Gare de Nice-Ville

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Nice-Ville
Image illustrative de l'article Gare de Nice-Ville
Les travaux devant la gare en août 2013.
Localisation
Pays France
Ville Nice
Quartier Thiers
Adresse Avenue Thiers
06008 Nice
Coordonnées géographiques 43° 42′ 18″ N 7° 15′ 43″ E / 43.705005, 7.26192943° 42′ 18″ Nord 7° 15′ 43″ Est / 43.705005, 7.261929  
Gestion et exploitation
Propriétaire RFF / SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV
Intercités
TER Provence-Alpes-Côte d'Azur
Service auto-train
Thello
Caractéristiques
Ligne(s) Marseille-Saint-Charles à Vintimille
Nice à Breil sur Roya
Voies 7 (+ voies de service)
Quais 4 (centraux)
Transit annuel 8 millions[1] (2008)
Altitude 16 m
Historique
Mise en service 18 octobre 1864
Ouverture 1867
(Bâtiment voyageurs)
Architecte Louis-Jules Bouchot
Correspondances
Bus et Tramway Voir Intermodalité

Géolocalisation sur la carte : France

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Nice-Ville

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Nice-Ville

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(Voir situation sur carte : Nice)
Nice-Ville

La gare de Nice-Ville (localement nommée gare Thiers) est une gare ferroviaire française de la ligne de Marseille-Saint-Charles à Vintimille (frontière), située dans le quartier Thiers à proximité du centre ville de Nice, préfecture du département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). C'est la principale gare de la ville.

Elle est mise en service en 1865 par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) et devient en 1928 une gare de bifurcation avec l'ouverture de la Ligne de Nice à Breil-sur-Roya.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains grandes lignes TGV, Intercités et par des trains régionaux TER Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 16 mètres d'altitude, la gare de bifurcation de Nice-Ville est située au point kilométrique (PK) 224,114 de la ligne de Marseille-Saint-Charles à Vintimille (frontière), entre les gares de Nice-Saint-Augustin et de Nice-Riquier[2],[3].

Elle est également l'origine, au PK 0,000, de la ligne de Nice à Breil-sur-Roya avant la gare de Nice-Saint-Roch[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

La « station de Nice » est mise en service le 18 octobre 1864 par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la section entre Cagnes et Nice, terminus de sa ligne depuis Toulon. La voie contourne la ville pour atteindre, au nord, la gare en cours de construction, il reste a terminer les terrassements nécessaires pour l'ensemble des installations et la construction des bâtiments. Les premières circulations de la gare provisoire sont de cinq omnibus quotidiens sur la relation avec Marseille, deux de ces trains sont en provenance de Marseille et trois s'y rendent[5].

La gare d'après un dessin du projet de l'architecte.

En 1867, l'inauguration du bâtiment voyageurs se fait pratiquement dans un paysage en rase campagne. Son style dit Louis XIII s’inspire des édifices publics de la ville de Paris, ce type d’architecture impose une image très parisienne au paysage méridional niçois et symbolise également le rattachement de Nice à la capitale impériale[6].

À l’origine, elle est conçue par l'architecte Louis-Jules Bouchot qui compose deux bâtiments parallèles réunis par une charpente métallique recouverte d’une verrière au-dessous de laquelle circulent trois voies ferrées. La façade principale en briques rouges et pierres de taille est coiffée d’un pavillon central orné d’une grande horloge. À l'intérieur, le vaste vestibule est revêtu de boiseries de chêne. Son plafond est doté d’une coupole richement décorée.

La gare de Nice devient une gare de passage le 19 octobre 1868, lors de l'ouverture de la section de Nice à Monaco, de la ligne de Nice à la frontière d'Italie[7].

En 1898, une voie de raccordement est établie avec la gare du Sud des Chemins de fer de Provence[8].

La gare au début des années 1900.

En 1924, le bâtiment annexe abritant le buffet et différents services est démoli. On construit une deuxième halle plus petite. Le peintre Eugène-Baptiste Emile Dauphin, réalise la décoration picturale du Buffet de la Gare.

Elle devient une gare de bifurcation à la fin du mois d'octobre 1928, lorsque que la compagnie du PLM ouvre à l'exploitation la ligne de Nice à Breil-sur-Roya. Lors des travaux, le tablier métallique du pont[9] de l’avenue de la Gare est élargi pour prendre son aspect actuel[10].

En 1931, un tunnel de quarante-trois mètres de long et de quatre mètres de large, creusé sous l’avenue Thiers, permet d’acheminer directement et en toute sécurité les sacs postaux depuis la gare jusqu’aux services du nouvel Hôtel des Postes[11] et en 1935 un auvent est ajouté sur la façade.

En 1968, le bâtiment intérieur fait l'objet de travaux de modernisation[12], à cette occasion, la décoration des boiseries est démontée et la coupole habillée de faux plafonds.

Le 14 décembre 2008, a lieu la mise en place de l'horaire cadencé sur les lignes de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le 13 décembre 2009, sont supprimés les derniers EuroCity Nice - Milan (devenus des Vintimille-Milan).

Des travaux d’aménagement commenceront à partir de 2013 jusqu’en 2017. Ces travaux permettront de rénover l’entrée de la gare (avec la mise en place de Vélo Bleu et des Auto Bleue) ainsi que de faciliter l’accès piéton jusqu’à la station Gare Thiers de la ligne 1 du tramway[13],[14].

En 2014, c'est une gare voyageur d'intérêt national (catégorie A : la fréquentation des services nationaux et internationaux de voyageurs est supérieure ou égale à 25 000 voyageurs/an de 2010 à 2011), qui dispose de quatre quais centraux accessibles aux personnes à mobilité réduite (le quai A-Y d'une longueur utile : de 448 m pour la voie A, de 133 m pour la voie Y et de 48 m pour une voie de service ; le quai B-C d'une longueur utile : de 445 m pour la voie B et de la même longueur pour la voie C ; e quai D-E d'une longueur utile : de 445 m pour la voie D et de la même longueur pour la voie E ; et le quai F-G d'une longueur utile : de 445 m pour la voie F et de la même longueur pour la voie G), deux souterrain et une grande halle aux voyageurs (GHV)[15].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichets, ouvert tous les jours. Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport[16]. La gare propose divers services, notamment : dans le hall central on trouve une salle d'attente, une consigne pour les bagages et un guichet pour les objets trouvés et sur le parvis on accède à un espace de vente pour les TER, le service auto-train, une boutique de restauration et un espace de location de véhicules[17].

Deux souterrains permettent la traversée des voies et l'accès aux quais protégés sous une grande halle[15].

Desserte[modifier | modifier le code]

Internationale[modifier | modifier le code]

train le Riviera-Express Nice-Moscou à quai
Le Riviera-Express Nice-Moscou

Au départ de Vintimille (reliée à Nice par 40 trains quotidiens), des correspondances permettent d'accéder aux principales villes d'Italie. Deux trains directs circulaient de Nice à Turin via Coni jusqu'en 2009 mais il faut actuellement changer à Breil-sur-Roya ou à Vintimille. Thello assure à partir du 14 décembre 2014 des liaisons de jour de Marseille vers Gênes et Milan[18]. Toutefois, le train de nuit Nice-Rome et Venise, vivement regretté, a été définitivement supprimé, ainsi que le rapide de jour Nice-Bâle.

Depuis le 23 septembre 2010, Nice est reliée directement à Moscou par le Riviera Express, via Vienne, Varsovie et Minsk[19].

Nice est également reliée directement à Genève ainsi qu'à Bruxelles (correspondance Amsterdam) par TGV, avec connexion Eurostar en gare de Lille-Europe vers Londres, et à Luxembourg (correspondance Allemagne) et Irun (correspondance Madrid) par Trains-couchettes Intercités.

À partir de mars 2012, nouvelles relations vers l'Allemagne, en correspondance, depuis Nice, avec le TGV Marseille-Francfort.

Nationale par TGV[modifier | modifier le code]

Nice est reliée, par plusieurs TGV directs, à la capitale, Paris (meilleur temps : 5 heures et demie de trajet), mais aussi à Lyon (4 h 20), à Lille (7 h 15), à Dijon (6 h 10) et à Metz (9 h 15). Ils desservent au passage les gares de Toulon, Saint-Raphaël, Cannes, Antibes et parfois Les Arcs et Marseille-Saint-Charles.

Dans cette dernière gare, la correspondance est possible vers de nombreuses directions (Rennes, Nantes, Le Havre, Strasbourg, Briançon…). En gare de Valence-TGV la correspondance est possible vers Grenoble, Chambéry ou Annecy.

Nationale par Intercités[modifier | modifier le code]

quai et train corail sous la halle
Train corail sous la halle

Le regretté Train bleu, avec voitures-lits, ne circule plus depuis décembre 2007, tandis que de nombreuses liaisons nocturnes, partiellement remplacées par des TGV, ont disparu. Toutefois, Nice demeure desservie par les trains-couchettes Intercités :

Si les relations nocturnes Bruxelles-Nice, Lille-Nice et Genève-Nice ont été remplacées par des services diurnes en TGV, les trains de nuit Reims-Nice et Nantes-Nice ont été récemment supprimés sans contrepartie. Depuis septembre 2005, la ligne Bordeaux - Nice est desservie par les confortables trains Téoz, devenus Intercités. Les deux allers-retours quotidiens desservent les grandes métropoles du sud de la France : Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Marseille, puis la Côte d'azur.

Régionale et locale par TER[modifier | modifier le code]

Il faut compter environ h 30 pour aller à Marseille, h 30 pour Toulon, h 10 pour Grasse, 30 min pour se rendre à Cannes, 50 min à Vintimille, et h pour rejoindre Breil-sur-Roya.

Service Auto-Train[modifier | modifier le code]

Nice propose un service Auto-Train vers Paris, quotidiennement en saison, environ tous les deux jours hors saison, avec emprunt, au choix, du TGV ou du Train-couchettes Intercités (ex-Lunéa).

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parc pour les vélos et un parking pour les véhicules y sont aménagés[17].

La gare de Nice Ville est desservie par le réseau de la Communauté urbaine Nice Côte d'Azur : Ligne d'Azur 4, 12, 17, 23, 30, 64, 71, 75, T75, 99, N3, N4 et N5. La première ligne de tramway (Las Planas - Pont Michel) s'arrête à la station Gare Thiers à 200 m de la gare. Les bus urbains numéros 4 (Las Planas - Pasteur), 12 (Vittone - Gare), 17 (Cimiez - Pessicart), 23 (Centre Administratif - Vallon des Fleurs) et 30 (Riquier - Gare) s'arrêtent sur la parvis de la gare. Des bus desservant les collines s'y arrêtent également. La gare de Nice est aussi desservie par une navette express pour se rendre à l'aéroport (bus 99).

Autres gares de Nice[modifier | modifier le code]

Dépôt de Nice Saint-Roch[modifier | modifier le code]

Nice avait autrefois un important dépôt de locomotives, regroupant à l'origine des locomotives à vapeur (141R), puis des locomotives diesel (BB 63000 et BB 67000). Aujourd'hui, il n'y a plus qu'un dépôt-relais abritant des locomotives (BB 22200) et automotrices électriques (TER 2N) ainsi que des autorails (AGC) de passage.

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Gare contemporaine, annexes p. 10, Francoise Keller 2009
  2. Douté, 2011 : [930/3] St-Raphael - Nice, p. 198
  3. Douté, 2011 : [930/4] Nice - Ventimiglia (Italie), p. 199
  4. Douté, 2011 : [945] Nice - Breil, p. 204
  5. Palau, 2004 : 7.15 Vence Cagnes-Nice, 18 octobre 1864, p. 28
  6. Michel Steve, La Métaphore Méditerranéenne: L'architecture sur la Riviera de 1860 à 1914, Éditions Demaistre, 1996, p.  I45 (ISBN 2-84194-003-9)
  7. Palau, 2004 : 11.11 Nice-Monaco, 19 octobre 1868, p. 155
  8. Le Petit Niçois du 29 octobre 1898
  9. Aujourd'hui, il passe au-dessus du passage Max Verola.
  10. Le Petit Niçois du 12 août 1908
  11. Le Petit Niçois 15 septembre 1931
  12. La modernisation des bâtiments à voyageurs de Cannes, Nice-Ville et Menton, Charles Trédé, Revue générale des chemins de fer, octobre 1973, p. 573-584
  13. « Un nouveau parvis en 2013 pour la gare SNCF Nice-Ville », sur http://www.nicematin.com/, Nice-Matin,‎ 13 avril 2012 (consulté le 14 avril 2012)
  14. [vidéo] « Aménagement de la gare Nice-Thiers », sur http://video.nice.fr/,‎ 12 avril 2012
  15. a et b SNCF, « Document de référence des gares de voyageurs révisé pour l'horaire de service 2014 : Version 6 au 9 mars 2014 » [PDF], sur Réseau ferré de France,‎ 2013 (consulté le 2 novembre 2014).
  16. SNCF, « Services & Gares / Gare Nice-Ville », sur http://www.ter.sncf.com/,‎ 2014 (consulté le 2 novembre 2014).
  17. a et b Gares & Connexions, « En direct de Nice Ville », sur http://www.gares-en-mouvement.com/,‎ 2014 (consulté le 2 novembre 2014).
  18. https://www.thello.com/Marseille-Milan/Horaires/index.html
  19. Site businesstravel.fr, Train Nice-Moscou: un beau succès avec 2 000 voyageurs depuis septembre 2010, article du 18 avril 2011 lire (consulté le 13 juillet 2011).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François et Maguy Palau, Le rail en France : Le Second Empire, t. 3 (1864-1870), Palau,‎ 2004, 239 p. (ISBN 2-950-9421-3-X).
  • Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 601 à 990, vol. 2, La Vie du Rail,‎ 2011, 239 p. (ISBN 978-2-918758-44-0).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Marseille-Saint-Charles Antibes Thello Monaco-Monte-Carlo Milan-Centrale
Terminus Terminus EuroCity Vintimille Moscou-Biélorussie
Paris-Lyon Antibes-Ville TGV Terminus
ou Monaco-Monte-Carlo
Terminus
ou Vintimille
Lille-Europe
ou Bruxelles-Midi
ou Metz-Ville
ou Dijon Ville
Antibes-Ville TGV Terminus Terminus
Genève-Cornavin Antibes-Ville TGV Lyria Terminus Terminus
Paris-Austerlitz
ou Bordeaux-Saint-Jean
ou Toulouse-Matabiau
ou Hendaye
ou Strasbourg
Antibes-Ville Intercités Terminus Terminus
Les Arcs - Draguignan
ou Grasse
Nice-Saint-Augustin TER PACA Nice-Riquier Vintimille
Marseille Saint-Charles Antibes-Ville TER PACA Terminus Terminus
Terminus Terminus TER PACA Nice-Saint-Roch Breil-sur-Roya
ou Drap-Cantaron
ou Tende