Cathédrale Notre-Dame de Chartres
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| Pays | |||||
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| Subdivision | Centre, Eure-et-Loir | ||||
| Type | Culturel | ||||
| Critères | [3] | ||||
| Année d’inscription | 1977 (1re session) | ||||
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* Descriptif officiel UNESCO ** Classification géographique UNESCO |
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| Cathédrale de Chartres | ||
| Présentation | ||
|---|---|---|
| Culte | Catholique romain | |
| Type | Cathédrale | |
| Rattachement | Diocèse de Chartres (siège) | |
| Début de la construction | 1145 (cathédrale romane) 1194 (cathédrale gothique) |
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| Fin des travaux | 1220 | |
| Style dominant | Gothique | |
| Protection | ||
| Géographie | ||
| Pays | ||
| Région | Centre | |
| Département | Eure-et-Loir | |
| Commune | Chartres | |
| Coordonnées | ||
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La cathédrale Notre-Dame de Chartres, en France, est le monument emblématique de la préfecture du département d'Eure-et-Loir, située à quatre-vingts kilomètres au Sud-Ouest de Paris. Elle est considérée comme la cathédrale gothique la plus représentative, la plus complète — ainsi que la mieux conservée (majorité des sculptures, vitraux et dallage d'origine) bien qu'elle soit construite avec les techniques de l'architecture romane, montrant ainsi la continuité et non la rupture entre ces deux types d'architecture[1].
L'actuelle cathédrale, de style gothique dit « lancéolé », a été construite au début du XIIIe siècle, pour la majeure partie en trente ans, sur les ruines d'une précédente cathédrale romane, détruite lors d'un incendie en 1194.
Grand lieu de pèlerinage, cette cathédrale et ses tours dominent la ville de Chartres et la plaine de la Beauce alentour. Elles s'aperçoivent à plusieurs dizaines de kilomètres de distance.
La cathédrale fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862[2]. Par ailleurs, la cathédrale a été parmi les premiers monuments classés au patrimoine mondial par l'UNESCO en 1979.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Les édifices précédents [modifier]
Certaines traditions évoquent une ancienne grotte druidique ainsi qu'une statue de déesse mère qui aurait servi de sanctuaire aux premiers chrétiens, à l'époque romaine. Cette légende, dite de « la Vierge devant enfanter », expliquerait l'ancienneté du culte marial à Chartres. Elle a marqué les esprits pendant des siècles. Elle n'a pourtant jamais reçu aucune preuve[réf. nécessaire].
Le lieu le plus ancien de la cathédrale est le puits celtique de la crypte, dit puits des Saints Forts, autrefois « Lieux Forts », qui fut comblé et son emplacement caché au milieu du XVIIe siècle. Il fut retrouvé, dégagé et restauré au début du XXe siècle par René Merlet. La profondeur du puits, à partir du sol de la crypte, est d'environ 33,55 mètres. Le fond est un carré, orienté aux quatre points cardinaux. René Merlet précise que « le puits passe de la forme circulaire à la forme carrée, mais ce carré est exactement inscrit dans le cercle. Vers le fond, par suite d'un ressaut de 0,10 m. dans les parois, le puits ne mesure plus qu'un mètre en tous sens[3]. »
La construction de la première cathédrale a lieu vers le milieu du IVe siècle. Elle est appelée « cathédrale d'Aventin », du nom du premier évêque de la ville. Elle fut vraisemblablement édifiée au pied des murs gallo-romains qui entouraient la ville. Cette première cathédrale fut incendiée en 743 ou 753 par les troupes de Wisigoths du duc d'Aquitaine Hunald, lors du sac de la ville. Un deuxième sanctuaire fut alors construit.
Le 12 juin 858, cette deuxième cathédrale fut détruite par les pirates Vikings. L'évêque Gislebert reconstruisit un édifice plus grand. De ce dernier, il subsiste probablement certaines parties de l'actuel martyrium, appelé chapelle Saint-Lubin.
En 876, le roi Charles le Chauve, petit-fils de Charlemagne fit don à la cathédrale de la sainte relique connue sous le nom de « Voile de La Vierge » ou « Sainte Tunique ». Cet événement devait faire de Chartres un sanctuaire de premier plan.
Le 5 août 962 cette troisième cathédrale fut à son tour incendiée pendant la guerre qui opposa Richard Ier, duc de Normandie, au comte de Chartres, Thibault le Tricheur. Un quatrième édifice lui succéda.
Les 7 et 8 septembre 1020, ce quatrième édifice fut à son tour accidentellement ravagé par le feu. L'évêque Fulbert releva l'église de ses ruines, en style roman. En 1020, on construisit l'église basse, telle que nous connaissons actuellement. La construction de cette dernière dura de 1020 à 1024.
La dédicace de cette cinquième cathédrale eut lieu le 17 octobre 1037. L'évêque Fulbert était décédé en 1029.
Construction de la cathédrale actuelle [modifier]
Le 5 septembre 1134, la ville de Chartres fut presque entièrement détruite par un incendie. La cathédrale romane de Fulbert fut épargnée. De 1134 à 1160, profitant de l'espace libéré en avant de la nef, on éleva la façade occidentale que nous connaissons encore aujourd'hui. On commença les travaux par la tour Nord. De 1142 à 1150 environ, eut lieu l'édification du portail royal, avec son remarquable ensemble sculpté. En 1145, on commença la tour Sud (appelée actuellement clocher « vieux »), dont la construction s'acheva, avec sa flèche, vers 1160. La tour Nord (appelée clocher « neuf ») ne comportait à l'origine que deux étages. Elle fut longtemps couverte en charpente et plomb, jusqu'en 1506.
Le 11 juin 1194 eut lieu un nouvel incendie qui n'épargna que les cryptes, la façade occidentale et les tours. Le Voile de la Vierge avait été providentiellement mis à l'abri dans le martyrium dit « chapelle de Saint Lubin ».
Réchappèrent plusieurs parties récemment construites, aussitôt réutilisées dans le nouveau projet. Aucune des deux tours n'avait souffert trop sévèrement du feu. Le portail surtout fut conservé, ainsi que les trois fenêtres placées au-dessus, avec les vitraux correspondants. Un autre vitrail fut même sauvé de l'incendie, avant d'être remonté dans le déambulatoire : « Notre-Dame de la belle verrière ».
La reconstruction de l'édifice sous la forme que nous connaissons débuta immédiatement. Si l'architecte est inconnu (il faut plutôt imaginer une succession de maîtres d’œuvre, venus d'autres chantiers contemporains), ce que nous pouvons constater est l'extrême rapidité du chantier — sans rupture de financement. Dès les années 1220-1225, les chanoines s'installent dans leurs stalles, les voûtes étant achevées. Il faudra par contre attendre plusieurs décennies pour achever les pignons du transept.
En 1240, les vitraux étaient déjà réalisés. Et la consécration solennelle eut lieu le 24 octobre 1260[4].
Le sacre d'Henri IV [modifier]
Henri IV fut le seul roi de France sacré dans cette cathédrale et non pas à Reims, comme le voulait la coutume. Reims et Paris étaient en effet tenus par l'armée de la Ligue catholique, qui opposaient leur résistance au roi à cause de sa religion protestante. Il se convertit et fut sacré roi de France, à Chartres, en 1594.
Les fraternités de compagnons bâtisseurs [modifier]
La cathédrale a été construite par des ouvriers spécialisés, appelés compagnons, réunis en confréries ou fraternités. Ces derniers, payés à la tâche, ont parfois laissé sur les pierres quelques signes gravés, qui sont leurs signatures.
Le classement comme Patrimoine mondial [modifier]
La cathédrale de Chartres a été classée comme Patrimoine mondial par l'UNESCO aux trois motifs suivants :
- Représenter un chef-d’œuvre du génie créateur humain « Construite assez rapidement et presque d’un seul jet, la cathédrale de Chartres constitue, par l’unité de son architecture et de sa décoration, l’expression totale et achevée d’un des aspects les plus unanimes du Moyen Âge chrétien ».
- Témoigner d’un échange d’influences considérable… « La cathédrale de Chartres a exercé une influence considérable sur le développement de l’art gothique en France et hors de France ».
- Offrir un exemple éminent d’un type de construction… « La cathédrale de Chartres est à la fois un symbole et un édifice type : l’exemple le plus éclairant que l’on puisse choisir pour élucider la réalité culturelle, sociale et esthétique de la cathédrale gothique ».
Travaux de restauration (2009-2016) [modifier]
Financés par le Ministère de la Culture, la région Centre et par de nombreux dons (soit en tout près de 14 millions d'euros)[5], la cathédrale est actuellement en plein chantier de restauration.
La pierre [modifier]
Intérieur [modifier]
La première partie des travaux, en 2008, concernait les deux chapelles du chœur (chapelle des martyrs et chapelle d'axe). Il s'agissait d'expérimenter la reconstitution des enduits.
Le haut-chœur a été restauré entre 2009 et 2010. Cette opération a mis au jour des badigeons ocre et blanc du XIIIe siècle, reprenant un motif de pierre, jusque-là cachés par la pollution[6]. Le bas-chœur a été provisoirement masqué par une restitution de l'ancien jubé.
De juillet 2010 à novembre 2011, le narthex (côté intérieur de la façade occidentale, ou « avant-nef »), le bas-chœur et le déambulatoire nord ont été mis en travaux. En septembre 2012, Notre-Dame du Pilier fut transférée dans le collatéral nord de la nef.
L'achèvement des restaurations intérieures de la nef, du transept et de la croisée du transept est prévu pour 2014.
Extérieur [modifier]
Les restaurations extérieures ont porté sur la façade occidentale, les portails de la façade nord et les contours de la rose sud. Comme à l'intérieur, des traces de badigeon de couleur ocre et blanc recouvraient les parois.
Le verre [modifier]
Les vitraux du XIIIe siècle, répartis sur quatre-vingt-quatorze baies, font l’objet d'un programme de restauration complet au rythme de deux à trois baies par an (la restauration d'une baie est estimée à environ 160 000 euros). En 2012, les deux tiers des baies étaient déjà restaurées : le niveau inférieur (déambulatoire, bas-côté de la nef et chapelles rayonnantes), les baies hautes du chœur, les rosaces du transept avec les lancettes correspondantes, et les verrières de la façade ouest (les plus anciennes).
Quelques chiffres [modifier]
- longueur intérieure : 130 m
- hauteur sous voûte : 37,50 m
- hauteur du sol au faîte de la toiture : 51 m
- hauteur du clocher vieux : 105 m
- hauteur du clocher neuf : 115 m
- longueur intérieure totale : 130 m
- dont longueur de l’avant-nef : 17 m
- longueur de la nef : 44 m
- croisée du transept : 14 m
- longueur du chœur : 37 m
- déambulatoire et chapelle axiale : 18 m
- largeur du vaisseau central de la nef : 16,40 m (contre 12 m pour Notre-Dame de Paris)
- largeur de la nef avec les bas-côtés : 33 m
- largeur intérieure du transept de trumeau à trumeau: 63,4 m
- largeur du chœur avec les bas-côtés : 47 m
- largeur de la façade Ouest : 48 m
- dont le Portail Royal : 15 m
- largeur de chacune des façades Nord ou Sud : 40 m
- Détails complémentaires
- La clôture du chœur comporte 200 statues
- La grande rosace avec ses 13,36 mètres de diamètre est une des plus grandes du monde (Les deux rosaces du transept de Notre-Dame de Paris ont un diamètre de 13,1 mètres).
- 181 représentations de la Vierge
- Notre-Dame de Chartres possède près de 3 500 statues.
- Près de 9 000 personnages y sont représentés, si l'on compte les vitraux.
- On compte 9 portails sculptés (ce qui est unique en Europe).
- Avec ses 650 m2, le chœur est le plus vaste de France.
- Le transept de 63,4 m est aussi le plus long de France.
- La crypte romane est la plus vaste de France.
- On compte 176 verrières.
- Dans cette crypte se trouve également un puits, le puits des Saints-Forts, qui fait 33 mètres de profondeur.
- La surface totale de vitraux est de 2 600 m2
- La cathédrale possède ainsi la plus importante surface au monde de vitraux des XIIe et XIIIe siècles.
- Le sol de la nef est en très légère pente : en partant des portails de la nef et en se dirigeant progressivement vers la croisée des transepts, on monte petit à petit. En revanche, le sol des bas-côtés est bien horizontal, ce qui fait qu'à la croisée des transepts, il est au même niveau que celui de la nef, mais du côté de la façade occidentale, il est à trois marches au dessus de celui de la nef.
L'extérieur de la cathédrale [modifier]
Lors de sa restauration, entreprise en 2006, les chercheurs ont découvert que la totalité de la superficie extérieure était peinte, tout comme l'intérieur (polychromie sur enduit)[1].
Les tours [modifier]
On reconnaît facilement la cathédrale Notre-Dame de Chartres du fait de la grande différence entre ses deux tours : la tour Nord a une base de type gothique primitif (avec contrefort épais et ouverture réduite), surmontée d'une flèche flamboyante plus tardive (datée du XVIe siècle) ; en revanche, la tour Sud, dotée d'une base plus typiquement gothique, est surmontée d'une flèche très simple. Cette flèche a fait l'objet de très nombreux commentaires d'artistes et écrivains ('unique au monde' disait d'elle Charles Péguy) tellement l'impression de « jaillissement » est frappante.
Le clocher nord, dit vieux a contenu six cloches, dont trois bourdons. On peut citer, principalement, Marie et Gabrielle, les plus gros et les plus anciens de la cathédrale. On estimait Marie pesant quinze tonnes et Gabrielle dix. Aujourd'hui il n'en contient plus aucune : les six cloches ont été fondues, vers la fin 1793, pour fabriquer des canons et de la monnaie de bronze.
Le clocher sud comporte sept cloches :
- Marie, d'un poids de 6 tonnes, date de 1845 ; elle sonne en Sol.
- Le Timbre d'un poids de 5 tonnes, seul rescapé des époques pré-révolutionnaires, date de 1520. Il se trouve dans la Lanterne et donne un La2, il sonne les Heures.
- Joseph d'un poids de 2 350 kg date aussi de 1840 ; il se trouve dans la Grande Tour et donne un Si2, il sonne en volée.
- Anne d'un poids de 2 040 kg (1845) se trouve dans la Petite Tour donne un Ré3, elle sonne en volée.
- Élisabeth d'un poids de 1 515 kg (1845) se trouve dans la Petite tour donne un Mi3, elle sonne en volée.
- Piat d'un poids de 870 kg ( 1845) se trouve dans le Petite Tour donne un Fa#/SolB 3, elle sonne en volée.
- Fulbert d'un poids de 1 095 kg se trouve dans la Petite Tour donne un Sol3, elle sonne en volée.
références[9]:
Le portail royal [modifier]
La façade occidentale constitue la porte d'entrée principale de l'édifice religieux. Encadrée par deux tours, elle présente un programme sculpté important : 24 grandes statues (il en reste 19 aujourd'hui) et plus de 300 figures forment un décor en harmonie avec l'architecture de la cathédrale[10].
Le portail royal est antérieur à la reconstruction de l'édifice au XIIIe siècle. Epargné lors du grand incendie de 1194, il date des années 1145-1150. Parvenu pratiquement intact à nos jours, il se compose de trois baies largement décorées et constitue l'un des meilleurs exemple, avec le portail de la basilique Saint-Denis, de l'art du gothique primitif. Il se démarque par la grande qualité de ses sculptures. Le programme iconographique mêle des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament, associant ainsi les précurseurs de la Chrétienté - le peuple juif - à l’accomplissement de la promesse, formulée selon le dogme chrétien. Les trois tympans proclament eux les mystères de la Foi. Ils représentent respectivement l'Incarnation, l'Ascension, et la Gloire du Christ. Les statues-colonnes de la baie centrale représentent David, Salomon, la Reine de Saba - peut-être Isaïe ou Ezéchiel.
Le décor qui enserre les statues représente les derniers feux du style roman : il se compose d'entrelacs, colonnettes, et de feuilles d'acanthe qui témoignent d'influences méridionales.
Le portail Nord [modifier]
Le portail Nord est aussi appelé « portail de l'Alliance ». Il se présente, comme le portail Sud, sous la forme d'un porche percé de trois portails. Des accès latéraux relient les trois baies et permettent de circuler à l'abri du porche. Ses statues ont été exécutées entre 1205 et 1210[11]. Elles représentent des scènes de l'Ancien Testament et de la vie de la vierge Marie. Les voussures de la baie centrale évoquent les épisodes de la Genèse. La baie de droite reprend le thème des travaux et des jours.
Le portail Sud [modifier]
Le portail Sud est consacré à l'Église, depuis les apôtres (baie centrale) jusqu'aux confesseurs (baie de droite) et aux martyrs (baie de gauche). Sa datation est proche de celle du portail Nord, peut-être légèrement antérieure.
Sur le trumeau de la baie centrale, on trouve un « Christ enseignant » et au tympan une figuration du jugement dernier.
Les toits [modifier]
La précédente toiture (charpente en bois) de la cathédrale ayant été détruite par un incendie en 1836, elle a été remplacée en 1837 par une charpente métallique et une couverture en cuivre. La nouvelle charpente a été réalisée par Émile Martin et M. Mignon. Elle fut restaurée en 1997 sous la direction de Guy Nicot[12]. Des photos du chantier de restauration sont exposées dans une salle de la tour flamboyante (visite payante).
L'intérieur [modifier]
Les vitraux [modifier]
La cathédrale de Chartres possède le plus important ensemble vitré du XIIIe siècle, remarquablement préservé jusqu'à ce jour. Plus de 80% de la surface d’origine est conservée. Différents aléas de l'histoire expliquent cet état de préservation remarquable des vitraux de la cathédrale. Par exemple, alors qu'à la fin du Moyen Âge, dans la plupart des cathédrales, on procède à l'ouverture de chapelles le long des bas-côtés - une opération qui nécessite la destruction des vitraux préexistants, à Chartres, une seule chapelle de ce genre fut percée. Plus tard, au XVIe siècle, et contrairement à de nombreuses cathédrales françaises, Chartres fut épargnée par les destructions des guerres de Religions et l'iconoclasme protestant. Au XVIIIe siècle, époque qui dédaigne le Moyen Âge et l'art gothique en particulier, huit verrières hautes sont cependant remplacées par des vitrages vierges de décor, afin de faire entrer plus de lumière dans l'édifice. La Révolution française, qui ravagea tant d'églises et de cathédrales françaises du fait du vandalisme jacobin, ne supprima que quelques verrières basses du transept. Enfin, lors des deux guerres mondiales, les autorités prirent à chaque fois le soin de faire complètement démonter les verrières de la cathédrale et de les déposer en lieux sûrs, à l'abri de tout dommage, le temps des conflits.
Du XIIe siècle, trois verrières sont conservées, avec notamment des bleus cobalt inimitables, dont le secret de fabrication ne nous est pas parvenu.
Le nombre remarquable de 176 vitraux (petites roses comprises) correspond à une surface de 2 600 m2. Pour la plupart, ils représentent des saints et saintes ou des personnages de la Bible : (Noé, Joseph, le Bon Samaritain, le Fils Prodigue…), mais aussi de la Légende dorée de Jacques de Voragine (dominicain italien du XIIIe siècle).
On y trouve aussi des références aux corporations qui ont sans doute aidé à payer ces vitraux.
La rose Nord [modifier]
Dans le croisillon Nord, la rosace représente une Vierge à l'Enfant entourée d'anges, des rois de Juda et de prophètes. Dans les lancettes sous la rosace, Sainte Anne, mère de la Vierge, porte Marie dans la lancette centrale. Elles sont entourées de personnages de l'Ancien Testament dans les autres lancettes. Dans les écoinçons, on peut voir les armes de Blanche de Castille (château castillan) et de Saint Louis (fleur de lys).
Le labyrinthe [modifier]
Le labyrinthe de Chartres, œuvre du XIIe siècle, est une figure géométrique circulaire inscrite dans toute la largeur du pavage de la nef principale, entre les troisième et quatrième travées. Elle représente un tracé continu déployé de 261,55 m, partant de l'extérieur et aboutissant au centre, en une succession de tournants et d'arcs de cercle concentriques. Une de ses particularités est que, partant du centre ou de l'extérieur, le chemin parcouru présente exactement le même enchaînement de tournants et d'arcs de cercle.
Son parcours serait composé de 276 pierres blanches dont les trois premières de dimensions différentes[13]. Publiant la revue Caerdroia consacrée aux labyrinthes, Jeff Saward signale sur le site labyrinthos[14] une opinion de plus en plus répandue: le nombre exact de pierres formant le tracé du labyrinthe de Chartres, 270 ou 272 pierres, correspondrait symboliquement au nombre de jours de la grossesse et donnerait au labyrinthe le sens d'une nouvelle gestation. Cet auteur met pourtant en doute la possibilité de fournir un décompte exact du nombre de pierres formant le tracé du labyrinthe, en raison des brisures apparaissant sur les pierres depuis leur pose et de possibles réparations. De telles affirmations découlent probablement d'un manuscrit non publié de Robert Ferré, A Day at Chartres (1995), qui crédite le chanoine Legaux et avant lui Jean Villette d'avoir fait un compte précis de 272 pierres. Jean Villette avait lui-même eu l'attention attirée[15] par une note en bas de page figurant dans un article de Gilles Fresson[16]. Paradoxalement, ce dernier n'avait compté que pour couper court à toute tentative d'interprétation exagérée, tandis qu'un ouvrage grand public[17] donnait alors le nombre de 365 pierres.
Cet exemple précis montre, parmi tant d'autres, combien le labyrinthe de Chartres, fascinant les contemporains, donne lieu à de nombreuses récupérations, issues de mouvements marqués par leur grande diversité (géobiologie, psychologie comportementale [réf. nécessaire], nouvel âge, templiers, spiritualités orientales) et auxquelles il ne faut pas prêter de valeur scientifique ni historique.
Ce labyrinthe s'inspire probablement du mythique Labyrinthe de Crète construit par Dédale, comme semble l'indiquer la plaque de cuivre située en son centre, ôtée en 1792, et qui aurait représenté le combat de Thésée et du Minotaure[18],[19],[20]. Néanmoins, André Peyronie fait part de son scepticisme sur l'existence d'une représentation Minotauromachique à Chartres, qui serait un cas unique en France, comme le propose pourtant Marcel-Joseph Bulteau à la fin du XIXe siècle[21].
Si l'on se fie à l'univers culturel des chanoines du XIIIe siècle, seuls maîtres d'ouvrage de l'édifice, le labyrinthe serait un chemin symbolique où l'homme va à la rencontre de Dieu. On peut le comprendre soit comme un pèlerinage « sur place », dont la finalité est d'inviter à la pénitence et à la méditation, vécue aussi bien avec le corps qu'avec l'esprit. On peut aussi y lire symboliquement le parcours qu'est l'existence humaine, long et compliqué, ou s'exprimerait la confiance d'être conduit finalement en présence de Dieu.
Depuis plusieurs années, les responsables de la cathédrale mettent en valeur un rituel qui avait lieu autour de la fête de Pâques, largement documenté par des textes du XIIe siècle et du XIVe siècle et dans lequel le doyen du chapitre (le Christ) parcourait le labyrinthe (les enfers), allait jusqu'à son centre, rappelant l'extermination du minotaure (la mort vaincue), tenant une balle jaune (pelote du fil d'Ariane: fil de vie) qu'il lançait aux participants. Le parcours du labyrinthe serait ainsi - initialement - une évocation de la résurrection, celle du Christ appelant celle des hommes[22].
Le centre de ce grand motif symboliserait ainsi la Jérusalem céleste, soit l'au-delà. Quand on réalise une projection de la rose de la façade sur le pavement, cette rose consacrée à la résurrection des morts correspond exactement au labyrinthe, le christ de la fin des temps se superposant alors au centre du labyrinthe[23]. La démarche du labyrinthe ne consiste pas seulement à aller jusqu'au centre, mais à en ressortir. Le pèlerin est invité à emprunter la ligne tracée face à lui pour monter vers le chœur de la cathédrale - en particulier l'autel[24].
Le labyrinthe de Chartres a été appelé « La Lieu » — bien que la lieue française soit bien plus longue que la longueur développée du labyrinthe — et plus tard « chemin de Jérusalem »[25].
Tous les vendredis, de 10 h à 17 h, les chaises sont mises de côté pour que les visiteurs qui le souhaitent puissent aussi effectuer ce parcours.
La clôture du chœur [modifier]
La clôture de chœur est un mur de clôture entourant le chœur, destiné à mieux isoler ce dernier du déambulatoire. Entièrement sculptée (40 groupes, 200 statues au total), c'est partiellement l'œuvre de Jehan de Beauce qui commença les travaux au début du XVIe siècle. Le programme iconographique est de style Renaissance et évoque les épisodes de la vie de Jésus et de la Vierge Marie. La construction, plus récente que le reste de l'édifice, a duré près d'un siècle mais le style est le même partout. En raison des actuels travaux (2009-2014) de la cathédrale, la clôture du chœur est cachée au public
La vierge au pilier [modifier]
Cette vierge, en bois de poirier, date d'environ 1540. Elle était autrefois adossée au jubé qui a lui-même été détruit au XVIIIe siècle.
Le voile de la Vierge [modifier]
Il s'agit d'une relique très importante qui fut offerte en 876 à la cathédrale par Charles le Chauve, empereur d'Occident. Ce voile, selon la tradition, est la chemise que portait Marie lors de l'Annonciation, au moment où le Verbe fut conçu. Cette relique importante drainait de nombreux pèlerins. Lors de l'incendie de l'ancienne église, en 1194, on crut que la relique était perdue, mais on la retrouva intacte : cela fut interprété comme le fait que la vierge Marie désirait une plus grande église pour sa relique, et explique peut-être l'enthousiasme et la rapidité avec laquelle la nouvelle cathédrale fut bâtie.
La relique était contenue dans une châsse de grande valeur, dont les joyaux furent vendus à la Révolution. De même, le voile fut découpé en plusieurs morceaux, qui furent vendus. Une expertise du tissu, réalisée en 1927 par le musée des soieries de Lyon propose une datation ancienne (premiers siècles). Cependant, il est en soie de grande valeur, ce qui est étonnant au vu du statut social de Marie. Le voile est toujours exposé dans le déambulatoire, du côté Nord, dans une des chapelles absidales.
Notre-Dame de Chartres reste un lieu de pèlerinage important à l'heure actuelle, principalement grâce au traditionnel pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté qui a lieu chaque année durant le week-end de Pentecôte et qui n'attire pas moins de 8 000 pèlerins venant du monde entier, mais aussi grâce à l'engouement pour la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, dont Chartres est une étape pour les pèlerins qui viennent du Nord par la route de Paris.
L'orgue [modifier]
Les Grandes Orgues de la cathédrale de Chartres ont été construites en 1971 par les Établissements Danion-Gonzalez. Le buffet, bien que maintes fois modifiées, à lui gardé son aspect du XVIe siècle. Ce sont les orgues les plus haut perchées des cathédrales gothiques françaises[réf. nécessaire], la plupart des autres orgues étant suspendues à mi-hauteur.
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L'horloge astronomique [modifier]
La cathédrale comporte les restes d'une ancienne horloge astronomique.
Les cryptes [modifier]
La cathédrale actuelle résulte de constructions de différentes époques. Les cathédrales ont souvent été superposées, servant chacune de fondations à celle qui lui succédait. Les parties qui n'ont pas été remblayées forment deux cryptes concentriques qu'il est possible de visiter. On peut y voir des fresques du XIIe siècle, du XIXe, ainsi que des créations contemporaines.
La crypte intérieure [modifier]
Les premiers chrétiens auraient édifié du IVe au XIe siècles des sanctuaires successivement dévastés par les flammes et/ou persécutions religieuses. Un vestige de muraille, généralement attribué à l'époque gallo-romaine, fait référence à l'époque de la première église. Il ne subsiste rien de celle du VIe siècle. Dans un couloir de fouille, on a tout au plus quelques marches de celle du VIIIe siècle. Par contre la crypte de l'église carolingienne édifiée par Gislebertus au IXe siècle correspond vraisemblablement à une salle conservée. Elle porte le nom de caveau Saint-Lubin et se situe sous le chœur de la cathédrale actuelle, juste sous le maître-autel.
La crypte extérieure [modifier]
La crypte de Fulbert, ou église basse, enveloppe ce caveau, va d'un clocher jusqu'à l'autre, en faisant le tour de l'édifice. Datant du XIe siècle, avec ses 230 mètres de long sur 5 à 6 mètres de large, elle est la plus grande crypte de France. En partant de l'extrémité de la galerie Nord, on arrive à la chapelle de Notre-Dame Sous-Terre, peut-être l'un des plus anciens sanctuaires consacrés à Marie en occident. On peut y observer une reproduction (1975) d'une statue fort ancienne, le modèle original ayant été brûlé par les révolutionnaires en 1793. On a dit qu'elle pouvait être la continuatrice d'une statue de déesse-mère gallo-romaine.
La galerie devient semi-circulaire sous le chevet et s'ouvre sur trois chapelles romanes profondes, encadrées par quatre plus petites chapelles gothiques du XIIIe siècle. C'est là que se trouve le puits dit des Saints-Forts (33 m de profondeur), dont l'eau passait au Moyen Âge pour posséder des vertus miraculeuses.
Dans la galerie Sud, on peut admirer une fresque du XIIe siècle avec plusieurs grands saints populaires (Clément, Gilles, Martin, Nicolas…). À l'extrémité de cette même galerie, un baptistère en pierre est installé, datant de l'époque romane.
Vie spirituelle de la cathédrale [modifier]
Les principaux pèlerinages [modifier]
La cathédrale Notre-Dame de Chartres est, depuis son édification, un haut lieu de pèlerinage pour les catholiques français (et avant tout un pèlerinage marial - ce qui explique notamment l'ampleur du déambulatoire, permettant la circulation des fidèles autour du chœur). Au cours du XXe siècle, les pèlerinages à Chartres ont connu un nouvel élan, à la suite de l'écrivain Charles Péguy qui se rendit à pied de Paris à Chartres en 1912, accomplissant un vœu fait au chevet de son fils malade. Après la mort de Péguy en 1914, certains de ses amis refirent la route en méditant ses poèmes, initiant un vaste mouvement de pèlerinages à Chartres, parmi lesquels :
- le pèlerinage étudiant, organisé par les aumôneries de l'enseignement supérieur en Île-de-France, aux Rameaux depuis 75 ans.
- le pèlerinage de Chrétienté à la Pentecôte, qui dure trois jours, durant lesquels la messe est célébrée dans la forme extraordinaire du rite romain et qui réunit 10 000 personnes chaque année depuis 30 ans, faisant de celui-ci le plus grand pèlerinage à pied d’Europe.
- le pèlerinage des Guides et Scouts d'Europe du département des Yvelines, le premier dimanche d'octobre (4 000 scouts et guides).
- le pèlerinage du monde du travail, depuis 60 ans au mois d'avril.
- le « Pèlerinage Chartres-Paris », organisé par l'association Pèlerinages de Tradition (Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X). Le passé de ce pèlerinage se confond avec celui de « Notre-Dame de Chrétienté » puisque les deux n'en formaient originellement qu'un seul avant la scission de 1989 découlant du motu proprio Ecclesia Dei du pape Jean-Paul II. Si ce pèlerinage a pour départ Chartres, la séparation de la fraternité Saint Pie X en 1988 d'avec l'Église catholique et romaine ne permet pas aux Évêques de Chartres comme de Paris de recevoir les participants de ce pèlerinage dans leurs cathédrales. Il est réalisé, comme son nom l'indique en sens inverse, lors du week-end et du lundi de Pentecôte.
Chartres est également une étape importante pour les pèlerins qui viennent du Nord de l'Europe et qui font route vers Saint-Jacques-de-Compostelle, en empruntant la route de Paris à Tours (Via Turonensis).
Liturgie [modifier]
La cathédrale accueille toujours une vie liturgique intense. L'eucharistie est célébrée chaque jour dans l'édifice, à 11h45 (crypte) et 18h15. Le dimanche, elle est célébrée à 9h15 en latin (messe grégorienne) selon le rite de Paul VI, à 11h (messe solennelle qui regroupe ordinairement plus de mille personnes), 18h (hiver) ou 18h30 (été).
Chaque soir, depuis le 11 septembre 2001, la Communauté du Chemin Neuf chante les vêpres, à la demande de Mgr Bernard-Nicolas Aubertin, puis de Mgr Michel Pansard, qui lui a succédé. Le Chemin Neuf continue ainsi l'œuvre que les chanoines avaient initiée[26].
La cathédrale était le lieu central du Festival de Pâques au cours de ses huit éditions, de 2003 à 2010.
Galerie d'images [modifier]
La cathédrale de Chartres et les arts [modifier]
Représentations picturales [modifier]
Plusieurs peintres ont représenté la cathédrale dans leurs œuvres. L'un des tableaux les plus connus est celui de Jean-Baptiste Corot, peint en 1830 (Musée du Louvre, Paris). Chaïm Soutine a repris le même thème en 1933 (Musée d'art moderne, Troyes).
La cathédrale de Chartres dans le roman [modifier]
- Joris-Karl Huysmans a publié en 1898 un roman intitulé La Cathédrale où il s'initie à la symbolique médiévale et catholique à Chartres. Ce roman connut un certain écho à l'époque.
- « [...] Là, on avait conscience de participer à une croisade. C'était le seul mot qui convînt, bien qu'on en eût tant usé et abusé qu'il n'avait plus son véritable sens. On éprouvait, malgré toute la bureaucratie, l'incompétence et les querelles de parti, quelque chose qui ressemblait au sentiment qu'on s'attendait à éprouver, et qu'on n'éprouvait pas, quand on faisait sa première communion : un sentiment de consécration à un devoir envers tous les opprimés du monde, et dont il serait aussi difficile et gênant de parler que d'une expérience religieuse. Et pourtant, ce sentiment était aussi authentique que celui qu'on éprouvait en entendant du Bach ou bien en contemplant la lumière qui tombait des vitraux de la cathédrale de Chartres ou de la cathédrale de León ; ou bien en regardant Mantegna, Greco et Bruegel au Prado. [...] »
- Ernest Hemingway (trad. Denise Van Moppès), Pour qui sonne le glas, Paris, Gallimard, 1961, 499 p. (ISBN 2-07-036455-0).
- Kathleen McGowan (trad. Arlette Stroumza), Le Livre de l'Amour, Paris, XO éditions, 2009, 494 p. (ISBN 978-2-84563-307-0).
La cathédrale de Chartres dans la bande-dessinée [modifier]
- L'Histoire Secrète - 28 - La Ville aux mille piliers de Jean-Pierre Pécau et Igor Kordey. Une partie de l'histoire se passe à Chartres, où Erlin parcourt le labyrinthe, porte d'entrée de la Route d'Or. Il disparaît en arrivant au centre, passant dans un autre monde. On y voit aussi une "explication" d'un des incendies.
Notes et références [modifier]
- Christine Le Goff, Gary Glassman, documentaire Les cathédrales dévoilées, 2011, synthèse des dernières découvertes archéologiques et historiographiques sur le gothique en France.
- Notice no PA00096993, base Mérimée, ministère français de la Culture
- René Merlet, Congrès archéologique de France tenu à Chartres en 1900, page 253
- Hervé Joubeaux, Trésors de la Cathédrale de Chartres: Musée des beaux-arts de Chartres., Musée des beaux-arts, 2002
- [1]
- Christine Le Goff et Gary Glassman, Les cathédrales dévoilées, 2010, 90 min, voir arte.tv/cathédrales
- Plan et dimensions de la cathédrale de Chartres
- Site Skynet - La cathédrale de Chartres
- [2]
- Louis Gillet, Histoire de l'Art français, tome 1 : des origines à Clouet, Paris, Zodiaque, 1977, page 220
- Georges Duby, Le Moyen Âge, Paris, Seuil, 1995, page 294
- Paragraphe la cathédrale de Chartres
- John Ketley-Laporte, O. Ketley-Laporte, Chartres, le labyrinthe déchiffré, éditions Jean Michel Garnier, 1997.
- (en) The Chartres Cathedral Labyrinth - FAQ’s Labyrinthos.net
- Monde médiéval et société chartraine, actes du colloque organisé par le Centre médiéval européen 1993
- À propos du labyrinthe, Revue Notre Dame de Chartres, no 82, avril 1990.
- Jean Favier, L'univers de Chartres, éditions Bordas, 1988
- Le labyrinthe, cathedrale.chartres.free.fr
- Guy de Tervarent, Attributs et symboles de l'art profane : dictionnaire d'un langage perdu, 2e édition, Librairie Droz, [lire en ligne], p. 274, (ISBN 978-2-600-00507-4)
- Le labyrinthe de Chartres, Bibliothèque nationale de France
- Le mythe de Thésée pendant le Moyen Âge latin (500-1150) d'André Peyronie, p. 131, persee.fr.
- [site http://www.cathedrale-chartres.org onglet labyrinthe]
- Jean Villette, L'énigme du labyrinthe Revue Notre-Dame de Chartres, no 58, mars 1984
- Monde médiéval et société chartraine, actes du colloque organisé par le Centre médiéval européen 1993 - article de Jean Villette
- Paolo Santarcangeli, « Chemin de Jérusalem dans les cathédrales », Dédale no 3 & 4, Dédale, Maisonneuve & Larose, printemps 1996, [lire en ligne], p. 310.
- (fr) La Cathédrale - Célébrations, Diocèse de Chartres site=http://www.diocese-chartres.com. Consulté le 22 octobre 2011.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Chartres
- Diocèse de Chartres
- Liste des évêques de Chartres
- Liste des cathédrales catholiques romaines de France
- Liste des cathédrales de France protégées aux monuments historiques
- Circonscriptions catholiques françaises depuis 2002
- Vitraux de Chartres
- Association Chartres, Sanctuaire du Monde
- Liste des monuments historiques de l'Eure-et-Loir
- Liste des monuments historiques de 1862
Liens externes [modifier]
- Site officiel de la cathédrale de Chartres - Visites - Actualité - Architecture - Vitraux - Sculptures
- La cathédrale de Chartres en détail
- Le site des vitraux de la cathédrale de Chartres
- Quels sont les secrets de la cathédrale de Chartres ? - Documentaire de 26 min (Le Jour du Seigneur)
Bibliographie [modifier]
- A.P.M. Gilbert, Description historique de l'église Cathédrale de Notre-Dame de Chartres, Garnier-Allabre, Chartres, 1824, [lire en ligne]
- Honoré Lejeune, Historique de la cathédrale de Chartres, Garnier, Chartres, 1839, [lire en ligne]
- Marcel Joseph Bulteau, Description de la cathédrale de Chartres, Garnier, Sagnier et Bray, Chartres et Paris, 1850, [lire en ligne]
- Vincent Sablon, Histoire et description de l'église cathédrale de Chartres, Petrot-Garnier, Chartres, [lire en ligne]
- Y. Delaporte, Les trois Notre-Dame de la cathédrale de Chartres, É. Houvet, Chartres, 1955.
- James, John : Chartres. Les constructeurs, Chartres, Soc. Archeol. Eure & Loir, 3 vol., 1977-1982.
- Eugène Lefèvre-Pontalis, « Les Façades successives de la cathédrale de Chartres aux XIe et XIIe siècles », Congrès archéologique de France, LXVIIe session : séances générales tenues à Chartres en 1900, Paris/Caen, H. Champion/H. Delesques, vol. 54, 1901, p. 256-307 (ISSN 00698881) [texte intégral (page consultée le 1 décembre 2012)]
- Eugène Lefèvre-Pontalis, « Les fondations des façades de la cathédral de Chartres », Bulletin monumental, Paris/Caen, A. Picard/H. Delesques, vol. 65, 1901, p. 263-283 (ISSN 0007473X) [texte intégral (page consultée le 1 décembre 2012)]
- Eugène Lefèvre-Pontalis, « Les Puits des Saints-Forts et les cryptes de la cathédrale de Chartres », Bulletin monumental, Paris/Caen, A. Picard/H. Delesques, vol. 67, 1903, p. 381-402 (ISSN 0007473X) [texte intégral (page consultée le 1 décembre 2012)]
- Eugène Lefèvre-Pontalis, « Les architectes et la construction des cathédrales de Chartres », Mémoires de la Société nationale des antiquaires de France, Nogent-le-Rotrou, Impr. de Daupeley-Gouverneur, vol. 64, 1908, p. 69-136 (ISSN 03737314) [texte intégral (page consultée le 1 décembre 2012)]
- André Trintignac : Découvrir Notre-Dame de Chartres : Guide complet de la cathédrale. Cerf 1988. (ISBN 978-2-204-02917-9)
- Denizeau, Gérard : Larousse des cathédrales, Paris, 2009, 314 p. (ISBN 978-2-03-583961-9)
- Françoise Jouanneaux, Le tour du chœur de la cathédrale de Chartres - Eure-et-Loir, AREP-Centre éditions (collection Images du patrimoine no 204), 2000 (ISBN 978-2-905813-27-5) ; p. 64
- Françoise Jouanneaux, Décor et mobilier, cathédrale Notre-Dame de Chartres, Éditions Lieux-Dits et AREP-Centre éditions (collection Images du patrimoine no 248), 2008 (ISBN 978-2-914528-46-7) ; p. 112
Filmographie [modifier]
- 60 ans au service de la cathédrale de Chartres, documentaire sur la cathédrale de Chartres réalisé par Tzarine Films (2006)
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