Sahara

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Sahara
الصحراء الكبرى
Image illustrative de l'article Sahara
Localisation
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Drapeau du Maroc Maroc
Drapeau de la Libye Libye
Drapeau de la Mauritanie Mauritanie
Tunisie Tunisie
Drapeau de l'Égypte Égypte
Blank flag.svg Sahara occidental
Drapeau du Mali Mali
Drapeau du Niger Niger
Drapeau du Tchad Tchad
Drapeau du Soudan Soudan
Superficie 8 600 000 km2
Coordonnées 20° N 10° E / 20, 10 ()20° Nord 10° Est / 20, 10 ()  
Altitude
Maximale 3 415 m (Emi Koussi)
Température
Maximale théoriquement plus de 55 °C
Autre
Précipitations 25 mm/an
Ressources naturelles Pétrole, manganèse, cuivre, fer, phosphate, uranium, ensoleillement très fort et quasi permanent

Géolocalisation sur la carte : Afrique

(Voir situation sur carte : Afrique)
City locator 10.svg

Le Sahara (en arabe : As-Sahara al-Kobra, صحراءالك, écouter, le Grand Désert ou steppe) est une vaste écorégion désertique située dans la partie nord du continent africain. Il s'étend sur 7 500 kilomètres de l'Atlantique à la mer Rouge et couvre 12 millions de kilomètres carrés[1] Il se prolonge même au-delà de la mer Rouge et les géographes parlent d'un grand désert saharo-arabique. Le Sahara constitue la partie occidentale d'une vaste diagonale sèche qui s'étend des abords du fleuve Sénégal jusqu'en Mongolie.

Considéré comme le plus vaste désert chaud du monde (voir la liste des principaux déserts par superficie), il divise le continent du nord au sud. Il couvre d'immenses étendues de territoires et s'étend sur le territoire de dix États : l'Algérie, la Tunisie, le Maroc, la Libye, l'Égypte, le Soudan, le Tchad, le Niger, le Mali, la Mauritanie et sur le territoire contesté du Sahara occidental.

Contrairement à une idée répandue, le désert de sable ne couvre que 20% de la superficie du Sahara. La plupart des voyageurs connaissent les images des déserts de sable (Grand Erg Oriental et Grand Erg Occidental) mais négligent celles des montagnes (Hoggar, Tassili, Tibesti), des hamadas, des regs...

L'élément le plus important d'un vaste ensemble aride[modifier | modifier le code]

La Tadrart Rouge à Djanet, dans le Sud algérien.
Dunes mouvantes, rochers et montagnes dans le Tadrart Acacus, la partie du désert du Sahara située au sud-ouest de la Libye

Le mot Sahara qui signifie désert en arabe désigne dans toutes les langues le grand désert africain. Mais le nom Tiniri (ou Ténéré) qui signifie désert en langue tamacheq, la langue tamazight des autochtones Touaregs, a été attribué par eux à l'une des régions les plus aride du Sahara, au nord du Niger.

Ce grand désert est le plus vaste et le seul vrai désert au sens géographique du terme car il comporte des régions hyperarides (moins de 50 mm de précipitations annuelles mais avec une extrême irrégularité interannuelle), arides (moins de 150 mm de précipitations annuelles et une végétation concentrée dans les oueds), semi-arides et sub-humides sèches. La diagonale sèche dont il fait partie comprend le Sahara, l'Arabie, le désert de Syrie (Syrie, Jordanie et Irak), le Dasht-e Kavir (Iran), le Dasht-e Lut (Iran), le Thar (Inde) et se poursuit par les déserts de latitude moyennes d'Asie centrale (le Karakoum, le Kyzyl Kum et en Chine le Taklamakan et le désert de Gobi).

Cette aridité s'explique par la privation des deux sources principales de précipitations : le front polaire et les courants équatoriaux d'ouest[2] et elle conduit à des épisodes de sécheresse particulièrement importants en intensité et en durée.

Limites géographiques bioclimatiques[modifier | modifier le code]

Selon des critères climatiques, la limite septentrionale du Sahara est l'isohyète des 100 mm. La limite sud est plus floue, elle peut être située sur l'isohyète des 150 mm mais les pluies varient fortement d'une année à l'autre.

Selon des critères biogéographiques ou bioclimatiques[3][réf. incomplète] : au nord : la limite de maturité des palmiers dattiers. Au sud, limite méridionale de had (Cornucala monacantha, Chenopodiaceae) ou la limite septentrionale du cram-cram (Cenchrus biflorus, Poaceae sahélienne). Toutefois, cette espèce, annuelle à durée de vie brève, n'est généralement plus visible après quelques mois de saison sèche, et son abondance varie directement en fonction des précipitations. Elle est de surcroit véhiculée sous forme d'épillets munis de glumes à crochets redoutablement efficaces par les animaux d'élevages qui peuvent ainsi la transporter loin de son aire[4]. Pour ces raisons, des auteurs ont proposé de déterminer la limite bio-climatique saharo-sahélienne à partir d'espèces arbustives qui intègrent les conditions pluviométriques tout au long de leur vie et sont aisément repérables : Commiphora africana se rencontre en abondance au Nord-Sahel[5]. Acacia senegal (le gommier du Sénégal) et Zyziphus mauritiana ont la même répartition. Du côté saharien, s'observeront Stipagrostis pungens, (arabe : sbot ou Drinn), puissante graminée pérenne, Calligonum comosum (arabe : awarach) et Zyziphus lotus (arabe : Sder)[6]

Les climats sahariens[modifier | modifier le code]

Le Sahara est le plus vaste désert subtropical, chaud du monde. Le climat oscille entre la chaleur extrême en pleine journée d'été et la fraîcheur nocturne en hiver. Ce désert est connu pour ses extrêmes climatiques : en effet le Sahara possède les endroits faisant partie des plus chauds, des plus secs et des plus ensoleillés au monde. De manière générale, le Sahara possède un climat subtropical, désertique chaud caractérisé par des étés globalement longs, prolongés et extrêmement chauds voire torrides tandis que les hivers y sont courts, brefs et d'une extrême douceur et peuvent même être véritablement très chauds. Le climat saharien est également caractérisé par un ciel dégagé perpétuel et par des précipitations très faibles, voire quasiment inexistantes, mais celles-ci sont aussi très irrégulières et sporadiques. Bien qu'il soit situé majoritairement sous le Tropique du Cancer, son climat est dit subtropical en référence aux hautes pressions subtropicales qui sont responsables en grande partie du climat du Sahara. La frange nord du Sahara est soumise à un régime de pluies hivernales mais très faibles dans lequel les perturbations méditerranéennes associées au front polaire parviennent très atténuées. La frange sud est soumise à un régime de pluies d'été irrégulières mais relativement faibles qui ne se produisent que lorsque la zone de convergence intertropicale remonte assez loin vers le nord ou lorsque les dépressions tropicales sont assez fortes. Dans les deux cas, le climat y est très aride et les pluies y sont très irrégulières surtout dans la frange sud, à la frontière avec le Sahel. Entre les deux parties, la Sahara central est soumis à régime extrêmement aride marqué par l'établissement de l'alizé continental appelé harmattan (vent très chaud, très sec et le plus souvent poussiéreux). Seuls les sommets élevés du Hoggar et du Tibesti sont plus arrosés mais les précipitations restent tout de même très faibles. Enfin la zone côtière atlantique baignée par le courant froid des Canaries est soumise aux brises de mer et à quelques phénomènes de brouillards. Les climats sahariens, particulièrement subtropicaux possèdent des amplitudes thermiques journalières et annuelles bien marquées avec, dans certains cas des variations brutales de températures à cause de l'air extrêmement sec et limpide ainsi que de la clarté du ciel. De plus, la présence de vents dans le désert accroît encore la sécheresse en permettant le renouvellement d'une masse d'air toujours plus sèche. Dans tous les cas, le climat saharien est très monotone, marqué par des conditions oppressantes car ce dernier est chaud, sec, ensoleillé et venteux toute l'année. Le Grand Désert est à la fois un désert zonal, car il est sous l'influence des hautes pressions subtropicales qui sont responsables en grande partie de l'aridité et les vents dominants sont les alizés, qui soufflent normalement du nord-est; un désert d'abri, car d'importantes chaînes de montagnes telles que le Massif de l'Atlas, qui s'étend sur le Maroc, l'Algérie et la Tunisie condensent une très grande partie de la vapeur d'eau contenue dans l'air, d'où des nuages élevés et des précipitations abondantes sur le versant au vent, alors qu'au versant sous le vent (Sahara), le ciel est dégagé et le temps est sec, accompagné d'une grande inhibition pluviométrique; un désert côtier ou littoral, car la partie la plus occidentale baigne sous un courant océanique froid qui rafraîchit la masse d'air par la base, d'où une stabilisation atmosphérique encore bien plus grande qu'au départ, ce qui rend difficile le développement de précipitations sur la région. Carl Ritter se plaisait à répéter que le Sahara est le « Sud du monde ». Cette réflexion en apparence paradoxale signifie que c'est la région la plus aride et la plus chaude de la Terre. Sa température moyenne annuelle, ramenée au niveau de la mer, est supérieure à celle de tous les autres déserts.

Précipitations[modifier | modifier le code]

Le Tadrart Acacus à l'ouest de la Libye.

Le Sahara est le désert le plus sec et le plus aride au monde du fait de l'absence quasi-absolue de précipitations annuelles. Les précipitations y sont très à extrêmement faibles toute l'année et sont également très irrégulières : il peut ne pas pleuvoir durant plusieurs années consécutives et il peut tomber en quelques heures la quantité qui devrait tomber en une année. Le climat désertique chaud typique du Sahara peut être subdivisé en deux zones climatiques uniquement relatives aux précipitations moyennes annuelles reçues : le Sahara est un « vrai désert » car il constitue des climats arides (entre 50 mm et 250 mm de pluie par an) et des climats hyperarides (entre 0 mm et 50 mm de pluie par an), et même une zone aux climats semi-arides (entre 250 mm et 500 mm de pluie par an), appelée le Sahel qui est une steppe et qui contrairement au Sahara, n'est pas un désert. En très grande majorité, il tombe moins de 100 mm de précipitations par an au Sahara. La partie la plus sèche du désert est la partie centrale, hyperaride et est une des zones les plus sèches au monde, qui reçoivent parfois moins de 1 mm d'eau par an notamment en Libye, en Égypte et au Soudan mais aussi dans les autres pays sahariens. Par exemple, il tombe en moyenne moins d'1 mm de pluie à Assouan, Égypte; moins d'1 mm de pluie à Louxor, Égypte; 3 mm de pluie à Wadi Halfa, Soudan; 18 mm à Dongola, Soudan; 15 mm à Adrar, Algérie; 16 mm à In Salah, Algérie; 30 mm à Tindouf, Algérie; 38 mm à Smara, Sahara occidental; 68 mm à Tessalit, Mali; 12 mm à Bilma, Niger; 41 mm à Arlit, Niger; 111 mm à Agadez, Niger; 16 mm à Faya-Largeau, Tchad; 15 mm à Bardai, Tchad; 8 mm à Ounianga Kébir, Tchad; 73 mm à Atar, Mauritanie; 52 mm à Ouadane, Mauritanie; 47 mm à Bir Moghrein, Mauritanie; 1 mm à Koufra, Libye; 8 mm à Ghat, Libye; 9 mm à Sebha, Libye; 11 mm à Taoudeni, Mali; moins d'1 mm à Assiout, Égypte; 33 mm à Dakhla, Sahara occidental; 61 mm à Zagora, Maroc; 59 mm à Merzouga, Maroc. Pour comparer, Paris reçoit en moyenne 637 mm de pluie et Marseille reçoit 515 mm de pluie par an. La chaleur et la sécheresse sont tellement intenses que les précipitations s'évaporent souvent dans l'atmosphère avant que celles-ci n'atteignent le sol! Il est important de noter que c'est la sécheresse permanente, et plus précisément l'aridité et non la chaleur qui fait du Sahara un désert. Une aridité aussi extrême est uniquement observée dans le fameux désert d'Atacama au Chili et au Pérou mais sur une étendue infiniment moindre et complètement ridicule comparée au Sahara.

Quelques centimètres de précipitations font reverdir le sable dans le Sahara. Dans le sud de la Libye, elles se produisent à un rythme de vingt-cinq ans. Quand, après une averse aussi rare que violente, le Soleil brille sur le Sahara, le désert de pierres se couvre, en quelques jours, d'un tapis vert de petites plantes (aussi appelé bloom du désert). En peu de jours, ce tapis devient un champ de fleurs qui disparaît à son tour très rapidement (voir éphémères et théorophytes). Les plantes ont utilisé cette très brève période pour produire des semences. Nichées entre les pierres, ces graines peuvent résister dix ans à la sécheresse, en attendant une nouvelle pluie. Au Sahel, les tentatives pour arrêter l'avance du désert ont été longtemps réputées vaines. Pourtant, depuis 2009 et selon de nombreuses sources[7],[8], le Sahara reverdit. Deux degrés de plus dans le réchauffement climatique pourraient éventuellement y ramener les moussons qu'il connaissait il y a plusieurs millénaires. Des analyses des pollens montrent que des herbages et des régions forestières ont existé périodiquement au Sahara. Des archéologues ont mis au jour des sépultures sur le site de Gobero, dans le Nord du Niger.

Ensoleillement[modifier | modifier le code]

Vidéo montrant que les nuages sont rares au-dessus du Sahara

Le Sahara possède les endroits les plus ensoleillés au monde, avec une durée d'ensoleillement très à extrêmement élevée toute l'année, entre 3 000 heures (soit à peu près 68,4% de la durée du jour) et 4 000 heures (soit à peu près 91,3% de la durée du jour). La partie hyperaride centrale du désert a systématiquement une durée d'ensoleillement supérieure à 3 500 heures (79,9% du temps). La partie orientale, notamment l'Égypte, le Soudan, le Tchad et la Libye est la zone la plus ensoleillée du désert, avec certaines zones désertiques qui pourraient même recevoir plus de 4 000 heures d'ensoleillement annuel (91,3% du temps)[9],[10]. Le niveau maximal théorique d'ensoleillement annuel est la durée du jour annuelle, soit 4 380 heures. Selon une sérieuse étude de la NASA, une des régions les plus ensoleillées au monde serait située au Niger près du fort en ruine d'Agadem, et cette zone voit passer encore moins de nuages que le reste du désert et pourrait être exploitée pour un rendement en énergie solaire inégalable[11]. Par exemple, Assouan, Égypte a 3 864 heures d'ensoleillement (88,2%); Louxor, Égypte a 3 833 heures d'ensoleillement (87,5%); Faya-Largeau, Tchad possède 3 792 heures d'ensoleillement (86,5%); Bilma, Niger possède 3 699 heures (84,4%); Agadez, Niger possède 3 493 heures (79,7%); Dakhla, Sahara Occidental détient seulement 3 117 heures d'ensoleillement généreux car elle est située sur la côte atlantique (71,1%); Koufra, Libye possède 3 723 heures d'ensoleillement (85,2%); Tindouf, Algérie a 3 603 heures ensoleillées (82,2%); Djanet, Algérie dépasse les 3 700 heures (84,4%); Tessalit, Mali possède 3 496 heures d'ensoleillement (79,8%); Taoudeni, Mali possède près de 3 675 heures de beau temps par an (83,9%); Ouarzazate, Maroc possède plus de 3 450 heures (78,7%); Béchar, Algérie possède 3 559 heures d'ensoleillement (81,2%); Wadi Halfa, Soudan possède environ 3 900 heures ensoleillées (89%); Dongola, Soudan possède 3 814 heures d'ensoleillement (87%); Khartoum, Soudan possède 3 707 heures d'ensoleillement (84,6%); Adrar, Algérie aurait une durée d'ensoleillement de 3 978 heures (90,8%)[12]; Hurghada, Égypte possède 3 844 heures de soleil radieux (87,7%); Marsa Alam, Égypte possède même 3 958 heures d'ensoleillement (90,3%)[13],[14],[15],[16],[17]! Pour comparer, Marseille qui est la ville majeure la plus ensoleillée de France ne reçoit en moyenne que 2 858 heures d'ensoleillement (65%), Paris reçoit 1 689 heures de soleil (38,5%), Dunkerque détient 1 961 heures (44,7%) et Berlin possède 1 625 heures ensoleillées (37,1%). Les journées complètement couvertes ou nuageuses sans le moindre rayon de soleil sont rares voire très rares dans la région et surviennent uniquement à certaines occasions isolées, et il peut passer plusieurs mois d'affilée sans aucun ciel nuageux. La seule région du monde connaissant une durée d'ensoleillement comparable est dans le Sud-Ouest des États-Unis, plus précisément dans le désert des Mojaves ainsi que dans le désert de Sonora[18]. La couverture nuageuse très faible montre clairement que le Sahara est une zone très sèche et très aride.

En plus de sa durée d'ensoleillement exceptionnelle, le désert nord-africain détient le taux annuel d'insolation le plus élevé dans le monde entier, qui représente actuellement la quantité totale de l'énergie du rayonnement solaire qui atteint le sol sur une surface ainsi que sur une période donnée, s'élevant entre 2 200 kWh/m²/an et presque 3 000 kWh/m²/an dans les meilleurs cas car le soleil du désert brille quasiment tous les jours et le rayonnement solaire tombe presque toujours verticalement (haute trajectoire du soleil)[19]. Pour comparer, la majeure partie de l'Europe possède une insolation inférieure à 1 000 kWh/m²/an et le désert d'Arabie situé au Moyen-Orient détient une insolation atteignant 2 200 kWh/m²/an dans les meilleurs cas seulement. Lorsque le soleil est bien au-dessus de l'horizon et que celui-ci brille à travers un ciel dégagé (presque tout le temps), le rayonnement solaire direct représente entre 85% et 90% du rayonnement solaire global[20]. Ces chiffres fond du désert nord-africain un endroit très vaste, idéal et propice à l'installation conséquente de panneaux solaires et de centrales solaires. La quantité, la qualité, la fréquence ainsi que l'intensité du rayonnement solaire qui cuit le désert sont quasiment inégalées. D'ailleurs, cet ensoleillement record explique en quelque partie la chaleur extrême du désert.

Températures[modifier | modifier le code]

Le Sahara est caractérisé par de très fortes chaleurs, voire une chaleur extrême, le tout accompagné d'un soleil de plomb et accablant, particulièrement pendant la saison chaude, en été où le désert devient une fournaise. Le climat thermique saharien est quasiment uniforme en été mais est plus varié en hiver car les températures fluctuent davantage d'un endroit à un autre. Le Sahara ne possède pas vraiment d'hivers, au sens propre du terme, car la période la moins torride reste très douce à l'extrême nord et vraiment chaude dans le reste du désert bien que les nuits puissent être fraiches sinon froides.

Le désert possède des étés longs, prolongés, extrêmement chauds à torrides, avec des températures moyennes maximales généralement comprises entre 38 °C et 46 °C (et même plus dans les endroits les plus torrides), très souvent pendant plus de 3 mois, alors que les températures moyennes minimales restent principalement entre 21 °C et 29 °C. Tout le Sahara atteint au moins la barre des 40 °C chaque année, et même les 45 °C dans une grande majorité. Par exemple, les maxima et les minima moyens pour le mois le plus chaud (le mois de juillet est généralement le plus chaud) sont respectivement de 40,2 °C et 26,8 °C à Biskra, Algérie; 42,7 °C et 24,4 °C à Touggourt, Algérie; 46,4 °C et 28,8 °C à In Salah et à In Ghar, Algérie; 43 °C et 26,1 °C à Dongola, Soudan; 42,9 °C et 27,7 °C à Atbara, Soudan; 42 °C et 26 °C à Assouan, Égypte; 41,4 °C et 23,6 °C à Louxor, Égypte; 42,4 °C et 24,3 °C à Bilma, Niger; 44 °C et 24,4 °C à Faya-Largeau, Tchad; 45,9 °C et 27,9 °C à Adrar, Algérie, 46,1 °C et 28,1 °C à Reggane et à Aoulef, Algérie; 43,1 °C et 28,9 °C à Tessalit, Mali; 42,2 °C et 27,1 °C à Atar, Mauritanie; 41,2 °C et 26,2 °C à Agadez, Niger; 41,9 °C et 27,1 °C à Khartoum, Soudan; 43,9 °C et 26,1 °C à Tindouf, Algérie; 44,6 °C et 27,0 °C à Tamtert, Algérie; 43,6 °C et 26,6 °C à Ghadames, Libye; 41,3 °C et 26,3 °C à Ghat, Libye; 43,1 °C et 24,8 °C à Zagora, Maroc; 43,8 °C et 25,6 °C à Merzouga, Maroc; 42 °C et 24,5 °C à Erfoud, Maroc; 45 °C et 28,1 °C à Taoudeni, Mali; 45,5 °C et 26,2 °C à Timimoun, Algérie; 42,9 °C et 27,8 °C à Akjoujt, Mauritanie; 41,2 °C et 23,4 °C à Bir Lahlou, Sahara Occidental; 39,3 °C et 23,1 °C à Sebha, Libye; 39,8 °C et 23,5 °C à Koufra, Libye; 37,5 °C et 21,4 °C à Guelta Zemmour, Sahara Occidental; 39,6 °C et 23,1 °C à Sohag, Égypte. Le désert Libyque n'est pas moins brûlant que le reste du Sahara, et les températures moyennes maximales dépassent facilement les 40 °C. Pendant les vagues de chaleur ou dans les endroits les plus chauds, les températures maximales peuvent atteindre voire dépasser les 50 °C pour une période prolongée et cela n'est pas si rare. Par exemple, à In Salah durant l'été 1931, le mercure a atteint un pic de chaleur maximal s'élevant à 53 °C et pendant cette période, le mercure est monté jusqu'à 48 °C ou plus pendant près d'un mois et demi (45 jours consécutifs) et les températures minimales ne sont jamais descendues en dessous de 21 °C[21]. C'est un record qui surpasse celui de la Vallée de la Mort, au sud de la Californie. Les températures maximales absolues (records de chaleur) sont en général autour de 10 °C supérieures aux températures maximales moyennes du mois le plus chaud, et sont supérieures à 50 °C dans quasiment tout le désert, et sont même des records mondiaux comme 51,5 °C à Assouan, Égypte; 52,5 °C à Wadi Halfa, Soudan; 53,3 °C à Ghadames, Libye, 54,1 °C à Tindouf, Algérie et même 55,4 °C à Timimoun, Algérie. Il y a une discussion parmi les météorologistes au sujet du lieu où le thermomètre serait monté le plus haut: une températures maximale absolue de 57,8 °C a été enregistrée en Tripolitaine, le 13 septembre 1922, à la station d'El Azizia, en Libye mais l'observation a été jugée non-conforme et a été ensuite contestée. Une température maximale de 56,3 °C a été lue à In Salah en Algérie au mois d'août 1914 mais n'a pas été retenue, dans un esprit de prudence, par le Service Météorologique de l'Algérie. Le Sahara est donc, plus encore que l'Arabie, que le bassin intérieur australien et que le désert des Mojaves ainsi que le désert de Sonora, le lieu le plus chaud du globe. L'extrême nord-est de la Mauritanie, les plus basses plaines et vallées de l'extrême nord Mali ainsi que les dépressions et les plateaux de l'Algérie centrale et méridionale dont le Tidikelt et le Tademaït sont les zones les plus chaudes du désert en été, et les températures maximales atteignent régulièrement et fréquemment 48 °C et même la barre des 50 °C et les extrêmes peuvent même atteindre 53 °C ou plus à plusieurs occasions mais le peu de stations météorologiques actuelles n'enregistrent les records de chaleur ou de froid[22]. Le Sahara est donc, plus encore que le désert d'Arabie, que le bassin intérieur australien et que le désert des Mojaves ainsi que le désert de Sonora, le lieu le plus chaud du globe.

Le désert possède des « hivers » courts, brefs pour ne pas dire inexistants en tant que tels, et demeurent extrêmement doux voire réellement chauds mais très agréables, avec des températures moyennes maximales globalement entre 20 °C et 28 °C (parfois autour de 16 °C et de 17 °C) mais les températures moyennes minimales descendent entre 5 °C et 15 °C. Par exemple, les maxima et les minima moyens pour le mois le plus « froid » (le mois de janvier est généralement le plus frais) sont respectivement de 16,5 °C et 6,4 °C à Biskra, Algérie; 16,6 °C et 3,8 °C à Touggourt, Algérie; 17,8 °C et 2,9 °C à Ghadames, Libye; 20,1 °C et 4,2 °C à In Salah et à In Ghar, Algérie; 20,3 °C et 4,4 °C à Aoulef et à Reggane, Algérie; 20,6 °C et 4,1 °C à Adrar, Algérie; 19,7 °C et 3,9 °C à Timimoun, Algérie; 20,4 °C et 6,8 °C à Ghat, Libye; 28 °C et 10,5 °C à Dongola, Soudan; 23 °C et 7 °C à Louxor, Égypte; 23,9 °C et 8,7 °C à Assouan, Égypte; 26,8 °C et 12,6 °C à Tessalit, Mali; 27,1 °C et 8,7 °C à Taoudeni, Mali; 25,6 °C et 8,4 °C à Bilma, Niger; 28,3 °C et 13,7 °C à Faya-Largeau, Tchad; 24,9 °C et 8,1 °C à Wadi Halfa, Soudan; 31,2 °C et 15,4 °C à Khartoum, Soudan; 30,5 °C et 14,6 °C à Atbara, Soudan; 28 °C et 11,5 °C à Agadez, Niger; 20,3 °C et 3,8 °C à Zagora, Maroc; 20 °C et 3,2 °C à Merzouga, Maroc; 27,5 °C et 12,9 °C à Atar, Mauritanie; 28,8 °C et 15,4 °C à Akjoujt, Mauritanie; 20,6 °C et 6 °C à Koufra, Libye; 23,1 °C et 10 °C à Smara, Sahara Occidental; 21,2 °C et 6,8 °C à Bir Lahlou, Sahara Occidental; 21,1 °C et 9,6 °C à Guelta Zemmour, Sahara Occidental; 22 °C et 7,3 °C à Sohag, Égypte; 25,5 °C et 11,7 °C à F'Derick, Mauritanie. L'autre caractéristique de la saison froide du Sahara est le fréquent gel nocturne, où les températures peuvent avoisiner 0 °C surtout dans les endroits à climat désertique chaud soumis à des influences continentales plus ou moins notables avec les hivers les plus frais du désert. Les zones les plus chaudes en hiver se situe bien évidemment dans la zone saharo-sahélienne et peuvent avoir des températures moyennes maximales restant au-dessus de 30 °C alors que les zones les plus fraîches voient des maximales moyennes autour de 15 °C. Les températures absolues les plus basses que l'on ait pu observer dans le désert sont pour la plupart en-dessous de 0 °C : - 2 °C à Biskra, Algérie; - 3 °C à El Azizia, Libye; - 4 °C à In Salah, Algérie; - 5 °C à Ghadames, Libye; - 2 °C à Wadi Halfa, Soudan; - 1 °C à Touggourt, Algérie; - 2 °C à Assouan, Égypte; - 1 °C à Louxor, Égypte et même - 7 °C à Tamanrasset, Algérie (à noter que l'altitude y est de 1 400 m)[23]. La plupart du désert a déjà connue des températures minimales absolues négatives bien que, contrairement aux idées reçues, il ne fasse pas si froid que ça pendant la nuit et le gel ne se produit fréquemment qu'à certains endroits localisés. Et même si les nuits hivernales peuvent être relativement fraîches, les nuits estivales sont tropicales, c'est-à-dire que le mercure reste malgré tout au-dessus de 20 °C, ce qui est quand même chaud. Au Sahara, les températures baissent en haute et très haute altitude et au fur et à mesure que l'on se rapproche des régions côtières et littorales, à cause de l'Océan Atlantique ou de la Mer Méditerranée qui ont tendance à rafraîchir le climat chaud.

Les différences entre les températures de l'air relevées sous abri et les températures des sols désertiques extrêmement secs notamment rocailleux, ceux qui peuvent se réchauffer et se refroidir le plus rapidement sont très importantes. Ainsi en pleine journée, vers 13 heures ou 14 heures, la température du sol peut être entre 23 °C et 30 °C en été et 17 °C et 24 °C en hiver supérieure à la température officielle de l'air à cause du réchauffement solaire très important dans un air très sec et sans nuages. Par exemple, en journée d'été, par 43 °C relevé sous abri, la température du sol peut être de l'ordre de 70 °C ou de 75 °C voire plus. Ces écarts peuvent mais dépassent rarement 35 °C. La nuit, c'est le phénomène inverse car le sol se refroidit plus rapidement que l'air ambiant mais les différences de températures sont de moindre valeur et sont en général entre 5 °C et 12 °C inférieures à la température de l'air même si les différences peuvent excéder 20 °C mais exceptionnellement[24] Les amplitudes thermiques journalières (entre le jour et la nuit) sont plutôt grandes voire très grandes dans la plupart du désert à cause du ciel dégagé quasiment en permanence et de l'atmosphère très sèche; d'ailleurs des amplitudes thermiques journalières extrêmes de 43 °C et de 49 °C ont été enregistrées à certains endroits mais cela reste extrêmement rare. Toutes les températures précédemment citées sont relevées à sous abri météorologique, donc à l'ombre; les températures ressenties au rayonnement solaire direct peuvent être entre 15 °C et 25 °C supérieures aux températures officielles car le soleil du désert tape très fort, et ce même pendant les périodes les plus fraîches de l'année.

Humidité[modifier | modifier le code]

Le degré hygrométrique de l'air y est généralement extrêmement à très faible en été et faible à très faible en hiver dans le désert toute en sachant que l'humidité relative de l'air dépend également de sa température. La majorité du Sahara a une moyenne d'humidité entre 10% et 25% en été et entre 25% et 45% en hiver. Le Sahara septentrional est un petit plus favorisé avec une humidité entre 20% et 30% en été et entre 50% et 60% en hiver. On a parfois relevé des valeurs d'humidité extrêmement basses, comme à Tamanrasset où celle-ci est descendue plusieurs fois à 2%. Le désert nigérien est la partie du Sahara la moins favorisée en vapeur d'eau : l'air y est encore plus sec que le reste du désert et le degré hygrométrique annuel moyen est inférieur à 20% et atteint même 15% dans une grande majorité, ce qui est le taux le plus bas relevé sur la planète. Par exemple, le degré hygrométrique annuel moyen est de 26,2% à Assouan, Égypte; 29,9% à Louxor, Égypte; 28,8% à Khartoum, Soudan; 28,6% à Wadi Halfa, Soudan; 25,1% à Dongola, Soudan; 22,8% à Faya-Largeau, Tchad; 15,3% à Bilma, Niger; 19,6% à Agadez, Niger; 27,6% à Atar, Mauritanie; 33,7% à Bir Moghrein, Mauritanie; 32,1% à Koufra, Libye; 32,6% à Houn, Libye; 27,3% à In Salah, Algérie; 22,3% à Tamanrasset, Algérie. Pour exemple, Paris a un degré hygrométrique annuel moyen de l'air de 78,1%[25]. C'est en partie à cause du degré hygrométrique de l'air excessivement faible que les variations de températures entre le jour et la nuit peuvent être relativement fortes. Les seules exceptions au régime hygrométrique du désert sont les zones côtières ou proches d'un point d'eau important, ce qui peut faire grimper de façon conséquente la teneur en vapeur d'eau dans l'air. En rapport avec celles des températures, des variations quotidiennes se produisent : l'humidité relative est généralement minimale vers 15 heures et maximale vers 6 heures, au lever du soleil[26],[27],[28],[29],[30],[31],[32],[33],[34],[35],[36],[37],[38],[39].

De même, les points de rosée, qui définissent la température à partir de laquelle le processus de condensation de la vapeur d'eau en excès se met en marche (lorsque l'humidité relative atteint 100%), des endroits situés dans le grand désert sont faibles, et souvent très proches du minimum possible. Basés sur une moyenne annuelle, ceux-ci sont en grande partie situés entre 0 °C et 8 °C. Ces basses températures ne peivent être atteintes que pendant les nuits hivernales, et encore uniquement à certains endroits, et lorsque les points de rosée, si faibles soient-ils, sont atteints, on assiste à la formation de brouillard ou de brume (phénomène globalement extrêmement rare). Par exemple, le point de rosée annuel moyen est de - 0,4 °C à Tamanrasset, Algérie; 6,1 °C à Wadi Halfa, Soudan; 4,9 °C à Koufra, Libye. Mais si l'on compare avec Paris, qui par exemple a un point de rosée annuel moyen de 7,8 °C, on se rend compte que les points de rosée des endroits sahariens, chauds et secs sont sensiblement les mêmes, car bien que l'humidité relative soient bien trop faible, les températures sont au contraire trop élevées, d'où une moindre différence.

Vents[modifier | modifier le code]

Le Sahara est également un endroit plus ou moins venteux, bien que les vents soufflent très rarement à de très hautes vitesses. Situé dans la ceinture des alizés, la région est sujette à des vents faibles à très faibles qui soufflent constamment en provenance du nord-est entre les hautes pressions subtropicales (crête subtropicale) et les basses pressions équatoriales (zone de convergence intertropicale). Quand la masse d'air souffle des hautes vers les basses pressions, elle devient plus chaude et plus sèche. Résultant de ce procédé, des vents brûlants, desséchants et parfois chargés de fines particules telles que de la poussière ou du sable sont parfois ressentis au nord et au sud du désert, où ils sont diversement connus sous les noms de sirocco, simoun, khamsin, chergui, ghibli, harmattan et d'autres encore. Lorsque ces vents soufflent, ils apportent avec eux des conditions climatiques typiques du désert, ce qui veut dire des températures extrêmement élevées surtout en été où les maximales se retrouvent facilement entre 40 °C et 45 °C voire souvent plus, une atmosphère d'une sécheresse extrême et parfois poussiéreuse ou sableuse, ce qui peut faire grimper les températures ressenties car les fines particules en suspension sont surchauffées donnant une impression d'étouffement, avec un degré hygrométrique presque tout le temps inférieur à 10% en milieu d'après-midi voire 5% ainsi qu'un ciel dégagé et un temps très ensoleillé. Les effets dévastateurs de ces vents peuvent être accentués encore davantage : par exemple, le chergui qui est un vent à l'origine déjà très chaud et très sec et qui souffle de l'est voire du sud-est sur le Maroc se réchauffe et s'assèche encore plus par effet de foehn lorsque celui-ci passe sur les hauts sommets de l'Atlas et redescend au final encore plus chaud et surtout beaucoup plus sec, d'où les températures encore plus extrêmes à l'intérieur de terres marocaines qui peuvent avoisiner les 50 °C notamment à Marrakech, qui est située sous le versant de la chaîne de montagnes et qui est la première ville à subir les effets de ce vent. Ces vents sont des vents chauds et secs, qui sont caractérisé notamment par un changement, souvent brusque, des conditions climatiques de la région soumise à un de ces vents qui se traduit principalement par une soudaine hausse des températures et par un assèchement de la masse d'air. Ces vents chauds et secs peuvent souffler en toute saison, souvent à la fin du printemps, en été et en début d'automne mais très rarement en hiver et ont une dominante est.

Évaporation[modifier | modifier le code]

L'ensoleillement direct, quasiment constant de très forte intensité résultant d'une très faible nébulosité, la quasi-absence de précipitations, les températures très élevées tout au long de l'année, la sécheresse extrême de l'air ainsi que les vents encore plus desséchants permettent une évaporation atteignant des valeurs exceptionnelles et considérables. Théoriquement, la hauteur d'eau moyenne annuellement évaporée serait entre 3 000 mm et 6 000 mm (entre 3 m et 6 m) dans la majeure partie du Sahara et certaines parties voient plus de 6 000 mm (6 m) d'eau évaporée annuellement. Le Sahara atlantique n'a qu'une évaporation située entre 1 500 mm et 3 000 mm (entre 1,5 m et 3 m)[25].

Écorégion[modifier | modifier le code]

Désert du Sahara
Écorégion terrestre - Code PA1327[40]

Description de cette image, également commentée ci-après

Le désert près de Tamanrasset en Algérie.

Classification
Écozone : Paléarctique
Biome : Déserts et brousses xériques
Géographie et climat
Superficie[41] :
4 629 416 km2
min. max.
Altitude[41] : -101 m 1 721 m
Température[41] : 8 °C 38 °C
Précipitations[41] : 0 mm 55 mm
Écologie
Espèces végétales[42] :
500
Oiseaux[43] :
210
Mammifères[43] :
54
Squamates[43] :
100
Espèces endémiques[43] :
3
Conservation
Statut[43] :
Vulnérable
Aires protégées[44] :
1,8 %
Anthropisation[44] :
0,1 %
Espèces menacées[44] :
22
Ressources web :
Site du WWF

Localisation

Description de l'image  Ecoregion PA1327.svg.

Le désert du Sahara constitue une écorégion terrestre, selon la classification du Fonds mondial pour la nature (WWF), appartenant au biome des déserts et brousses xériques de l'écozone paléarctique. Elle comprend la partie hyper-aride du Sahara central, où les précipitations sont minimes et sporadiques, et exclut ses marges méridionales et septentrionales, plus humides. Bien que la biodiversité et l'endémisme y soient relativement faibles, la région abrite néanmoins une faune hautement adaptée aux conditions très particulières de végétation et de température qui y règnent.

Flore[modifier | modifier le code]

Le Sahara central abrite, selon les estimations, cinq-cents espèces de plantes, ce qui est extrêmement bas comparé à la superficie sur laquelle elles poussent. Les plantes telles que les arbres d'acacia, les palmiers et les herbes se sont adaptés aux conditions arides.

Les montagnes (Hoggar (Algérie), Monts de l'Aïr (Niger), Djebel Marra (Soudan)) abritent l'Olivier de Laperrine.

Faune[modifier | modifier le code]

Le désert s'anime la nuit. Là, au milieu des dunes et des rochers, une vie en majorité minuscule - elle appartient surtout au monde des insectes - sort de sa torpeur. Chacun cherche alors à se nourrir. Car si la majorité des espèces animales des espaces désertiques n'ont pas besoin de boire pour survivre, ils doivent absolument récupérer le précieux liquide dans la chair de leur proie.

Les dromadaires et chèvres sont des animaux domestiqués par l'homme. Les camélidés ont toujours été des animaux domestiqués par les nomades, en raison de leurs qualités bien connues de sobriété, d'endurance et de rapidité. Diverses espèces de scorpions jaunes le plus souvent, mais aussi noirs, et de tailles diverses. Androctonus amoreuxi est l'un des plus courants, son venin n'est pas des plus actifs. Il n'est sans doute pas dangereux pour l'Homme. Bien d'autres espèces présentes au Sahara ne sont également pas potentiellement létales. Androctonus australis qui lui ressemble, mais avec une queue bien plus large, peut atteindre comme le précédent près de 12 cm de long et son venin est des plus dangereux. Notamment pour les petits enfants et les personnes âgées. Le Varan du désert ou Varan gris (Varanus griseus) est une espèce vulnérable et en danger d'extinction. À ce titre, il est classé en Annexe 1 de la Convention de Washington. La vipère des sables (Cerastes vipera) dotée d'une tête plate et quelque-peu triangulaire, s'enfouit pour se protéger, ainsi que pour chasser, dans le sable grâce à des mouvements giratoires du tronc. La vipère à cornes (Cerastes cerastes) lui est proche, mais elle est moins inféodée au sable. Le fennec appelé aussi renard des sables est rencontré un peu partout dans le Sahara. Le fennec passe la journée à l'abri dans son terrier. La nuit, il chasse des insectes et des rongeurs. Son ouïe extrêmement développée lui permet de localiser ses proies rapidement, grâce à ses oreilles disproportionnées.

On rencontre également de belles antilopes et gazelles dans le Sahara, elles sont particulièrement bien adaptées à cette habitat aride. Parmi ses espèces, il y a l'Oryx algazelle, l'Addax, la gazelle Dama, la gazelle de Rhim, la gazelle de Cuvier et la gazelle Dorcas qui est la plus petite.

Le guépard Saharien vit en Algérie, au Maroc, au Niger, au Mali, au Bénin et dans le Burkina Faso. À ces endroits peuvent être retrouvé 250 guépards adultes très craintifs et fuyant la présence de l'homme. Le guépard évite le soleil du mois d'avril jusqu'en octobre. Ensuite, il recherche un abri dans les arbrisseau tels que les acacias. Ils sont inhabituellement pâles[45].

Les autres animaux incluent les varanus, les damans du cap, les vipères des sables et une petite population de Lycaon[46] dans peut-être 14 pays[47] et des autruches. Il existe d'autres animaux dans le Sahara (volatiles en particulier), entre autres, tels que l'amarante vineux et le capucin bec-d'argent. Il existe également une population de crocodiles du Nil en Mauritanie et dans le plateau de l'Ennedi Tchadien[48].

Menaces et conservation[modifier | modifier le code]

Les activités humaines affectent les zones dans lesquelles l'eau peut être trouvée. Ici, les ressources naturelles peuvent être menacées. Les populations restantes de grands mammifères ont été fortement réduites à cause de la chasse. Récemment, des projets de développement ont été organisés dans les déserts d'Algérie et de Tunisie.

Milieux naturels (habitats)[modifier | modifier le code]

Le Sahara possède 20 % de surfaces sableuses et 80 % de surfaces rocheuses où dominent des roches sédimentaires[2].

Milieux secs[modifier | modifier le code]

Empilement de roches érodées dans le massif de l'Adrar des Ifoghas au Mali

Le Sahara contient plusieurs milieux secs. Les ergs sont les grands massifs de dunes, ils occupent environ 20 % de la surface du Sahara. Ils évoluent en fonction des vents dominants[49]. Le Grand Erg Occidental en Algérie et le Grand Erg Oriental en Tunisie comptent parmi les plus importants. Les regs[49] sont des étendues plates, caillouteuses et constituent le paysage le plus fréquent du Sahara. Les grands regs sont particulièrement inhospitaliers. Le reg du Tanezrouft, qui veut dire « pays de la soif » (Algérie), le serir libyen ou le reg du Ténéré qui occupent chacun des centaines de milliers de km² peuvent être cités. Ils peuvent occuper aussi le sommet des plateaux.

Les hamadas sont les plateaux rocheux tabulaires limités par des falaises. Ils sont d'origine sédimentaire, le plus souvent calcaire. Lorsqu'ils sont recouverts de grès, ils sont nommés tassilis (par exemple : Tassili des Ajjer en Algérie). En général la surface montre de la roche nue, lissée par l'érosion éolienne. Le terme « djebel » désigne tous les autres reliefs que ce soient des collines ou des massifs montagneux plus importants.

Les plus importants massifs sont incluent le Tibesti (région du Borkou-Ennedi-Tibesti) formé d'un massif volcanique émergeant d'une épaisse nappe sédimentaire reposant sur le socle cristallin. Il culmine à 3 415 m (Emi Koussi) ; le Hoggar est un autre imposant massif volcanique. Il culmine à 2 918 m ; l'Aïr est moins élevé les sommets sont plus tabulaires mais culminent tout de même à 2 022 m ; l'Adrar des Ifhoras au sud du Hoggar en est un prolongement cristallin et métamorphique qui culmine à 890 m ; et l'Ennedi (région du Borkou-Ennedi-Tibesti) est un massif gréseux au sud-est du Tibesti et atteint 1 282 m.

Milieux humides[modifier | modifier le code]

L'aiguille d'Essendilène au Tassili n'Ajjer en Algérie.
Une guelta, près d'Oubankort dans l'Adrar des Ifoghas au Mali

Les milieux humides désertiques concentrent l'essentiel de la biodiversité en raison de la présence temporaire ou surtout pérenne de l'eau et également, de la vie humaine. Le taux d'endémisme y est particulièrement élevé.

À la différence des précédentes, les sebkhas forment des marais salants temporaires. L'eau peut provenir du ruissellement ou de sources temporaires. La plus grande, le Chott el-Jérid, couvre 5 000 km². Certaines sont exploitées sous forme de salines depuis le XVIe siècle comme à Taoudeni au Mali.

Guelta[49] est un terme d'origine berbère (Tageyilt) qui désigne des plans d'eau temporaires ou pérennes, sans écoulement apparent  : des mares dans les lits des cours d'eau ou des "citernes naturelles" dans la roche en place. Ils peuvent être trouvés dans les situations protégées d'une trop grande exposition au soleil dans les massifs montagneux comme l'Ennedi et l'Adrar des Ifoghas au Mali.

Les dayas (pluriel dayate ou daia (daiate), dhaia) sont des dépressions fermées d'extension limitée (quelques mètres à 1 km de diamètre), au fond en général argileux ou argilo-sableux dans lesquelles l'eau de ruissellement peut s'accumuler. Une alternance d'inondation et d'exondation associée à une érosion éolienne participe à leur formation  : parfois d'origine karstique (dolines) sur certains plateaux par exemple, issues de la déflation éolienne ou mixtes. Elles constituent des zones de végétation pérennes. Elles peuvent être trouvées surtout au Nord du Sahara. Ces dépressions à fond cultivable servent l’autoconsommation familiale. Ces trois termes d'origine arabe sont en usage en géomorphologie dynamique.

Les oasis[49] sahariennes, milieu naturel et aménagé, n'occupent qu'un millième de la surface du Sahara. Elles sont situées parfois sur le lit des oueds venant se perdre dans le désert ou au pied de massifs produisant des sources ou encore directement au-dessus de nappes phréatiques affleurantes ou peu profondes. Les oueds sont des cours d'eau à écoulement apparent temporaire (voir aréisme et endoréisme) indissociable du phénomène de crue (les deux mots en arabe sont liés). La majorité du temps, ils sont à sec, mais des poches d'eau durables peuvent persister en profondeur, et des gueltas peuvent être alimentées par une résurgence.

Ce sont les crues qui alimentent ce réseau hydrographique temporaire, leur origine est essentiellement dans les massifs montagneux et la violence du débit a des conséquences morphologiques fortes sur le lit des oueds.

La partie amont naît du rassemblement de chenaux de ruissellement, la partie médiane forme un lit large et dont les limites sont parfois difficiles à reconnaître en plaine et la partie aval peut se diviser en plusieurs bras sur un cône étendu d'alluvions. C'est le long des oueds que les seules formations arborées un peu denses dans le Sahara sont observées.

Régions naturelles[modifier | modifier le code]

Le Ténéré, ou « désert des déserts » est la partie centrale du Sahara qui s'étend au nord du Niger. Le terme vient du tamacheq, la langue des Touaregs et signifie simplement « désert ». Le désert blanc, aussi appelé désert Libyque s'étend à l'ouest du Nil, sur une largeur d'environ 800 km. Il doit son nom à la présence de calcaire qui prend par endroit la couleur blanche.

Les précipitations y sont très faibles (environ 5 mm par an).

Aménagements traditionnels[modifier | modifier le code]

Foggara, coupe de principe.

Les foggaras, sont des ouvrages souterrains de grande longueur permettant l'adduction d'eau dans certaines oasis, depuis les plateaux ou les massifs montagneux. Cette technique ancestrale se retrouve dans ce qui est aujourd'hui l'Iran, sous le nom de Qanat. Elle a été apportée du Sahara dans les steppes marocaines par les Almoravides à qui elle a permis la fondation de la ville de Marrakech.

Populations et cultures[modifier | modifier le code]

Plus de cinq millions d'habitants vivent dans le Sahara, un habitant sur deux vit dans des villes, un habitant sur huit dans le Sahara maghrébin (estimation en 1990)[50].

Les populations actuelles du Sahara incluent les Toubous (Libye, Tchad, Niger, Égypte, Soudan soit environ 600 000 personnes) ; les Touaregs (un peuple de nomades dont l'effectif est estimé à un million de personnes ; vêtus traditionnellement de tissus de couleur bleu indigo qui déteignent sur la peau, ils furent aussi appelés les « hommes bleus » ou les « seigneurs du désert » par les voyageurs occidentaux[51]) ; les Saharaouis et les Maures.

Dans plusieurs régions, notamment au sud du Sahara, des espaces bénéficiant autrefois du climat tropical du Sahel tendent à se désertifier, notamment à cause de l'action de l'homme. Ce phénomène est à l'origine d'importants mouvements de population.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Au Sahara, de nombreuses traces d'une activité humaine préhistorique peuvent être découvertes (outils, poteries, et peintures rupestres).

Le climat du Sahara a subi des variations importantes durant la préhistoire. Dans l'oasis de Bilma (Niger), des cratères de salines glauques sont les vestiges des mers qui couvraient le Sahara il y a 100 millions d'années. Il y a environ 40 000 ans, il existait de grands lacs au Sahara, peuplé alors de semi-nomades. Il y a 18 000 ans, le Sahara était hyperaride[réf. nécessaire].

Vers 12000 ans avant J.-C., sa limite sud-orientale était remontée à hauteur du tropique du Cancer[49]. Vers 10500 ans avant J.-C., c'est sa limite sud-occidentale qui était remontée, la surface désertique étant alors moitié moindre que l'actuelle. Le climat radouci de cette écorégion demeura tempéré jusqu'aux alentours de 8500 ans avant J.-C. Durant la période appelée subpluvial néolithique (en), le « Sahara vert » reçut une pluviosité abondante. Il comprenait alors des lacs, des sources où vivaient des poissons et était couvert de végétations en bordure de cours d'eau (forêt galerie) et au fond des vallées. Il était peuplé d'une faune riche et de populations de chasseurs cueilleurs qui connurent alors la révolution néolithique environ 6000 ans avant J.-C. Des fossiles d'animaux marins ont été retrouvés ainsi que des peintures de troupeaux de bœufs sur les parois de certaines grottes de cette époque[52].

Bien que le réchauffement climatique se fût amorcé, le Sahara était encore humide vers 6500 ans avant J.-C. Le Sahara devint aride vers 3900 avant J.-C (5.9 kiloyear event (en)), entraînant la migration des populations du centre de l'Afrique du Nord à la vallée du Nil, ce qui a finalement conduit à l'émergence des première sociétés complexes et très organisées[53].

Progression inexorable[modifier | modifier le code]

Depuis 1900, le Sahara a progressé vers le sud de 250 kilomètres et ce sur un front qui en fait plus de 6 000km. C'est ainsi que la steppe du Sahel connaît un dessèchement relativement brutal. Néanmoins, la décennie qui suit l'année 2000 a connu un reverdissement dans le Sahel[2].

L'étendue, le degré d'ensoleillement et la faible population sédentaire du Sahara en font potentiellement un gigantesque « gisement » d'énergie solaire renouvelable, tant photovoltaïque que thermique. Reiser[citation nécessaire] avait calculé qu'un carré de 300 km de côté en plein Sahara équipé avec les techniques de son époque aurait suffi en théorie à alimenter la totalité de l'Afrique et de l'Europe en électricité, et cela indéfiniment, bien que de façon non continue. L'Europe, de son côté, pourrait utiliser cette électricité le jour pour pomper de l'eau vers ses lacs de montagne et restituer la nuit l'énergie ainsi stockée. La mise en application de cette idée a commencé sous le nom de Projet Desertec.

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

Proverbe[modifier | modifier le code]

Un proverbe arabe dit que « le Sahara est un puits dont le chameau est la corde »[54].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Encyclopédie Universalis : SAHARA
  2. a, b et c Monique Mainguet, Les pays secs : environnement et développement, Éd. Ellipses, 2003
  3. Capot-Rey, 1953
  4. JAOUEN X. La flore de la zone de contact Sahara-Sahel, in "Sud-Sahara, Nord-Sahel", Centre Culturel Français d'Abidjan, p. 58-73, 1989
  5. BRUNEAU DE MIRE P. et GILLET H. Contribution à l'étude de la flore du massif de l'Aïr. J. Agr. Trop. Bot. Appl., France, T III, 1956
  6. JAOUEN X. La flore de la zone de contact Sahara-Sahel, in Sud-Sahara, Nord-Sahel, Centre culturel français d'Abidjan, p. 58-73, 1989
  7. « Au Maroc, le désert reverdit peu à peu », sur Le Figaro,‎ 13 avril 2010 (consulté le 14 octobre 2010)
  8. « Le Sahara reverdit III », sur La terre du futur,‎ 7 septembre 2011
  9. Sefelnasr, Ahmed M. (2007) Chapter 2. Geographical Setting. in Development of groundwater flow model for water resources management in the development areas of the western desert, Egypt. PhD Thesis. Martin-Luther-Universität Halle-Wittenberg.
  10. (en) Shahin, Mamdouh, Water Resources and Hydrometeorology of the Arab Region, Springer,‎ 2007 (ISBN 978-1-4020-5414-3, lire en ligne), p. 84–
  11. http://articles.latimes.com/2007/dec/17/business/ft-climate17
  12. http://books.google.fr/books?id=svY6nhnlF7oC&pg=PA43&lpg=PA43&dq=Adrar+3978+heures+d%27ensoleillement&source=bl&ots=oHxB-uT-vB&sig=kHY-A1VXC-rqMJtVgw5Yh4Tk4f8&hl=fr&sa=X&ei=ZPSTU_2PBcWhO7PbgMAM&ved=0CCUQ6AEwAA
  13. "Climate data for Wadi Halfa, Sudan". Wadi-halfa.climatemps.com. Retrieved on 12 May 2014.
  14. Top 10 sunniest places in the world. Serious Rankings (9 March 2013). Retrieved on 12 May 2014.
  15. http://www.tessalit.climatemps.com/sunlight.php
  16. http://www.bechar.climatemps.com/sunlight.php
  17. http://www.climatedata.eu/climate.php?loc=moxx0023&lang=en
  18. http://www.currentresults.com/Weather-Extremes/sunniest-places-countries-world.php
  19. RWE AG – Theoretical area needed for solar-thermal plants in the Sahara. Rwe.com. Retrieved on 12 May 2014.
  20. http://books.google.fr/books?id=6-lHc43IoCkC&pg=PA147&lpg=PA147&dq=Sahara+desert+solar+radiation+6+Kwh&source=bl&ots=OQuxjdjdC2&sig=0D53ObOs_FE7vL4PTnoItjZJU8g&hl=fr&sa=X&ei=KEd3U9-VEeeW0AWf-oDYBQ&ved=0CF0Q6AEwBQ#v=onepage&q=Sahara%20desert%20solar%20radiation%206%20Kwh&f=true
  21. « le Sahara », Encyclopédique Larousse, Éditions Larousse (consulté le 5 mai 2014)
  22. Quels sont les endroits les plus chauds dans le monde?. Last48hours. Retrieved on 12 May 2014.
  23. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Pers.C3.A9e.
  24. http://books.google.fr/books?id=cHRHH7_minUC&pg=PA550&lpg=PA550&dq=Sahara+temp%C3%A9rature+du+sol&source=bl&ots=iE-jfdP_E1&sig=62ctdyXvk5fRNINxILthyLpi28I&hl=fr&sa=X&ei=5huKU8TeHsmOO4m0gLgC&ved=0CG0Q6AEwCg#v=onepage&q=Sahara%20temp%C3%A9rature%20du%20sol&f=false
  25. a et b http://saharayro.free.fr/fgeo2.htm
  26. http://www.aswan.climatemps.com/humidity.php
  27. http://www.luxor.climatemps.com/humidity.php
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  39. en.wikipedia.org/wiki/In Salah#Climate
  40. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, E. D. Wikramanayake, N. D. Burgess, G. V. N. Powell, E. C. Underwood, J. A. D'Amico, I. Itoua, H. E. Strand, J. C. Morrison, C. J. Loucks, T. F. Allnutt, T. H. Ricketts, Y. Kura, J. F. Lamoreux, W. W. Wettengel, P. Hedao et K. R. Kassem, « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, no 11,‎ 2001, p. 935-938.
  41. a, b, c et d (en)World Wildlife Fund, « The Terrestrial Ecoregions of the World Base Global Dataset », sur http://worldwildlife.org (consulté le 29 septembre 2012). Disponible alternativement sur : Loyola RD, Oliveira-Santos LGR, Almeida-Neto M, Nogueira DM, Kubota U, et al., « Integrating Economic Costs and Biological Traits into Global Conservation Priorities for Carnivores », PLoS ONE,‎ 2009 (consulté le 20 octobre 2012), p. Table S1. Les données de température et de précipitations sont les moyennes mensuelles minimales et maximales.
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  43. a, b, c, d et e (en)World Wildlife Fund, « WildFinder: Online database of species distributions »,‎ janvier 2006, données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  44. a, b et c (en) J. M. Hoekstra, J. L.  Molnar, M. Jennings, C. Revenga, M. D. Spalding, T. M. Boucher, J. C. Robertson, T. J. Heibel et K. Ellison, The Atlas of Global Conservation : Changes, Challenges, and Opportunities to Make a Difference, Berkeley, University of California Press,‎ 2010 (lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  45. (en) « Rare cheetah captured on camera », sur BBC News,‎ 24 février 2009 (consulté le 12 juin 2011)
  46. Tico McNutt et al., « Lycaon pictus »,‎ 2008
  47. (en) Brendan Borrell, « Endangered in South Africa: Those Doggone Conservationists » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 19 octobre 2009, sur Slate
  48. (en) "Desert-Adapted Crocs Found in Africa", National Geographic News, 18 juin 2002
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  50. Olivier Pliez, Villes du Sahara : urbanisation et urbanité dans le Fezzan libyen, CNRS Éditions, 2003
  51. Roger Frison-Roche, Bivouacs sous la lune, Arthaud, 2004 et Odette Bernezat Campements touaregs. Moments de vie avec les nomades du Hoggar, Glénat, 2008.
  52. (en) Nick A. Drake et col, « Ancient watercourses and biogeography of the Sahara explain the peopling of the desert », Proceedings of the National Academy of Science, vol. 108, no 2,‎ 11 janvier 2011, p. 458–462 (DOI 10.1073/pnas.1012231108)
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  54. Taoufik Ben Brik, Une si douce dictature, La Découverte,‎ 2013, 288 p. (ISBN 9782707172884, lire en ligne), p. 133.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Julien Brachet, 2009 - Migrations transsahariennes. Vers un désert cosmopolite et morcelé (Niger). Éd. Le Croquant, Paris, 322 p.
  • Alain Drajesco-Joffe, 1993 - La vie sauvage du Sahara. Éd Delachaux & Niestlé - ISBN 2-603-00871-4
  • Jean Bisson, 2003 - Mythes et réalités d'un désert convoité : Le Sahara. Éd. L'Harmattan, Paris, 479 p.
  • Michel Aymerich, Tarrier M., 2010 - Un désert plein de vie. Carnets de voyages naturalistes au Maroc saharien. Éd. La Croisée des Chemins, 264 p.
  • Michel Le Berre Michel, et al., 1989 et 1990 - Faune du Sahara - Tome 1, Poissons. Amphibiens. Reptiles. Tome 2, Mammifères.
  • Théodore Monod, Jean-Marc Durou, 2007 - Déserts. Bower Éditions, Coll. Mémoires du monde, 342 p. (ISBN : 978-2-355-41006-2)
  • Paul Ozenda, 1977 - Flore du Sahara. Éd. du CNRS, Paris, 600 p.
  • Nicole Petit-Maire, 2002 - Sahara sous le sable des lacs. Éd. du CNRS, Paris.
  • Pierre Rognon, 1989 - Biographie d'un désert : Le Sahara. Éd. Plon Synthèse, 347 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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