Draguignan

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Draguignan
Couvent et Chapelle des Minimes
Couvent et Chapelle des Minimes
Blason de Draguignan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var (sous-préfecture)
Arrondissement Draguignan (chef-lieu)
Canton Draguignan (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération dracénoise
Maire
Mandat
Richard Strambio
2014-2020
Code postal 83300
Code commune 83050
Démographie
Gentilé Dracénoise, Dracénois
Population
municipale
37 501 hab. (2011)
Densité 698 hab./km2
Population
aire urbaine
102 590 hab. (2014)
Géographie
Coordonnées 43° 32′ 25″ N 6° 28′ 00″ E / 43.54027778, 6.46666667 ()43° 32′ 25″ Nord 6° 28′ 00″ Est / 43.54027778, 6.46666667 ()  
Altitude Min. 153 m – Max. 603 m
Superficie 53,7 km2
Localisation

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Draguignan
Liens
Site web http://www.ville-draguignan.fr

Draguignan est une ville sous-préfecture du département du Var (région Provence-Alpes-Côte d'Azur). Ses habitants sont appelés les Dracénois.

Elle a été le siège de la préfecture varoise de 1800 à 1974 ; elle s'est proclamée « Capitale de l'artillerie » et « Porte du Verdon ».


Sommaire

Aspects géographiques, climatiques et géologiques[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située sur de verdoyants coteaux à environ 200 m d'altitude. Elle est préservée des brusques rafales du mistral par le Malmont qui culmine à 551 m d'altitude. Elle se trouve à la limite du Haut-Var.

Article connexe : Malmont.

La principale rivière qui la traverse est la Nartuby, affluent de l'Argens. La Nartuby, rivière à truites, s'assèche en été à partir du hameau de Rebouillon.

La commune de Draguignan, qui s'étend sur 5 375 hectares environ, est située dans un large vallon d'orientation NO-SE, qui mesure environ 2 km de large.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Var.

Le climat de la ville correspond aux conditions normales du climat méditerranéen, les nuits de gels étant peu nombreuses (une dizaine par an, mais les journées sans dégel sont quasi inexistantes), faibles (le minimum annuel se situe aux alentours de -5, -6 °C) et brèves. Ainsi les hivers sont doux et humides, et les étés chauds et secs, car la ville est protégée des vents par le Malmont et le massif occidental des Selves. Durant l'été les précipitations sont extrêmement faibles ; à l'inverse, l'automne est une période soumise à des pluies fréquentes.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Draguignan 2 714 734 1 29 1
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Relevé météorologique de Draguignan (Normales 1975-2005 et Records)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5,2 5,7 6,9 9,8 13,4 16,9 22,4 22,1 17,4 9,6 8,3 5,5 11,5
Température maximale moyenne (°C) 11,6 13 14,1 15,4 19,6 24,1 28,1 28,7 24,9 15,2 14,8 11,9 18,8
Record de froid (°C) -11,8 -8,8 -6,3 5,1 6,2 9,3 14,5 16,1 4,7 3,8 -1,2 -9,6 -9,5
Record de chaleur (°C) 21,6 23,8 25,5 26,1 29,7 37,6 38,9 39,4 33,4 24,9 21,3 20,7 35,4
Précipitations (mm) 89,9 66,2 70,8 69 52,3 32,7 20,5 28,9 70,1 101,2 98,1 88,4 834,7
Source : Météo France


Géologie[modifier | modifier le code]

Les terrains triasiques de Draguignan se trouvent aux confins de la zone pyrénéo-provençale bien définie dans le Var par les massifs des Maures et de l'Esterel. Ils surplombent modestement les dépressions permiennes du val d'Argens. En aval de Lentier, la Nartuby, véritable torrent lors de crues subites, affouille les couches de terrains alluviaux holocènes. Les collines en aval de Draguignan datent du Trias moyen alors que celles qui s'élèvent en amont appartiennent au Trias supérieur.

Au nord s'aperçoit une longue barre de plateaux pierreux, aux sommets constitués de déserts de calcaires jurassiques inférieures, parfois entrecoupés de profonds canyons. Cette région septentrionale des "baous" ou barrières montagneuses massives ainsi dénommées en vieux provençal, profondément plissée et fracturée, dévoile des bassins successifs dans la direction est-ouest : elle n'est pourtant pas homogène car elle est à la rencontre de la zone alpine externe et du bassin molassique préalpin, soudure de plus en plus décalée vers l'ouest avec la latitude croissante.

Voies de communications[modifier | modifier le code]

L'entrave à la communication par les gorges des plateaux a valorisé les échanges au sud de l'imposante barrière montagneuse. Sont nés à différentes époques, mais en liaison constante depuis l'Antiquité, les lieux-dits ou villes de Grasse, Fayence, Draguignan, Flayosc, Salernes, Tavernes. Le réseau de voies supposées les plus anciennes venant de Fayence passait devant la porte aiguière. De là vers l'ouest, elles pouvaient aller

  • vers le Mont Ferrat en direction d'Ampus et des gorges du Verdon, voire au-delà vers Moustier et Riez.
  • franchir la Nartuby par gué et gagner les replats et collines de Flayosc, Salernes, Tavernes vers la basse vallée de la Durance.
  • franchir la Nartuby par le même gué et gagner Lorgues plus méridional, ce qui permet de rejoindre facilement la haute vallée de l'Argens et au-delà Aix ou un vieux lieu de pèlerinage, Saint-Maximin au sud du massif de la Sainte-Baume.

Voies routières actuelles[modifier | modifier le code]

La ville de Draguignan n'est pas desservie par l'autoroute mais elle est reliée directement par la D 1555 à l'A8 (échangeur no 36 au Muy situé à 13 km).

Un itinéraire de contournement permet d'éviter le centre-ville depuis le sud en arrivant de Trans-en-Provence et d'accéder plus rapidement au centre hospitalier situé au nord de l'agglomération.

La ville est située à 869 km de Paris, 141 km de Marseille, 89 km de Nice, 86 km de Toulon, 30 km de Fréjus, 105 km de Digne-les-Bains et à environ 35 km du Golfe de Saint-Tropez.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La vieille gare, devenue gare routière

La ville était desservie par le train depuis la gare des Arcs-Draguignan mais la ligne des Arcs à Draguignan a été fermée en 1980 à la suite d'une décision administrative. La ligne a été démontée sur 7 km avec deux brèches à la suite de l'élargissement de la D 1555. La ligne à voie unique et électrifiée est intacte jusqu'à la Motte et est aujourd'hui utilisée à des fins militaires (base militaire de Canjuers à proximité). Une association, « ARLiFAD », milite pour la réouverture de cette ligne[1]. Soit par tram-train, option ferroviaire qui a une durée de vie doublement plus importante que le bhns, le second moyen de transport proposé par le COPIL (qui regroupe l'État, la région PACA, le conseil général, la CAD). Le tram-train a le soutien de RFF, l'État, la région PACA, tandis que le bhns a lui le soutien de la CAD (Communauté de l'Agglomération Dracénoise) et, du conseil général.

La gare la plus proche est celle des Arcs-Draguignan, desservie par le TGV et située à 12 km. Des navettes en bus ont été mises en place par la communauté d'agglomération.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Les transports urbains sont gérés par la communauté d'agglomération dracénoise (TED Bus) qui propose trois lignes urbaines ainsi que des lignes à destination de certaines communes de l'agglomération comme la gare de Les Arcs-Draguignan, Ampus, Flayosc, Le Muy et Lorgues et une autre qui relie les communes de l'agglomération dracénoise entre elles qui fonctionnent à la demande. Les bus du Conseil Général du Var desservent depuis Draguignan les villes de Toulon, Brignoles, Aups, Fayence, Fréjus ou encore Le Luc.

Un projet de liaison par BHNS est en cours pour relier le centre-ville de Draguignan à la Gare SNCF des Arcs-Draguignan en 17 minutes (25 minutes actuellement) par la trouée verte.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe 3 zones de sismicités dans le Var :

  • Zone 0 : Risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
  • Zone Ia : Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la Montagne Sainte-Victoire, au Massif de l'Esterel.
  • Zone Ib : Risque faible. Ce risque le plus élevé du département (qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale), concerne 21 communes du nord du département.

La commune de Draguignan, est en zone sismique de très faible risque "Ia[2]".

Symboles : devise, blasonnement et toponymie[modifier | modifier le code]

saint georges terrassant le dragon
Saint-Georges tuant le dragon, enluminure médiévale, deuxième moitié du XIVe et début du XVe siècle.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise latine de Draguignan est : Alios nutrio, meos devoro (je nourris les autres, je dévore les miens)[3] .

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason Draguignan.svg

Les armoiries de Draguignan se blasonnent ainsi :

Malte-Brun, dans la France illustrée, tome V (1884), rapporte deux blasonnements :

De gueules, au dragon d'argent.
D'argent, à un dragon de sinople.
avec cette devise : Alios Nutrio, meos devoro. (je nourris les autres, je dévore les miens)

Rues et quartiers dracénois[modifier | modifier le code]

La liste des rues, avenues, places, boulevards et quartiers de Draguignan, ainsi que l'ensemble des informations concernant l'étymologie ou les personnalités honorées, est consultable sur :

Article détaillé : Liste des rues de Draguignan.

auquel il convient de se référer.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville s'écrit Draguinhan en provençal classique, et Draguignan selon la « norme mistralienne » (Draguinhan en Occitan).

Débat sur le toponyme Draguignan[modifier | modifier le code]

La localité apparaît mentionnée pour la première fois en l'an 909 sous la forme latinisée Dragonianum.

Il y a trois hypothèses anciennement formulées pour expliquer le toponyme :

  • Selon la légende, le lieu serait né de la lutte contre un dragon (draconem), qui figure sur les armes médiévales de la ville. L'interprétation est en accord avec la légende de l'évêque d'Antibes, le pieux Hermentaire qui aurait combattu victorieusement vers l'an 400 un dragon ailé. Les latinistes expliquent alors que Draco dénomme ce dragon vaincu et que la terminaison guinum est relative aux habitants. La lutte entre un saint et un dragon, qui représente le païen non converti ou plus largement les forces du mal, est une allégorie classique dans l'histoire de la chrétienté (cf. la légende de Saint Georges).
  • L'abbé Raymond Boyer, prenant le contrepied de la tradition médiévale de la ville elle-même, explique que c'est à l'époque romaine que s'est formé le nom de Draguignan. Tous les textes médiévaux proposent la forme latine Dragonianum, parfois Draguinianum ou des variantes mineures suffixées en - anum. Or, les noms de lieux terminés en - anum désignent très souvent un domaine rural gallo-romain dont l'appellation est tirée du nom du propriétaire suivi de la terminaison - anum. Dragonianum doit ainsi dériver d'un anthroponyme Draconius.
  • Les toponymistes Albert Dauzat et Charles Rostaing réconcilient en partie les deux points de vue. Partant des mêmes prémices et en se basant sur une autre forme ancienne Drogoniano, attestée après 909, ils expliquent que ce toponyme suggère le nom d'un homme latin, * Draconius, masculin de draconia qui serait un surnom tiré du draco, le dragon, auquel a été ajouté le suffixe -anum marquant le nom d'un domaine[4].

Les toponymistes d'aujourd'hui, basant leurs analyses sur le latin médiéval et la connaissance paysanne tardive des lieux par une triviale observation visuelle, se méfient toujours du découpage systématique. Tout au plus peuvent-ils proposer la prudence en évoquant phonétiquement draganae un nom proche de peuple ligure et faire remarquer que drac semble désigner la rivière ou la vallée torrentueuse en ligure, vieille langue indo-européenne. Si le toponyme de ce lieu modeste est plus ancien que l'époque romaine, il provient du monde ligure, ou mixte associant Ligures et Celtes. Sans preuve linguistique, le toponyme indiquerait un lieu habité, de passage aisé à travers la vallée, un gué pratique sur la rivière.

Les vocables pseudo-latins des guides ou dépliants touristiques : Griminum, Ingrimaldum, inventés jadis de toute pièce tout comme Dracenae, autre forme qui a donné l'adjectif d'appartenance « dracénois » sont fortement incertains, voire inventés de toutes pièces. Est à rejeter, également, tout rapprochement avec le nom d'Arquinaut, habitat médiéval proche du village de Tourtour. Tant pis, donc, concluent les tenants d'une hypothèse historienne, si le nom de Draguignan a une origine moins pittoresque que celle qui provient de la légende du Dragon[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire millénaire de la ville fait l'objet d'un article détaillé. Voir à ce sujet :

Article détaillé : Histoire de Draguignan.

Évolution récente de Draguignan[modifier | modifier le code]

De 1945 à 2000[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Draguignan.

Les années d'après-guerre sont ternes malgré la liberté retrouvée. Mais l'essor économique reprend avec vigueur dans les années cinquante.

En 1955, l'équipe de football de Draguignan parvient en quart de finale de la Coupe de France de football.

Edouard Soldani, originaire des Arcs, qui avait été élu sénateur du Var en 1946, et après avoir été élu à la présidence du conseil général du Var en 1956, est élu maire de Draguignan en 1959 à la tête d'une liste d'union municipale. Il restera maire de Draguignan durant un quart de siècle, jusqu'en 1984.

Entre 1945 et 1985, la population dracénoise est multipliée par trois. Cet essor est dû à l'arrivée massive, entre 1960 et 1980, de migrants rapatriés ou volontaires, et surtout de militaires :

  • installation d'un régiment de soutien matériel dans la ville de garnison,
  • installation du camp de Canjuers dans le Haut-Var,
  • arrivée de rapatriés d'Algérie en 1962,
  • retour de nombreux retraités au pays,
  • effet d'attraction méridional pour d'autres citoyens hexagonaux à partir de 1970,
  • installation de l'École de l'artillerie depuis 1976.

Le , le gouvernement Chirac prend la décision de transférer la préfecture du Var à Toulon. Cela provoque la colère de certains Dracénois (qui pensent que le gouvernement veut tout à la fois « punir » une ville qui vote traditionnellement à gauche depuis un siècle et « récompenser » Toulon, qui vote à droite depuis 1959). Il y a des émeutes et les CRS doivent intervenir pour rétablir l'ordre. La voie de chemin de fer est bloquée aux Arcs par des manifestants ; François Mitterrand participe à un meeting le 17 novembre 1974 ; les maires du haut-Var manifestent devant l'Élysée. La préfecture est malgré tout changée en sous-préfecture. En compensation, le Conseil général du Var, déplacé à Toulon par la suite, reste provisoirement à Draguignan, ainsi que de nombreux services départementaux comme les Archives ou la cour d'assises. L'École d'artillerie, qui forme tous les artilleurs de l'armée française, s'installe en ville.

La ville compte alors 28 194 dracénois en 1983 dans un arrondissement de plus de 186 700 habitants en forte croissance.

Le 13 janvier 1984, le Conseil d'État annule l'élection d'Édouard Soldani qui avait eu lieu en 1983. Une nouvelle campagne électorale s'ouvre dans une atmosphère passionnée et « électrique ». Le 22 février 1984, Edouard Soldani est alors victime d'un attentat entre les deux tours de l'élection municipale partielle. Cette affaire a un gros retentissement car les medias nationaux s'étaient focalisés sur cette élection et sur celle de La Seyne-sur-Mer qui se déroulaient dans un contexte particulièrement tendu, avec un reflux électoral du parti socialiste trois ans à peine après l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République. Alors qu'il circulait dans sa voiture de fonction, Édouard Soldani reçoit une décharge de fusil de chasse dans l'épaule, tirée par des inconnus postés au bord de la route sous le pont d'Aups. Hospitalisé à Marseille, grièvement blessé, il apprend trois jours après sa défaite aux élections face à la liste menée par Jean-Paul Claustres. Cette affaire n'a jamais été élucidée. Edouard Soldani s'est alors retiré de la vie politique et les divers élus locaux ne l'ont plus cité qu'avec parcimonie.

Ses proches se sont déchirés à l'occasion des élections municipales partielles de 1986, à la suite de la démission de la majorité des membres de l'équipe de M. Claustres, sur un fond de soupçons de détournements des deniers publics, de sommes importantes versées à des intermédiaires toulonnais ou niçois, de travaux réalisés avec du matériel et des matériaux de la mairie au profit d'amis ou de proches du maire. Un comité de défense des contribuables dracénois (Codécod) est créé et sollicite l'ouverture d'une enquête judiciaire. L'instruction, qui sera close en 1990, finira par un non-lieu général, de nombreux documents ayant disparu et des témoins ayant fourni des déclarations contradictoires.

Max Piselli, personnalité de centre-droit, proche des commerçants et n'étant pas défavorablement connu, soutenu par François Léotard alors maire de Fréjus, est alors élu maire de Draguignan, face à une autre liste de droite menée par le Dr Angelin German, et à une gauche profondément divisée.

Compte tenu du déficit laissé par la précédente équipe municipale, il est décidé d'augmenter la fiscalité locale ; des emprunts auprès de la Caisse des dépôts et consignations sont souscrits ; la ville reçoit aussi l'aide financière du Conseil général. Max Piselli, fort de ses bons résultats, se présente à nouveau aux élections municipales régulières de 1989, et est élu dès le premier tour.

Aux élections municipales de 1995, Christian Martin, à la tête d'une liste de rassemblement de la gauche, l'emporte face à l'équipe Piselli, dans le cadre d'une triangulaire avec le FN.

Le nouveau « cimetière paysager » est inauguré en 1997 et la ville est traversée par le Tour de France en 2000.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Tendance générale et mutation de la ville[modifier | modifier le code]

On note un déplacement de la ville vers l'Est : la transformation de la caserne du quartier Chabran et son urbanisation en zone de résidences de standing, ainsi que le projet d'aménagement du quartier Saint-Barbe, sans oublier l'idée de création d'une base de loisirs à la Foux, montre un déplacement du cœur de ville.

Cette urbanisation se fait parfois au détriment de l'environnement exemple :

  • aménagement ou détournement du cours de rivières (surtout la Nartuby);
  • construction en zone inondable et apport de remblais[6] ;
  • comblement de zones humides, surtout les multiples dépressions (aven, doline, poljé …) liées à la géologie du secteur[7]. Exemple de la dépression des Négadis ;
  • mitage des zones naturelles entrainant entre autres, la disparition de l'espace de vie de la tortue d'Hermann ;
  • urbanisation de la mare du Col de l'Ange

L'arrivée à partir de 2010 des militaires de l'École de l'infanterie de Montpellier[8] renforce la démographie dracénoise, avec pour corollaire de « tendre » le marché immobilier.

Vie politique et projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 2001, Max Piselli et Olivier Audibert-Troin, à la tête d'une liste d'union de la droite, l'emportent de justesse sur la liste de gauche.

Les élections municipales de 2008 sont assez tendues, avec cinq listes au total, dont une liste U.M.P. dirigée par Max Piselli et Olivier Audibert-Troin, une liste conduite par Gérald Pultrini et Fabienne Lemaire, challengers divers droite inconnus six mois avant l'élection, une liste PS menée par Christian Martin et Jacqueline Pozzana.

Au premier tour, le Modem et une liste alternative de gauche sont éliminés. Au second tour, les listes de droite ne parviennent pas à trouver un compromis : la liste Piselli-Audibert l'emporte sur la liste Martin-Pozzana, celle conduite par M. Pultrini et Mme Lemaire ne réunissant que 14 % des voix.

La nouvelle équipe doit alors s'atteler à divers projets développés durant la campagne électorale :

  • création d'un cinéma multiplexe (non encore construit en 2011) sur les allées d'Azémar, ou au quartier Chabran[9],
  • réaménagement du quartier Chabran,
  • création d'une « base de loisirs » à la Foux (non encore réalisée en 2011),
  • aménagement du quartier Saint-Barbe .

La crue meurtrière de juin 2010[modifier | modifier le code]

Le 15 juin 2010, la Nartuby entre en crue après un orage particulièrement violent et inhabituel en cette période de l'année. Une telle catastrophe a pu être amplifiée par des sols relativement secs, où les pluies trop abondantes n'ont pas eu le temps de s'infiltrer, et une urbanisation excessive dans la vallée. Ce phénomène météorologique important a débuté par une arrivée massive de nuages chargés d'humidité provenant de la mer Méditerranée et qui se sont condensés brusquement lors d'une descente d'air froid venant du Nord. La masse nuageuse a stagné au-dessus de la région de Draguignan et des vallées de la Nartuby et de l'Argens. Des trombes d'eau continuelles sont tombées et ont laissé place à des torrents de boue d'une force inouïe ravageant et emportant tout sur leur passage.

Il est tombé 400 mm de précipitations en 24 h aux Arcs et de 200 à 300 mm sur Draguignan et des villes alentour comme Trans-en-Provence, Le Muy, Vidauban… La décrue ne s'est amorcée que 24 heures[réf. nécessaire] après le début des inondations, le temps que le fleuve l'Argens et ses affluents puissent drainer et acheminer toutes les eaux déchaînées vers la mer. C'est d'ailleurs par ce fait que Fréjus a subi des dégâts matériels importants (plusieurs campings dévastés - quatre interdits de réouverture) dans la plaine inondable de l'Argens. Les communes de Puget-sur-Argens et de Roquebrune-sur-Argens ont également été durement touchées par la crue du fleuve.

Le bilan humain est très lourd, avec vingt-cinq morts, dont douze à Draguignan, et trois disparus. Cette catastrophe restera ancrée dans les esprits dans la mesure où l'on ne se souvenait pas de tels événements depuis 1827. Les pertes économiques se chiffrent un milliard d'euros[10], ou un peu plus[11], dont 13 millions d'euros uniquement pour la ville de Draguignan[12] . Le président de la République se déplace à Draguignan et dans des communes alentour pour assurer les Varois de la solidarité nationale[13] . Les stigmates de cette catastrophe mettront plusieurs années à se résorber ; un débat s'est instauré sur le point de savoir si cette crue était prévisible ou pas[14] et sur le nettoyage des cours d'eau.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 37 501 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 113 6 561 8 010 8 616 9 804 9 794 8 588 9 876 8 972
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
11 052 10 082 9 819 9 446 9 223 9 133 9 753 9 816 9 963
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 671 9 770 9 974 9 199 9 441 11 418 12 130 11 801 13 402
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
14 522 18 376 21 448 26 667 30 183 32 829 37 088 37 501 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


Administration et action publique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vie politique à Draguignan.

Conseil municipal actuel[modifier | modifier le code]

Conseil municipal de Draguignan (mandature 2014-2020)[17]
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Draguignan au coeur » SE Richard Strambio 29 Majorité
« De toutes nos forces pour Draguignan » UMP Olivier Audibert-Troin 7 Opposition
« Rassemblement Bleu Marine pour Draguignan » FN Valéria Vecchio 3 Opposition

Draguignan et la communauté d'agglomération dracénoise[modifier | modifier le code]

  • Depuis 2000, Draguignan est la ville-centre de la Communauté d'agglomération dracénoise. Cette dernière a d'importantes compétences administratives déléguées : développement économique, ordures ménagères, transports urbains et intercommunaux, gestion des équipements sportifs et de loisirs (stades, piscines, bibliothèques), etc. Cette intercommunalité est gérée par les représentants des communes y faisant partie, étant précisé que la ville de Draguignan dispose d'un nombre de voix prépondérant.
  • Par ailleurs, il convient de noter que cette communauté d'agglomération n'est pas liée au territoire de l'Aire dracénoise définie par le conseil général du Var. En effet, ce dernier a institué 8 "territoires" ayant une vocation de développement économique et de destin de vie, mais ces Territoires n'ont aucune réalité concrète, administrative ou fiscale. En outre, la notion d'arrondissement, notion administrative, ne concerne quasiment plus l'administration et le développement de la ville (obsolescence progressive de l'arrondissement).
Article connexe : Territoires du Var.
Article connexe : Intercommunalités du Var.
Article connexe : Arrondissement de Draguignan.

Jumelages et chartes d'amitié[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Draguignan[modifier | modifier le code]

  • La liste des maires de Draguignan de 1800 à nos jours, ainsi que le détail des campagnes électorales et des réalisations des différentes équipes municipales, est consultable sur :
Article détaillé : Liste des maires de Draguignan.

auquel il convient de se référer.

  • S'agissant de la liste des maires depuis 1959, sans indication des campagnes électorales ni des réalisations :
Liste des maires depuis 1959
Période Identité Étiquette Qualité
         
1959 1984 Edouard Soldani PS  
1984 1986 Jean-Paul Claustres RPR  
1986 1995 Max Piselli UDF  
1995 2001 Christian Martin PS  
2001 2014 Max Piselli UMP  
2014 en cours Richard Strambio SE  

L'armée à Draguignan[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive[18]

  • 4e régiment d'infanterie coloniale (caserne des minimes),
  • 114e régiment d'infanterie alpine, jusqu'en 1936 (caserne Abel Douay),
  • 194e régiment d'artillerie lourde à tracteurs, devenu le 363e régiment d'artillerie lourde portée[19], de 1927 à 1945 (quartier Chabran),
  • 10e régiment d'artillerie coloniale (quartier Chabran),
  • 19e régiment d'artillerie (quartier Chabran), à compter de 1946.

Attractivité de la ville : économie, tourisme, sports et médias[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Si au XIXe siècle la ville de Draguignan comportait des activités agricoles (culture de l'olivier et la vigne) et industrielles (petites usines de fabrication d'horloges, distilleries, savonneries, mégisseries, etc), ces dernières ont peu à peu disparu au cours du XXe siècle.

La ville, siège de chef-lieu (préfecture) jusqu'en 1974, s'est progressivement tournée vers le tertiaire : administration locale, départementale et préfectorale ; administration judiciaire (tribunal de grande instance, tribunal de commerce) et pénitentiaire (maison d'arrêt puis centre pénitentiaire), assurances (M.S.A., Groupama, etc), banques (Crédit agricole, Crédit Lyonnais, Caisse d'Epargne, HSBC, etc) ; hôpital ; etc.

Draguignan, qui depuis 1834 abritait une, puis deux casernes, a vu son rôle de ville de garnison augmenter dans les années 1960 avec la construction de la base de Canjuers, puis en 1976 avec l'arrivée de l'École d'artillerie.

Ainsi, la ville est une cité essentiellement tertiaire, avec une population active majoritairement constituée de personnels à statut public, les commerçants et artisans du centre-ville et des zones commerciales périphériques servant de « soutien logistique » aux fonctionnaires et militaires.

Le taux de chômage, bien qu'en baisse notable, reste supérieur à la moyenne nationale.

La commune et, de manière plus large, les communes limitrophes font preuve d'un indéniable dynamisme démographique et immobilier. Elles attirent par la présence de nombreux équipements (proximité de l'autoroute, de la gare TGV des Arcs-Draguignan), tout en restant plus accessibles que les villes du bord de mer handicapées par le manque de foncier disponible et la flambée immobilière.

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'influence touristique reste modeste par rapport aux villes voisines de la Côte d'Azur, telles Roquebrune-sur-Argens, Fréjus, Saint-Raphaël, malgré une position favorable entre la mer et les gorges du Verdon.

Elle est le siège d'une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie du Var.

L'Office du tourisme dépendant de la Communauté d'agglomération dracénoise est situé à l'intersection des boulevards Clemenceau et Carnot.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Cyclisme
Rugby Club Dracénois
  • Tournoi International du Dragon
  • Coupe d'Europe U18 2009
Football
  • SC Draguignan, qui fait partie du district régional Méditerranée et qui joue en promotion d'honneur régionale « B » à compter du 1er septembre 2010[20], équivalent de la IXe division[21].
Football Américain

Médias[modifier | modifier le code]

Séduction provençale[modifier | modifier le code]

Séduction provençale est le magazine municipal d'informations bimestriel édité par la mairie de Draguignan. Le magazine est lancé au mois de septembre 2005, en remplacement de l'ancien bulletin municipal Passion Draguignan, il est diffusé dans les communes environnantes grâce à un partenariat avec la Communauté d'agglomération dracénoise.
Tous les deux mois, sauf hors-séries, il publie des informations sur l'avancement des projets municipaux (festivités, fiscalité, urbanisme, quartier Chabran, économie locale, tourisme, accueil des enfants dans les établissements scolaires, CCAS, activités sportives, sociales et culturelles) ainsi que sur les relations avec la Communauté d'agglomération. Le magazine donne une place importante aux reportages à travers les quartiers, auprès des citoyens dracénois, avec de nombreuses photographies. Le tirage varie, et tourne entre 20 000 et 25 000 exemplaires. Des hors-séries thématiques (Sports, Vacances d'été, etc) sont aussi publiés. Le numéro en cours, ainsi que d'anciens numéros sont consultables sur le site officiel de la ville[22]

Services publics[modifier | modifier le code]

Éducation et formation[modifier | modifier le code]

Tableau synoptique[modifier | modifier le code]

Liste des établissements scolaires
Écoles maternelles Écoles primaires Collèges Lycée Supérieur
  • Jean-Moulin (lycée d’enseignement général)
  • Léon-Blum (lycée d’enseignement professionnel)
  • Saint-Joseph (privé ; uniquement pour les filles)
  • I.U.F.M.
  • Institut universitaire de technologie
  • Antenne de la Faculté de droit de Toulon

ESPE[modifier | modifier le code]

La ville héberge une École supérieure du professorat et de l'éducation[23], qui élargit son offre de formation en matière scolaire et éducative[24] .

Faculté de droit[modifier | modifier le code]

La ville accueille une antenne de la faculté de droit de Toulon[25].

I.U.T.[modifier | modifier le code]

La commune accueille un institut universitaire de technologie.

Écoles militaires de Draguignan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : École de l'infanterie.

Depuis le XIXe siècle, et surtout depuis 1976, l'institution militaire est fortement implantée à Draguignan, parfois dénommée « capitale de l'artillerie », et depuis peu « capitale de l'infanterie ». Ces écoles d'application spécialisées font de la commune la deuxième ville de garnison de France après Paris[réf. nécessaire]. La proximité de Canjuers, plus grand camp d'Europe[réf. nécessaire], permet des exercices pratiques.

Sous-préfecture[modifier | modifier le code]

Draguignan, chef-lieu du département du Var de 1790 à 1974 et préfecture de 1800 à 1974, est depuis cette date simple chef-lieu de l'arrondissement de Draguignan.

Deux préfets ont marqué la ville : le baron Baptiste-Pierre-Melchior d'Azémar (de 1806 à 1811) et le baron Haussmann (en 1849-1850).

Article détaillé : Liste des préfets du Var.

Hôpital de la Dracénie[modifier | modifier le code]

Un nouveau tunnel de lavage y a été inauguré en mai 2010[26]. L'hôpital a été durement touché par la crue du 15 juin 2010 (unité psychiatrie et reposoir[27]).

Juridictions judiciaires, consulaires et prud'homales[modifier | modifier le code]

Draguignan est le siège d'un tribunal de grande instance, d'un tribunal de commerce, d'un conseil des prud'hommes. Elle est aussi le siège de la cour d'assises départementale. Le ressort du TGI recouvre environ la moitié de la superficie du département. Les tribunaux d'instance de Fréjus et de Brignoles dépendent du TGI.

Le tribunal de grande instance comporte 27 magistrats du siège et 9 magistrats du ministère public.

Centre pénitentiaire[modifier | modifier le code]

Depuis fin 1983 un centre pénitentiaire régional, composé d'une partie "centre de détention" et d'une partie "maison d'arrêt", permet l'incarcération d'environ 500 détenus, surveillés par environ 200 agents pénitentiaires[réf. nécessaire]. La crue du 15 juin 2010 a partiellement inondé les locaux du centre pénitentiaire, obligeant la direction régionale de l'administration pénitentiaire à évacuer en urgence les détenus et à redéployer les agents sur d'autres sites, ce qui a entraîné des difficultés humaines et sociales évidentes[28] . L'administration centrale s'interroge sur l'opportunité de procéder à la réfection des locaux, ou au contraire de rebâtir un centre pénitentiaire en un autre lieu. Des discussions entre l'administration et les représentants du personnel ont lieu[29]. En octobre 2010, il a été évoqué l'idée de reconstruire le centre sur les hauteurs de Draguignan, au lieu-dit des Nourradons[30].

Archives départementales[modifier | modifier le code]

Draguignan accueille les Archives départementales.

Services d'incendie et de secours[modifier | modifier le code]

  • La direction départementale des services d'incendie et de secours du Var est implantée à Draguignan, sur le boulevard colonel Michel Lafourcade, depuis 1969.
  • La ville possède un centre de secours principal à la caserne Patrick Rosso depuis 1992 ; la caserne porte le nom du sapeur Patrick Rosso, mort en service commandé en 1980, à l'âge de 20 ans).
  • Le centre possède aussi une école des jeunes sapeurs-pompiers (JSP) qui forme les futurs pompiers volontaires de Draguignan[31] .

Cimetières[modifier | modifier le code]

La ville dispose de deux cimetières, l'un situé près du centre-ville, l'autre, dénommé « cimetière paysager », sur la route de la Motte[32] .

Vie culturelle, patrimoine, monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le menhir situé dans la cour du centre de documentation archéologique du Var a été classé au titre des Monuments historiques le 30 juillet 1969[35].
  • Les vestiges archéologiques du Domaine de Saint-Hermentaire ont été inscrits au titre des Monuments historiques le 16 novembre 1951[36]. La Villa de Saint-Hermentaire est la plus célèbre de la région. Elle a été découverte au XIXe siècle et a été prise au début pour une école de gladiateurs par D'Agnel D'Acigné, car une gravure sur marbre du mot "ADIA…" a été retrouvée. Mais il n'en est rien. Elle aurait été fondée au Ier siècle av. J.-C., mais a été enrichie petit à petit. Comme toutes les villae romaines, elle se divise en pars urbana (résidence de l'exploitant et de sa famille) et en pars rustica (exploitation proprement dite). Une église de l'Antiquité tardive s'y élève, conservée intégralement. Des thermes faisaient aussi partie de la villa. On a retrouvé des poteries, pièces de monnaie, ossements, statues (notamment une statuette du dieu Mercure).
  • Le bourg castral. Les maisons médiévales situées aux numéros 12 à 18 de la rue de la Juiverie, maisons de marchands ou d'artisans du XIIIe siècle au niveau de l'enceinte urbaine de l'époque dont deux maisons ont été inscrites au titre des Monuments historiques le 17 juillet 1996[37].
  • La maison dite de la Reine Jeanne, du XVIe siècle a été au titre des Monuments historiques le 27 janvier 1926[38].
  • La Tour de l'horloge de Draguignan, édifice fortifié datant du XVIIe siècle, a été inscrite au titre des Monuments historiques le 27 janvier 1926 puis classée le 30 juillet 1937[39].
  • Le château du Dragon, à 2,5 kilomètres à l'ouest de la ville, sur un promontoire rocheux, au-dessus du domaine viticole du même nom. Dans la légende de Saint-Hermentaire, ce fut au lieu actuel de la chapelle Saint-Hermentaire que le saint tua le dragon qui terrorisait la ville. Le château occupe une position stratégique, car la voie romaine, toujours utilisée à l'époque, passait en contrebas. Sur les cartes romaines, le site de Draguignan était noté comme une "station" nommée "Anteae". Sur un second promontoire proche se trouvent les ruines d'une ancienne chapelle (Saint-Michel) où vivait un ermite. Celui-ci était chargé de sonner la cloche quand l'orage menaçait, pour le conjurer. Il en reste les ruines d'une tour rectangulaire percée au nord de deux archères en fente très courte et au sud, du côté de la cour, d'une porte. Les ruines de l'église Saint-Michel sont sur le promontoire voisin.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle la ville comptait six couvents, une maison des pères de la doctrine chrétienne et deux monastères[40].


Voici la liste des bâtiments subsistants et des monuments disparus ou réformés par ordre chronologique d'installation[41].

  • La chapelle de Saint-Hermentaire, inscrite au titre des Monuments historiques le 28 mars 1991[42] et dont les élévations datent du VIe siècle[43].
  • Première mention de la présence des Bénédictins au Xe siècle, en 909 précisément, avec le don à l'abbaye de Lérins de l'église Saint-Étienne de Draguignan par les moines de l'Abbaye de Cluny. Aujourd'hui s'éléve à cet emplacement l'église Saint-Michel.
  • L'église de Sainte-Marie de Draguignan fut placée sous l'autorité des Moines de L'abbaye de Lérins par une charte de l’Évêque de Fréjus Bérenger en 1104[44]. Aujourd'hui cette église n'existe plus.
  • La chapelle Saint-Sauveur de Draguignan située montée de l'Horloge est une ancienne chapelle castrale datant de la fin du XIIe siècle inscrite au titre des Monuments historiques le 29 avril 1993 alors que le site est classé depuis le 30 juillet 1937[45]. Elle fut bâtie par l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
  • Installation des Franciscains en 1265 là où se situe maintenant le palais de justice. Le couvent des Cordeliers se trouvait à l'actuel emplacement de l'hôtel de ville.
  • Les Frères ermites de Saint-Augustin semblent s'être installés en 1297 mais le couvent des Augustins, construit en 1346 et aujourd'hui disparu, se trouvait place des Augustins. On aperçoit tout de même les vestiges d'un chevet lorsqu'on observe le lieu à partir de l'impasse des Augustins.
  • Arrivée des Dominicains à partir de 1303. Charles II leur octroya en 1304, avec l'autorisation de Benoit XI, les biens des frères de la Pénitence situés place Claude Gay.
  • La chapelle de l'Observance[46] construite au XVIe siècle et qui est devenue un lieu d'expositions culturelles. Il s'agissait d'un couvent construit à partir de 1501 par les frères Franciscains réformés de la stricte Observance(Observants).
  • La chapelle Notre Dame du Peuple[47] construite au XVIe siècle dans le style gothique flamboyant fut agrandie par la suite et reçut sa façade au XIXe siècle. Dédiée à la Vierge qui aurait préservé la ville de la peste (pèlerinage le 8 septembre), elle renferme de nombreux ex-voto et le panneau central d'un retable de l'école niçoise des Brea (XVIe siècle) représentant une Vierge au rosaire.
  • La chapelle Notre-Dame de Montserrat rebaptisée chapelle Saint-Alloys (Saint Eloy) au XVIIe siècle. Elle a été édifiée à partir de 1535. Occupée dans un premier temps par la confrérie des Pénitents bleus (1568), par les Doctrinaires (1646) puis par les Minimes, elle devint succursale de l'Hôtel-Dieu en 1747 avant d'être incendiée en 1793 puis rasée. Elle se trouvait sous les allées d'Azémar[48].
  • Arrivée des Capucins en 1600 avec la fondation d'un couvent aux portes de la ville, chemin de folletière. Ce couvent est devenu l'Hôtel-Dieu Saint-Jacques et Saint-Lazare en 1768 puis transformé en hôpital[49] à partir de 1792. Il ne s'agit plus que d'une annexe de l'hôpital.
  • Les Minimes de Saint-François de Paule se sont établis en 1616, d'abord loin de la ville au Prieuré Notre Dame de Bethléem, puis sous les combles de la chapelle Notre Dame du Peuple en 1638. Par la suite ils construisent un nouvel établissement (église et couvent) au quartier des Chaudronniers entre 1706 et 1718. Il subsiste la chapelle des Minimes dans la rue du même nom.
  • L'ancien couvent des Ursulines[50], devenu résidence d'été des Évêques de Fréjus au XVIIIe siècle, puis musée municipal à partir de 1887.
  • La présence des Visitandines est également attestée à Draguignan entre 1632 et 1792 dans le monastère de la Visitation.
  • La chapelle des Frères, à l'intérieur du musée des arts et traditions populaires. C'était la chapelle privée de la famille de la Motte, assassinée durant la terreur en 1792.
  • La chapelle du Bon Pasteur, rue Joseph Roumanille. Construite en 1850 par l'ancienne congrégation du bon pasteur.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

  • Le jardin public dit jardin de la gare, qui date de la fin du XIXe siècle, formé d'une terrasse en terre-plein, a été inscrit au préinventaire des jardins remarquables. Il n'appartient pas à la commune mais à Réseau Ferré de France.
  • Le square situé à l'emplacement de l'ancien jardin du palais d'été de Mgr du Bellay, aujourd'hui Square Mozart, est inscrit au préinventaire des jardins remarquables mais ne représente qu'une petite partie du jardin d'origine.
  • Draguignan est le topotype pour un petit escargot endémique de France, Renea moutonii décrit en 1849.

Musées et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Quatre musées sont à visiter :

  • le musée municipal, qui occupe les locaux de l'ancien palais d'été des évêques de Fréjus construit au XVIIIe siècle ;
  • le Musée de l'artillerie situé au sein de l'École de l'artillerie, avenue de la Grande Armée[51] ;
  • le musée des arts et traditions populaires (plus communément appelé « musée des ATP » ou musée des traditions provençales).
  • le cimetière américain, lieu de mémoire unique dans le sud-est de la France : il honore le débarquement allié du 15 août 1944, dénommé « opération Dragoon ». Une impressionnante carte de bronze en relief relate les opérations militaires. Le cimetière renferme 861 sépultures où croix et étoiles en marbre blanc indiquent la confession des défunts[52] . Appuyée sur le mur des disparus, une gigantesque sculpture, « l’Ange de la paix » veille sur la chapelle, qui abrite de splendides mosaïques élaborées par l'Américain Austin Purve.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Le théâtre de Draguignan

La ville compte depuis le XIXe siècle un Théâtre municipal. Ce dernier a été démoli dans les années 1960 et agrandi, mais la façade en pierre de l'ancien théâtre a été reprise et intégrée dans la façade de la nouvelle construction.

Depuis 2001, le théâtre est géré par la communauté d'agglomération.

Jardins partagés[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'un terrain, situé près du Club hippique, divisé en 22 lots. Chacun de ces lots est cultivé par une personne, bénéficiaire du RSA et inscrite auprès du CCAS, qui après culture de légumes et de fruits (y compris sous serre) peut en retirer de quoi se nourrir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Draguignan[modifier | modifier le code]

Classement par année de naissance

Personnalités décédées à Draguignan[modifier | modifier le code]

Classement par année de décès

Personnalités ayant étudié à Draguignan[modifier | modifier le code]

  • Louis Moréri (1643-1680), encyclopédiste et érudit, étudiant à Draguignan.
  • Gustave Ferrié (1868-1932), général, pionnier de la radiotélégraphie, lycéen à Draguignan.
  • Philippe Séguin (1943-2010), haut fonctionnaire et homme politique, étudiant à l'École normale d'instituteurs du Var.
  • Beppo (1943-…), sculpteur, lycéen à Draguignan.

Personnalités politiques de Draguignan[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Annuaires statistiques du département du Var.
  • Georges Gayol, « C'était notre Draguignan (1925-1955) », 2000, ISSN 0153-937.
  • Draguignan, 2000 ans d'histoire, édité en 2000 et coécrit par de nombreux spécialistes, en particulier l'abbé Boyer, membre du CNRS, Pierre Gayrard, Yann Coudou et Charles Clairici, tous membres de la Société d'étude scientifiques et archéologiques de Draguignan, éditions de l'Aube, 2001 (ISBN 2876786176).
  • Raoul Bérenguier, Draguignan : ses personnalités, ses rues, 1989, imprimerie Bonnaud.
  • Saffroy Rémi, La Vie politique à Draguignan durant l'entre-deux-guerres (1919-1939), 3 volumes : 557 p.
    Mémoire de Maîtrise sous la direction de Ralph Schor
  • Olivier Laurent, Draguignan dans la Grande Guerre (1914-1918), Nice,‎ 2002, 173 p.
    Mémoire de Maîtrise sous la direction de Ralph Schor
  • Pierre Jean Gayrard, Un Dragon provençal. La légende de saint Hermentaire, Actes Sud,‎ 2001, 223 p.
    Présente le texte de Jean de Nostredame (XVIe s.) sur le saint protecteur de la cité et son dragon. Voir le site Internet : Un Dragon réapparaît en Provençe
  • Pierre Jean Gayrard, "Draguignan". Le Temps Retrouvé, Barbentane, Equinoxe édit.,‎ 1997, 284 p. (ISBN 2-84135-069 X)
    illus. Histoire de la ville et de ses maisons historiques. Préface de Elisabeth Sauze
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal,‎ 1978, reprint 1991 (ISBN 2-86535-070-3)
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Page 428 Draguignan
  • Charles-Laurent Salch, Atlas des villes et villages fortifiés en France, Début du Ve siècle à la fin du XVe siècle, Strasbourg, Éditions Publitotal,‎ 1er novembre 1987, 495 p. (ISBN B.38.688.87)
    Draguignan p. 441 et Carte no 14 Provence-Alpes-Côte d'azur
  • Yann Codou, Les églises médiévales du Var, Forcalquier, Les Alpes de lumière,‎ 2009

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Association de défense de la ligne Les Arcs - Draguignan
  2. sismicité du Var sur le site de la préfecture
  3. Étant rappelé que "alios" signifie "autrui" et que "meos" signifie "ce qui est à moi ou près de moi".
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1773.
  5. Texte d'après l'abbé Raymond Boyer, centre Archéologique du Var
  6. http://rme.ac-rouen.fr/2010_ppr_draguignan.pdf
  7. http://www.sigvar.org/virtual/1/lots/DRAGUIGNAN_ial_2emepartie_2011.pdf
  8. Article de Var matin concernant l'arrivée des familles des militaires de Montpellier.
  9. Voir Var matin : article du 15 octobre 2010.
  10. Le Point, « Var: les dégâts des inondations estimés à plus d'un milliard d'euros »,‎ 2010
  11. Article de Var matin concernant le coût de la crue.
  12. Article de Var matin concernant le coût de la crue du 15.06.2010.
  13. Article de Var matin concernant la venue "en coup de vent" de N. Sarkozy en dracénie.
  14. Voir par exemple : cet article de blog.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  17. Liste des élus au conseil municipal en 2008 sur le site linternaute.com Consulté le 08/04/2010.
  18. Georges Gayol, « C'était notre Draguignan (1925-1955) », p. 101 et 102, 2000, ISSN 0153-937.
  19. C'était le régiment basé à Draguignan lors de la capitulation en juin 1940.
  20. Article de Var matin concernant la descente du club en PHB.
  21. Ligue régionale de football
  22. Publications de Séduction provençale
  23. Article de Var matin concernant la rentrée 2010 à l'IUFM.
  24. Article de Var matin concernant les nouveaux diplômes délivrés à l'IUFM en 2010.
  25. Article de Var matin concernant la rentrée 2010 à la faculté de droit.
  26. Article de Var matin concernant le nouveau tunnel de lavage de l'hôpital.
  27. Article de Var matin concernant le coût de la crue pour l'hôpital.
  28. Article de Var matin concernant la "grogne" des surveillants pénitentiaires.
  29. Var matin, édition du 15.09.2010, Inquiétudes sur l'avenir de la prison de Draguignan
  30. Voir Var matin : article du 13 octobre 2010.
  31. Voir par exemple Var matin : article du 9 octobre 2010.
  32. Article de Var matin concernant le cimetière paysager en 2010.
  33. Les pierres de mémoire, Les sites mégalithiques les plus remarquables du Var : Dolmen de la Pierre de Fée (Draguigan), p. 5
  34. « Notice no PA00081588 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « Notice no PA00081590 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. « Notice no PA00081592 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « Notice no PA83000002 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Notice no PA00081589 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. « Notice no PA00081591 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. La chorographie ou description de Provence, et l'histoire chronologique du même pays Par Honoré Bouche sur Google Livres
  41. « Inventaire des archives départementales du Var pour le clergé régulier avant 1790. »
  42. « Notice no PA00081790 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  43. « Article dans Var matin »
  44. Histoire de l'église paroissiale de Notre-Dame et Saint-Michel à Draguignan Par Raymond Poulle sur Google Livres
  45. « Notice no PA00125719 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  46. « Site Internet de la ville de Draguignan »
  47. « Fête patronale de Notre-Dame du Peuple »
  48. « Article dans Var Matin, Mystérieuse chapelle sous les allées d'Azémar »
  49. « Répertoire numérique détaillé des archives hospitalières de Draguignan, pages 6,8 et 70 »
  50. « Site Internet de la communauté d'agglomération dracénoise »
  51. Inauguration du nouveau musée de l'artillerie à Draguignan
  52. Voir une photographie partielle du cimetière américain.