leurs possessions en Duché de Savoie. Par leur politique, les Savoie agrandissent leur territoire, jusqu'à former les États de Savoie, et leur pouvoir au sein des maisons princières de l'Europe jusqu'à l'acquisition du titre de roi de Sicile de 1713 à 1720, puis celui de roi de Sardaigne en 1720.

Carte de la Savoie, avec un découpage provincial moderne
Organisation provinciale du duché de Savoie
Provinces Date d'intégration au Duché de Savoie Capitale historique
Blason Savoie Propre.svg Savoie Propre début XIe Montmélian, puis Chambéry
Blason Maurienne.svg Maurienne début XIe Saint-Jean-de-Maurienne
Blason Tarentaise.svg Tarentaise début XIe Moûtiers
Blason ville fr La Roche-sur-Foron (Haute-Savoie).svg Genevois 1401 Annecy
Blason Faucigny.svg Faucigny 1355 Cluses puis Bonneville
Blason Chablais.svg Chablais début XIe Thonon-les-Bains

À la suite du Traité de Turin, en 1860, le duché de Savoie est « réuni » ou annexé à la France en devenant deux départements[18].

Au XXe siècle, l'industrie électrochimique est très forte grâce à la croissance rapide d'Ugine aciers, qui a produit la moitié de l'acier inox français.

Administration[modifier | modifier le code]

Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

La Savoie forme un sous-ensemble territorial au sein de la région Rhône-Alpes. Les deux départements de la Savoie et la Haute-Savoie n'ont jamais formé une collectivité territoriale à part entière. Après l'échec de la constitution d'une région en 1972, le refus d'appartenir à une région Alpes avec Grenoble, les deux départements ont été intégrés à la région Rhône-Alpes.

Les Pays de Savoie sont organisés de la façon suivante :

Découpages locaux ou territoriaux de Savoie
Départements Savoie Haute-Savoie
Nb. d'arrondissements 3 4
Nb. de cantons 37 34
Nb. de communes 305 294
Département de la Savoie
Département de la Haute-Savoie
Logo de l'APS

Assemblée des Pays de Savoie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Assemblée des Pays de Savoie.

Dans le cadre de la Loi du 5 juillet 1972, dite Loi Pompidou, les deux départements savoyards mettent en place, en 1983, une structure supra-départementale désignée sous l'expression Entente régionale de Savoie. Celle-ci a évolué en 2001 sous l'appellation Assemblée des Pays de Savoie (A.P.S)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

D'après les données de l'INSEE, la Savoie comprend environ 1,096 millions d'habitants en 2007[19].

Évolution démographique du duché de Savoie de 1776 à l'Annexion
Territoire 1776 1790 1801 1822 1838 1848 1858
Duché de Savoie 346 386 441 091 422 306 499 368 533 817 582 294 542 258
Source : Chiffres cités p. 127-129 in André Palluel-Guillard, SORREL (C), FLEURY (A), LOUP (J), La Savoie de la Révolution à nos jours, XIX-XXe siècle, 1986, Tome IV, coll. Histoire de la Savoie, LEGUAY (JP (sous la dir.), Ed. Ouest France


Démographie des Pays de Savoie depuis l'Annexion
Territoire 1861 1911 1946 1975 1990 1999 2007
Département de la Savoie 259 181 237 447 226 053 305 109 348 261 373 350 403 500
Département de la Haute-Savoie 255 883 247 492 263 345 447 794 568 286 631 963 693 000
Pays de Savoie 515 764 484 939 489 398 752 903 916 547 1 005 313 1 096 500
Source : INSEE/ Hebdo Eco des Pays de Savoie (1998), « Dossier Explosion démographique des 2 Savoie »

Histogramme de l'évolution démographique depuis 1776 :

La densité sur son territoire avoisine les 100,3 hab/km² avec une très nette différence entre le département de la Savoie (66,9 hab / km²) et la Haute-Savoie (157,9 hab / km²).

Médias[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

La Savoie possède sa chaîne locale (avec couverture d'une partie du Pays de Gex et une partie du Bas-Bugey ainsi que les Cantons de Genève et partiellement de Vaud) depuis l'aventure de la 8 Mont Blanc, lancée en 1989, et devenue TV8 Mont-Blanc, présente aussi sur le câble et la TNT.

Presse écrite[modifier | modifier le code]

Éditions savoyardes du Dauphiné Libéré. Plusieurs hebdomadaires : ceux appartenant au groupe Presse Alpes-Jura (ex-Socpresse) (Le Messager, L'Essor Savoyard, La Savoie) ; L'Hebdo des Savoie (Albanais et Aix-les-Bains) ; La Vie Nouvelle ; La Maurienne (vallée de la Maurienne). Journaux associatifs ou institutionnels : Le Savoisien, organe de la Ligue savoisienne, Terres savoyardes (Chambre d'agriculture), ou satiriques comme La Voix des Allobroges (secteur Pays de Savoie) ou Le Faucigny (secteur vallée de l'Arve). Dans le nord de la région, le quotidien helvétique La Tribune de Genève.

Des magazines mensuels dédiés à l'économie ou à la politique en Savoie : l'Eco des Pays de Savoie, L'Essentiel des Pays de Savoie, Alpes Magazine (Milan Presse).

Radio[modifier | modifier le code]

Station locale de France Bleu, France Bleu Pays de Savoie. Stations locales, le plus souvent associatives, dans les vallées (Bauges, Tignes, Chambéry, Perrine FMetc.) ; antenne locale de RCF. Radios publiques suisses Couleur 3, RSR-La Première et Espace 2 en Chablais, en Faucigny et en Genevois. Radios commerciales : ODS Radio, Rouge FM, Radio Plus…

Économie[modifier | modifier le code]

Les deux départements savoyards possèdent une économie relativement dynamique, par rapport à la majorité des départements français. Après une traditionnelle vision, au début du XXe siècle, du département de la « Savoie = grandes entreprises publiques, énergétiques et métallurgique » et celui de la « Haute-Savoie = concentration de PME-PMI tournée vers Genève et vers le Monde », le visage économique savoyard s'est modifié en prenant le virage du tertiaire, notamment dans les transports et le tourisme. L'économie de la Haute-Savoie garde cependant une spécificité vers la mécanique et les activités associées tout en supportant le développement du phénomène transfrontalier avec la région genevoise. La croissance de la population transfrontalière a été de 12 % en 2006.

Côté chiffres, selon l'INSEE, le PIB cumulé pour les deux départements, en 2000, équivaut à 24 438 M€ (soit 2 % du PIB métropolitain)

La Savoie participe à sept des 67 pôles de compétitivité labellisés le 12 juillet 2005[20], parfois en partenariat avec d'autres départements et agglomérations :

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Pays de Savoie.

Le tourisme, tant hivernal qu'estival, occupe une grande partie de l'activité économique en Savoie, il repose principalement sur les atouts de son relief. Toutefois, la Savoie recèle aussi de nombreux sites historiques ou thermaux.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langue[modifier | modifier le code]

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La Savoie appartient au territoire linguistique de langues gallo-romanes et principalement à l'arpitan[21] (ou francoprovençal).

Comme dans de nombreux pays et provinces européens, où langues véhiculaires (généralement langues du pouvoir et de l'administration) et langues vernaculaires se côtoient, en Savoie il existe traditionnellement, jusqu'à aujourd'hui, deux langues parlées. D'une part le francoprovençal, dont l'usage a été entretenu par la population (langue aujourd'hui menacée de disparition, son usage quotidien est de 2 % des habitants dans l'espace rural et négligeable en zone urbaine[22]) et d'autre part le français, langue de l'État civil du duché depuis le XVe siècle est rendue officielle par l'Ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539, puisque celui-ci est occupé par les troupes françaises[23]. Toutefois il semblerait que l'application fut très aléatoire[23].

Le français a été la langue d'usage véhiculaire dès le XIVe siècle et elle est devenue la langue administrative depuis Emmanuel-Philibert à la suite d'un édit du 11 ou 15 février 1560 la substituant au latin dans les actes des tribunaux[24]. Cette décision s'applique au Bugey et au Val d'Aoste à la suite d'un nouvel édit, qui modifie les prescriptions précédentes, par lettres patentes du 22 février 1561, précisant les règles d'application[25],[24]. Il faut indiquer que l'italien n'a jamais été une langue utilisée par l'administration en Savoie[24] À la même époque le duc de Savoie décrétait le toscan langue officielle dans ses terres du Piémont. De plus, pour occuper le royaume de Sicile (anciennement d'Aragon-Sicile) les rois de France entreprirent de passer en Italie avec leurs armées (en huit guerres), en passant obligatoirement par la Savoie soumise au pillage (absence d'intendance militaire pour le ravitaillement) et occupant le Piémont. Au cours de l'histoire le prince de Savoie, administrateur de Hollande pour les Habsbourg perdit ses terres de Savoie, prises par le Roi de France avant de se les voir restituer.

Par la suite Louis XIV envahit la Savoie pour massacrer ses sujets protestants « vaudois » (disciples du lyonnais Pierre Valdo) qui s'exilèrent dans le haut val de Suse. Il fit de même en massacrant les sujets francs-comtois des Habsbourg, catholiques, en utilisant des mercenaires lorrains également catholiques) avant l'annexion de la Franche-Comté. Le massacre des 3 000 paysans « vaudois » traumatisa la famille de Savoie car le roi de France exigea la caution morale (sous peine de sanctions militaires) du Duc qui renforça la décision de rendre la religion catholique obligatoire sous peine de lourdes sanctions pénales en cas de refus, sauf près de Genève et en certains points du Val d'Aoste. La messe devant être dite en français. Ensuite Saint François de Sales, pour contrer les écrits de Calvin (réformateur venu de Noyon puis réfugié à Genève, qui écrivait en français, la langue du culte réformé par opposition au latin), imposa de fait ses libelles en français, avec grand succès. Il favorisa encore le « parler français ».

Autre cause de l'adoption du français comme langue courante par les Savoyards, le fait qu'avec une démographie excédentaire, l'émigration était forte, principalement vers la France (Paris et Bordeaux), la Bavière et l'Autriche (Vienne), les habitants des vallées alpines pratiquant le colportage depuis le moyen âge. Le certificat du curé servait à la fois de pièce d'état-civil et de recommandation à l'étranger. Chaque village savoyard avait une école catholique où on apprenait le français (il y en avait encore 800 avant 1940), la messe étant aussi dite en français, « la langue du dimanche ». Cela facilita l'intégration des 100 000 Savoyards installés hors de Savoie (pour une population de 500 000) mais toujours menacés d'expulsion en cas de crise économique. Cela aida aussi un échange monétaire des Savoyards émigrés avec la Savoie. De leur côté, les paysans proches de Genève faisaient commerce en français. Las des occupations fréquentes du roi de France, le duc de Savoie finit par transférer sa capitale de Chambéry à Turin, en Piémont, en délaissant un peu la Savoie considérée comme « glacis » militaire face à son puissant voisin. Les ducs octroyèrent cependant à leur terre d'origine un parlement spécifique et un code cadastral favorisant une juste répartition de l'impôt.

Pour sa part, le Faucigny — français par héritage — fut échangé avec la France contre toutes les terres savoyardes de l'autre côté du Rhône. Preuve de la parfaite maîtrise du français par les savoyards, Vaugelas, fut l'un des fondateurs de l'Académie française (créée à l'origine par Richelieu pour uniformiser la langue juridique des tribunaux du roi de France).

La Savoie restant sous la tutelle (morale et théorique) du Saint Empire Germanique ne pouvait prétendre à un titre royal sans l'accord du pape ou de l'empereur, ce qui gênait ses ambitions dynastiques européennes (sur ses proches voisins). Finalement en 1713, le duc Victor-Amédée II de Savoie et de Piémont se fit attribuer le royaume de Naples, mais en 1720 il échangea ce royaume comprenant la Sicile (qui trouvait les savoyards « pingres ») contre le royaume de Sardaigne (créé en 1297 par le Pape) ; la Savoie fut considérée, comme le Piémont, comme apanage du « royaume sarde » qui à son tour, grâce aux entretiens de Plombières (1859) chassa les Autrichiens d'Italie avec l'aide du républicain Garibaldi et fit l'unité italienne autour de la monarchie sarde, prenant le titre de Roi d'Italie. En échange de ses services militaires, la France organisa (en 1860) l'annexion de la Savoie sous le double titre « oui » (à l'Annexion) et « zone » (faveurs fiscales pour l'arc lémanique et la vallée de l'Arve). La France créa une administration avec un fonctionnaire central (le préfet) et fut surprise de constater que la population était plus francophone que la moyenne nationale, ce que nombre de Français actuels ignorent encore. L'unification linguistique française fut la conséquence de la guerre de 1870, ou de nombreux conscrits ne parlants que mal le français ne purent exécuter les ordres de leurs supérieurs. Cette situation fu pour de nombreux stratèges militaire l'une des raisons de la défaite française. À la sortie du conflit, la IIIieme république organisa une francisation accélérée des différentes régions de France. L'article II de la constitution stipule que « le français est la langue de la république » ce qui était déjà le cas séculairement du duché de Savoie, où français et francoprovençal étaient conjointement traditionnellement pratiqués, en proportions quotidiennes certes différentes par les uns et les autres, selon leur groupe social d'appartenance où leur région d'origine (à noter par exemple que la région de l'Albanais à beaucoup plus conservé l'usage du francoprovençal que la région pourtant limitrophe du nord annécien, précisément à cause de la proximité de cette ville avec laquelle les échanges marchands avec la bourgeoisie étaient plus fréquents).

Cette constatation du bon niveau du français des savoyards amène à faire deux remarques. La première est que les savoyards ayant parlé le français depuis longtemps, sa forme locale est un peu différente de la norme académique, comme c'est également le cas en Suisse ou en Belgique. Traditionnellement notamment, on compte comme septante, huitante et nonante, ainsi que cela se pratiquait plus généralement dans beaucoup de campagnes françaises. D'autre part on trouve dans ce français régional, des francoprovençalismes traditionnels, tel que le neutre « y » (j'y sais, j'y fais), également rencontré dans une bonne partie de la région Rhône-Alpes (correspondance avec l'aire francoprovençale). De nombreuses autres particularités purement savoyardes existent, encore appelées sabaudismes, comme la prononciation des « e » finaux (par exemple : « ils cotoient », prononcé cotoillent, « jolie » prononcée jolilleetc.), comme le pratiquent aussi les Suisses romands (avec des mots comme « cheminée » prononcé cheminéye). Par ailleurs les lettres "x" et "z" lorsqu'elles sont situées en fin de mot ne sont pas prononcées (exemple: "Chamonix" se prononce "Chamoni" et "La Clusaz" se prononce "La Clusa"). On y trouve aussi l'usage d'un temps interdit en français académique, mais pourtant tout à fait correct, le passé surcomposé. De nombreuses expressions de formes anciennes du français ont perduré en Savoie, notamment du XIXe siècle. Toutes ces particularités sont liées à la bonne pratique ancestrale du français par les Savoyards qui étaient naturellement bilingues, mais elles suivent la même voie que le francoprovençal, et ce français riche en couleurs du terroir savoyard tend à disparaître sous l'effet de la normalisation. On ne l'entend plus que dans les poches de résistances où le francoprovençal lui-même a pu continuer à survivre, en milieu rural.
La seconde remarque que l'on peut faire est que ça n'est pas « la France » qui a appris à parler et à écrire le français aux savoyards, mais la Savoie elle-même.

Religion[modifier | modifier le code]

La religion principale de la Savoie est, selon un sondage Ifop paru dans la Vie, le Catholicisme Romain, qui concernerait entre 64 % et 70 % des Hauts Savoyards et entre 55 % et 63 % des Savoyards. Les témoignages de la christianisation de la Savoie, et principalement pour Genève, daterait du IVe siècle. Il faut toutefois attendre plus tard vers 450 pour l'installation du premier évêque en Tarentaise et le début du VIe siècle pour la sacralisation d'une église en Savoie du Nord. La Savoie est divisée entre l'archidiocèse de Chambéry (pour la Savoie) et le diocèse d'Annecy (pour la Haute Savoie), et ces deux diocèses font partie de la province ecclésiastique de Lyon. Le saint patron de la Savoie et St Maurice d'Agaune, martyr légendaire du Valais, tandis que le patron du diocèse d'Annecy et de la cathédrale de Chambéry est St François de Sales natif de la Savoie, évêque de Genève et personnage religieux le plus important de la région connu dans le monde entier.

On y retrouve également des communautés protestantes : en effet, la proximité de la Rome Protestante que fut Genève et l'invasion même par les cantons réformés de Genève et de Berne du Chablais et du Genevois (1536) a permis l'apparition de communautés protestantes, parfois mêmes majoritaires (Thonon par exemple devient une ville calviniste). Par la suite, les missions de plus en plus efficaces (et pacifiques) de St François de Sales font diminuer très nettement le nombre de protestants dans la région : le Chablais revient progressivement au catholicisme. Enfin le roi Charles Emmanuel de Savoie, catholique, soucieux de préserver son autorité sur la base du "une Foi, un Roi, une Loi" emploiera des moyens beaucoup plus répressifs afin de rendre ces régions au catholicisme. L'apparition d'église baroques, voire roccocos, dont la très grande majorité se trouve en Savoie[26]. Comme dans le Beaufortain, la Tarentaise de La commune de la Léchère à Val d'Isère, tout en traversant la Maurienne à partir de la commune de La Chambre. Ces églises baroques dotées de retables uniques sont mis en valeur par un programme de découverte appelé "Le Chemin du Baroque". Des concerts de musique baroque sont organisés chaque été dans ces églises. Cela est sans nul doute le signe de cette reconquête dans une politique de Contre-Réforme. En effet, les hautes vallées alpines comme la Tarentaise, ou la Maurienne, et dans une moindre mesure certains vallons alpins reculés du Faucigny proches de la Savoie comme Les Contamines-Monjoie ou Chamonix, pratiquaient en hiver le système dit "du Colportage". Les paysans ne pouvant travailler dans les champs en hiver, partaient commercer principalement en Italie du nord, en Bavière et en Autriche. Les nombreux Ex Voto qui jalonnent la Savoie, sont autant de remerciements faits par ces marchands pour remercier les cieux de les avoir protégé durant leur périple. Le cas de la Tarentaise est quant à elle encore plus singulier, car elle fut pendant très longtemps au Moyen Âge, une possession Autrichienne. La monnaie de commerce était d'ailleurs frappée en Autriche. La Livre Viennoise était la monnaie d'usage. Aussi la Tarentaise à longtemps eu des liens privilégiés avec l'Autriche, la politique de contre réforme a donc impactée de plein fouet la Vallée, et foumille par conséquent d'églises baroques. On remarque de grande similitudes dans les clochers tarin et autrichiens, avec un sommet dit à bulbe, comme à Conflans, Bozel, ou encore Hauteluce.

En Haute Savoie, les paysans vivants eux plutôt dans des zones plus planes et proches de Genève comme la Vallée de l'Arve et le Genevois Savoyard, s'adonnaient à la sous traitance des pièces de précisions pour l'horlogerie genevoise. Ainsi était née la tradition du décolletage. De ce fait, il reste beaucoup moins de protestants qu'autrefois dans les deux Savoies, et ils sont surtout concentrés en Haute Savoie (une douzaine de temples réformés en service, contre quatre seulement en Savoie du fait de l'influence de la Genève protestante principalement). De nos jours, alors que la paix est revenue, la proximité de la Suisse a encore une influence : on retrouve des Suisses expatriés dans ces communautés dans les villes proches de la frontière (temple à Annemasse, Thonon, Évian)… le tourisme a également une grande influence sur les communautés, renforcées en hiver par des touristes étrangers venant de pays protestants (Britanniques, Suisses, Américains, Allemands…), notamment dans les stations de sport d'hiver, comme à, Val d'Isère, Méribel, La Plagne, Val Thorens ou avec la station de Courchevel pour ce citer que celle ci, crée par un anglais. A Chamonix par exemple, un cimetière est d'ailleurs installé autour du temple, à l'origine pour les alpinistes anglais mort dans la montagne, ou bien dans des villes thermales comme St Gervais les Bains, Évian les Bains, et en Savoie dans les stations thermales alpines de La Léchère, Salin Les Thermes, ou encore Brides les Bains. Sans compter les stations thermales plus accessibles comme, Aix les Bains utilisées déjà par les romains, ou encore Challe les eaux. Le protestantisme en Savoie a donc un visage multiple : concentré au Nord de la région car épargné par la contre réforme amenée par les colporteurs de leurs échanges avec l'Europe centrale, et les liens politiques et historiques entre la Tarentaise et l'Autriche, il est l'héritier d'une longue Histoire, mais aussi le fruit d'arrivées plus récentes et du développement du tourisme. On note aussi l'apparition de communautés évangéliques.

L'immigration plus récente a également permis l'apparition de communautés musulmanes, plutôt dans les "grandes" agglomérations (comme Chambéry et Annecy, où une mosquée plus grande doit remplacer l'ancienne trop exigüe) mais aussi dans des bassins d'emplois comme la vallée de l'Arve (l'industrie du décolletage y étant très présente et attirant de nombreux ouvriers), mais aussi les bassins sidérurgiques de Tarentaise et de Maurienne ayant été des piliers d'immigration majeurs.

Littérature et tradition orale[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

De nombreux acteurs viennent du territoire savoyard, comme Agnès Soral ou André Dussollier, ainsi que plusieurs films, produits ou tournés en Savoie.

Certains d'entre eux ont précisément pour thème la Savoie et sa culture, comme la Trace ou la Dernière saison (pour plus de détails, voir La Savoie au cinéma, dans la collection L'histoire en Savoie de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie[27]).

En 1999 est fondée la Cinémathèque des Pays de Savoie.

La Savoie est ou a été aussi le lieu de festivals du cinéma :

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Le reblochon de Savoie, un fromage AOC

La gastronomie savoyarde est essentiellement basée sur des produits du terroir riches et adaptés aux rigueurs du climat montagnard, fromages, et charcuterie en tête. Les vins et alcools forts dont les typiques liqueurs de Genépi et de Gentiane dont chaque famille garde leur recette de fabrication, font également partie intégrante du patrimoine culturel.

Plats et ingrédients typiques :

Costumes[modifier | modifier le code]

Il existe une vingtaine de costumes folkloriques savoyards différents selon la vallée ou le village, constitués pour les femmes d'un châle, d'un jupon, d'un tablier et d'une coiffe (par exemple : la « frontière » en Tarentaise), agrémentés de bijoux, de dentelles…, et pour les hommes d'une chemise ample, d'un gilet, d'un pantalon et d'un chapeau l'été associé à un bonnet l'hiver. Ces costumes apparaissent dès le XVIIe siècle et sont portés jusqu'au XXe siècle dans certaines vallées. Aujourd'hui, ceux-ci sont portés lors de représentations de folklore local[31]. Par exemple la procession du 15 août en Haute Maurienne, ou un grand nombre d'habitants se parent de costumes traditionnels.

Emblèmes et symboles de Savoie[modifier | modifier le code]

La Savoie possède des emblèmes et des symboles propres :

Blason[modifier | modifier le code]

Armes de la Savoie

Les armes de la Savoie se blasonnent ainsi :

De gueules à la croix d'argent [32].

La première mention date de 1143, sous le comte Amédée III, parti en croisade, elle serait inspirée d'une croix, aux extrémités parfois tréflées, portée par Maurice d'Agaune, saint patron de la Savoie, sur sa bannière ou son vêtement[33]. Jusqu'à présent, les Humbertiens de la maison de Savoie n'utilisaient pas le titre de comtes de Savoie, mais plutôt celui de Maurienne[34] et utilisaient pour bannière l'aigle de sable sur fond d'or. Par la suite, l'utilisation de la croix alterne avec l'aigle selon la politique des comtes, qui cherchent soit à démontrer leur attachement au Saint Empire, soit plutôt leur autonomie. Pour Samuel Guichenon (historiographe officiel de la maison de Savoie vers 1650), c'est à la fin du XIIIe siècle que Amédée V (1253-1285-1323) (petit-fils de Thomas Ier) fixa ses armes : de gueules à la croix d'argent[35]. En 1315, Amédée vint à l'aide des Chevaliers de Saint-Jean à Rhodes et leur flotte combinée défit celle des Musulmans (selon la légende, le Grand Maître de l'ordre ayant été tué, le comte Amédée aurait pris ses armes et assumé le commandement de l'armée). Ce serait à la suite de ces évènements que la Savoie aurait adopté les armoiries des Chevaliers, les "armes de Dieu"[36].

Le drapeau de la Savoie reprend le dessin du blason (avec des proportions variées pour la croix):

Autres[modifier | modifier le code]

Les Allobroges est l'hymne savoyard.

Chaque année, le 19 février, la Savoie fête l'élection du duché de Savoie[37].

La fête de Saint Maurice, patron de la Savoie est célébrée le 22 septembre.

Quelques autres symboles, moins importants mais bien répandus, identifient la Savoie et les Savoyards, et que l'on retrouve dans la plupart des échoppes des lieux touristiques. On peut citer le personnage caricatural du ramoneur, symbole de la migration savoyarde du XVIIe siècle au XIXe siècle et principalement enfantine. La tartiflette devient le symbole gastronomique du territoire depuis les années 1980. Toutefois, la Savoie jouie d'une culture gastronomique riche et diversifiée, en fonction des provinces qui la constitue. Des Crozets Tarins, en passant par les Diots, les Pormoniers, des recettes fromagères comme la fondue. Des boissons alcoolisées sont aussi typiques de la région telle que la liqueur de Génepis, dont chaque famille des hautes vallées alpines conserve jalousement leur propre recette.

La proximité avec la Suisse fait que les représentations associent les deux cultures notamment autour des chalets d'alpage, des chiens Saint-bernards élevés à la base sur les deux cols, Savoyard et Suisse, de la raclette, de même que des expressions comme « ça va ou bien » retrouvées dans des parodies.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Valéry d'Amboise, Dictionnaire d'Amboise Pays de Savoie, éd. d'Amboise, 1re éd.1988, 2e éd.1989, 5e éd.1993.
  • Association pour le développement de l'Université de Savoie, Réalités des pays de Savoie, éd. Adus, 1986.
  • J.J Vernier, Département de la Savoie, Étude historique et géographique, coll. Monographie des Villes et Villages de France, éd. Res Universis, 1896 et 1993.
  • Johannès Pallière, Sur l'origine mystérieuse du nom Savoie, La Fontaine de Siloé,‎ 2011, 292 p. (ISBN 978-2-84206-450-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Institutionnels[modifier | modifier le code]

Touristiques et culturels[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dominique Stich, Parlons francoprovençal : Une langue méconnue, L'Harmattan,‎ 1998, 432 p. (ISBN 978-2-73847-203-8), p. 150.
  2. André Palluel-Guillard, L'aigle et la croix : Genève et la Savoie, 1798-1815, Éditions Cabedita,‎ 1999, 662 p. (ISBN 978-2-8829-5260-8), p. 14-16.
  3. Jean-Marie Jeudy, Les mots pour dire la Savoie : Et demain, j'aurai autre chose à vous raconter, La Fontaine de Siloé,‎ 2006, 540 p. (ISBN 978-2-8420-6315-3), p. 466-467.
  4. Raoul Blanchard, « La Savoie. Tableau géographique », p. 25, in collectif, 1959, Mémorial de Savoie, Presses des imprimeries réunis de Chambéry
  5. J.-J. Vernier, dans son ouvrage Département de la Savoie. Étude historique et géographique (coll. Monographie des Villes et Villages de France, Res Universis, 1896), indique lui aussi quatre espaces géologiques : « La structure géologique de la Savoie est très simple« dans ses grandes lignes. On y distingue quatre régions bien marquées en allant de l'ouest à l'est : le Jura ; les Pré-Alpes ; l'arrête des Alpes, et enfin la région alpine (désignant l'espace entre le mur des Alpes et la frontière italienne). » » (p. 10).
  6. Voir ainsi les ponts suspendus de l'Abîme sur le Chéran et de la Caille sur Les Usses.
  7. p. 26 in Paul Guichonnet, Maurice Morel, Henri Menabrea, Émile Vesco, 1947, Visages de la Savoie, éditions Horizons de France, coll. les Provinciales, 210 p., paris.
  8. Paul Vidal de la Blache, 1903, Tableau de la géographie de la France, p. 378, édition de La Table Ronde, 2000.
  9. Aiguilles d'Arves sur le site www.geol-alp.com.
  10. [PDF]Thèse sur l'évolution structurale et métamorphique d’une croûte continentale subductée (Grand Paradis), auteur: Le Bayon, page 32
  11. Richard, L., Tonnel, A., Contribution à l'étude bioclimatique de l'arc alpin. Indice de Martonne, Document de la Cartographie Ecologique, XXVIII, 1985.
  12. Site du Sillon alpin
  13. Populations légales 2007 pour les régions et les départements
  14. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003.
  15. Qu’est-ce que la Savoie ?, sur le site Sabaudia.org, Qu'est-ce que la Savoie ?
  16. Informations tirées du site de Henry Suter, sur le site henrysuter.ch
  17. Dominique Stich, Parlons francoprovençal : Une langue méconnue, L'Harmattan,‎ 1998, 432 p., p. 150.
  18. Le découpage départemental a déjà été expérimenté au cours des conquêtes napoléoniennes avec le Département du Mont-Blanc entre 1792 et 1815 avec pour chef-lieu Chambéry, puis celui du Léman, entre 1798 et 1815, avec Genève. Organisation partiellement reprise lors de la restauration sarde en 1815 et confirmée à la suite de l'annexion.
  19. Informations le Dauphiné libéré/INSEE.
  20. Informations sur le rapport de la DIACT - ici [PDF]
  21. Eric Varnay, Patois arpitan et chansons de nos grands-pères savoyards, Romorantin : Éditions CPE, 2011 ISBN 978-2845039384.
  22. [PDF] Étude sur l'ensemble du périmètre de la région Rhône-Alpes, page 34 et suiv. Francoprovençal et occitan en Rhône-Alpes, étude Pilotée par l’Institut Pierre Gardette, université catholique de Lyon, juillet 2009
  23. a et b Danièle Munari, « Formation de l’état-civil en Savoie (p.2) », L'état-civil en Savoie, sur Site des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - Sabaudia.org - sabaudia.org (consulté en août 2014) : « Le premier texte législatif tentant de réglementer l'état civil en Savoie est français. Il s'agit de l'ordonnance de Villers-Cotterets, prise par François 1er en 1539. La Savoie est alors sous domination française (1536-1559). ».
  24. a, b et c Honoré Coquet, Les Alpes, enjeu des puissances européennes : L'union européenne à l'école des Alpes ?, L'Harmattan,‎ 2003, 372 p. (ISBN 978-2-29633-505-9), p. 190.
  25. Adolphe Viani, « Quelques aspects socio-linguistiques des parlers du comté de Nice » in Jérôme Magail et Jean-Marc Giaume (dir.), Le comté de Nice : de la Savoie à l'Europe : identité, mémoire et devenir ; actes du colloque de Nice ; 24 - 27 avril 2002, expositions du 15 avril au 15 mai 2002, Bibliothèque de l'université de Nice, Nice, Serre Éditeur, 2006 (ISBN 9782864104674) p. 155 [lire en ligne]
  26. http://www.fondation-facim.fr/france/DT1243608452/diaporama/Les-chemins-du-baroque-®.html/typeid-15
  27. La Savoie au cinéma, coll. L'histoire en Savoie, revue no 123 de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie, septembre 1996, ISSN 0046-7510
  28. Biennale du cinéma espagnol
  29. Festival du film rural de la Biolle
  30. Jean-Robert Pitte, « Delicatessen alpestres », Cochons et cochonnailles : la quête du saint gras, L’Alpe no 42, Automne 2008, p. 8
  31. se reporter aux détails édités dans la revue de Savoie des 1941 à 1947 et de 1956 à 1960 articles écrits par le CT EMILE GAILLARD et D FREPPAZ d'autres nombreux livres traitent de ce sujet sur notre passé et nos traditions vestimentaires
  32. Reprise du blason des premiers comtes de Savoie
  33. Charlotte Denoël, Saint André : culte et iconographie en France, Ve-XVe siècles, Librairie Droz,‎ 2004, 302 p. (ISBN 978-2-90079-173-8), p. 84.
  34. Guy Gavard et Paul Guichonnet, Histoire d'Annemasse et des communes voisines : Les relations avec Genève de l'époque romaine à l'an 2000, La Fontaine de Siloé, Coll. « Les Savoisiennes »,‎ 2002, 439 p. (ISBN 978-2-8420-6342-9), p. 241.
  35. Samuel Guichenon, historiographe officiel de la maison de Savoie (vers 1650) site
  36. books.google.fr
  37. Le choix de cette date est a associé avec l'éveil du nationalisme savoyard du XXe siècle. En 1970, le Cercle de l'Annonciade fait la promotion de cette date, reprenant les idées du fondateur du mouvement antérieur Savoie Libre.