Gattières

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Gattières
Gattières
Gattières
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Canton de Carros
Intercommunalité métropole Nice Côte d'Azur[1]
Maire
Mandat
Jean-Pierre Testi
2008-2014
Code postal 06510
Code commune 06064
Démographie
Gentilé Gattiérois
Population
municipale
4 036 hab. (2011)
Densité 402 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 45′ 37″ N 7° 10′ 36″ E / 43.7602777778, 7.17666666667 ()43° 45′ 37″ Nord 7° 10′ 36″ Est / 43.7602777778, 7.17666666667 ()  
Altitude Min. 48 m – Max. 950 m
Superficie 10,03 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.gattieres.fr

Gattières est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le village tire son nom de gatieras car il se trouve au niveau d'un gué utilisé au moins depuis l'époque romaine. Ses habitants sont appelés les Gattiérois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Gattières est situé entre Carros et Saint-Laurent-du-Var et surplombe la vallée du Var.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1338, le Var devint la frontière orientale de la France. Le territoire de Gattières resta cependant une enclave savoyarde sur la rive droite du Var et ce jusqu'en 1760, année où un traité entre les royaumes de Sardaigne et de France l'intégra au territoire national français. Pendant les quatre siècles entre ces deux dates, la ville servit de nombreuses fois de tête de pont à des incursions italiennes en France.

Éperon dominant le Var, le rocher de Gastes aux escarpements naturels offrait un emplacement idéal et stratégique aux aborigènes ligures.

Située sur le tracé de la voie romaine avec son gué sur le Var, Gattières détenait une position stratégique importante qui valurent un passé tourmenté. En temps de guerre, elles furent hélas nombreuses, les prises et les pertes alternatives du village étaient fréquentes.

Profitant des troubles qui règnent en Provence, le comte Amédée VII de Savoie s'assure la trahison du gouverneur de Nice et le 28 septembre 1388, coup de théâtre : Nice et son arrière-pays se détachent de la Provence et se donnent à la Savoie.

Allégret de Mauléon, capitaine Gascon souvent qualifié d'« aventurier », mais comptant de hautes attaches en Savoie s'était emparé de la place de Gattières au cours d'un coup de main auquel Amédée VII n'était peut être pas étranger. Le 25 octobre 1388, De Mauléon vendait Gattières à Amédée VII pour le prix de 2000 florins. La Savoie possédait ainsi une tête de départ en rive droite du Var. L'importance de cet évènement se vérifia lors des guerres entre les deux rives du Var. Le blason de Gattières rappelle ce fait historique : « De gueules au lion d'or tenant en sa patte dextre une tour d'argent chargée d'une croix du premier ».

C'est ainsi que pendant près de 400 ans (1388-1760) Gattières suivra les destinées du comté de Nice, d'abord savoyarde, puis sarde. Le traité de Turin (24 mars 1760) rectifiera la frontière entre le royaume de France et celui de la Sardaigne. Depuis son embouchure jusqu'au confluent de l'Estéron, le Var divisera les deux états. Gattières est ainsi séparé du comté de Nice et rattaché à la France.

La commune est marquée par l'arrestation de nombreux villageois par les Allemands en 1944, dont Ange Grassi et Séraphin Torrin, torturés par la Gestapo niçoise puis pendus avenue de la Victoire à Nice.

En 1971, la commune fera également la une de l'actualité judiciaire, avec le meurtre de la petit Danièle Marra âgée de 7 ans et la tentative d'assassinat sur sa mère Cortena, alors enceinte de huit mois. Le coupable Ali Ben Yanes, surnommé bientôt « l'égorgeur de Gattières » sera condamné à mort et exécuté à la prison des Baumettes à Marseille en 1973. Son cousin Hocine qui était son complice sera incarcéré pendant plus de trente ans.

Différentes hypothèses sont à l'origine de ce nom :

  • La première explication provient d'une formation végétale dite « herbe à chat ». On peut aussi penser au latin « cattus », « chat » avec le suffixe -aria.
  • La deuxième hypothèse s'explique par la situation stratégique du bourg, lieu de passage du Var inclinant à penser au latin « vadum », gué, « gat » en nissart.
  • La troisième signification repose sur le constat que la terre serait mauvaise, peu fertile « terre gaste ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 André Nirascou
1791 Louis Vogade
An II Amédée Pastour
An IV Jean-André Giraud
An V Philippe Revel
An VI Jean-André Revel
An VII Amédée Pastour
An IX Antoine Bérenger
1807 Charles-Antoine Bourelly
1811 François Audibert
1812 Charles-Antoine Bourelly
1815 Jean-Louis Féraud
1865 Gaspard Féraud
1871 Charles Raynaud
1876 Joseph Martin
1886 Charles Caravel
1895 Alexandre Josserand
1904 Léon Mouraille
1944 Virginius Audibert
mars 1959 Marius Papon
mars 1977 mars 2008 Marius Papi PCF Conseiller général du canton de Carros (1988-2008)
mars 2008 mars 2014 Jean-Pierre Testi PCF
mars 2014 en cours Pascale Guit SE

Le 30 mars 2014, Pascale Guit l'emporte au deuxième tour avec 50,51 % des voix exprimées.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 036 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
612 554 518 701 711 773 767 755 798
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
777 657 619 578 549 537 564 680 573
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
529 564 566 553 535 586 598 616 631
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
851 1 005 1 380 2 051 2 997 3 583 4 018 4 036 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Le patrimoine des communes des Alpes-Maritimes en deux volumes, vol. I : Cantons de Carros à Levens, Paris, Flohic Éditions, coll. « Le Patrimoine des Communes de France »,‎ janvier 2000, 504 p. (ISBN 2-84234-071-X)
    Canton de Carros – Gattières, pp. 275 à 279

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]