Briançon

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Briançon
Vue de l'ancienne collégiale Notre-Dame-et-Saint-Nicolas
Vue de l'ancienne collégiale Notre-Dame-et-Saint-Nicolas
Blason de Briançon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Briançon (chef-lieu)
Canton chef-lieu de Briançon-Nord et Briançon-Sud
Intercommunalité Communauté de communes du Briançonnais
Maire
Mandat
Gérard Fromm (PS)
2014-2020
Code postal 05100
Code commune 05023
Démographie
Gentilé Briançonnais
Population
municipale
11 876 hab. (2011)
Densité 423 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 53′ 47″ N 6° 38′ 08″ E / 44.896389, 6.63555644° 53′ 47″ Nord 6° 38′ 08″ Est / 44.896389, 6.635556  
Altitude 1 326 m (min. : 1 167 m) (max. : 2 540 m)
Superficie 28,07 km2
Localisation

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Briançon

Briançon (prononcé [bʁi.jɑ̃.ˈsɔ̃ ]) est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes (dont elle est la sous-préfecture) en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, et historiquement rattaché au Dauphiné.

Ses habitants sont appelés les Briançonnais.

Ses fortifications de Vauban (l'enceinte de la ville, les forts des Salettes, des Trois Têtes, du Randouillet, l'ouvrage de la communication Y et le pont d'Asfeld) sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis le 7 juillet 2008 aux côtés des onze autres sites du Réseau des sites majeurs de Vauban[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Briançon est située au confluent des vallées de la Durance, de la Guisane et de la Cerveyrette, sur un verrou glaciaire. À 1 326 mètres d'altitude, c'est la plus haute ville de France. Elle est aussi réputée être la deuxième en Europe, après Davos en Suisse ; toutefois, la définition officielle de « ville » variant selon les pays, cette affirmation peut difficilement reposer sur des critères objectifs. La large vallée de la Durance lui ouvre vers le nord, par le col de Montgenèvre, les portes de l'Italie et, au sud, vers Gap et la Provence.

Par la route, Briançon est desservie par la RN 94 en provenance de Gap et en direction de l’Italie via le col de Montgenèvre (1 854 m), par la RD 1091 (ex-RN 91) en provenance de Grenoble via le col du Lautaret (2 058 m). La ville se situe également sur l'axe historique des grands cols des Alpes (les cols du Galibier et d'Izoard sont tout proches de la cité), axe routier qui relie Nice au lac Léman.

Par voie ferrée, la gare de Briançon est le terminus de la ligne en provenance de Marseille-Saint-Charles. Projeté dès la fin du XIXe siècle, et régulièrement extirpé des cartons, un tunnel ferroviaire sous le col de Montgenèvre permettrait de poursuivre la ligne vers l’Italie (Oulx) et ainsi mettre en liaison directe Marseille et Turin.

Briançon est située à 15 km de la frontière italienne, à 33 km de Sestrières, à 45 km de Bardonèche (gare desservie par le TGV), à 46 km d'Embrun, à 84 km de Barcelonnette et de Saint-Jean-de-Maurienne, à 87 km de Pignerol, à 109 km de Turin et à 115 km de Grenoble.

Briançon est réputée pour sa vieille ville. La place forte est constituée d'un dispositif considérable imaginé par Vauban et réalisé en particulier par Tardif, directeur des fortifications du Dauphiné, et Nègre : en plus de la classique ceinture de fortifications qui entoure le centre-ville, les ingénieurs ont installé de nombreux forts sur les montagnes environnantes afin de prévenir une invasion venant de l'Italie.

C'est également une station de ski appartenant au domaine de Serre Chevalier dont elle fut à l'origine en 1941 sur le site de Chantemerle.

Briançon est située sur les tracés des sentiers de grande randonnée GR 5, GR 5C et GR 50.

Climat[modifier | modifier le code]

De 1961 à 1990, Briançon est l’une des villes les plus ensoleillées de France (2 460 heures avec masque, supérieure à 2 500 heures en supprimant les masques montagneux) avec un ensoleillement de 300 jours par an (seuil : au moins 2 heures de soleil par jour). La cité se caractérise également par une humidité très faible : moyenne inférieure à 40 % en journée.[réf. nécessaire] La ville a 88 jours / an de pluie ­­≥ 1 mm[3].

La douceur du climat local s'explique par la disposition particulière de la ville : l'orientation nord-sud de la vallée de la Durance, exceptionnelle dans les Alpes françaises, fait remonter l'air chaud de la Méditerranée jusqu’à Briançon, tandis que des chaînes de montagnes très élevées bloquent aussi bien les nuages venant de l’ouest que ceux qui s'élèvent le long de la vallée du . Mais, c'est l'une des villes les plus froides de France à cause de son altitude (station à 1 324 m) avec 7,7 °C de température moyenne sur la période 1961 - 1990[3].

Briançon 1961 - 1990 (record à partir de 1961)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −5,3 −4,8 −2,7 0,5 4,3 7,5 9,9 9,6 7,2 3,6 −1,3 −4 2,1
Température moyenne (°C) −0,7 0,1 2,5 5,8 10,1 13,7 16,9 16,4 13,6 9,2 3,5 0,5 7,7
Température maximale moyenne (°C) 4 4,9 7,7 11 15,7 20 24 23,3 19,9 14,8 8,2 5,1 13,3
Record de froid (°C)
date du record
−17,9
1985
−18
2012
−18,4
1971
−10,7
1970
−5,7
1967
−0,2
1989
1,2
1965
1,4
1986
−4
1974
−8,1
1974
−14,1
2010
−17,2
2010
−18,4
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
17
1989
20,6
2012
21,7
2012
25
2011
29,4
2001
31,8
1968
34,3
1983
35,8
2012
30,2
1966
27,6
1997
22,8
1981
18,3
1994
35,8
2012
Précipitations (mm) 66,9 56,5 56 66,2 65,4 56,3 38,7 53,7 57,8 74,1 76 67,8 735
Source : Météo climat bzh dyndns.org[3]


Briançon 1981 - 2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −4,9 −4,7 −1,8 0,9 5,1 8 10,6 10,4 7,1 3,5 −1 −3,7 2,5
Température maximale moyenne (°C) 4,9 5,9 9,6 11,8 17 21,4 25,1 24,8 19,8 14,4 8,6 5,4 14
Source : « Données climatiques », sur Météo climat bzh dyndns.org (consulté en septembre 2012)


Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La région de Briançon, bien que longtemps liée au Dauphiné, est de langue provençale dans sa variante dialectale gavotte (dite aussi alpine). Le nom de la ville en provençal est Briançoun[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

La cité Vauban

Au carrefour de cinq vallées (Durance, Clarée, Guisane, Cerveyrette, Orceyrette), le site a été occupé dès l'âge du bronze. Des peuplades celto-ligures, les Brigiani, sont à l'origine du nom romain Brigantio, Brigantium (racine celtique brig, «lieu élevé»).

Antiquité[modifier | modifier le code]

L'existence de Briançon est successivement rapportée par Strabon, Ptolémée, Atticus et Pline, lequel, selon Malte-Brun, en attribuerait « la fondation à des Grecs chassés des environs du lac de Côme par les Boïens et les Sénonais, qui auraient détruit leur ville, Brigantium. Ces Grecs se seraient réfugiés dans les Alpes, se fixèrent entre le mont Genèvre et Sisteron et bâtirent une ville qu'ils nommèrent Brigantium, en mémoire sans doute de la cité qu'ils avaient habitée en Italie. » Malte-Brun rapporte également que « d'autres veulent que ce soit Bellovèse ou Brennus qui ait fondé cette ville ». Briançon est également présent sur les gobelets de Vicarello. Elle est la capitale des Brigiani[5].

Briançon est un axe majeur, dès l'antiquité, César pendant la Conquête de La Gaule passa à Briançon. À l'époque romaine, Briançon (en latin : Brigantio) ou Brigantium fait partie des Alpes cottiennes, gouvernées un temps par le roi Cottius, et c'est un point de passage essentiel sur la route Turin-Arles (Voie Domitienne). L’agglomération s’étend sur environ 25 ha, et est dotée d’un amphithéâtre[5]. Elle est appelée castellum Virgantiam par Ammien Marcellin (seconde moitié du IVe siècle)[6].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Après les invasions barbares du IVe au IXe siècle, la ville romaine Brigantium se replie sous la protection du piton fortifié qui domine l'étroite vallée de la Durance. Faisant partie de la Francie médiane (traité de Verdun), elle passe ensuite dans le Saint-Empire romain germanique[6]. Elle est donnée aux comtes d’Albon en 1040 (futurs Dauphins de Viennois), elle occupe alors la moitié nord de son assise actuelle et un quartier, aujourd'hui disparu, situé sur l'emplacement du Champ-de-Mars.

En 1228, elle est appelée burgus, ce qui dénote une certaine importance de la ville haute, créée comme ville nouvelle (plan régulier, cadastre persistant) dans le premier quart du XIIIe siècle[7]. Des franchises lui sont accordées en 1244 afin d’attirer de nouveaux habitants. Prospère, la ville forme une communauté formalisée avec les hameaux alentour (rassemblés sous le terme de « tierce »), le 4 mars 1382[8].

Close en 1371, carrefour commercial important, elle est le chef-lieu du Grand Escarton. De 1343 à la Révolution, la région est en effet organisée en une fédération de cinq Escartons, territoires disposant de prérogatives particulières (exemptions de redevances, liberté de la personne et des biens, privilèges économiques, liberté de réunion et élection de représentants), qui ont subsisté au rattachement du Dauphiné à la France, le tout contre un don de 12 000 florins et une rente perpétuelle[9]. La charte est encore conservée à la mairie de Briançon : elle est écrite sur un parchemin de 1,60 m par 50 cm. Les habitants de Briançon bénéficient du statut de franc-bourgeois : bien que non-nobles, ils sont libres de toutes les contraintes imposées aux serfs, et rendent un hommage au Dauphin quand ils le croisent[10]. C’est ainsi que le four banal devient communal cette année-là.

Le grand Béal, le canal qui coule au milieu de la Grand-rue, alimente les fontaines et sert à la lutte contre les incendies, est construit en 1345[11].

Briançon est rattaché à la France en 1349 avec le reste du Dauphiné. En 1370, l’enceinte de la ville, qui n’était formée que par les maisons particulières, est renforcée : on bouche les ouvertures des maisons qui se trouvent au rez-de-chaussée, on colmate les rues et les interstices entre les maisons, on creuse des douves, et des tours sont construites, adossées aux maisons[12].

L’ordre des Franciscains construit son couvent (des Cordeliers) entre 1388 et 1391[13], afin de lutter contre le valdéisme et réévangéliser le peuple[14].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Son essor, symbolisé par l’érection d’un beffroi (avant 1539[12]), est considérablement ralenti par les guerres d'Italie et de guerres de religion.

Lors des guerres de religion, Briançon repousse un premier siège de Lesdiguières en 1580[15]. Après l’assassinat de son capitaine Jean Louis Borel[15], la ville se rend à Lesdiguières le 6 août 1590.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Vue générale du site avec la ville Haute, le fort du château, le fort des Salettes et le fort des Têtes

Les dominicains s’installent en ville en 1624[16]. En 1632, les ursulines s’installent à Briançon en 1632, à la demande de la ville, pour l’éducation des jeunes filles[12].

En 1624, un incendie survient en plein hiver, alors que l’eau du Béal est gelée. Il dure cinq jours et détruit 80 % de la ville[17]. En janvier 1692, un autre incendie est encore plus destructeur, à cause des grands approvisionnements qui avaient été stockés en ville par l’armée : seuls quelques maisons, le couvent des cordeliers, le grenier à sel et l’hôtel du vibailli subsistèrent[18]. À cette époque, et malgré les franchises accordées aux Escartons, la gabelle est instaurée depuis 1674[12]. À cette époque, grâce à la politique de la ville qui finance deux maîtres d’école à l’année, plus de 85 % des hommes sont alphabétisés[12].

En raison de sa situation, Briançon devient une ville militaire. En 1689-1690, une nouvelle enceinte est construite par Hue de Langrune[19]. Cette même année, le ralliement du duché de Savoie renforce la ligue d'Augsbourg. Durant l'été 1692, le duc Victor-Amédée II de Savoie dirige une campagne en Dauphiné méridional, prouvant que les montagnes ne font pas barrage. Après avoir pris et pillé Embrun (16 août), il ravage les environs, mais malade, il ne s’attaque pas à Briançon[20]. Vauban rédige un projet d’améliorations des fortifications la même année[21].

Fortifications de Briançon en 1722.

Vauban est à nouveau en tournée en 1700 sur la frontière des Alpes pour améliorer les systèmes défensifs, et, en collaboration avec les meilleurs ingénieurs militaires et les plus grands généraux, dote Briançon de casernes, apaisant ainsi les craintes de la population provoquées par les passages dévastateurs des gens d'armes. En 1713, le traité d'Utrecht rapproche la frontière au col du Montgenèvre, qui est de plus lourdement taxé par le duc de Savoie. Le commerce est détourné durablement de la ville[22].

La ville étant devenue une ville frontière, le marquis d’Asfeld construit une ceinture de forts de 1721 à 1734, reliés entre eux notamment par le pont d'Asfeld : fort des Trois Têtes, fort du Randouillet, fort Dauphin, fort d’Anjou, redoute du Point du Jour et la communication Y[23].

Malte-Brun affirme qu'avant la Révolution française, on pouvait encore lire, au-dessus d'une des portes vestiges de l'enceinte romaine, l'inscription suivante : « CORNELLÆ SOLININÆ AUGUSTÆ CONJUGI ». Affirmation à nuancer puisque la lettre « J » est de création récente (XVIe siècle) et était autrefois rendue par la lettre « I »...

Elle devient chef-lieu de district en 1790 jusqu'en 1800.

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

En 1815, lors des guerres napoléoniennes, la ville résista aux assauts des Alliés et le second traité de Paris fut signé sans que la ville eût capitulé.[réf. nécessaire]

Sous la monarchie de Juillet, le château est détruit et remplacé par le fort du Château[12].

Au XIXe siècle, la région de Briançon s’industrialise : en-dehors des usines voisines à L'Argentière-la-Bessée, plusieurs activités industrielles s’implantent à Briançon. La plus importante en effectifs est l’usine de la Schappe, qui emploie environ un millier d’ouvriers (pour moitié des femmes), et quelques mines d’anthracite[24]

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, lors de la bataille des Alpes la ville est menacée par les canons italiens du fort du mont Chaberton. Le 21 juin 1940, quatre mortiers français de 280 mm ouvrent le feu du Poët Morand sur le fort du Mont Chaberton. Six des huit tourelles sont détruites. Une victoire acquise, à la suite d'un remarquable succès technique de l'artillerie de montagne française commandée par le lieutenant Miguet[25][réf. incomplète]. Après avoir envahi la zone libre en 1942, les Allemands sont à Briançon en septembre 1943. Le 23 août 1944, Briançon est libérée une première fois par les troupes débarquées en Provence aidées par les maquisards FTP (francs tireurs et partisans), mais la ville est reprise quelques jours plus tard par la Wehrmacht[26]. Elle est libérée définitivement le 7 septembre 1944[27] par le 4e régiment de tirailleurs marocains (4e RTM) de la 2e division d'infanterie marocaine (2e DIM)[28],[29].

Pour des raisons économiques, Briançon tenait à son caractère de ville de garnison[réf. nécessaire] qui s'affirme en 1890, lorsque le 159e régiment d’infanterie alpine y est envoyé. Il devient alors le régiment de la ville. Un siècle plus tard, en 1994, est créé au sein du 159e RIA le Centre national d'aguerrissement en montagne. Celui-ci avait pour mission d'entraîner les formations d'infanterie françaises et étrangères dans un milieu naturel difficile, d'assurer l'instruction spécifique en montagne et le soutien des stages en altitude d'organismes de l'armée de terre ou interarmées.[réf. nécessaire] Le CNAM ferme définitivement en 2009 suite à la restructuration des armées de 2008[30].

En 1990, la ville devient une station de ski grâce à la mise en service de la télécabine du Prorel qui connecte la ville à la station de ski de Serre Chevalier, orientant encore plus nettement l'économie autour du tourisme qui devient la principale ressource de richesse pour la commune et son principal vecteur de communication.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Briançon Blason D'azur à une porte de ville crénelée d'argent surmontée de trois tourelles du même, le tout maçonné et ajouré de sable et ouvert du champ.
Détails Tel que rapporté par le Grand Larousse encyclopédique de 1960.
Alias
Blason à dessiner
D'azur, à deux pals échiquetés d'or et de gueules de trois pièces.

Selon Malte-Brun, dans la France illustrée en 1882. Il affirme en outre que les armes de Briançon auraient été « autrefois de trois d'argent, surmontées d'une quatrième, avec la devise : « PETITE VILLE, GRAND RENOM». Ce dernier blasonnement paraît curieux, puisqu'il y manque l'émail de l'écu lui-même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1957 1964 Paul Blein SFIO Conseiller général
1965 1971 Robert Garraud UDR Député
1971 mars 1983 Paul Dijoud UDF- PR Diplomate, secrétaire d’État
mars 1983 1991 Robert de Caumont PS Administrateur civil
6 décembre 1991 25 mars 2001 Alain Bayrou PR Chef d'entreprise, Conseiller général
25 mars 2001 mai 2005 Samuel Petermann UMP  
mai 2005 3 juillet 2009 Alain Bayrou[31] UMP Chef d'entreprise, conseiller général. Démissionnaire
3 juillet 2009 27 juillet 2009 Michelle Scotti   première adjointe, intérim
28 juillet 2009 25 septembre 2009 Gérard Mathieu   Président de la Délégation spéciale
25 septembre 2009 en cours Gérard Fromm PS conseiller général

Le 10 juillet 2009, le Conseil d'État annule les élections[32] et prononce l'inéligibilité d'Alain Bayrou pour la publication de numéros spéciaux du bulletin municipal[33] faisant la promotion de l'équipe municipale sortante, une semaine après sa démission.

Par un arrêté du 27 juillet, Nicole Klein, préfète des Hautes-Alpes a nommé une délégation spéciale de trois membres chargée de la gestion de la commune de Briançon jusqu'à l'élection du nouveau conseil municipal. Elle comprend : Gérard Mathieu, sous-préfet en retraite, Hélène Guinard, conseillère d'administration en retraite et Daniel Biboud, receveur percepteur en retraite. Le lendemain, celle-ci a été installée et Gérard Mathieu a été élu président[34].

Le 20 septembre, au soir du second tour des élections, la liste de rassemblement de toutes les gauches « agissons ensemble pour Briançon » conduite par Gérard Fromm, l'emporte avec 52,67 % des suffrages contre 47,33 % pour la liste conduite par Monique Estachy (UMP)[35].

Divisions administratives[modifier | modifier le code]

Briançon est divisée en deux cantons : le canton de Briançon-Nord et le canton de Briançon-Sud.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont les Briançonnais[36].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 11 876 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 023 2 666 2 945 2 835 2 939 3 455 4 301 4 309 4 439
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 601 4 510 3 579 4 169 4 491 5 439 5 777 6 580 7 177
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 426 7 524 7 888 5 013 5 636 6 822 7 543 6 671 8 274
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
7 570 8 215 9 489 9 710 11 041 10 737 11 542 11 876 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2004[38].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 19,6 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 16,4 %) ;
  • 51,4 % de femmes (0 à 14 ans = 17,8 %, 15 à 29 ans = 17 %, 30 à 44 ans = 21,5 %, 45 à 59 ans = 21,8 %, plus de 60 ans = 22 %).
Pyramide des âges à Briançon en 2007 en pourcentage[39]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
1,2 
5,6 
75 à 89 ans
7,0 
10,6 
60 à 74 ans
13,8 
21,9 
45 à 59 ans
21,8 
22,4 
30 à 44 ans
21,5 
19,6 
15 à 29 ans
17,0 
19,7 
0 à 14 ans
17,8 
Pyramide des âges du département des Hautes-Alpes en 2007 en pourcentage[40]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,4 
7,3 
75 à 89 ans
10,4 
14,8 
60 à 74 ans
15,4 
22,0 
45 à 59 ans
21,3 
20,8 
30 à 44 ans
20,0 
16,2 
15 à 29 ans
14,6 
18,3 
0 à 14 ans
17,0 

Patrimoine[modifier | modifier le code]

L’enceinte urbaine de Briançon, la Redoute des Salettes, le Fort des Trois-Têtes, le Fort du Randouillet, la Communication Y et le Pont d’Asfeld, ont été classés au patrimoine mondial par l’UNESCO, le 7 juillet 2008. Cette reconnaissance internationale de 12 des plus belles créations de Vauban a été initiée et activement portée par la ville de Besançon à travers le Réseau des sites majeurs de Vauban.
Briançon est également classée Ville d'art et d'histoire.
La liste qui suit ne reflète qu'une petite partie des édifices répertoriés par les monuments historiques, qu'ils soient ou non protégés.

Éléments de fortifications inscrits sur la liste du patrimoine mondial[modifier | modifier le code]

Autre patrimoine militaire[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Notre-Dame-et-Saint-Nicolas (ancienne collégiale Notre-Dame), construite de 1705 à 1718. Classée au titre des monuments historiques par arrêté du 14 octobre 1931.
  • Clocher de l'ancienne chapelle de Pénitents noirs, datant de la 2de moitié du XVIe siècle. Inscrit sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 30 juillet 1973.
  • Ancienne église des Cordeliers, datant du XIVe siècle, propriété de la commune. Classée au titre des monuments historiques par arrêté du 21 septembre 1982.

Patrimoine industriel[modifier | modifier le code]

  • Nombreuses mines de charbon exploitées principalement par des agriculteurs XIXe et XXe siècle
  • Usine de la Schappe, ancienne manufacture (1842-1933) de peignage de déchets de soie
  • Centrales et installations électriques

Autre patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Fontaine des Soupirs (ou François Ier), dans la Grande Gargouille, datant du XVIIIe siècle. Inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par un arrêté du 18 mars 1930.
  • Façades et toitures de la « maison du Temple », construite en 1575. Inscrites sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par un arrêté du 5 février 1982.
  • Ensemble de cadrans solaires sur les façades de bâtiments publics et maisons particulières.
  • Maison du Pape, construite en 1635, incendiée en 1692 et reconstruite en 1714-1717. Servit successivement d'hôpital, de caserne et d'école pour jeunes filles.
  • La France, monument en bronze d'Antoine Bourdelle, surplombant la citadelle au sommet du Château (autre version à Paris au Palais de Tokyo). L'installation de ce monument est due à Maurice Petsche.

Culture[modifier | modifier le code]

Tournage de films à Briançon[modifier | modifier le code]

Le film L'Apprenti salaud de Michel Deville a été tourné en partie à Briançon en 1976.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Station climatique classée avec de nombreux établissements de santé : hôpital des Escartons, établissements sanitaires (affections respiratoires et allergiques, rééducations...)
  • Principalement tournée vers le tourisme grâce à la qualité du patrimoine et du site : hôtellerie, commerce, station de ski, cyclisme, randonnée pédestre...
  • Secours en montagne (PGHM) : base héliportée opérant autour de Briançon, du Queyras et du Massif des Écrins.
  • En 1990, la construction et l'inauguration du télécabine du Prorel, reliant Briançon à Serre Chevalier, a considérablement et durablement endetté la commune.

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie des Hautes-Alpes. Elle gère le Centre Européen Médicale Bioclimatique de Recherche et d'Enseignement Universitaire (CEMBREU) de Briançon ainsi que le Centre Régional et Européen du Tourisme (CRET).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

L'équipe de hockey sur glace des Diables Rouges de Briançon évolue en Ligue Magnus, l'élite nationale. Des compétitions de niveau international ont également été organisées à la patinoire René Froger.

Le domaine skiable de Serre Chevalier s'étend de Briançon au Col du Lautaret.

Autres principaux équipements sportifs : la télécabine du Prorel, piscine et centre ludo-aquatique, centre d’oxygénation, via ferrata, tennis, terrains de football et de rugby, gymnase et mur d'escalade...

Régulièrement ville étape de nombreuses courses cyclistes (Tour de France, Giro, Critérium du Dauphiné libéré). Par ailleurs, durant quelques journées en été, les cols du Galibier, de l'Izoard et du Granon sont réservés aux seuls cyclistes.

À tous ces égards, en 2007, Briançon a été élue par l'hebdomadaire L'Équipe Magazine : ville de moins de 20 000 habitants « la plus sportive de France ».

Il y a aussi l'équipe de basket-ball. Le Briançon basket-ball est en pré-national élite régionale.

L'Inter Club Escalade Briançon (ICEB) forme de nombreux grimpeurs de haut niveau dont certains sont en équipe de France.

Ville de garnison[modifier | modifier le code]

Par son étymon celte, traduit par burgus, c'est-à-dire la forteresse, dans le monde romano-germanique et sa longue histoire, Briançon s'impose comme un des maillons du réseau de forteresses contrôlant le passage des Alpes. Elle a été aussi un lieu d'innovation militaire dans le domaine du ski à la Belle Époque et la ville de naissance véritable des chasseurs alpins. L'éternelle difficulté de déplacement hivernal accable les troupes de la garde des forteresses.

Le capitaine Clerc est un féru d'actualités militaires et de la conquête des pôles. Il a lu avec avidité le récit de la traversée à ski du Groenland de l'explorateur Fridtjof Nansen et s'inquiète de la compagnie de skieurs crée en 1900 par le fougueux colonel italien Zavottari. Il propose d'équiper à ses frais, dès l'hiver du nouveau siècle 1900-1901, six hommes et un caporal de sa compagnie à l'aide de skis. Les militaires redevenus mobiles dans le paysage blanc procèdent à des essais de tirs, de transports, d'évacuation de blessés...

Au cours de l'hiver suivant, le groupe continue ses exercices et s'enhardit à lancer des raids à skis dans la région briançonnaise. En janvier 1902, ils sont rejoints par le lieutenant de réserve Monnier qui connaît la Norvège et comprend qu'il serait facile de poursuivre l'effort du capitaine Clerc afin de redonner une efficace mobilité hivernale aux troupes d'élite alpine. Le rapport prévu de longue date est envoyé au ministère de la guerre. Le ministre accepte de poursuivre immédiatement l'effort entrepris, libère des fonds et fait venir avant la fin de l'hiver 1902-1903 deux instructeurs norvégiens, le capitaine Angell et le lieutenant Quelle. Ceux-ci envoyés rapidement par leur hiérarchie militaire sont des défenseurs de la vieille école puriste de ski norvégien alors que la mutation d'équipement touche de plein fouet les compagnies norvégiennes existant depuis au moins deux siècles. Les cadres instructeurs méticuleux organisent à l'ancienne le 159° régiment d'infanterie, afin qu'il adopte la maîtrise technique du ski et s'efforce d'améliorer l'équipement localement encore trop sommaire des pionniers militaires français. Ainsi est créé en 1903 l'école normale du ski de Briançon, premier établissement français, placé sous la responsabilité du capitaine Rivas.

Le service militaire permettrait de former au ski les populations locales, afin que l'ardente jeunesse mobilisée puisse défendre efficacement le pays. C'est du moins un des arguments du capitaine Clerc. Sa description de l'état sanitaire de la gente paysanne est catastrophiste. L'absence d'exercice au grand air, la stabulation des habitants frileux avec les vaches dans une atmosphère humide et surchauffée transforment l'hiver en une saison à risques pour les maladies pulmonaires et les infections diverses. L'hygiéniste est convaincu qu'un mode de vie, partiellement ouvert sur le grand air sain que viennent respirer les curistes, est une solution simple. Le capitaine Clerc constate que l'effet d'imitation est quasi-immédiat auprès des élites locales, en particulier à Valloire, Montgenèvre, Névache. La technologie artisanale norvégienne, promue au sein de l'atelier de préparation et de fartage du régiment, fait merveille : les descentes fulgurantes impressionnent les sportifs, le passage de col enneigé autrefois considéré comme impossible stupéfie les paysans qui admirent l'exploit des militaires, le ski avec traction animale sur les parties plates et gelées laisse pantois les premiers observateurs.

Des médecins, des membres des professions libérales nullement rebutés par la cherté de l'équipement, et même les familles de malades à demeure à Briançon optent pour ce mode de déplacement. Parfois les malades glissent sur les planches dans un but thérapeutique. Des artisans essaient par difficiles tâtonnements de réaliser des skis en mélèze, en pin cembro. Mais les officiers républicains désespèrent énormément car dans la vallée de la Durance et les vallées adjacentes, une fois l'effet de surprise passé, il ne reste que quelques groupes d'enfants et adolescents, jouant, sans moyen véritable et sans formation, à faire du ski parfois sur des douves de tonneau ou des lattes de bois de leur fabrication[41]. L'émulation paysanne anticipée est un échec en comparaison de la Norvège. Peu avant 1907, les militaires et les animateurs civils comprennent que l'émulation ne peut venir que des concours, des jeux, fêtes et démonstrations professionnelles, que les autres pays alpins, à commencer par une Suisse hurlante, agitant les clochettes, pour honorer les compétiteurs, promeuvent. Ils choisissent de concert Montgenèvre pour y organiser à proximité de Briançon un concours de ski, un sport français et une station de ski sont nés.

Unités militaires ayant tenu garnison à Briançon :

Jumelages[modifier | modifier le code]


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Françoise Deshairs et Véronique Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, livre + CD-ROM, La Maison d'à-côté et Fortimédia, ISBN 2-930384-15-8, 2006
  • Élisabeth Sauze, Briançon, ville neuve, In Situ, revue des patrimoines, année 2005, no 6 Texte

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Douze fortifications de Vauban au Patrimoine mondial de l'Unesco dans Le Monde du 7 juillet 2008.
  2. «  Vauban, nouvel élu au patrimoine mondial de l'humanité », Libération, 7 juillet 2008, en ligne [1].
  3. a, b et c Données climatiques Météo climat bzh dyndns.org consulté septembre 2012
  4. Dictionnaire français-provençal Jules Coupier, 2009, page 1513
  5. a et b Deshairs & Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, p 9
  6. a et b Deshairs & Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, p 10
  7. Deshairs & Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, p 11
  8. Deshairs & Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, p 13
  9. Deshairs & Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, p 14
  10. Deshairs & Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, p 19-20
  11. Deshairs & Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, p 21
  12. a, b, c, d, e et f Deshairs & Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, CD-ROM
  13. Deshairs & Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, p CD-ROM
  14. Deshairs & Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, p 39
  15. a et b Deshairs & Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, p 43
  16. Deshairs & Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, p 44
  17. Deshairs & Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, p 45-47
  18. Deshairs & Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, p 48
  19. Deshairs & Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, p 72
  20. Deshairs & Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, p 54
  21. Deshairs & Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, p 73-74
  22. Deshairs & Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, p 86
  23. Deshairs & Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, p 87-88
  24. Jean-Louis Tornatore, « Les mines de charbon du Briançonnais (XVIIIe - XXe siècle). Essai d’anthropologie symétrique », Annales. Histoire, Sciences Sociales 2006/5, 61e année, p. 1184.
  25. Max Schiavon, Une victoire dans la défaite. La destruction du Chaberton. Briançon 1940, Tours, Anovi, 2007, ISBN 978-2-914818-18-6, p.
  26. Office de tourisme de Briançon, Laisser vous conter la ville, en ligne [2], consulté le 21 août 2009
  27. Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p 35
  28. Paul Gaujac, La guerre en Provence, 1944-1945: une bataille méconnue, Presses Universitaires Lyon, 1998, p.143
  29. Est cité à l'ordre de l'armée : « Le 2e bataillon du 4e régiment de tirailleurs marocains, unité de choc qui, sous les ordres du chef de bataillon Daillier n'a connu que des succès. Depuis l'arrivée en France, s'est emparé de haute lutte de la citadelle de Briançon en septembre 1944 », Jean Verhaeghe, Le quatrième RTM, Service historique de l'Armée de terre, 1989, p.132
  30. http://www.premier-ministre.gouv.fr/IMG/pdf/24_07_Modernisation_de_la_Defense_nouveau_dispostifif_territorial.pdf
  31. Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
  32. Arrêt 322070 du Conseil d’État, 10 juillet 2009, consulté le 21 septembre 2009
  33. « France : le Conseil d'État annule les élections municipales de Briançon », Wikinews, 29 juillet 2009
  34. http://www.ledauphine.com/briancon-br/-une-delegation-speciale-pour-gerer-la-ville-@/index.jspz?article=168883
  35. « Gérard Fromm élu : Briançon passe à gauche », Le Dauphiné libéré, 21 septembre 2009
  36. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 20/07/2008.
  37. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  38. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  39. « Évolution et structure de la population à Briançon en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 22 novembre 2010)
  40. « Résultats du recensement de la population des Hautes-Alpes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 22 novembre 2010)
  41. Le capitaine Clerc constate que la bonne société dauphinoise en 1906 peut se payer cet équipement coûteux pour quelques promenades. Les bons pratiquants des ski-clubs, des compagnies militaires et des sociétés de promenades ne sont pas légion. Grâce au Dauphiné alors en pointe, les Alpes ne peuvent compter que sur un millier de bons skieurs, chiffre très bas selon le capitaine Clerc qui les opposent déjà aux quatre mille skieurs allemands, aux trois mille Autrichiens et aux deux mille excellents skieurs des 22 clubs helvétiques.
  42. Modernisation de la Défense : le nouveau dispositif territorial
  43. a et b Relations internationales Sur le site de la ville.

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