Cathédrale Notre-Dame de Reims

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Cathédrale Notre-Dame de Reims
Image illustrative de l'article Cathédrale Notre-Dame de Reims
Présentation
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattachement Archidiocèse de Reims (siège)
Début de la construction 1211
Fin des travaux 1275 (gros œuvre)
Style dominant Gothique
Protection Logo monument historique Classée MH (1862)[1]
 Patrimoine mondial (1991)
Site web www.cathedralereims.fr/
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Commune Reims
Coordonnées 49° 15′ 13″ N 4° 02′ 02″ E / 49.253611, 4.03388949° 15′ 13″ Nord 4° 02′ 02″ Est / 49.253611, 4.033889  

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Cathédrale Notre-Dame de Reims

La cathédrale Notre-Dame de Reims est une cathédrale catholique romaine située à Reims, en Champagne-Ardenne. Sa construction ayant commencé au début du XIIIe siècle, elle est postérieure à Notre-Dame de Paris et Notre-Dame de Chartres, mais antérieure aux cathédrales Notre-Dame de Strasbourg, Notre-Dame d'Amiens et à celle de Beauvais. Consacrée à la Vierge Marie, la cathédrale a été achevée au XIVe siècle.

Il s'agit de l'une des réalisations majeures de l'art gothique en France, tant pour son architecture que pour sa statuaire qui ne compte pas moins de 2 303 statues. Elle est inscrite, à ce titre, au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1991. Haut lieu du tourisme champenois, elle a accueilli 1 500 000 visiteurs en 2007[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières cathédrales rémoises[modifier | modifier le code]

Selon Flodoard, saint Nicaiseévêque de Reims – fonde la première cathédrale rémoise au début du Ve siècle[3], probablement vers 401[4], sur d'anciens thermes gallo-romains[5]. Elle se situe non loin de la basilique précédente, celle des Saints-Apôtres érigée sous Bétause[6]. C'est devant la porte de sa cathédrale, déjà dédiée à la Vierge Marie, que saint Nicaise est décapité par les Vandales[3] en 407 ou par les Huns en 451. Le vocable de sainte Marie laisse à penser que la seconde date est la bonne, puisque Sainte-Marie-Majeure, considérée comme la première église consacrée à Marie, date des années 430. Néanmoins, Patrick Demouy voit plutôt en saint Nicaise « un précurseur du culte marial »[6]. L'édifice mesure alors environ 20 m sur 55m[7]. C'est là que se déroule le baptême de Clovis[8], par l'évêque Remi de Reims, un 25 décembre[9]. L'année de cette célébration est sujette à débat et est située entre 496 et 499. Un baptistère est construit au VIe siècle, au nord de l'édifice actuel. Son plan était carré de l'extérieur et circulaire de l'intérieur[3].

La cathédrale au temps d'Hincmar.

En 816, Louis le Pieux est le premier monarque français[10],[11] à être couronné à Reims, par le pape Étienne IV[3]. La célébration du sacre met en évidence le mauvais état de l'édifice, qui devient au même moment siège d'un archevêché[8]. Dans les dix années qui suivent, l'archevêque Ebbon fait reconstruire en grande partie la cathédrale, sous la direction de l'architecte impérial Rumaud[3]. Celui-ci poursuit ses travaux jusqu'en 846, sous l'épiscopat d'Hincmar[4]. L'archevêque fait orner l'intérieur du bâtiment de dorures, de mosaïques, de peintures, de sculptures et de tapisseries[4]. Il consacre cette seconde cathédrale le 18 octobre 862 en présence de Charles le Chauve[12]. Le nouveau bâtiment est long de 86 m et possède deux transepts[12]. Sous l'archevêque Hervé, au début du Xe siècle, une ancienne crypte datant de la première cathédrale est redécouverte, désobstruée puis rénovée avant d'être consacrée à saint Remi. Cette crypte constitue le « noyau initial » à partir duquel chacune des cathédrales est bâtie[3] ; ainsi l'autel se situe au même endroit depuis plus de quinze siècles[12].

La cathédrale et ses deux tours, sceau de l'Eglise de Reims.

À partir de 976, l'évêque Adalbéron agrandit et illumine la cathédrale carolingienne[13]. L'historien Richer, élève d'Adalbéron, donne une description très précise des travaux effectués par l'archevêque : « Il abattit entièrement les arcades qui, s'étendant depuis l'entrée jusqu'à près du quart de la basilique, la coupaient jusqu'en haut, en sorte que toute l'église, embellie, acquit plus d'étendue et une forme plus convenable (…). Il décora l'autel principal de croix d'or et l'enveloppa d'un treillis resplendissant (…). Il éclaira cette même église par des fenêtres où étaient représentées diverses histoires et la dota de cloches mugissantes à l'égal du tonnerre ». L'auteur nous rapporte également qu'un autel est élevé par Adalbéron pour le corps du pape saint Calixte[14]. Au milieu XIIe siècle, l'archevêque Samson fait démolir la façade ainsi que sa tour dans le but d'ériger une nouvelle façade, encadrée de deux tours, probablement sur le modèle de la basilique Saint-Denis. Quelques années plus tôt, Samson avait lui-même assisté à la consécration du chœur de cette église. En plus de ces travaux à l'ouest du bâtiment, un nouveau chœur ainsi que des chapelles commencent à être édifiés à l'est de la cathédrale[3]. L'édifice mesure 110 mètres de long[13]. À la fin du siècle, la nef et le transept sont de style carolingien tandis que le chevet en construction et la façade sont du premier art gothique[15].

La construction de la cathédrale actuelle[modifier | modifier le code]

Les Annales de saint Nicaise rapportent qu'en 1210 « l'église de Reims a brûlé en la fête Saint-Jean-devant-la-Porte-latine », le 6 mai, le même jour qu'une éclipse de lune. Cependant, l'unique éclipse visible à Reims en ce début de XIIIe siècle est datée par Anne Prache du 28 février 1207[8]. On sait toutefois que l'archevêque Albéric de Humbert pose la première pierre d'une nouvelle cathédrale le 6 mai 1211, l'incendie ayant détruit l'édifice précédent[13]. Quatre architectes se succèdent sur le chantier dont le gros œuvre est achevé en 1275 : Jean d'Orbais, Jean-le-Loup, Gaucher de Reims et Bernard de Soissons.

Le 24 juillet 1481, un nouvel incendie, né de la négligence d'ouvriers travaillant à la toiture de l'édifice, prend dans les combles de la cathédrale. Il détruit la charpente, puis le grand clocher central ainsi que les galeries à la base du toit. Le plomb coulant de la toiture achève de détériorer le monument. Le chantier reprend néanmoins rapidement. Les rois Charles VIII puis Louis XII, sacrés dans la cathédrale, apportent un soutien financier à la reconstruction, à la différence de leur prédécesseur Louis XI. Ils accordent en particulier un octroi royal, correspondant à une partie de la gabelle. En remerciement, le nouveau toit est surmonté de fleurs de lys et les armoiries royales sont « apposées en haut du chevet ». Ce bénéfice est néanmoins suspendu en 1516, les travaux sont arrêtés avant l'achèvement des flèches[16].

Le lieu du sacre des rois de France[modifier | modifier le code]

Sacre à Reims de Charles VII.
Partie de la galerie des Rois.

Le prestige de la sainte Ampoule et la puissance politique des archevêques de Reims aboutirent à partir d'Henri Ier (1027) à fixer définitivement le lieu du sacre à Reims. Tous les rois de France se sont fait sacrer dans la cité rémoise, à l'exception de sept d'entre eux :

Lorsque Louis IX se fait couronner en 1226, la cathédrale telle qu'on la connaît aujourd'hui est encore en construction.

Le sacre de Charles VII en 1429 revêt une importance toute particulière, en cela qu'il inverse le cours de la guerre de Cent Ans grâce à la ténacité de Jeanne d'Arc dont une statue trône dans la cathédrale.

La cathédrale glorifie la royauté. Sur la façade, au centre de la galerie des rois composée de 56 statues d'une hauteur de 4,5 mètres, Clovis trône entouré de sa femme Clotilde et de Remi.

Chronologie des sacres de monarques français en la cathédrale de Reims[modifier | modifier le code]

La cathédrale au cours des siècles[modifier | modifier le code]

Bien que Reims soit le symbole du pouvoir royal puisque les rois s'y font sacrer, les troubles de la Révolution française n'ont pas atteint l'ampleur que l'on a pu constater ailleurs comme à Chartres où la structure-même de la cathédrale s'est trouvée menacée[17]. Certaines statues sont cassées, des portails arrachés, le sceptre et la main de justice brûlés[18]. La cathédrale est transformée en magasin à fourrage et le projet de la raser est rapidement abandonné.

En 1860, Eugène Viollet-le-Duc dirige les travaux de restauration de la cathédrale de Reims[19].

La réconciliation franco-allemande est symboliquement officialisée en juillet 1962 par Charles de Gaulle et Konrad Adenauer sous les voûtes de la cathédrale de Reims qui fut bombardée intentionnellement en 1914 par l'armée allemande dans le but de briser le moral français[20].

Le pape Jean-Paul II, lors de sa visite pastorale en France, vient à la cathédrale de Reims le 22 septembre 1996 pour célébrer le 1500e anniversaire du baptême de Clovis[21].

La cathédrale martyre[modifier | modifier le code]

Bombardement de la cathédrale
Bombardement de la cathédrale et du quartier.

La cathédrale de Reims a été qualifiée de « cathédrale martyre » car, en 1914, peu après le début des hostilités, elle commence à être bombardée par les Allemands. Les premiers obus tombent sur la ville de Reims et sur la cathédrale le 4 septembre 1914, juste avant l'entrée dans la ville des troupes allemandes. En urgence, les abbés Jules Thinot et Maurice Landrieux installent un drapeau blanc pour faire cesser les bombardements.

Le 13 septembre, l'armée française reprend la ville, mais les Allemands se sont solidement retranchés aux environs immédiats de Reims et les bombardements reprennent le 14[22].

Le 19 septembre 1914, vingt-cinq obus touchent la cathédrale[23]. Un échafaudage resté en place sur la tour nord prend feu vers 15 h, Parti des échafaudages en bois posés sur la tour nord, l'incendie est relayé par les bottes de paille entreposées dans la nef alors transformée en hôpital, faisant éclater pierres et statues, exploser les vitraux de la grande rose centrale et effondrer la charpente de bois. Le plomb de la toiture fond et se déverse par les gargouilles, détruisant la résidence des archevêques : le palais du Tau. Par la suite, les riverains le ramassèrent et le restituèrent à l'issue du conflit. La destruction du monument entraîne une forte vague d'émotion à travers le pays. Plusieurs prisonniers blessés allemands réfugiés dans la cathédrale sont tués[23]. La cathédrale a reçu 288 obus pendant la guerre dans une ville détruite à 85 %[24].

La cathédrale est restaurée sous la direction d'Henri Deneux, natif de Reims et architecte en chef des monuments historiques, avec l'aide précieuse de mécènes américains (notamment la famille Rockefeller) et de la société des « Amis de la cathédrale », grâce aux nombreuses photographies de l'édifice prises dans les années 1880, aux débuts de la photographie. Le chantier débute en 1919, Deneux s'inspirant d'un ingénieux système inventé par l'architecte Philibert Delorme au XVIe siècle, concevant une charpente faite de lamelles de béton reliées de tenons en bois. Son faible encombrement a permis le dégagement d'un vaste espace, formant une véritable nef, au-dessus du voûtement. Le chantier dure encore de nos jours. La charpente de chêne, détruite, est remplacée par une remarquable structure, plus légère et ininflammable, constituée de petits éléments préfabriqués en ciment-armé, reliés par des clavettes en chêne pour garantir la souplesse de l'ensemble. La restauration complète et pérenne de la façade occidentale et de ses sculptures est réalisée par tranches de travaux successives : galerie des rois, portail central (de 1989 à 1994 et de 1996 à 1998), portail Sud (2001 - 2005), portail Nord (2007- 2011), étage de la rose avec sa statuaire qui débute en 2014 et doit durer trois ans (budget total de 3,3 millions d’euros)[24],[25].

détail des éléments de la charpente
Charpente (détail)

De nos jours, les clochers ne possèdent plus que deux cloches : Marie (7 tonnes et demie) et Charlotte (11 tonnes)[26]. Elles ne sont plus utilisées, de peur de continuer à fragiliser le bâtiment, fortement endommagé durant la Première Guerre mondiale[réf. à confirmer][27].

Le bombardement de la cathédrale de Reims en 1914 est à l'origine du premier reportage signé par le journaliste Albert Londres, qui en dit à l'époque: "Elle n'est plus qu'une plaie maintenant, la toiture est détruite, par la bouche des gargouilles, coule du plomb fondu"[28].

Structures[modifier | modifier le code]

Plan de la cathédrale de Reims

Rosaces

  • diamètre de la rosace ouest : 12,5 m (13,1 m pour les deux rosaces du transept de Notre-Dame de Paris)
  • diamètre de la rosace nord : 9,65 m
  • diamètre de la rosace sud : 9,65 m

Description[modifier | modifier le code]

La pierre utilisée pour la construction est majoritairement un calcaire du Lutétien moyen provenant de carrières proches de Reims et appelé calcaire de Courville ou pierre de Courville[29].

La hauteur de la nef sous voûte est de 38 mètres, elle est donc bien inférieure à celle de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens (42,30 m) ou de celle de cathédrale Saint-Pierre de Beauvais (46,77 m). Toutefois, la relative étroitesse de la nef accentue l'impression de hauteur. Depuis l'extérieur, l'impression est, comme pour toutes les églises gothiques, celle d'un grand élan vers le ciel. Les deux tours occidentales sont dépourvues de flèches mais culminent tout de même à près de 82 mètres de hauteur.

Le point le plus élevé est l'ange du clocher situé au-dessus de l'abside à 87 mètres. L’orientation de la cathédrale est selon un axe Sud-Ouest Nord-Est. La cathédrale est donc orientée non pas vers l'Orient, mais dans l’axe du solstice d'été.

Intérieur[modifier | modifier le code]

La façade intérieure

Le revers du portail central est célèbre pour la sculpture dite de la Communion du Chevalier[30].

Les fonts baptismaux[modifier | modifier le code]

Ies fonts actuels proviennent de l'ancienne église de st-Pierre le Viel, en marbre gris de Soulme fabriqué en 1783. Le chandelier du XVIIIe est en bois doré et frappé aux armes de Pierre.

La cathèdre[modifier | modifier le code]

Ce siège épiscopal est actuellement adossé à un pilier nord du chœur, elle est du XIXe siècle.

La chapelle de Saint-Jean[modifier | modifier le code]

Située sous le bras du transept sud, cette chapelle contient le Grand retable dit autel dit des Apôtres qui est classé[31]. Il date de 1541 et est attribué à Jacques Nicolas, il représente la Résurrection, la Vierge de Pitié. Au centre du registre inférieur se trouve une Piéta, au centre du registre supérieur un Christ triomphant et dans le fronton le Père éternel étant coiffé d'une tiare. La croix bleutée qui le surmonte était celle qui se trouvait sur la poutre de gloire du jubé de la cathédrale.

La chapelle de Joseph[modifier | modifier le code]

Elle est dédiée à Joseph (fils de Jacob), son autel de calcaire est sculpté de trois scènes de la vie de Joseph, la pièce d'orfévrerie bleu et doré est aux armes du personnage biblique. Le sol est pavé de scènes de la vie de Joseph dessinés par des fils de plomb incrustés dans la pierre ; ils sont en deux groupes de dix pièces.

La chapelle du Sacré-Coeur[modifier | modifier le code]

Chapelle axiale, ce sont ses vitraux qui sont l'œuvre de Imi Knoebel, l'autel doré et rouge repose sur un marbre noir et est surmonté par le Christ doré. Les murs et niches sont encore peintent.

La chapelle du Saint-Sacrement (ou chapelle de la Vierge)[modifier | modifier le code]

Chapelle du Saint-Sacrement.

Cette chapelle se trouve au début du déambulatoire autour du chœur, du côté Nord.

On y trouve notamment une statue de la Vierge de l'Immaculée conception de François Ladatte (1706-1787) en 1742 [32].

L'autel à fronton circulaire est supporté par quatre colonnes de marbre datant de 1741 [32].

Au sol devant l'autel, se trouve la pierre tombale du cardinal Robert de Lenoncourt, 78e archevêque de Reims (1534-1552) qui a sacré François Ier [32].

Statuaire[modifier | modifier le code]

Portail occidental[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ange au Sourire.
L'Ange au sourire

La cathédrale de Reims a une très riche statuaire qui est supérieure à celle de toutes les autres cathédrales européennes. Le nombre de statues qui l'ornent, s'élève en effet à 2303[33]. On peut observer notamment sur le portail gauche la statue de l'Ange au Sourire, emblème de la ville de Reims, et celle de la Reine de Saba restaurée en 2006 - 2007. L'édifice se distingue par une rare unité de style, malgré une construction qui s'étendit sur plus de deux cents ans (principalement au XIIIe siècle). Le portail principal est dédié à Sainte Marie, ce qui est exceptionnel : en effet, c'est d'habitude le Christ sauveur (la pierre angulaire de l’Église) qui se trouve au trumeau du portail principal pour accueillir le visiteur. Il est probable que le portail du transept Nord, avec la statue du Christ Sauveur (le "Beau Dieu") et le jugement dernier, était à l'origine destiné à se trouver sur le portail principal mais que l'architecte en a décidé autrement en mettant Sainte Marie à la place d'honneur. À la gauche de Sainte Marie (à droite pour le spectateur), se trouve la scène de l'Annonciation, avec le très réussi ange de l'Annonciation, "jumeau" du célèbre ange au sourire.

À 50 mètres du sol, sur la face occidentale, se trouve la « galerie des rois » avec, au centre, le baptême de Clovis. Plus bas, on peut observer le récit du combat de David contre Goliath. La statue de Goliath, qui mesure plus de cinq mètres de haut (c'est la plus grande des statues de la façade), se trouve actuellement dans le palais de Tau. Juste au-dessus du grand portail, se trouve une copie du couronnement de la Vierge. L'original de cet ensemble grandiose se trouve également au palais de Tau (qui jouxte la cathédrale et qui est un musée que l'on peut visiter).

La rose sud du transept est flanquée de deux statues : d'un côté, l'Église, de l'autre, la Synagogue que l'on reconnait à ses yeux bandés.

Portail nord[modifier | modifier le code]

Il est organisé en trois parties de taille irrégulière, le porche est n'a pas de porte et est de taille intermédiaire avec une statuaire de la résurection lors du Jugement dernier.

Le porche central, le plus grand a une statuaire contant la vie de Remi et celle de Nicaise. En haut le Seigneur et deux anges. Sur le troisième étage, le miracle de Remi qui intéroge un mort: celui-ci avait fait une donnation à l'église d'Hydrissen près de Cologne et ses enfants contestaient cette version. Le mort atteste de la donnation à l'église, les enfants contris acceptèrent la donation et en firent une autre à la cathédrale de Reims[34]. Sur le linteau du bas à droite, le baptème de Clovis.

Vitraux[modifier | modifier le code]

Malgré les destructions successives entamées au XVIIIe siècle, la cathédrale possède encore de nombreux vitraux du XIIIe siècle, regroupés dans les parties hautes de la nef, du chœur et du transept. Depuis la fin de la Première Guerre mondiale, la cathédrale reçoit, à intervalles irréguliers, des vitraux contemporains. Ce fut le cas notamment dans les années 1930 (petite rose du portail central de la façade ouest et baies des portails latéraux, rose du bras sud du transept), 1950 (vitrail du champagne), et dans les décennies 1960 et 1970. Après une longue interruption de plusieurs dizaines d'années, ce mouvement reprend avec l'inauguration en 2011, année du 800e anniversaire de la cathédrale, d'un nouveau vitrail dessiné par Imi Knoebel. La cathédrale de Reims est également la première cathédrale française dont les vitraux ont été montés en dehors de l'édifice, puis une fois terminés, insérés dans l'espace prévu à cet effet. Jusque-là on construisait directement les vitraux dans l'édifice principal.

Les vitraux contemporains les plus célèbres sont trois fenêtres de Marc Chagall de 1974, situés dans la chapelle axiale : l'arbre de Jessé, les deux testaments et les grandes heures de Reims[35]. Les vitraux de Brigitte Simon au-dessus des fonts baptismaux et du mémorial aux morts britanniques de la Première Guerre mondiale, de lignes courbes et dans les tons gris bleutés, ces lignes fluides marquent le temps qui passe tel l'eau sur les vitres.

En juin 2011, six nouveaux panneaux de verre ont intégré la cathédrale de Reims, pour les deux chapelles qui encadrent la chapelle axiale. Ces vitraux on été conçus par l'artiste allemand Imi Knoebel et réalisés par l'atelier Simon-Marq pour un budget de 1,8 millions deuros. L'inauguration a eu lieu le 25 juin 2012 en présence de Jean-François Cirelli, vice-président de GDF Suez dont la fondation d'entreprise a soutenu la création des vitraux [36] 500 000 ont été trouvés pour cette opération (deux personnes privées restant anonymes, Caisse d'Epargne et deux maisons de champagne[37]).

Musique[modifier | modifier le code]

Chorale[modifier | modifier le code]

Depuis 1285, la cathédrale possède une maîtrise d'enfants et d'adolescents, assortis d'un chœur adulte. Dirigés par Sandrine Lebec depuis 2001, leur répertoire s'étend actuellement de la musique sacrée à différentes formes de musique profane (hors offices religieux), en passant par l'opéra (collaborations avec l'orchestre de l'Opéra de Reims)[38].

Article détaillé : Chœur d'enfants.

Orgues[modifier | modifier le code]

La cathédrale possède deux orgues, l'un au-dessus de l'entrée du porche nord, le plus grand et l'autre dans la nef.

Le grand orgue[modifier | modifier le code]

Le buffet date du XVe siècle[39], en partie détruit par un incendie en 1481, il fut rebâti par Oudin-Heystre en 1487, puis par Jean Thury en 1647. Le buffet est surmonté par un Christ bénissant et par deux anges musiciens.

La partie instrumentale actuelle fut décidé après les dégats de la Première Guerre mondiale, confié à Victor GOnzales pour être un clavier de 87 jeux qui sont répartis en quatre claviers de soixante et une notes et un pédalier de trente deux touches. La réfection débutait en février 1937 pour une inauguration le 9 juillet 1938 par Joseph Bonnet. Il a passé la Seconde Guerre mondiale sous un échafaudage renforcé de planches, de paille compressée et d'un coffrage de béton. Il sert régulièrement pour des concerts.

I Grand Orgue C–c4
Montre 16'
Bourdon 16'
Diapason 8'
Grosse Flûte 8'
Bourdon 8'
Prestant 4'
Flûte à cheminée 4'
Quinte 22/3'
Doublette 2'
Tierce 13/5'
Grande Fourniture VI 22/3'
Petite Fourniture V 11/3'
Cymbale IV 2/3'
Cornet V 8'
Bombarde 16'
Trompette 8'
Clairon 4'
Trompette en ch. 8'
Clairon en ch. 4'
II Positif C–c4
Bourdon 16'
Montre 8'
Flûte II
Bourdon 8'
Salicional 8'
Prestant 4'
Flûte bouchée 4'
Nazard 22/3'
Doublette 2'
Tierce 13/5'
Larigot 11/3'
Fourniture IV
Cymbale III
Trompette 8'
Cromorne 8'
Clairon 4'
III Récit expressif C–c4
Quintaton 16'
Montre 8'
Flûte harmonique 8'
Bourdon 8'
Dulciane 8'
Voix céleste 8'
Prestant 4'
Flûte creuse 4'
Quinte 22/3'
Doublette 2'
Tierce 13/5'
Septième 11/7'
Flûte 1'
Fourniture IV
Cymbale III
Bombarde 16'
Trompette 8'
Hautbois 8'
Voix humaine 8'
Clairon 4'
Tremblant
IV Echo C–c4
Cor de nuit 8'
Quintaton 8'
Bourdon 4'
Viole 4'
Flûte 2'
Sesquialtera II
Cymbale V
Ranquette 16'
Chalumeau 8'
Musette 4'
Pédale C–g1
Principal 32'
Principal 16'
Flûte 16'
Soubasse 16'
Principal 8'
Flûte 8'
Bourdon 8'
Principal 4'
Flûte 4'
Nasard 22/3'
Doublette 2'
Tierce 13/5'
Grande Fourniture VI
Petite Fourniture VI
Contrebombarde 32'
Bombarde 16'
Trompette 8'
Basson 8'
Clairon 4'
Buccine 2'
Orgue de chœur[modifier | modifier le code]

Œuvre de l'ébéniste Etinne-Gabriel Vantadour au milieu du XIXe siècle, après le Première Guerre mondiale avec un don de la comtesse Werlé un jeu de Charles Mutin lui fut adjoint. Inauguré en octobre 1926, il trouve sa place dans le chœur en mai 1927 lors de l'ouverture au public de la nef de la cathédrale. Il comporte deux claviiers et un pédalier de dix-sept jeux.

Toiture[modifier | modifier le code]

La crête de faîtage de la toiture est ornée d'une alternance de trèfles et de fleurs de lys, rappelant que la cathédrale a été le lieu du sacre des rois de France. Supprimées et détruites à la Révolution, ces éléments ont été rétablis en 1924-1926 lors de la reconstruction qui a suivi les destructions de la Première Guerre mondiale[40]. La toiture est composée de plaques de plomb fixées à une armature de bois; elle porte un carillon à la croisée de la nef et du transept. Le plomb a en partie été récupéré dans les ruines après l'incendie de 1914

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Le labyrinthe[modifier | modifier le code]

Labyrinthe de Reims

Le Labyrinthe de la cathédrale de Reims [41] était situé dans le dallage des 3e et 4e travées de la nef. Il a été détruit par le chapitre en 1779[42].

De nos jours, la représentation graphique de ce labyrinthe, inclinée de 45°, est utilisée comme logo pour désigner un ouvrage qui a été classé ou inscrit monument historique.

Visites[modifier | modifier le code]

Toute l'année la cathédrale est ouverte et visitable ; pendant la saison estivale, la nuit la cathédrale est éclairée par un spectacle Rêve de couleurs et les hauts se découvre par l'escalade de la tour sud laissant voir, outre le point de vue sur la ville, l'espace entre toit et voûte, le tour du chœur par l'extérieur laissant voir les sculpture et toitures.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Représentations picturales[modifier | modifier le code]

La cathédrale a été le thème de nombreux tableaux.

Son intérieur a été peint par Paul César Helleu[43].

Sa destruction partielle a été peinte par Raymond Fournier-Sarlovèze vers 1915[44], Joseph Félix Bouchor[45].

Dans la médiatisation de ville martyr, la cathédrale a été représentée sur de nombreuse affiches, cartes-postales, tableaux et articles tout au long de la Première Guerre mondiale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Cathédrale Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Source : Tourisme en Champagne.
  3. a, b, c, d, e, f et g Élie Lambert, « La cathédrale de Reims et les cathédrales qui l'ont précédée sur le même emplacement », dans Comptes-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 103e année,‎ 1959 (DOI 10.3406/crai.1959.11054, lire en ligne), chap. 2, p. 244-246
  4. a, b et c Jean-Jacques Bourassé, Les plus belles cathédrales de France, A. Mame,‎ 1861, 411 p. (lire en ligne), p. 39
  5. Demouy 1995, p. 11
  6. a et b Demouy 1995, p. 10
  7. Demouy 1995, p. 11-12
  8. a, b et c Patrick Demouy, « Genèse d'une cathédrale royale », in Historia Événement. Spécial 800e anniversaire de la cathédrale de Reims, supplément gratuit du no 773 de mai 2011., p. 9
  9. Georges Bordonove, Clovis, éditions Pygmalion, 1988, p. 97
  10. Laurent Theis, Clovis de l'histoire au mythe, éditions Complexe, 1996, [lire en ligne], p. 93.
  11. Gilles Baillat, Reims, éditions Bonneton, 1990, [lire en ligne], p. 57.
  12. a, b et c Demouy 1995, p. 12
  13. a, b et c Demouy 1995, p. 14
  14. Xavier Barral i Altet, « Le paysage architectural de l'an Mil », La France de l'an Mil, Seuil, Paris, 1990 (a), p. 182 (Histoire, Richer de Reims, v.990)
  15. Patrick Demouy, « Genèse d'une cathédrale royale », op. cit., p. 10
  16. Demouy 1995, p. 20
  17. François Souchal, Le Vandalisme de la Révolution, Nouvelles Éditions latines, 1993, p. 61.
  18. François Souchal, op. cit., p. 68.
  19. Eugène Viollet-le-Duc, Actes du Colloque international Viollet-le-Duc, Paris, 1980, Nouvelles Éditions latines, 1982, p. 158.
  20. Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, Champagne Ardenne 2011, Petit Futé,‎ 2011, p. 14
  21. Jean Diblik, Reims : comment lire une cathédrale, Éditions d'art et d'histoire ARHIS,‎ 1998, p. 7
  22. Yann Harlaut, « L'incendie de la cathédrale de Reims, 19 septembre 1914. Fait imagé… Fait imaginé… », in Ouvrage collectif, Mythes et réalités de la cathédrale de Reims de 1825 à 1975, 2001, Somogy, p. 70-79.
  23. a et b Hervé Chabaud, 1914-1918 Reims ville martyre, l'Union, 2009, p. 6.
  24. a et b « Reims, la « cathédrale-martyre » », sur La Croix,‎ 17 avril 2014
  25. CATHEDRALE DE REIMS - Restauration de l’étage de la Rose occidentale, 4 novembre 2013, site culturecommunication.gouv.fr
  26. 1O, 11,5 ou 12 selon les auteurs, 7,4 pour la plus petite, La grâce d'une cathédrale, dir. Thierry Jordan, la Nuée Bleue, 2010, p276.
  27. État de la cathédrale de Reims constaté le 12 août 1915 par le cardinal archevêque Louis-Joseph Luçon de Reims
  28. L'article d'Albert Londres publié dans Le Matin
  29. « Cathédrale Notre-Dame de Reims. Les matériaux de la construction », sur Site de la DRAC Champagne-Ardenne (consulté le 5 septembre 2012)
  30. Voir : La Communion du Chevalier
  31. « retable », base Palissy, ministère français de la Culture
  32. a, b et c Panneau d'information à l'entrée de la chapelle
  33. (en) Alain Erlande-Brandenburg, Reims Cathedral, Éditions Jean-Paul Gisserot, p. 10.
  34. Nicolas de Larisvilla, 1410.
  35. Les conditions artistiques, administratives et historiques de la réalisation des vitraux de Marc Chagall à la cathédrale de Reims
  36. (fr) [vidéo] Inauguration des vitraux de la cathédrale de Reims sur YouTube
  37. Champagne Louis Roederer et champagne Kellerei, sur la notice dans la cathédrale.
  38. Site officiel
  39. « buffet d'orgue », base Palissy, ministère français de la Culture
  40. thèmes=destru∂=3 Reims cathédrale de Champagne
  41. Description détaillée du labyrinthe de la cathédrale de Reims
  42. Histoire et description du labyrinthe sur le site de la Direction des affaires culturelles Champagne-Ardenne.
  43. Paul-César Helleu, « Intérieur de la cathédrale de Reims »
  44. La cathédrale de Reims en flamme, notice du tableau de Raymond Fournier-Sarlovèze
  45. La cathédrale de Reims, septembre 1917, notice du tableau de Joseph Félix Bouchor

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Inconnu, Notice sur le mobilier de l'église cathédrale de Reims, P. Regnier, Reims, 1856, [lire en ligne]
  • Victor Tourneur, Description historique et archéologique de Notre-Dame de Reims, Paul Giret, Reims, 1868, [lire en ligne]
  • « Reims : la cathédrale en lumière », dans Le Moniteur des Travaux publics et du Bâtiment, 3 novembre 2006, n. 5371.
  • Yves Boiret, « Restauration et conservation de la cathédrale de Reims », dans Les Dossiers d'archéologie, octobre 1993, no 186.
  • Braive : « La restauration de la cathédrale de Reims », dans Travaux, octobre 1938, n. 70 .
  • François Collombet, Les plus belles cathédrales de France, Sélection du Readers Digest, Paris (France), (ISBN 2-7098-0888-9), 1997 ; p. 134-141.
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  • Patrick Demouy, « La Cathédrale Notre-Dame », dans Les Dossiers d'archéologie, octobre 1993, n. 186.
  • Patrick Demouy, Notre-Dame de Reims, CNRS Éditions, (ISBN 2-271-05258-0), 2001.
  • Patrick Demouy, « Reims, fille de Rome et église-mère des Francs », dans Les Dossiers d'archéologie, octobre 1993, n. 186.
  • Gérard Denizeau, Histoire visuelle des Monuments de France, Larousse, Paris, (ISBN 2-03-505201-7), 2003 ; p. 102-104.
  • Gérard Denizeau, Larousse des cathédrales, Paris, 2009, 314 p. ((ISBN 978-2-03-583961-9))
  • Alain Erlande-Brandenburg, Histoire de l'architecture française, tome 1, Éditions du Patrimoine, Mengès, Paris , (ISBN 2-85620-367-1), 1995.
  • Yann Harlaut, L'Ange au Sourire de Reims : Naissance d'un mythe, Langres, Éditions Dominique Guéniot,‎ novembre 2008 (ISBN 978-2-87825-435-8)
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  • Dieter Kimpel, L'Architecture gothique en France 1130-1270, Flammarion, Paris, (ISBN 2-08-010970-7), 1990.
  • Peter Kurmann, La Cathédrale Notre-Dame de Reims, Monum, Éditions du Patrimoine, Paris, (ISBN 2-85822-614-8), 2001.
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  • Isabelle Pallot-Frossard, « Le musée de l'œuvre de la cathédrale », dans Les Dossiers d'archéologie, octobre 1993, n. 186.
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  • Claude Tuot, Les Masques de la cathédrale de Reims, La chair dans la pierre, Éditions Créer, 2011.
  • Claude Tuot, Sophie Andrade, La cathédrale de Reims, Clés pour un parcours, CRDP Champagne-Ardenne, 2011
  • Sophie Andrade, Claude Tuot, Laurence Tuot, Carnet du jeune visiteur, La cathédrale de Reims" CRDP Champagne-Ardenne, 2011
  • Claude Tuot, Christiane Fournier, Le Théâtre des gargouilles de la cathédrale de Reims, Éditions Créer, 2009.
  • Thierry Jordan (préf. Thierry Jordan), Reims, Strasbourg, La Nuée Bleue, coll. « La grâce d'une cathédrale »,‎ 2011, 544 p. (ISBN 978-2-7165-0769-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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