Barcelonnette
| Barcelonnette | ||||||
Place Manuel et Tour Cardinalis |
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Blason |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |||||
| Département | Alpes-de-Haute-Provence | |||||
| Arrondissement | Barcelonnette (chef-lieu) |
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| Canton | Barcelonnette (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes Vallée de l'Ubaye | |||||
| Maire Mandat |
Jean-Pierre Aubert 2008-2014 |
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| Code postal | 04400 | |||||
| Code commune | 04019 | |||||
| Démographie | ||||||
| Population municipale |
2 700 hab. (2010) | |||||
| Densité | 164 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 1 115 m — Max. 2 680 m | |||||
| Superficie | 16,42 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Barcelonnette (prononcé [baʁ.sə.lɔ.ˈnɛt̪]) est une commune française, sous-préfecture du département des Alpes-de-Haute-Provence, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Les communes limitrophes de Barcelonnette sont Faucon-de-Barcelonnette, Uvernet-Fours, Saint-Pons.
Situation [modifier]
Barcelonnette est située dans les Alpes du sud de la France, au nord-est du département des Alpes-de-Haute-Provence. À deux pas de l'Italie du Nord, elle est au carrefour de la Provence, du Piémont et du Dauphiné. Située entre deux massifs montagneux, Barcelonnette est une ville montagnarde nichée à 1 135 mètres d'altitude au cœur de la vallée de l'Ubaye, et en est la plus grande ville.
Lieux-dits et écarts [modifier]
Barcelonnette est distante de 290 kilomètres de Lyon, de 170 kilomètres de Grenoble, de 70 kilomètres de Gap, de 210 kilomètres de Marseille, de 240 kilomètres de Nice, de 85 kilomètres de Digne-les-Bains[1].
Transports [modifier]
Barcelonnette est la seule sous-préfecture française à n'avoir jamais été desservie par le rail : en effet, la ligne de l'Ubaye qui devait relier Chorges à Barcelonnette n'a jamais été achevée, la Première Guerre mondiale et le barrage de Serre-Ponçon ayant été autant d'obstacles à son achèvement.
| Route des Grandes Alpes |
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| Direction Thonon-les-Bains Col de Vars |
Barcelonnette | Direction Méditerranée Col de la Cayolle |
Relief [modifier]
La vallée de Barcelonnette est encaissée par des montagnes qui atteignent 3000 m de moyenne[2]. Son sommet le plus élevé est l'Aiguille de Chambeyron (3400 m).
Environnement [modifier]
Flore, faune et biodiversité [modifier]
Du fait de son relief et de sa situation géographique, la vallée de l’Ubaye compte une « abondance d’espèces animales et végétales »[3].
- Faune : La faune est essentiellement constitué d'aigles royaux, de marmottes, de bouquetins, de gypaètes et la flore abrite une quantité d'asphodèles blancs peuplés de mélèzes et de Génépis[3].
- Fonge : Champignons et lichens sont abondants dans les zones forestières.
- Forêts : L'arrondissement de Barcelonnette (le plus haut des arrondissements de France) était dans les siècles passés dénudées sur les pentes exposées au midi, mais encore très boisé au nord, présentant pour les forestiers « sur les versants septentrionaux d'assez beaux restes de forêts peuplées d'essences de choix et dans d'excellentes conditions de végétation et de régénération »
Selon les annales forestières[4], au milieu du XIXème siècle « Le mélèze entre pour moitié environ dans la composition du peuplement (...) Les 15,000 hectares de bois communaux soumis au régime forestier, existant dans l'arrondissement de Barcelonnette, renferment de nombreux spécimens de vieux mélèzes de grandes dimensions, dont on tirerait de précieux produits si les moyens de transport ne faisaient presque totalement défaut. Ces arbres magnifiques sont ou laissés inexploités par les communes, ou abandonnés par les adjudicataires après abatage »[4]. En 1868, Duhamel propose d'en exploiter la résine par le résinage (inconnu en France pour le mélèze mais pratiqué en Autriche, dont au Tyrol, où elle est vendue sous le nom de térébenthine de Venise. Selon lui un mélèze de 50 à 60 ans pouvait rapporter 3 à 5 kg/an de térébenthine durant environ 40 ans (vendue au port de Marseille, 110 francs les 100 Kg[4]). Il évaluait à 200 à 250000 kg/an la production possible de cette térébenthine pour de l'arrondissement de Barcelonnette, qui aurait pu ainsi gagner une quantité importante d'argent sans avoir ni à abattre ces arbres, ni surtout à construire de couteuses « routes de vidanges » pour difficilement sortir les gros bois ou grands arbres de la forêt[4]. En 1868 Mr Marchand (garde général à Barcelonnette) se fait financer un voyage au Tyrol pour y étudier l'extraction de la térébenthine[4]. Mais l'avènement de la pétrochimie réduira rapidement et fortement l'intérêt commercial des résines naturelles.
Climat [modifier]
La vallée de l'Ubaye a un climat montagnard, « au carrefour du Dauphiné, de la Provence et de l’Italie »[3]. Les vents sont doux en raison de la présence du relief[3], bien que les hivers restent rigoureux en raison de l'altitude de la commune[5]. En tout, on y compte près de « 300 jours de soleil et seulement 700 mm de précipitations par an »[3].
Toponymie [modifier]
Selon Albert Dauzat et Charles Rostaing, la forme la plus ancienne est Barcilona, est attestée vers 1200, mais le lien avec Barcelone n'est pas évident puisque la nouvelle cité a été fondée en 1331 par Raimond Béranger V, comte de Provence et de Catalogne[6]. Il s’agit probablement d’un double oronyme préceltique *Bar- + *Cin- désignant des rochers ou des hauteurs, et attesté à plusieurs endroits dans la région (Barcilonnette et Saint-Laurent-du-Var)[7]. En occitan vivaro-alpin, il est dit Barcilona de Provença ou plus rarement Barciloneta selon la norme classique ; Barcilouna de Prouvença ou Barcilouneto selon la norme mistralienne ; en valéian : Barcilouna de Prouvença ou plus rarement Barcilounéta[8][réf. incomplète],[9][réf. incomplète].
Un toponyme antérieur à Barcilona est recensé en 1763 par Jean-Joseph Expilly, dans son Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France[10], « Barcino Nova » nom latin qui signifie "nouvelle Barcino", Barcino étant le nom romain de la Barcelone d'Espagne depuis sa fondation par l'empereur Auguste en 10 av. J.-C.[11] jusqu'à son changement d'appellation en Barcelona au Moyen Âge.
Ses habitants sont appelés les Barcelonnettes, en valéian lous Vilandroises[8][réf. incomplète]{
Risques naturels et technologiques [modifier]
Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Barcelonnette est en zone 1b (risque faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[12], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[13]. La commune Barcelonnette est également exposée à quatre autres risques naturels[13] :
- avalanche,
- feu de forêt,
- inondation,
- mouvement et glissement de terrain.
La commune de Barcelonnette est également exposée à un risque d’origine technologique, les transports routiers de matières dangereuses pouvant pouvant emprunter la RD900[14],[15].
Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 1995 pour les risques d’avalanche, d’inondation, de mouvement de terrain et de séisme[14] mais le Dicrim n’existe pas encore[16].
La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle : en 1994 et en 2008 pour des inondations et des coulées de boue, et en 1996 et en 1999 pour des glissements de terrain[13]. Les séismes les plus violemment ressentis sont ceux du 5 avril 1959 (épicentre à Saint-Paul-sur-Ubaye, intensité de 6,5 à Barcelonnette) et du 17 février 1947 (épicentre à Prazzo en Italie)[17].
Histoire [modifier]
Antiquité [modifier]
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La région était peuplé de Ligures depuis le premier millénaire avant J.-C. D'après Polybe, ils étaient « à peu près sauvages, se nourrissant du lait de leurs brebis et du produit de leur chasse, sans lois, sans industrie, vivant dans des cabanes informes, couvertes de chaume et de roseau, dispersées çà et là »[18].
Quelques siècles plus tard, l'arrivée des Celtes dans la région donna naissance à un peuple celto-ligure « très nombreux » selon Polybe, belliqueux mais néanmoins civilisé et commerçant, dont César vanta la bravoure : les Ésubiens[19],[20][réf. obsolète],[21][réf. obsolète]. L'ouvrage Histoire des Gaules place aussi les Ésubiens dans la vallée de l'Ubaye[22][réf. obsolète].
Le territoire de Barcelonnette, désormais romain, fut intégré à la civitas d’Embrun, intégrée à la Gaule narbonnaise[23]. En 36 après J.-C., Barcelonnette fut intégrée par Néron dans la province des Alpes-Maritimes[réf. nécessaire].
La principale ville antique de la vallée s’appelle civitas Rigomagensium[24], donc Rigomagus[25]. Elle est alors la capitale d’une civitas (subdivision de province)[24] jusqu’à la fin du IVe siècle avant d’être rattachée à Embrun[25]. Aucune monnaie romaine n’a toutefois été découverte dans le canton de Barcelonnette[26].
La ville médiévale [modifier]
La ville de Barcelonnette est fondée en 1231 par Raimond-Bérenger IV de Provence, comte de Provence. Selon Charles Rostaing, l’acte de fondation de la ville, et qui accorde des privilèges à la cité, est un ordre de reconstruction d’une ville détruite, Barcelone, mentionnée dès 1200 (villa Barcilona), et dont le nom serait formé de deux racines oronymiques (désignant une montagne) *BAR, et *CIN (que l’on retrouve dans Mont-Cenis). Selon Ernest Nègre, le nom est un diminutif de Barcelone, la ville d’Espagne[27],[28]. La ville est dotée d’un consulat dès 1240[29].
La ville a été disputée entre les comtes de Savoie et les comtes de Provence : en 1388, au moment du départ du comte de Provence Louis II d'Anjou pour reconquérir le royaume de Naples, le comte de Savoie Amédée VIII s'empare de la ville. Elle redevient un fief provençal en 1390, les d'Audiffret en sont seigneurs. Après Louis II, en 1417, la ville revient au duc de Savoie. Elle est reprise par le comte de Provence René d'Anjou en 1471. Elle est reprise par le duc de Savoie au début du XVIe siècle alors que depuis la mort de Charles V d'Anjou en 1481 le comté de Provence est réuni à la France[30].
M.-Z. Isnard signale que Bertrand et Guillaume Rodulphi étaient coseigneurs de Barcelonnette et de La Bréole en 1309[31].
La cité moderne [modifier]
Au moment de l'invasion de la Provence par les armées de Charles Quint, en 1536, François Ier envoie dans la vallée les 6 000 lansquenets du comte de Furstenberg pour la ruiner par une politique de terre brûlée. La ville et la vallée de l'Ubaye restent sous la souveraineté du roi de France jusqu'au second traité de Cateau-Cambrésis du 3 avril 1559.
Une partie « non négligeable » de ses habitants s'est, au XVIe siècle, convertie au protestantisme, et a été réprimée lors des guerres de religions[32].
En 1588, les troupes de Lesdiguières s'emparent de la ville et incendient l'église et le couvent au cours de ses combats contre le duc de Savoie. En 1600, après le traité de Vervins, le combat reprit entre Henri IV et le duc de Savoie. Lesdiguières reprit Barcelonnette jusqu'à la conclusion du traité de Lyon le 17 janvier 1601.
En 1628, pendant la guerre de succession de Mantoue, Jacques du Blé d'Uxelles voulant faire passer son armée en Italie pour aider le duc de Mantoue s'empare de Barcelonnette la pille et la brûle comme la plupart des villes de la vallée. La ville est reprise en 1630 par le duc de Savoie.
La ville est de nouveau prise en 1691 par les troupes du marquis de Vins pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg.
Dès 1614 et jusqu'en 1713, Barcelonnette est le siège de l'une des quatre préfectures du ressort du Sénat de Nice[33]. À cette époque, la communauté parvient à racheter la seigneurie, mise aux enchères par le duc de Savoie. Elle devient ainsi son propre seigneur, avec pouvoirs de justice[34]. En 1646, un collège est fondé à Barcelonnette[35].
La viguerie de Barcelonnette (comprenant aussi Saint-Martin et Entraunes) ont été rattachées à la France lors d'un échange de territoires avec la Savoie lors des traités d'Utrecht (1713). La ville est ensuite le siège d’une viguerie jusqu’à la Révolution[36]. Parmi les autres administrations présentes à la fin de l’Ancien Régime, un bureau de la poste royale est installé à Barcelonnette[37]. Un arrêt du conseil d'État du 25 décembre 1714 réunit Barcelonnette au gouvernement général de la Provence[réf. nécessaire].
La Révolution et l'Empire [modifier]
Barcelonnette est un des rares bourgs de Haute-Provence à accueillir une loge maçonnique avant la Révolution, et en accueille même deux :
- la loge Saint-Jean-d’Écosse des amis réunis affiliée à la loge Saint-Jean-d’Écosse de Marseille ;
- la loge Saint-Jean, affiliée à la loge Saint-Jean-de-Jérusalem d’Avignon (fondée en 1749)[38],[39].
En mars 1789, des émeutes dues à la crise frumentaire ont lieu[40].
La nouvelle de la prise de la Bastille est accueillie favorablement, cet événement annonçant la fin de l’arbitraire royal et, peut-être, des changements plus profonds dans l’organisation de la France. Immédiatement après l’arrivée de la nouvelle, un grand phénomène de peur collective s’empare de la France, par peur du complot des aristocrates désirant recouvrer leurs privilèges. Des rumeurs de troupes en armes dévastant tout sur son passage se propagent à grande vitesse, provoquant des prises d’armes, l’organisation de milices et des violences anti-nobiliaires. Cette Grande Peur, venant de Gap et appartenant au courant de la « peur du Mâconnais », atteint Barcelonnette et sa région le 31 juillet 1789 avant de se propager vers Digne[41].
L’agitation perdure dans la vallée : une nouvelle révolte éclate le 14 juin 1791[42], et la disette se déclare en avril 1792. La société patriotique de la commune fait partie des 21 premières créées dans les Basses-Alpes, au printemps 1792, par les envoyés de l’administration départementale[43]. Environ un tiers de la population masculine la fréquente[44]. L’agitation connaît un nouvel épisode violent en août 92. La ville est chef-lieu du district de Barcelonnette de 1790 à 1800.
La ville au XIXe siècle [modifier]
En décembre 1851, la ville abrite un mouvement de résistance républicaine au coup d’État du 2 décembre de Napoléon III. Quoique minoritaire, le mouvement se déclenche le dimanche 7 décembre, dès le lendemain du jour où la nouvelle du coup d’État arrive. Les autorités sont arrêtées, les gendarmes désarmés : tous sont conduits à la maison d'arrêt. Un comité de salut public est constitué le 8. Le 9, les habitants de Jausiers et des environs forment une colonne, sous la direction du conseiller général Brès et du maire, Signoret, de Saint-Paul. Celle-ci s’arrête cependant le 10 avant d’atteindre Barcelonnette, le curé de la sous-préfecture s’étant commis comme négociateur. Le 11, plusieurs fonctionnaires s’évadent et trouvent refuge à Largentière, au Piémont. L’arrivée de troupes le 16 décembre met fin à la résistance républicaine sans effusion de sang. Cinquante-sept insurgés sont jugés : il y a 38 condamnations à la déportation (mais de nombreux condamnés ont été graciés en avril).
Barcelonnette, fut entre 1850 et 1950, le creuset d'une forte émigration vers le Mexique. On trouve ainsi, aux abords de la ville, plusieurs maisons ou villas de « style colonial » érigées par des émigrants au Mexique, revenus au pays entre 1870 et 1930, fortune faite. Ces maisons furent construites à Barcelonnette et à Jausiers.
Du XXe siècle jusqu'à nos jours [modifier]
Pendant la Seconde Guerre mondiale, 26 juifs sont arrêtés à Barcelonnette avant d’être déportés[45]. La 89e compagnie de travailleurs étrangers, internant et soumettant au travail forcé des étrangers jugés indésirables par la Troisième République et par Vichy, a été établie à Barcelonnette[46],[47].
Le 11e bataillon de chasseurs alpins est en garnison à Barcelonnette de 1948 à 1990[48].
Héraldique [modifier]
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Blasonnement : |
Barcelonnette a été fondée en 1231 par le comte de Barcelone, qui était aussi comte de Provence, sous le nom de Raimond Bérenger V. La partie dextre du blason rappelle la maison de Barcelone. La partie senestre évoque saint Pierre, patron de l'église[49].
Organisation politique et administrative [modifier]
Maires [modifier]
Éducation [modifier]
Une école normale est créée à Barcelonnette en 1833 : elle y fonctionne jusqu’en 1888, lors de son transfert à Digne[55].
Le lycée André-Honnorat, succède au collège Saint-Maurice, rebaptisé d’après le nom du ministre de l’instruction André Honnorat en 1919. Désiré Arnaud (préfet), Pierre-Gilles de Gennes et Carole Merle en ont suivi les cours[56],[57].
Jusqu’à la Troisième République, les classes primaires sont installées dans des bâtiments qu’elles partagent avec d’autres activités : les garçons au collège Saint-Maurice, avec l’école normale de garçons, et les filles dans les locaux de l’hospice tenu par les sœurs Saint-Joseph[55].
Actuellement, trois écoles fonctionnent à Barcelonnette : une école maternelle et une école élémentaire publiques, et une école privée (sous contrat et dont les enseignants sont salariés de l’Éducation nationale)[58]. L’école primaire de l’avenue des Trois-Frères-Arnaud est construite en 1882-1883 pour accueillir les classes primaires de filles. Dès 1884, les classes de garçons sont installées au rez-de-chaussée, les filles occupant l’étage ; un cours complémentaire est ouvert pour les filles la même année, pour les garçons peu de temps après. En 1957, l’école compte 9 classes, dont deux de maternelle, et 10 en 1993. De 1963 à 1973 (création des CFA), les apprentis y suivent leurs cours[55].
En 2010, le collège André-Honnorat de Barcelonnette ouvre un internat dit « d’excellence », destiné aux élèves doués mais de condition sociale modeste. Cet internat est destiné à leur donner les meilleures conditions d’études[59],[60]. Il occupe les locaux du Quartier Craplet, ancienne garnison du 11e bataillon de chasseurs alpins puis du Centre d'instruction et d'entraînement au combat en montagne.
Politique environnementale [modifier]
Barcelonnette est classé une fleur au concours des villes et villages fleuris.
Jumelages [modifier]
Barcelonnette est jumelée avec :
Valle de Bravo (Mexique) depuis 2005
Économie [modifier]
Aperçu général [modifier]
En 2009, la population active s'élevait à 1291 personnes, dont 86 chômeurs[61] (177 fin 2011[62]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (80 %)[63] et travaillent majoritairement dans la commune (70 %)[63]. L'agriculture compte encore 10 établissements actifs, mais aucun salarié[64]. L'industrie et la construction emploient 11 % des actifs, et les services et l'administration, un peu moins de 90 %[64].
Le tissu économique est surtout composé de petites entreprises. Un grand nombre d'entreprises de Barcelonnette dépendent du tourisme. Au 1er janvier 2011, les établissements actifs dans la commune sont principalement des commerces et des services (1020 des 1145 établissements)[64].
Agriculture [modifier]
Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 10 établissements au sens de l’Insee[64].
Le nombre d’exploitations, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est tombé de 9 à 6 dans les années 2000[65], après une perte de quatre exploitations de 1988 à 2000[66]. Inversement, la surface agricole utile (SAU) a augmenté, passant de 642 à 861 ha de 1988 à 2000[66], et reste à ce niveau depuis[65]. L’essentiel de la surface est consacrée à l’élevage bovin, qui concerne 3 exploitations, les autres se tournant vers l’élevage ovin et la polyculture[65].
Industrie [modifier]
Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 67 établissements, employant 125 salariés[64].
Le tourisme soutient le secteur immobilier et de la construction[67] : la principale entreprise du secteur est la SACTP (Société alpine de construction et travaux publics), qui emploie 16 salariés[68].
La société Andélia, qui commercialise des bornes d'accueil publiques à grands écrans tactiles fonctionnant avec iOS, a reçu une Victoire de l'entreprise (décernée par le conseil général) en 2013[69].
Activités de service [modifier]
Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, service) comptait 383 établissements (avec 476 emplois salariés), auxquels s'ajoutent les 118 établissements du secteur administratif, sanitaire et social et d’enseignement, salariant 544 personnes[64].
D'après l'Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est importante pour la commune, avec entre 1 et 5 touristes accueillis pour un habitant[70], l'essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande[71]. Plusieurs structures d'hébergement à finalité touristique existent dans la commune :
- au moins 6 hôtels en 2007[72] (2 non-classés[73], 2 classés deux étoiles[74] et deux classés trois étoiles[75]). En 2012, il ne reste que 5 hôtels, trois classés deux étoiles, et deux classés trois étoiles, ayant au total une capacité d’accueil de 91 chambres[76] ;
- un camping deux étoiles[76] (au lieu de 2 en 2007[77]) et un autre classé trois étoiles, d’une capacité totale de 178 emplacements[78] ;
- plusieurs meublés[79],[80] ;
- des chambres d’hôtes[81] ;
- plusieurs hébergements collectifs, dont un gîte[82].
Enfin, les résidences secondaires apportent un important complément dans la capacité d'accueil, avec 1500 logements[83] (près la moitié des logements de la commune sont des résidences secondaires[78]).
En 2007, le nombre total de logements est de 3 160 avec près de 39 % de ménages propriétaires de leur résidence principale en 2007[84]. Ces logements se décomposent en 30 % de maisons individuelles et 65 % d'appartements. Presque 50 % de ces logements sont des résidences secondaires (y compris les logements occasionnels), 43 % des résidences principales et 8,6 % des logements sont vacants. Le prix moyen de l'immobilier neuf et ancien s'établit autour de 3 197 € le m². Le prix moyen a diminué ces dernières années et s'est rapproché de 2651 € ou entre 1880 à 2250 €[pas clair][85] le mètre carré en septembre 2010. Coté location, le mètre carré est de 12,22 € par mois. La Place Manuel est le quartier le plus prisé de la ville.
Population [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 1471, la communauté de Barcelonnette (qui comprenait plusieurs paroisses des alentours) comprenait 421 feux. En 1765, elle comptait 6674 habitants[29]. Les migrations jusqu'à la Grande Guerre, notamment au Mexique, ont une impact sur la ville. Selon le recensement de la population 2007, Barcelonnette compte près de 2 766 (population municipale) ou 2 939 (population totale)[90] répartis sur 16,42 km². La ville se caractérise par une faible densité de population. Entre 1999 et 2007, le taux de croissance annuel moyen était de -0,1 %[91] alors qu'il était de -0,6 %en 1990 à 1999[92]. En effet, en 2009, on y a compté 20 naissances domiciliées pour 46 décès domiciliés[91].
Sports d'hiver [modifier]
La station de Pra Loup est à 7 kilomètres de Barcelonnette, celle du Sauze à 5 km. Saint-Anne - La Condamine est une petite station agréable et moins touristique que les deux autres.
Lieux et monuments [modifier]
Les remparts n’ont laissé leur trace que dans le tracé des rues du centre-ville[93].
Architecture civile [modifier]
La mairie est construite dans les années 1930, après destruction de la chapelle Saint-Maurice (en juillet 1934[94]). Son fronton provient lui de l’ancien couvent des dominicains, classé en 1988[95].
Bien que l’architecture des maisons anciennes soit archaïque, elles ne datent pour les plus anciennes que du XVIIIe siècle, la ville ayant été reconstruite après l’incendie de 1628.
L’ancienne gendarmerie, place Manuel, construite pour abriter la sous-préfecture en 1825, et actuellement transformée en logements, est de style néo-classique. Sa façade, qui occupe tout un côté de la place, est percée de portes en plein cintre. Les pierres à bossages animent la façade[96]. La place Manuel est nommée en honneur de l’homme politique de la Restauration, Jacques-Antoine Manuel ; la fontaine qui en occupe le centre porte son portrait sculpté par David d'Angers[97].
L’ancien hôpital date de 1717[98].
La sous-préfecture est installée depuis 1978 dans une des villas des Mexicains, la Villa l’Ubayette, construite en 1901-1903.
Villas des Mexicains [modifier]
De nombreuses maisons construites par les Barcelonnettes revenus du Mexique sont classées monument historique.
Art religieux [modifier]
L’église paroissiale Saint-Pierre-ès-liens est construite au Moyen Âge, mais détruite par le grand incendie de 1628. Elle est reconstruite, trop vite, en 1634-1638, puis rebâtie en 1643-1644. Celle-ci est à nouveau démolie, en 1926-1927, pour laisser la place à l’église actuelle, commencée en 1923. Son clocher date de la reconstruction du XVIIe siècle. En 1653, il est augmenté d’un étage pour loger les cloches. Il est orné de baies géminées, de pyramidions et de gargouilles, et surmonté en 1860 d’un campanile en fer forgé portant une statue de vierge en métal doré[99].
Plusieurs tombes du cimetière sont signalées par Raymond Collier pour leur décor remarquable[100].
Église Saint-Pons [modifier]
L’église Saint-Pons comporte deux porches (sud et ouest), tous les deux abondamment illustrés, compte tenu de la pauvreté des décors en style roman alpin.
L’église est décorée d’un tableau de Saint Sébastien (XVIIe siècle[101]), d’un Saint Pons et la Sainte Famille, classé.
La chaire est ornée de nombreux personnages (classée[102]).
L’autel et le retable Saint-Joseph sont classés[102].
Les vitraux sont contemporains de la dernière construction. Vifs et colorés, ils représentent le Christ et sa mère (chœur), et les saints, dont saint Jean de Matha dans la nef[103].
La tour Cardinalis [modifier]
La tour Cardinalis[104] ou tour de l'horloge, haute de quarante deux mètres[105], est un des plus beaux clochers du département, selon Raymond Collier.
C’est une tour carrée, construite en 1316 selon la DRAC (ou après 1378 d'après Luc Thévenon car un acte signale que le terrain de la tour est nu à cette date), ouverte de baies géminées, surmontée d’une pyramide de tuf, encadrée de quatre pyramidions. Elle est construite comme clocher du couvent des dominicains.
Le couvent a été bâti grâce un legs d'Hugues de Saint-Cher, fait cardinal n 1244 avant le Ier concile de Lyon, mort en 1263, avec l'appui de Raimond III de Medullion (ou Raimond de Mevolhon), archevêque d'Embrun, qui étaient tous les deux dominicains.
En très mauvais état après les guerres du début du XVIIe siècle, elle est rapidement reconstruite. Le parement de pierres de taille de la partie inférieure date du XIXe. Des gargouilles ornent ses angles[106]. Elle est classée monument historique[107].
Musée [modifier]
Le Musée de la Vallée expose en différentes salles les objets qui ont marqué la vie des habitants de la vallée. Objets usuels, objets rapportés du Mexique ou objets religieux, il abrite entre autres l’autel et le retable de la chapelle Saint-Maurice, détruite pour la construction de la mairie en 1934, avec les portraits des douze apôtres[108], datant du XVIIe siècle et classés[109],[109].
Divers [modifier]
- La Sapinière
- La place Manuel
Parmi les cadrans solaires de la ville, les plus anciens sont :
- sur la maison Paul Reynaud, un cadran de 1739, avec la légende « ora ne te fallat hora », (en latin : prie pour que l’heure ne te surprenne pas) ;
- rue Honorat, un cadran de 1752 ;
Parmi les plus récents, on peut noter :
- un cadran très complexe, de 1991, rue Jules Béraud ;
- un cadran sur la façade du collège, avec la légende « Je suis à l’heure... et toi ? »
Dans les écarts, les cadrans suivants sont remarquables :
- à l’adret, un cadran orné de deux canards ;
- à Enchastrayes, l’auberge de la Rente (1609), porte un cadran à légende en patois « Gavot l’es pas qu vouo »[110].
Personnalités liées à la commune [modifier]
Scientifiques [modifier]
- Pierre-Gilles de Gennes, (1932 - 2007), physicien français, prix Nobel de physique 1991, a passé son enfance à Barcelonnette.
- Jean-Louis Rebattu, 1883-1954, né à Barcelonnette, médecin des hôpitaux, titulaire de la chaire d’ORL à la Faculté de médecine de Lyon[Quand ?]
Politiques, militaires [modifier]
- Pierre Jacques Dherbez-Latour (1735-1809), premier consul de Barcelonnette et député à l'Assemblée Législative
- Jacques Manuel (1775-1827), député libéral sous la Restauration
- Paul Reynaud (1878-1966), homme politique de centre-droit, chef du gouvernement sous la IIIe république
- Daniel Spagnou (1940- ), homme politique français. Député UMP des Alpes-de-Haute-Provence
- Bruno Dary (1952- ), général commandant la Légion étrangère, puis Gouverneur militaire de Paris. Général d'armée.
- Jacques Pascalis (1793-1872), né à Barcelonnette, député du Var sous la Monarchie de Juillet
- Jacques-Antoine Manuel (1775-1827), né à Barcelonnette, député des Basses-Alpes et de la Vendée, bonapartiste
Sportifs [modifier]
- François Arnaud (alpiniste), alpiniste et homme politique français né en 1843 à Barcelonnette.
- Honoré Bonnet, né en 1919 à Barcelonnettte, skieur.
- Patrick Edlinger, suivit les cours de l'école primaire[55].
Artistes, artisans [modifier]
- Pierre Aucaigne, humoriste en Belgique.
- Pierre Bottero, né en 1964 à Barcelonnette, écrivain.
- René Fontaine (né en 1946) : maître chocolatier, Meilleur ouvrier de France en 1976.
- Germaine Watton de Ferry (1885 - 1956) : poétesse, suivit les cours de l'école primaire[55].
Particularités [modifier]
- Un certain nombre d'habitants de Barcelonnette ont émigré au Mexique, c'est ainsi qu'une plaque commémorative évoque la mort de 10 citoyens mexicains, venus s'engager durant la Première Guerre mondiale.
- Barcelonnette est dotée d'un Consulat honoraire du Mexique[111].
- Tous les étés depuis 1994 a lieu à Barcelonnette le Festival du Jazz dirigé par Stéphane Kochoyan[112].
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Vallée de l'Ubaye
- Liste des communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Liste des anciennes communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Armorial des communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Lycée André-Honnorat de Barcelonnette
Liens externes [modifier]
- Barcelonnette, site édité par l'office de tourisme et la mairie de Barcelonnette.
- Barcelonnette sur le site de l'Institut géographique national
- Barcelonnette sur le site de l'Insee
- Le Langage de la Vallée de Barcelonnette
- Inventaire des Villas mexicaines
Sources [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p.
- Georges Mantoy, « Le soulèvement de décembre 1851 à Barcelonnette », in Chroniques de Haute-Provence, Bulletin de la Société scientifique littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 304, 1987, p 109-116
Notes [modifier]
- Office de tourisme de Barcelonnette, Accès en voiture (été-hiver), consulté le 15 avril 2013
- Jacques Levainville, « La vallée de Barcelonnette ». In: Annales de Géographie. 1907, t. 16, n°87. pp. 223-244. doi : 10.3406/geo.1907.6924
- « Au cœur des Alpes « sèches », www.mercantour.eu
- Aristide Frézard,Stanislas Frézard « Chronique forestière », dans la Revue des eaux et forêts ; Annales forestières, Année 1868, Volume 7, voir p 178
- « Alpes-de-Haute-Provence », www.laprovence.com, 19 juin 2007.
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, pp. 1693-1694.
- Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 18
- François Arnaud, Gabriel Maurin, Le langage de la vallée de Barcelonnette, Paris : Champion, 1920 - Réédité en 1973, Marseille : Laffitte Reprints
- Jean-Rémy Fortoul, Ubaye, la mémoire de mon pays : les gens, les bêtes, les choses, le temps, Barcelonnette : Sabença de la Valeia/Mane : Alpes de Lumière, 1995. 247 p., ISBN 2-908103-17-6 ; ISBN 2-906162-28-0
- Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France, Volume 1, Jean-Joseph Expilly, Chez Desaint & Saillant, 1763
- Chapter 2: Colonia Julia Augusta Faventia Paterna Barcino, Romans at Mons Taber, Mairie de Barcelona
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
- Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 8 juillet 2011, consultée le 30 juin 2012
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 95
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
- Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 30 juin 2011
- BRGM, « Epicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Barcelonnette », Sisfrance, consulté le 30 juin 2012
- Vallis Montium : Histoire de la vallée de Barcelonnette, p.11
- Vallis Montium : Histoire de la vallée de Barcelonnette, p. 12 et p. 15
- D.-J.-M. Henry, Recherche sur la géographie ancienne et les antiquités du département des Basses-Alpes, Digne, Guichard, 1842, p. 30, le col de la Magdeleine étant l'ancien nom du col de Larche, Colle della Maddalena en italien
- Étienne Garcin, Dictionnaire historique et topographique de la Provence ancienne et moderne, Draguignan, 1835, p. 115
- Histoire des Gaules, et des conquêtes des Gaulois depuis leur origine jusqu'à la fondation de la Monarchie française, 1754
- Vallis Montium : Histoire de la vallée de Barcelonnette, p.16
- Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 15
- Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22
- Raymond Collier, op. cit., p 37
- Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p 91
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume III : Formations dialectales (suite) ; formations françaises § 30208
- Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 163
- Aristide Guilbert, Histoire des Villes de France, tome premier, p. 674-676, Paris, 1844
- Isnard, Etat documentaire, p.68
- Gabriel Audisio et Jean Jalla, Les protestants de la vallée de Barcelonnette, édition augmentée et mise à jour de la brochure Les Vaudois à Barcelonnette
- Histoire d'Allos : la préfecture de Barcelonnette
- Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008. Collection Folio, ISBN 978-2-07-035971-4, p. 311
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Histoire de l'Arrondissement de Barcelonnette », Préfecture des Alpes de Haute-Provence, consulté le 23 juin 2012
- La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 107
- Émile Lauga, La poste dans les Basses-Alpes, ou l’histoire du courrier de l’Antiquité à l’aube du XXe siècle, Digne-les-Bains, Éditions de Haute-Provence, 1994, ISBN 2-909800-64-4, p. 58
- Robert-Henri Bautier, « Les loges maçonniques (seconde moitié du XVIIIe siècle) », cartes 120 et 121 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
- Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 292
- La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 11
- Michel Vovelle, « Les troubles de Provence en 1789 », carte 154 et commentaire, in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
- Annales, p 15
- Alphand, p 296-301
- Alphand, op. cit., p 320
- AJPN, « Département des Alpes-de-Haute-Provence en 1939-1945 », Anonymes, Justes et Persécutés durant la période nazie dans les communes de France, consulté le 25 mai 2012
- AJPN, « 89e CTE », Anonymes, Justes et Persécutés durant la période nazie dans les communes de France, consulté le 27 mai 2012
- Josette Lesueur, Gérard Lesueur, Les travailleurs espagnols en Ubaye, 1939-1940, Barcelonnette, Sabença de la Valeia, 2010, collection « Cahiers de la Vallée », ISBN 2-908103-54-0, p. 11
- Conseil général des AHP, « Un second souffle pour l’Ubaye ? », Le Magazine du conseil général, no 70 juin 2009, p 6
- GASO - la banque du blason
- Alliance réseaux, Hommes célèbres de Barcelonnette, consulté le 21 septembre 2010
- Jean Chabre est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Jacques Chirac (RPR) à l’élection présidentielle de 1988, cf Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1988, page 4790, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
- Jean Chabre est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Nicolas Sarkozy (UMP) à l’élection présidentielle de 2007, cf Parrainages élection présidentielle 2007, consulté le 28 juillet 2010
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, D’Aiglun à Braux (liste 1), consulté le 6 mars 2013
- Delphine Chayet, « Les enveloppes, des "gouttes d’eau selon les maires" », Le Figaro, publié le 11 septembre 2008, mis à jour le 10 septembre 2008, consulté le 4 juillet 2012
- Th. L., « École primaire », in Renaud Alberny, Denis-Armand Canal, Thomas Laurenceau, Dominique Voisin, Les Écoles de la République, Niort : Eclectis, 1993. ISBN 2-908975-15-7, 440 p., p. 17
- Renaud Alberny et al., op. cit., p. 19
- Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des lycées publics, publiée le 6 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
- Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Sisteron-Sud, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
- Académie d’Aix-Marseille, Installation des 46 premiers internes dans le premier internat d’excellence de l’Académie à Barcelonnette, publié le 3 septembre 2010, consulté le 21 septembre 2010
- Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des collèges publics, publiée le 6 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
- Insee, Dossier local - Commune : , p. 5
- Insee, Dossier local, p. 8
- Insee, Dossier local, p. 7
- Insee, Dossier local, p. 17
- Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio)
- Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio)
- Claude Comet, « Montagne : vivre du tourisme ou de l’immobilier ? », Rue89, publié le 20 mars 2012, consulté le 24 septembre 2012
- Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, S.A.C.T.P., consultée le 21 septembre 2012
- « Des entreprises à l'honneur », Alpes-de-Haute-Provence, no 109, janvier 2013, p. 10
- Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6
- Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 7
- Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 11
- Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 13
- Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 16
- Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 17
- Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio)
- Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 25
- Insee, Dossier local, op. cit., p. 18
- Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 32
- Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 36
- Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 38
- Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 30
- Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 44
- http://www.statistiques-locales.insee.fr/Fiches/RS/DEP/04/COM/RS_COM04019.pdf www.statistiques-locales.insee.fr
- Cf. Meilleursagents.com
- EHESS, notice communale de Barcelonnette sur la base de données Cassini, consultée le 21 juillet 2009
- Résultats du recensement de la population - Barcelonnette, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2010 en vigueur le 1er janvier 2013, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2013.
- 04019-Barcelonnette, insee.fr
- http://www.statistiques-locales.insee.fr/Fiches/RS/DEP/04/COM/RS_COM04019.pdf
- http://www.statistiques-locales.insee.fr/Fiches/DL/DEP/04/COM/DL_COM04019.pdf
- Raymond Collier, op. cit., p 298
- Raymond Collier, op. cit., p 212
- Arrêté du 30 décembre 1988, Notice no PM04000759, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 25 octobre 2008
- Raymond Collier, op. cit., p 393-394
- Raymond Collier, op. cit., p 533
- Raymond Collier, op. cit., p 434
- Raymond Collier, op. cit., p 193 et 392-393
- Raymond Collier, op. cit., p 447
- Raymond Collier, op. cit., p 479
- Arrêté du 11 janvier 1977, Notice no PM04000025, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 27 octobre 2008
- Raymond Collier, op. cit., p 527
- Luc Thévenon, L'art du Moyen Âge dans les Alpes méridionales, p. 70, Éditions Serre, Nice, 1983 (ISBN 2-86410-047-9)
- Service culture et patrimoine de Barcelonnette, Culture et patrimoine, Barcelonnette, 2007, en ligne www.ubaye.com, p. 16. Consultée le 28 octobre 2008
- Raymond Collier, op. cit., p 192-193
- Arrêté du 31 mai 1907, Notice no PA00080353, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 25 octobre 2008
- Raymond Collier, op. cit., p 471
- Arrêté du 13 novembre 1934, Notice no PM04000023, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 27 octobre 2008
- Jean-Marie Homet et Franck Rozet, Cadrans solaires des Alpes-de-Haute-Provence, Édisud, Aix-en-Provence, 2002, ISBN 2-7449-0309-4 , p 62-66
- Ambassade du Mexique en France : Présence du Mexique en France
- festival des enfants du jazz
