Jean Lassalle

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Jean Lassalle
Jean Lassalle, en janvier 2010.
Jean Lassalle, en janvier 2010.
Fonctions
Député de la 4e circonscription des Pyrénées-Atlantiques
En fonction depuis le
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
17 juin 2012
Groupe politique non-inscrit
Prédécesseur Michel Inchauspé
Maire de Lourdios-Ichère
En fonction depuis le
Conseiller général du Canton d'Accous
En fonction depuis le
Prédécesseur Robert Balangué
Biographie
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Lourdios-Ichère (Pyrénées-Atlantiques, France)
Nationalité Française
Parti politique UDF puis MoDem
Conjoint Pascale Lassalle (depuis 1987)
Enfant(s) Thibault Lassalle
Profession Technicien agricole
Résidence Lourdios-Ichère (Pyrénées-Atlantiques, France)
Liste des députés des Pyrénées-Atlantiques
Liste des conseillers généraux des Pyrénées-Atlantiques

Jean Lassalle est un homme politique français, né le à Lourdios-Ichère (Basses-Pyrénées).

Il est député de la 4e circonscription des Pyrénées-Atlantiques depuis 2002 et vice-président du Mouvement démocrate (MoDem).

Origines, études et famille[modifier | modifier le code]

Jean Lassalle est né le 3 mai 1955 à Lourdios-Ichère (dans les Basses-Pyrénées, aujourd'hui Pyrénées-Atlantiques), petit village de la Vallée d'Aspe dont il est maire depuis 1977. Jean Lassalle est issu d’une famille de bergers transhumants, dont l’exploitation à flanc de montagne est aujourd’hui tenue par son frère.

Technicien agricole spécialisé dans l’hydraulique et l’aménagement du territoire, il fondera un cabinet conseil qui emploie aujourd’hui une dizaine de salariés.

Il est le père de Thibault Lassalle, rugbyman professionnel évoluant au SU Agen puis à l'US Oyonnax.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

À 21 ans, il est un des plus jeunes maires de France. Cinq ans plus tard, il est élu conseiller général du canton d'Accous et entre au Parlement de Navarre comme benjamin.

De 1988 à 2002, Jean Lassalle est député suppléant de Michel Inchauspé, puis devient député des Pyrénées-Atlantiques.

Député (depuis 2002)[modifier | modifier le code]

En juin 2003, il entonne l'hymne occitan et béarnais (Si canti) dans l'hémicycle pendant les questions au gouvernement pour obtenir le maintien d'une gendarmerie près du tunnel du Somport[1].

Le , il entame au Palais Bourbon, dans la salle des quatre colonnes, une grève de la faim pour faire pression sur le gouvernement et éviter la délocalisation de sa commune en bordure du parc national des Pyrénées, à une commune voisine, au sein même du département des Pyrénées-Atlantiques, d'une usine du groupe Toyal Europ, filiale du groupe japonais Toyo Aluminium K.K, qui emploie 150 salariés dans la vallée d'Aspe. En 5 semaines, il perd 21 kg et souffre de baisses de tension, et son action reçoit un large écho médiatique. Le 14 avril, il est hospitalisé d'urgence à l'hôpital Poincaré de Garches, ce qui provoque l'intervention du président de la République Jacques Chirac, du premier ministre Dominique de Villepin et du ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy. Ceux-ci amènent la société Toyal Europ à annuler le projet de déménagement ; le député cesse alors sa grève de la faim[2].

Considéré comme un frère par François Bayrou[réf. souhaitée], il participe activement à la campagne présidentielle de celui-ci en 2007. Il est dans la foulée élu député UDF-MoDem aux législatives de juin 2007 à la suite d'une triangulaire — la seule de France — face à Hervé Lucbéreilh (UMP) et Jean-Pierre Domecq (PS).

Il adhère au Mouvement démocrate (MoDem) dès le lancement officiel de celui-ci en novembre 2007.

Sur la politique écologique gouvernementale, il se fait remarquer à l'Assemblée nationale en novembre 2008 en dénonçant la position de la plupart des hommes politiques sur le pacte Nicolas Hulot et en novembre 2012 ou il confesse avoir des doutes dans la démocratie  :

« je propose simplement d’élever Nicolas Hulot au rang de père de la Nation, et même, profitant des bonnes relations qu’entretient le Président de la République avec le pape, de le canoniser. (Sourires.) Il serait en effet prudent de le mettre à l’abri de la justice, qui risque de lui demander un jour des comptes : car c’est bien l’argent des grands spéculateurs les plus pollueurs qu’il blanchit, ou verdit, dans sa fondation ! »

— Jean Lassalle, Assemblée nationale[3]

Le 18 novembre 2008, il lance, en compagnie de son collègue André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme, un « appel national pour des Etats Généraux des campagnes françaises »[4].

Il est membre du groupe d'études sur le problème du Tibet de l'Assemblée nationale[5].

En mars 2010, il est candidat aux élections régionales en Aquitaine, la liste qu'il conduit obtenant 15,65 % des voix au second tour.

Le 27 mars 2010, il devient vice-président du MoDem[6].

Au second tour des élections législatives françaises de 2012 où il se présente sous l'étiquette « Le Centre pour la France » (MODEM), il est réélu en obtenant 50,98 % des suffrages exprimés contre son rival François Maitia (PS)[7]. Á l'Assemblée Nationale, il siège comme député non-inscrit.

En avril 2013, il entreprend un voyage à pied de l'Assemblée nationale à Dunkerque pour aller, selon lui, « à la rencontre des Français »[8].

Autres engagements[modifier | modifier le code]

Il préside depuis 2002 l'Association des populations des montagnes du monde, réseau international de montagnards présent dans plus de 70 pays. Il préside également l'Institution patrimoniale du Haut-Béarn (IPHB) qui a obtenu des investissements importants pour les bergers de montagne et la préservation de l'ours.

Il est vice-président d'une association d'insertion ayant pour nom "Estivade d'Aspe Pyrénées" dont le siège social est à Lourdios-Ichère. La présidente de cette association est Marthe Clot qui est également la première adjointe de Jean Lassalle à la municipalité de Lourdios-Ichère. Depuis 2012, il est président du collectif « national des racines et des hommes, protéger sans interdire ».

Mandats[modifier | modifier le code]

Mandats actuels[modifier | modifier le code]

Au 17/06/2012 :

Anciens mandats[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Parole donnée, éditions Le Cherche Midi, 2008
  • Le retour du citoyen, éditions Le Cherche Midi, 2012

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Singing MP baffles Paris parliament, BBC News, 3 June 2003
  2. (en) « French MP hunger strike wins deal », BBC News, 14 avril 2006
  3. Assemblée Nationale, deuxième séance du jeudi 9 octobre 2008. Ce discours de Jean Lassalle a notamment été salué par le Pacte contre Hulot, ayant placé cette citation en page d'accueil.
  4. (en) « Les campagnes s'effondrent à vitesse grand V »,L'Express, 17 novembre 2008
  5. Groupe d'études sur le problème du Tibet
  6. http://www.lejdd.fr/Politique/Depeches/Modem-Jean-Lassalle-nomme-vice-president-182268/
  7. http://www.elections-legislatives.fr Résultats des élections législatives françaises de 2012
  8. « Jean Lassalle a entamé son Tour de France à pied », larepubliquedespyrenees.fr, 10 avril 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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