Palais Maeterlinck

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Palais Maeterlinck
Présentation
Période ou style néoclassique
Type Palais de Nice
Destination initiale Résidence privée
Propriétaire Radovan Vitek
Destination actuelle Immeuble collectif
Géographie
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Localité Nice
Adresse 8 boulevard Maurice-Maeterlinck
Localisation
Coordonnées 43° 41′ 12.5″ N 7° 18′ 02.36″ E / 43.686806, 7.3006556 ()43° 41′ 12.5″ Nord 7° 18′ 02.36″ Est / 43.686806, 7.3006556 ()  

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Le Palais Maeterlinck est un ancien hôtel de luxe de Nice. Situé au 8 boulevard Maurice-Maeterlinck[1] à la pointe du cap de Nice, il domine majestueusement la Méditerranée.

Historique[modifier | modifier le code]

Un projet d’envergure est initié en ces lieux pour un Anglais en 1913 par les architectes Romaine, Walker et Jenkins mais reste inachevé[2]. Le bâtiment est acheté vers 1920 par un Russe blanc, le comte de Milléant[3], qui souhaite y bâtir un rival du casino de Monte-Carlo sous le nom de Castellamare ; mais le projet avorte, finalement court-circuité par l’ouverture en 1928 du Palais de la Méditerranée.

Racheté par Maurice Maeterlinck lors d'une vente aux enchères, le domaine devint la villa Orlamonde. L’écrivain achève les travaux et sa villa devient un centre mondain où il organise de nombreuses fêtes. Durant la Seconde Guerre mondiale, il vit aux États-Unis et la villa est abandonnée, squattée et pillée. Maurice Maeterlinck meurt dans cette villa en 1949 où son épouse, la niçoise Renée Dahon (1893-1969) continue à résider. Les cendres de l'écrivain et de sa femme reposent dans la stèle d'une plate-forme située à proximité.

La municipalité de Nice a donné le nom de « boulevard Maurice-Maeterlinck » à la section du boulevard Carnot longeant et surplombant la villa.

À la mort de Renée Dahon, la villa est à nouveau laissée à l'abandon. L'héritier qui n'a pas les moyens d'entretenir le domaine s'associe à un promoteur ; il en sort une copropriété d'une vingtaine d'appartements commercialisés dès 1983 sous le nom de Palais Maeterlinck.

À partir de 1987, l'homme d'affaire suisse Henri-Ferdinand Lavanchy rachète peu à peu les appartements, construit le pavillon « Mélisande » sur un terrain limitrophe, et le domaine devient un palace (hôtel quatre étoiles) qui ouvre en 1990 en gardant le nom de Palais Maeterlinck.

En contrebas, les grilles qui empêchaient l'accès au public ont été abattues dans les années 2000, et la municipalité a aménagé un sentier littoral mais qui ne va pas jusqu'à Villefranche-sur-Mer comme autrefois.

L'hôtel a cessé son activité depuis le 25 février 2008[4]. Il est racheté, en juin 2012, par le milliardaire tchèque Radovan Vitek pour 48 millions d'euros. Le nouveau propriétaire souhaite en faire une résidence de luxe en le transformant en une trentaine d'appartements[5].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

C'est un domaine de 4 hectares avec 600 mètres en façade maritime situé sur le cap de Nice.

L'architecture du palais est de style néoclassique d'inspiration florentine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Michel Steve, L’architecture à Nice, 1920-1940, édité à Nice par Serre, 208 pages, 24 × 13 cm, ISBN 2-86410-348-6  : « Villa Orlamonde », pages 134 et 135.
  • Nice-Matin du jeudi 11 août 2005, page 22.
  1. Michel Steve, L’architecture à Nice, 1920-1940, édité à Nice par Serre, 208 pages, 24 × 13 cm, ISBN 2-86410-348-6  : « Villa Orlamonde », pages 134 et 135 : voir page 134. Michel Stève fournit l’adresse « 8 boulevard Maeterlinck » en utilisant une forme abréviée de l’odonyme.
  2. Michel Steve, L’architecture à Nice, 1920-1940, édité à Nice par Serre, 208 pages, 24 × 13 cm, ISBN 2-86410-348-6  : « Villa Orlamonde », pages 134 et 135 : voir page 134.
  3. Michel Serre le qualifie de « faux Comte de Milléant » : Michel Steve, L’architecture à Nice, 1920-1940, édité à Nice par Serre, 208 pages, 24 × 13 cm, ISBN 2-86410-348-6  : « Villa Orlamonde », pages 134 et 135 : voir page 134.
  4. Site officiel du Palais Maeterlinck. Consulté le 28 septembre 2008
  5. Carole Papazian, « Une propriété vendue 48 millions d'euros à Nice », sur lefigaro.fr, le site du Figaro, 12 juin 2012. Consulté le 22 juin 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]