Cathédrale Notre-Dame de Reims

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Cathédrale Notre-Dame de Reims
Image illustrative de l'article Cathédrale Notre-Dame de Reims
Présentation
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattachement Archidiocèse de Reims (siège)
Début de la construction 1211
Fin des travaux 1275 (gros œuvre)
Style dominant Gothique
Protection Logo monument historique Classée MH (1862)[1]
 Patrimoine mondial (1991)
Site web www.cathedrale-reims.com/
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Commune Reims
Coordonnées 49° 15′ 13″ N 4° 02′ 02″ E / 49.253611, 4.033889 ()49° 15′ 13″ Nord 4° 02′ 02″ Est / 49.253611, 4.033889 ()  

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Cathédrale Notre-Dame de Reims

La cathédrale Notre-Dame de Reims est une cathédrale catholique romaine située à Reims, en Champagne-Ardenne. Sa construction ayant commencé au début du XIIIe siècle, elle est postérieure à Notre-Dame de Paris et Notre-Dame de Chartres, mais antérieure aux cathédrales Notre-Dame de Strasbourg, Notre-Dame d'Amiens et à celle de Beauvais. Consacrée à la Vierge Marie, la cathédrale a été achevée au XIVe siècle.

Il s'agit de l'une des réalisations majeures de l'art gothique en France, tant pour son architecture que pour sa statuaire qui ne compte pas moins de 2 303 statues. Elle est inscrite, à ce titre, au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1991. Haut lieu du tourisme champenois, elle a accueilli 1 500 000 visiteurs en 2007[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières cathédrales rémoises[modifier | modifier le code]

Selon Flodoard, saint Nicaiseévêque de Reims – fonde la première cathédrale rémoise au début du Ve siècle[3], probablement vers 401[4], sur d'anciens thermes gallo-romains[5]. Elle se situe non loin de la basilique précédente, celle des Saints-Apôtres érigée sous Bétause[6]. C'est devant la porte de sa cathédrale, déjà dédiée à la Vierge Marie, que saint Nicaise est décapité par les Vandales[3] en 407 ou par les Huns en 451. Le vocable de sainte Marie laisse à penser que la seconde date est la bonne, puisque Sainte-Marie-Majeure, considérée comme la première église consacrée à Marie, date des années 430. Néanmoins, Patrick Demouy voit plutôt en saint Nicaise « un précurseur du culte marial »[6]. L'édifice mesure alors environ 20 m sur 55m[7]. C'est là que se déroule le baptême de Clovis[8], par l'évêque Remi de Reims, un 25 décembre[9]. L'année de cette célébration est sujette à débat et est située entre 496 et 499. Un baptistère est construit au VIe siècle, au nord de l'édifice actuel. Son plan était carré de l'extérieur et circulaire de l'intérieur[3].

En 816, Louis le Pieux est le premier monarque français[10],[11] à être couronné à Reims, par le pape Étienne IV[3]. La célébration du sacre met en évidence le mauvais état de l'édifice, qui devient au même moment siège d'un archevêché[8]. Dans les dix années qui suivent, l'archevêque Ebbon fait reconstruire en grande partie la cathédrale, sous la direction de l'architecte impérial Rumaud[3]. Celui-ci poursuit ses travaux jusqu'en 846, sous l'épiscopat d'Hincmar[4]. L'archevêque fait orner l'intérieur du bâtiment de dorures, de mosaïques, de peintures, de sculptures et de tapisseries[4]. Il consacre cette seconde cathédrale le 18 octobre 862 en présence de Charles le Chauve[12]. Le nouveau bâtiment est long de 86 m et possède deux transepts[12]. Sous l'archevêque Hervé, au début du Xe siècle, une ancienne crypte datant de la première cathédrale est redécouverte, désobstruée puis rénovée avant d'être consacrée à saint Remi. Cette crypte constitue le « noyau initial » à partir duquel chacune des cathédrales est bâtie[3] ; ainsi l'autel se situe au même endroit depuis plus de quinze siècles[12].

À partir de 976, l'évêque Adalbéron agrandit et illumine la cathédrale carolingienne[13]. L'historien Richer, élève d'Adalbéron, donne une description très précise des travaux effectués par l'archevêque : « Il abattit entièrement les arcades qui, s'étendant depuis l'entrée jusqu'à près du quart de la basilique, la coupaient jusqu'en haut, en sorte que toute l'église, embellie, acquit plus d'étendue et une forme plus convenable (…). Il décora l'autel principal de croix d'or et l'enveloppa d'un treillis resplendissant (…). Il éclaira cette même église par des fenêtres où étaient représentées diverses histoires et la dota de cloches mugissantes à l'égal du tonnerre ». L'auteur nous rapporte également qu'un autel est élevé par Adalbéron pour le corps du pape saint Calixte[14]. Au milieu XIIe siècle, l'archevêque Samson fait démolir la façade ainsi que sa tour dans le but d'ériger une nouvelle façade, encadrée de deux tours, probablement sur le modèle de la basilique Saint-Denis. Quelques années plus tôt, Samson avait lui-même assisté à la consécration du chœur de cette église. En plus de ces travaux à l'ouest du bâtiment, un nouveau chœur ainsi que des chapelles commencent à être édifiés à l'est de la cathédrale[3]. L'édifice mesure 110 mètres de long[13]. À la fin du siècle, la nef et le transept sont de style carolingien tandis que le chevet en construction et la façade sont du premier art gothique[15].

La construction de la cathédrale actuelle[modifier | modifier le code]

Les Annales de saint Nicaise rapportent qu'en 1210 « l'église de Reims a brûlé en la fête Saint-Jean-devant-la-Porte-latine », le 6 mai, le même jour qu'une éclipse de lune. Cependant, l'unique éclipse visible à Reims en ce début de XIIIe siècle est datée par Anne Prache du 28 février 1207[8]. On sait toutefois que l'archevêque Albéric de Humbert pose la première pierre d'une nouvelle cathédrale le 6 mai 1211, l'incendie ayant détruit l'édifice précédent[13]. Quatre architectes se succèdent sur le chantier dont le gros œuvre est achevé en 1275 : Jean d'Orbais, Jean-le-Loup, Gaucher de Reims et Bernard de Soissons.

Le 24 juillet 1481, un nouvel incendie, né de la négligence d'ouvriers travaillant à la toiture de l'édifice, prend dans les combles de la cathédrale. Il détruit la charpente, puis le grand clocher central ainsi que les galeries à la base du toit. Le plomb coulant de la toiture achève de détériorer le monument. Le chantier reprend néanmoins rapidement. Les rois Charles VIII puis Louis XII, sacrés dans la cathédrale, apportent un soutien financier à la reconstruction, à la différence de leur prédécesseur Louis XI. Ils accordent en particulier un octroi royal, correspondant à une partie de la gabelle. En remerciement, le nouveau toit est surmonté de fleurs de lys et les armoiries royales sont « apposées en haut du chevet ». Ce bénéfice est néanmoins suspendu en 1516, les travaux sont arrêtés avant l'achèvement des flèches[16].

Le lieu du sacre des rois de France[modifier | modifier le code]

Sacre à Reims de Charles VII.
Partie de la galerie des Rois.

Le prestige de la sainte Ampoule et la puissance politique des archevêques de Reims aboutirent à partir d'Henri Ier (1027) à fixer définitivement le lieu du sacre à Reims. Tous les rois de France se sont fait sacrer dans la cité rémoise, à l'exception de sept d'entre eux :

Lorsque Louis IX se fait couronner en 1226, la cathédrale telle qu'on la connaît aujourd'hui est encore en construction.

Le sacre de Charles VII en 1429 revêt une importance toute particulière, en cela qu'il inverse le cours de la guerre de Cent Ans grâce à la ténacité de Jeanne d'Arc dont une statue trône dans la cathédrale.

La cathédrale glorifie la royauté. Sur la façade, au centre de la galerie des rois composée de 56 statues d'une hauteur de 4,5 mètres, Clovis trône entouré de sa femme Clotilde et de Remi.

Chronologie des sacres de monarques français en la cathédrale de Reims[modifier | modifier le code]

La cathédrale au cours des siècles[modifier | modifier le code]

Bien que Reims soit le symbole du pouvoir royal puisque les rois s'y font sacrer, les troubles de la Révolution française n'ont pas atteint l'ampleur que l'on a pu constater ailleurs comme à Chartres où la structure-même de la cathédrale s'est trouvée menacée[17]. Certaines statues sont cassées, des portails arrachés, le sceptre et la main de justice brûlés[18]. La cathédrale est transformée en magasin à fourrage et le projet de la raser est rapidement abandonné.

En 1860, Eugène Viollet-le-Duc dirige les travaux de restauration de la cathédrale de Reims[19].

La cathédrale martyre[modifier | modifier le code]

Bombardement de la cathédrale

La cathédrale de Reims a été qualifiée de « cathédrale martyre » car, en 1914, peu après le début des hostilités, elle commence à être bombardée par les Allemands. Les premiers obus tombent sur la ville de Reims et sur la cathédrale le 4 septembre 1914, juste avant l'entrée dans la ville des troupes allemandes. En urgence, les abbés Jules Thinot et Maurice Landrieux installent un drapeau blanc pour faire cesser les bombardements.

Le 13 septembre, l'armée française reprend la ville, mais les Allemands se sont solidement retranchés aux environs immédiats de Reims et les bombardements reprennent le 14[20].

Le 19 septembre 1914, vingt-cinq obus touchent la cathédrale[21]. Un échafaudage resté en place sur la tour nord prend feu vers 15 h, permettant à l'incendie de se communiquer à toute la charpente. Le plomb de la toiture fond et se déverse par les gargouilles, détruisant la résidence des archevêques : le palais du Tau. Par la suite, les riverains le ramassèrent et le restituèrent à l'issue du conflit. La destruction du monument entraîne une forte vague d'émotion à travers le pays. Plusieurs prisonniers blessés allemands réfugiés dans la cathédrale sont tués[21].

La cathédrale est restaurée sous la direction d'Henri Deneux, natif de Reims et architecte en chef des monuments historiques, avec l'aide précieuse de mécènes américains (notamment la famille Rockefeller). Le chantier débute en 1919 et dure encore de nos jours. La charpente de chêne, détruite, est remplacée par une remarquable structure, plus légère et ininflammable, constituée de petits éléments préfabriqués en ciment-armé, reliés par des clavettes en chêne pour garantir la souplesse de l'ensemble.

détail des éléments de la charpente
Charpente (détail)

Deneux s'est inspiré d'un ingénieux système inventé par l'architecte Philibert Delorme au XVIe siècle. Son faible encombrement a permis le dégagement d'un vaste espace, formant une véritable nef, au-dessus du voûtement.

De nos jours, les clochers ne possèdent plus que deux cloches : Marie (7 tonnes et demie) et Charlotte (11 tonnes)[réf. nécessaire]. Elles ne sont plus utilisées, de peur de continuer à fragiliser le bâtiment, fortement endommagé durant la Première Guerre mondiale[réf. à confirmer][22].

Le bombardement de la cathédrale de Reims en 1914 est à l'origine du premier reportage signé par le journaliste Albert Londres, qui en dit à l'époque: "Elle n'est plus qu'une plaie maintenant, la toiture est détruite, par la bouche des gargouilles, coule du plomb fondu"[23].

Structures[modifier | modifier le code]

Plan de la cathédrale de Reims

Rosaces

  • diamètre de la rosace ouest : 12,5 m (13,1 m pour les deux rosaces du transept de Notre-Dame de Paris)
  • diamètre de la rosace nord : 9,65 m
  • diamètre de la rosace sud : 9,65 m

Description[modifier | modifier le code]

La pierre utilisée pour la construction est majoritairement un calcaire du Lutétien moyen provenant de carrières proches de Reims et appelé calcaire de Courville ou pierre de Courville[24].

La hauteur de la nef sous voûte est de 38 mètres, elle est donc bien inférieure à celle de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens (42,30 m) ou de celle de cathédrale Saint-Pierre de Beauvais (46,77 m). Toutefois, la relative étroitesse de la nef accentue l'impression de hauteur. Depuis l'extérieur, l'impression est, comme pour toutes les églises gothiques, celle d'un grand élan vers le ciel. Les deux tours occidentales sont dépourvues de flèches mais culminent tout de même à près de 82 mètres de hauteur.

Le point le plus élevé est l'ange du clocher situé au-dessus de l'abside à 87 mètres. L’orientation de la cathédrale est selon un axe Sud-Ouest Nord-Est. La cathédrale est donc orientée non pas vers l'Orient, mais dans l’axe du solstice d'été.

Intérieur[modifier | modifier le code]

La façade intérieure

Le revers du portail central est célèbre pour la sculpture dite de la Communion du Chevalier[25].

La chapelle du Saint-Sacrement (ou chapelle de la Vierge)[modifier | modifier le code]

Chapelle du Saint-Sacrement

Cette chapelle se trouve au début du déambulatoire autour du chœur, du côté Nord.

On y trouve notamment une statue de la Vierge de l'Immaculée conception de François Ladatte (1706-1787) en 1742 [26].

L'autel à fronton circulaire est supporté par quatre colonnes de marbre datant de 1741 [26].

Au sol devant l'autel, se trouve la pierre tombale du cardinal Robert de Lenoncourt, 78e archevêque de Reims (1534-1552) qui a sacré François Ier [26].

Statuaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ange au Sourire.
L'Ange au sourire

La cathédrale de Reims a une très riche statuaire qui est supérieure à celle de toutes les autres cathédrales européennes. Le nombre de statues qui l'ornent, s'élève en effet à 2303[27]. On peut observer notamment sur le portail gauche la statue de l'Ange au Sourire, emblème de la ville de Reims, et celle de la Reine de Saba restaurée en 2006 - 2007. L'édifice se distingue par une rare unité de style, malgré une construction qui s'étendit sur plus de deux cents ans (principalement au XIIIe siècle). Le portail principal est dédié à Sainte Marie, ce qui est exceptionnel : en effet, c'est d'habitude le Christ sauveur (la pierre angulaire de l’Église) qui se trouve au trumeau du portail principal pour accueillir le visiteur. Il est probable que le portail du transept Nord, avec la statue du Christ Sauveur (le "Beau Dieu") et le jugement dernier, était à l'origine destiné à se trouver sur le portail principal mais que l'architecte en a décidé autrement en mettant Sainte Marie à la place d'honneur. À la gauche de Sainte Marie (à droite pour le spectateur), se trouve la scène de l'Annonciation, avec le très réussi ange de l'Annonciation, "jumeau" du célèbre ange au sourire.

À 50 mètres du sol, sur la face occidentale, se trouve la « galerie des rois » avec, au centre, le baptême de Clovis. Plus bas, on peut observer le récit du combat de David contre Goliath. La statue de Goliath, qui mesure plus de cinq mètres de haut (c'est la plus grande des statues de la façade), se trouve actuellement dans le palais de Tau. Juste au-dessus du grand portail, se trouve une copie du couronnement de la Vierge. L'original de cet ensemble grandiose se trouve également au palais de Tau (qui jouxte la cathédrale et qui est un musée que l'on peut visiter).

La rose sud du transept est flanquée de deux statues : d'un côté, l'Église, de l'autre, la Synagogue que l'on reconnait à ses yeux bandés.

Vitraux[modifier | modifier le code]

Malgré les destructions successives entamées au XVIIIe siècle, la cathédrale possède encore de nombreux vitraux du XIIIe siècle, regroupés dans les parties hautes de la nef, du chœur et du transept. Depuis la fin de la Première Guerre mondiale, la cathédrale reçoit, à intervalles irréguliers, des vitraux contemporains. Ce fut le cas notamment dans les années 1930 (petite rose du portail central de la façade ouest et baies des portails latéraux, rose du bras sud du transept), 1950 (vitrail du champagne), et dans les décennies 1960 et 1970. Après une longue interruption de plusieurs dizaines d'années, ce mouvement reprend avec l'inauguration en 2011, année du 800e anniversaire de la cathédrale, d'un nouveau vitrail dessiné par Imi Knoebel. La cathédrale de Reims est également la première cathédrale française dont les vitraux ont été montés en dehors de l'édifice, puis une fois terminés, insérés dans l'espace prévu à cet effet. Jusque-là on construisait directement les vitraux dans l'édifice principal.

Les vitraux contemporains les plus célèbres sont trois fenêtres de Marc Chagall de 1974, situés dans la chapelle axiale : l'arbre de Jessé, les deux testaments et les grandes heures de Reims[28].

En juin 2012, six nouveaux panneaux de verre ont intégré la cathédrale de Reims, conçus par l'artiste allemand Imi Knoebel et réalisés par l'atelier Simon-Marq pour un budget de 1,8 millions deuros. L'inauguration a eu lieu le 25 juin 2012 en présence de Jean-François Cirelli, vice-président de GDF Suez dont la fondation d'entreprise a soutenu la création des vitraux [29] 500 000 ont été trouvés pour cette opération (deux personnes privées restant anonymes, Caisse d'Epargne et deux maisons de champagne).

Musique[modifier | modifier le code]

Depuis 1285, la cathédrale possède une maîtrise d'enfants et d'adolescents, assortis d'un chœur adulte. Dirigés par Sandrine Lebec depuis 2001, leur répertoire s'étend actuellement de la musique sacrée à différentes formes de musique profane (hors offices religieux), en passant par l'opéra (collaborations avec l'orchestre de l'Opéra de Reims)[30].

Article détaillé : Chœur d'enfants.

Toiture[modifier | modifier le code]

La crête de faîtage de la toiture est ornée d'une alternance de trèfles et de fleurs de lys, rappelant que la cathédrale a été le lieu du sacre des rois de France. Supprimées et détruites à la Révolution, ces éléments ont été rétablis en 1924-1926 lors de la reconstruction qui a suivi les destructions de la Première Guerre mondiale[31]. La toiture est composée de plaques de plomb fixées à une armature de bois; elle porte un carillon à la croisée de la nef et du transept. Le plomb a en partie été récupéré dans les ruines après l'incendie de 1914

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Le labyrinthe[modifier | modifier le code]

Labyrinthe de Reims

Le Labyrinthe de la cathédrale de Reims [32] était situé dans le dallage des 3e et 4e travées de la nef. Il a été détruit par le chapitre en 1779[33].

De nos jours, la représentation graphique de ce labyrinthe, inclinée de 45°, est utilisée comme logo pour désigner un ouvrage qui a été classé ou inscrit monument historique.

Visites[modifier | modifier le code]

Toute l'année la cathédrale est ouverte et visitable ; pendant la saison estivale, la nuit la cathédrale est éclairée par un spectacle Rêve de couleurs et les hauts se découvre par l'escalade de la tour sud laissant voir, outre le point de vue sur la ville, l'espace entre toit et voûte, le tour du chœur par l'extérieur laissant voir les sculpture et toitures .

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Cathédrale Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Source : Tourisme en Champagne.
  3. a, b, c, d, e, f et g Élie Lambert, « La cathédrale de Reims et les cathédrales qui l'ont précédée sur le même emplacement », dans Comptes-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 103e année,‎ 1959 (DOI 10.3406/crai.1959.11054, lire en ligne), chap. 2, p. 244-246
  4. a, b et c Jean-Jacques Bourassé, Les plus belles cathédrales de France, A. Mame,‎ 1861, 411 p. (lire en ligne), p. 39
  5. Demouy 1995, p. 11
  6. a et b Demouy 1995, p. 10
  7. Demouy 1995, p. 11-12
  8. a, b et c Patrick Demouy, « Genèse d'une cathédrale royale », in Historia Événement. Spécial 800e anniversaire de la cathédrale de Reims, supplément gratuit du no 773 de mai 2011., p. 9
  9. Georges Bordonove, Clovis, éditions Pygmalion, 1988, p. 97
  10. Laurent Theis, Clovis de l'histoire au mythe, éditions Complexe, 1996, [lire en ligne], p. 93.
  11. Gilles Baillat, Reims, éditions Bonneton, 1990, [lire en ligne], p. 57.
  12. a, b et c Demouy 1995, p. 12
  13. a, b et c Demouy 1995, p. 14
  14. Xavier Barral i Altet, « Le paysage architectural de l'an Mil », La France de l'an Mil, Seuil, Paris, 1990 (a), p. 182 (Histoire, Richer de Reims, v.990)
  15. Patrick Demouy, « Genèse d'une cathédrale royale », op. cit., p. 10
  16. Demouy 1995, p. 20
  17. François Souchal, Le Vandalisme de la Révolution, Nouvelles Éditions latines, 1993, p. 61.
  18. François Souchal, op. cit., p. 68.
  19. Eugène Viollet-le-Duc, Actes du Colloque international Viollet-le-Duc, Paris, 1980, Nouvelles Éditions latines, 1982, p. 158.
  20. Yann Harlaut, « L'incendie de la cathédrale de Reims, 19 septembre 1914. Fait imagé… Fait imaginé… », in Ouvrage collectif, Mythes et réalités de la cathédrale de Reims de 1825 à 1975, 2001, Somogy, p. 70-79.
  21. a et b Hervé Chabaud, 1914-1918 Reims ville martyre, l'Union, 2009, p. 6.
  22. État de la cathédrale de Reims constaté le 12 août 1915 par le cardinal archevêque Louis-Joseph Luçon de Reims
  23. L'article d'Albert Londres publié dans Le Matin
  24. « Cathédrale Notre-Dame de Reims. Les matériaux de la construction », sur Site de la DRAC Champagne-Ardenne (consulté le 5 septembre 2012)
  25. Voir : La Communion du Chevalier
  26. a, b et c Panneau d'information à l'entrée de la chapelle
  27. (en) Alain Erlande-Brandenburg, Reims Cathedral, Éditions Jean-Paul Gisserot, p. 10.
  28. Les conditions artistiques, administratives et historiques de la réalisation des vitraux de Marc Chagall à la cathédrale de Reims
  29. (fr) [vidéo] Inauguration des vitraux de la cathédrale de Reims sur YouTube
  30. Site officiel
  31. thèmes=destru∂=3 Reims cathédrale de Champagne
  32. Description détaillée du labyrinthe de la cathédrale de Reims
  33. Histoire et description du labyrinthe sur le site de la Direction des affaires culturelles Champagne-Ardenne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chapuy, Vues pittoresques de la cathédrale de Reims, et détails Remarquables de ce monument, Engelmann et Cie, Paris, 1826, [lire en ligne]
  • Inconnu, Notice sur le mobilier de l'église cathédrale de Reims, P. Regnier, Reims, 1856, [lire en ligne]
  • Victor Tourneur, Description historique et archéologique de Notre-Dame de Reims, Paul Giret, Reims, 1868, [lire en ligne]
  • « Reims : la cathédrale en lumière », dans Le Moniteur des Travaux publics et du Bâtiment, 3 novembre 2006, n. 5371.
  • Yves Boiret, « Restauration et conservation de la cathédrale de Reims », dans Les Dossiers d'archéologie, octobre 1993, no 186.
  • Braive : « La restauration de la cathédrale de Reims », dans Travaux, octobre 1938, n. 70 .
  • François Collombet, Les plus belles cathédrales de France, Sélection du Readers Digest, Paris (France), (ISBN 2-7098-0888-9), 1997 ; p. 134-141.
  • Patrick Demouy, Notre-Dame de Reims : Sanctuaire de la monarchie sacrée, Paris, CNRS Éditions, coll. « Patrimoine au présent »,‎ mars 1995, 128 p. (ISBN 2-271-05258-0)
  • Patrick Demouy, Reims, la cathédrale, (ISBN 2-7369-0265-3), 2000.
  • Patrick Demouy, « La Cathédrale Notre-Dame », dans Les Dossiers d'archéologie, octobre 1993, n. 186.
  • Patrick Demouy, Notre-Dame de Reims, CNRS Éditions, (ISBN 2-271-05258-0), 2001.
  • Patrick Demouy, « Reims, fille de Rome et église-mère des Francs », dans Les Dossiers d'archéologie, octobre 1993, n. 186.
  • Gérard Denizeau, Histoire visuelle des Monuments de France, Larousse, Paris, (ISBN 2-03-505201-7), 2003 ; p. 102-104.
  • Gérard Denizeau, Larousse des cathédrales, Paris, 2009, 314 p. ((ISBN 978-2-03-583961-9))
  • Alain Erlande-Brandenburg, Histoire de l'architecture française, tome 1, Éditions du Patrimoine, Mengès, Paris , (ISBN 2-85620-367-1), 1995.
  • Yann Harlaut, L'Ange au Sourire de Reims : Naissance d'un mythe, Langres, Éditions Dominique Guéniot,‎ novembre 2008 (ISBN 978-2-87825-435-8)
  • (de) Erwin Heinle, Türme aller Zeiten - aller Kulturen (3e édition), Deutsche Verlags-Anstalt, Stuttgart (Allemagne), (ISBN 3-421-02931-8), 1997 ; p. 141.
  • Villard de Honnecourt, Livre de pourtraicture (Album de Villard de Honnecourt).
  • Dieter Kimpel, L'Architecture gothique en France 1130-1270, Flammarion, Paris, (ISBN 2-08-010970-7), 1990.
  • Peter Kurmann, La Cathédrale Notre-Dame de Reims, Monum, Éditions du Patrimoine, Paris, (ISBN 2-85822-614-8), 2001.
  • (en) Robert Mark, High Gothic Structure, The Art Museum, Princeton University, Princeton (États-Unis), (ISBN 0-943012-05-8), 1984; p. 22–25.
  • Isabelle Pallot-Frossard, « Le musée de l'œuvre de la cathédrale », dans Les Dossiers d'archéologie, octobre 1993, n. 186.
  • Jean-Marie Pérouse de Montclos, Le Guide du Patrimoine : Champagne-Ardenne, Hachette, Paris, (ISBN 2-85822-614-8), 1995.
  • Gérard Rondeau, texte d'Auguste Rodin: La Cathédrale de Reims, Éditions RMN, EAN, 2011.
  • (en) Whitney S. Stoddard, Art & Architecture in Medieval France, Icon Éditions (Harper & Row Publishers), New York (États-Unis), (ISBN 0-06-430022-6), 1972 ; p. 197-209.
  • Claude Tuot, Les Masques de la cathédrale de Reims, La chair dans la pierre, Éditions Créer, 2011.
  • Claude Tuot, Sophie Andrade, La cathédrale de Reims, Clés pour un parcours, CRDP Champagne-Ardenne, 2011
  • Sophie Andrade, Claude Tuot, Laurence Tuot, Carnet du jeune visiteur, La cathédrale de Reims" CRDP Champagne-Ardenne, 2011
  • Claude Tuot, Christiane Fournier, Le Théâtre des gargouilles de la cathédrale de Reims, Éditions Créer, 2009.
  • Thierry Jordan (préf. Thierry Jordan), Reims, Strasbourg, La Nuée Bleue, coll. « La grâce d'une cathédrale »,‎ 2011, 544 p. (ISBN 978-2-7165-0769-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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