Sahara

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sahara (homonymie).
Sahara
الصحراء الكبرى
Image illustrative de l'article Sahara
Localisation
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Maroc Maroc
Drapeau de la Libye Libye
Mauritanie Mauritanie
Tunisie Tunisie
Drapeau de l'Égypte Égypte
Blank flag.svg Sahara occidental
Mali Mali
Niger Niger
Drapeau du Tchad Tchad
Drapeau du Soudan Soudan
Superficie 8 600 000 km2
Coordonnées 20° N 10° E / 20, 10 ()20° Nord 10° Est / 20, 10 ()  
Altitude
Maximale 3 415 m (Emi Koussi)
Température
Maximale 48 °C
Minimale -18 °C
Autre
Précipitations 25 mm/an
Ressources naturelles Pétrole, manganèse, cuivre, fer, phosphate, uranium, ensoleillement très fort et quasi-permanent

Géolocalisation sur la carte : Afrique

(Voir situation sur carte : Afrique)
City locator 10.svg

Le Sahara (en arabe : As-Sahara al-Kobra, صحراءالكبرى, écouter, le Grand Désert ou steppe) est une vaste écorégion désertique située dans la partie nord du continent africain. Il s'étend sur 7 500 kilomètres de l'Atlantique à la mer Rouge et couvre 12 millions de kilomètres carrés[1] Il se prolonge même au-delà de la mer Rouge et les géographes parlent d'un grand désert saharo-arabique. Le Sahara constitue la partie occidentale d'une vaste diagonale sèche qui s'étend des abords du fleuve Sénégal jusqu'en Mongolie.

Considéré comme le plus vaste désert chaud du monde (voir la liste des principaux déserts par superficie), il divise le continent du nord au sud. Il couvre d'immenses étendues de territoires et s'étend sur le territoire de dix États : l'Algérie, la Tunisie, le Maroc, la Libye, l'Égypte, le Soudan, le Tchad, le Niger, le Mali, la Mauritanie et sur le territoire contesté du Sahara occidental.

Contrairement à une idée répandue, le désert de sable ne couvre que 20% de la superficie du Sahara. La plupart des voyageurs connaissent les images des déserts de sable (Grand Erg Oriental et Grand Erg Occidental) mais négligent celles des montagnes (Hoggar, Tassili, Tibesti), des hamadas, des regs...

L'élément le plus important d'un vaste ensemble aride[modifier | modifier le code]

La Tadrart Rouge à Djanet, dans le Sud algérien.

Le mot Sahara qui signifie désert en arabe désigne dans toutes les langues le grand désert africain. Mais le nom Tiniri (ou Ténéré) qui signifie désert en langue tamacheq, la langue tamazight des autochtones Touaregs, a été attribué par eux à l'une des régions les plus aride du Sahara, au nord du Niger.

Ce grand désert est le plus vaste et le seul vrai désert au sens géographique du terme car il comporte des régions hyperarides (moins de 50 mm de précipitations annuelles mais avec une extrême irrégularité interannuelle), arides (moins de 150 mm de précipitations annuelles et une végétation concentrée dans les oueds), semi-arides et sub-humides sèches. La diagonale sèche dont il fait partie comprend le Sahara, l'Arabie, le désert de Syrie (Syrie, Jordanie et Irak), le Dasht-e Kavir (Iran), le Dasht-e Lut (Iran), le Thar (Inde) et se poursuit par les déserts de latitude moyennes d'Asie centrale (le Karakoum, le Kyzyl Kum et en Chine le Taklamakan et le désert de Gobi).

Cette aridité s'explique par la privation des deux sources principales de précipitations : le front polaire et les courants équatoriaux d'ouest[2] et elle conduit à des épisodes de sécheresse particulièrement importants en intensité et en durée.

Limites géographiques bioclimatiques[modifier | modifier le code]

Selon des critères climatiques, la limite septentrionale du Sahara est l'isohyète des 100 mm. La limite sud est plus floue, elle peut être située sur l'isohyète des 150 mm mais les pluies varient fortement d'une année à l'autre.

Selon des critères biogéographiques ou bioclimatiques [3][réf. incomplète] : au nord : la limite de maturité des palmiers dattiers. Au sud, limite méridionale de had (Cornucala monacantha, Chenopodiaceae) ou la limite septentrionale du cram-cram (Cenchrus biflorus, Poaceae sahélienne). Toutefois, cette espèce, annuelle à durée de vie brève, n'est généralement plus visible après quelques mois de saison sèche, et son abondance varie directement en fonction des précipitations. Elle est de surcroit véhiculée sous forme d'épillets munis de glumes à crochets redoutablement efficaces par les animaux d'élevages qui peuvent ainsi la transporter loin de son aire[4]. Pour ces raisons, des auteurs ont proposé de déterminer la limite bio-climatique saharo-sahélienne à partir d'espèces arbustives qui intègrent les conditions pluviométriques tout au long de leur vie et sont aisément repérables : Commiphora africana se rencontre en abondance au Nord-Sahel [5]. Acacia senegal (le gommier du Sénégal) et Zyziphus mauritiana ont la même répartition. Du côté saharien, s'observeront Stipagrostis pungens, (arabe : sbot ou Drinn), puissante graminée pérenne, Calligonum comosum (arabe : awarach) et Zyziphus lotus (arabe : Sder)[6]

Les climats sahariens[modifier | modifier le code]

Le Sahara est le plus vaste désert subtropical, chaud du monde. Le climat oscille entre la chaleur extrême en pleine journée d'été et la fraîcheur nocturne en hiver. Ce désert est connu pour ses extrêmes climatiques : en effet le Sahara possède les endroits faisant partie des plus chauds, des plus secs et des plus ensoleillés au monde. De manière générale, le Sahara possède un climat désertique chaud caractérisé par des étés globalement longs et très chauds voire torrides tandis que les hivers y sont courts et d'une extrême douceur et peuvent même être chauds, le tout avec une durée d'ensoleillement très élevée et avec des précipitations très faibles et ce tout au long de l'année mais celles-ci sont également très irrégulières. Plus précisément, la partie nord du Sahara a un climat subtropical, désertique chaud sans aucune saison des pluies car celle-ci est constamment sous l'influence de la crête subtropicale alors que la partie plus méridionale jouit d'un climat à tendance plus tropicale, désertique chaud avec une brève saison des pluies et les températures sont plus élevées l'hiver et plus basses l'été, ce qui n'empêche pas le mercure d'atteindre 35 °C ou 40 °C. Entre les deux parties, la Sahara central est soumis à régime extrêmement aride marqué par l'établissement de l'alizé continental appelé harmattan (vent très chaud, sec et poussiéreux). Seuls les sommets élevés du Hoggar et du Tibesti sont plus arrosés. Enfin la zone côtière atlantique baignée par le courant froid des Canaries est soumise aux brises de mer et à quelques phénomènes de brouillards. Les climats sahariens, particulièrement subtropicaux possèdent des amplitudes thermiques journalières et annuelles bien marquées avec, dans certains cas des variations brutales de températures à cause de l'air extrêmement sec et limpide ainsi que de la clarté du ciel. De plus, la présence de vents dans le désert accroît encore la sécheresse en permettant le renouvellement d'une masse d'air toujours plus sèche.

Précipitations[modifier | modifier le code]

Le Tadrart Acacus à l'ouest de la Libye.

Les précipitations sont caractérisées par leur extrême faiblesse et leur irrégularité (généralement de 1 à 100 mm) bien que les parties plus méridionales du Sahara, proches du Sahel puissent recevoir une quantité de précipitations annuelles tout de même inférieures à 200 mm. Les endroits les plus secs du désert reçoivent moins de 1 mm d'eau par an. Il peut arriver qu'elles soient violentes et ravageuses et déclenchent des crues ou oueds. Il ne pleut que très rarement dans cette partie de l'Afrique. Ce sont les alizés qui sont responsables de l'aridité du Sahara en repoussant les dépressions de l'Atlantique nord. Ces alizés sont eux-mêmes alimentés par le choc thermique issu de la rencontre des masses d'air de l'océan et du désert[7]. Le climat désertique chaud typique du Sahara peut être subdivisé en deux climats uniquement relatifs aux précipitations moyennes annuelles reçues : le Sahara est un « vrai désert » car il constitue des climats arides qui reçoivent entre 50 mm et 150 mm d'eau par an mais aussi des climats hyperarides (les plus secs) qui reçoivent moins de 50 mm d'eau.

Quelques centimètres de précipitations font reverdir le sable dans le Sahara (cf. acheb). Dans le sud de la Libye, elles se produisent à un rythme de vingt-cinq ans. Quand, après une averse aussi rare que violente, le Soleil brille sur le Sahara, le désert de pierres se couvre, en quelques jours, d'un tapis vert de petites plantes (aussi appelé bloom du désert). En peu de jours, ce tapis devient un champ de fleurs qui disparaît à son tour très rapidement (voir éphémères et théorophytes). Les plantes ont utilisé cette très brève période pour produire des semences. Nichées entre les pierres, ces graines peuvent résister dix ans à la sécheresse, en attendant une nouvelle pluie.

Au Sahel, les tentatives pour arrêter l'avance du désert ont été longtemps réputées vaines. Pourtant, depuis 2009 et selon de nombreuses sources[8],[9], le Sahara reverdit. Deux degrés de plus dans le réchauffement climatique pourraient éventuellement y ramener les moussons qu'il connaissait il y a plusieurs millénaires[réf. souhaitée].

Des analyses des pollens montrent que des herbages et des régions forestières ont existé périodiquement au Sahara. Des archéologues ont mis au jour des sépultures sur le site de Gobero, dans le Nord du Niger.

Ensoleillement[modifier | modifier le code]

La durée d'ensoleillement annuel varie généralement entre 3 000 et 4 000 heures sur les 4 380 heures d'ensoleillement annuel maximal théorique. Le désert saharien jouit d'un ensoleillement direct, fort et quasi-permanent. Le Sahara possède les endroits faisant partie des zones les plus ensoleillées du monde. Cependant quelques villes situées dans le Sud-Ouest des États-Unis notamment Yuma, Phoenix et Tucson en Arizona, Redding en Californie ou encore Las Vegas au Nevada connaissent une durée d'ensoleillement comparable mais plus irrégulière. Les parties désertiques du Soudan, d'Égypte, d'Algérie, du Maroc, du Mali, du Tchad, du Niger et de Libye font partie des endroits les plus ensoleillés de la planète. En effet dans ces régions, les jours d'insolation nulle (où le ciel est complètement couvert sans un rayon de soleil) sont très rares. Khartoum, Omdurman, Wadi Halfa, Dongola, Abu Hamed au Soudan ainsi que Faya-Largeau, Fada, Bardai, Zouar et Aozou au Tchad dépassent tous 3 700 heures d'ensoleillement. Assouan, Louxor, Sharm el-Sheikh, Hurghada, Sohag et Qousseir, six villes toutes situées en Égypte dépassent les 3 800 heures de soleil par an tandis que Marsa Alam, aussi en Égypte possède 3 958 heures d'ensoleillement[10] [11] [12] [13] [14] [15] [16]. Bordj Omar Driss, In Salah, Adrar, Tindouf et plein d'autres endroits en Algérie atteignent au moins 3 600 heures d'ensoleillement. Le désert Libyque, faisant partie du Sahara, ainsi que les endroits situés à proximité comptabilisent une durée d'ensoleillement très élevée, comme par exemple 3 723 heures à Kufrah[17]. Ces valeurs annuelles d'ensoleillement font partie des plus élevées au monde. Bien que beaucoup de stations météorologiques au Sahara ne mesurent pas la durée d'ensoleillement annuel, on estime que certains endroits pourraient recevoir plus de 4 000 heures de rayonnement solaire. L'énergie solaire annuelle reçue dépasse 2 000 kWh/m²[18] et peut atteindre dans les meilleurs cas 3 000 kWh/m².

Températures[modifier | modifier le code]

Dunes mouvantes, rochers et montagnes dans le Tadrart Acacus, la partie du désert du Sahara située au sud-ouest de la Libye

Au Sahara, les étés sont longs et très chauds avec des températures moyennes maximales tournant globalement autour de 40 °C à l'ombre pendant 2 ou 3 mois de suite voire 5 mois localement alors que les hivers sont courts et extrêmement doux à chauds avec des températures moyennes maximales tournant autour de 25 °C. En période hivernale, les nuits sont fraîches et peuvent même être glaciales à cause du fort refroidissement radiatif nocturne dans un air très sec et sous un ciel généralement sans nuages bien que cela se produise rarement. L'amplitude thermique journalière y est considérée comme forte et est généralement située entre 20 °C et 28 °C notamment dans le nord du désert où le climat est subtropical mais des extrêmes de 43 °C à 49 °C sont possibles mais dans des cas extrêmement rares.

Il peut exister de grands écarts de températures entre l'été et l'hiver mais ce n'est pas systématique. L'amplitude thermique annuelle peut atteindre au maximum 30 °C[19]. De plus lors des mois les plus chauds, il n'est pas rare que sur le sable et l'asphalte brûlant, le mercure atteigne 80 °C. Il est important de préciser que toutes les températures mentionnées ici sont relevées sous abri, donc à l'ombre et n'ont, en pratique, pas grande utilité puisque les parties pleinement désertiques ne possèdent quasiment aucun endroit à l'abri du rayonnement solaire. Il faut rajouter en moyenne 10 °C à 20 °C pour obtenir un ressenti moyen au soleil.

Les endroits situés à haute altitude connaissent un climat désertique doux ou même chaud, un peu plus frais (cela reste chaud) et un peu plus humide (cela reste sec) que les profondes vallées. Les températures maximales estivales dans ces régions peuvent tout de même atteindre 35 °C alors que les températures maximales hivernales peuvent redescendre autour de 15 °C.

De plus, il est à préciser que la Sahara atlantique ou méditerranéen, c'est-à-dire les parties désertiques proches des côtes littorales connaissent des températures beaucoup plus modérées notamment en été où le mercure dans certaines zones ne dépasse même pas 30 °C. Mais ce n'est pas pour cela que l'on doit considérer le Sahara comme un désert plus « frais » que les autres déserts chauds.

Les endroits les plus chauds du Sahara voient facilement le mercure monter jusqu'à 45 °C voire au-delà en plein été. Durant les vagues de chaleur, celles-ci montent souvent au-delà de 50 °C occasionnellement. La partie la plus torride du désert se trouve à l'extrême nord du Mali et à l'extrême sud de l'Algérie. L'extrême nord du Soudan ainsi que l'extrême sud de la Libye font aussi partie des endroits les plus chauds. Dans ces zones, la chaleur extrême reste constante et s'étend bien en-dehors de l'été calendaire. Par exemple, aux alentours de Taoudeni, au nord du Mali, les températures moyennes maximales estivales sont globalement supérieures à 45 °C pendant 3 mois et il fait en moyenne plus de 35 °C pendant presque 8 mois d'affilée et les températures moyennes maximales hivernales restent supérieures à 26 °C. Les endroits les plus torrides du désert sont les endroits les plus chauds au monde.

Humidité[modifier | modifier le code]

Le degré hygrométrique de l'air y est généralement extrêmement à très faible en été et faible à très faible en hiver dans le désert toute en sachant que l'humidité relative de l'air dépend également de sa température. Le Sahara central a une moyenne d'humidité entre 4% et 20% en été et entre 20% et 40% en hiver. La Sahara septentrional est plus favorisé avec une humidité entre 20% et 30% en été et entre 50% et 60% en hiver. Pour exemple, Paris a en toute saison un degré hygrométrique de l'air supérieur à 60%[20]. C'est en partie à cause du degré hygrométrique de l'air excessivement faible que les variations de températures entre le jour et la nuit peuvent être relativement fortes.

Évaporation[modifier | modifier le code]

L'ensoleillement quasi-permanent et d'une très forte intensité, la quasi-absence de précipitations, les températures très élevées tout au long de l'année, la sécheresse extrême de l'air ainsi que les vents encore plus desséchants permettent une évaporation atteignant des valeurs exceptionnelles et considérables. Théoriquement, la hauteur d'eau moyenne annuellement évaporée serait entre 2 500 mm et 5 000 mm (entre 2,5 m et 5 m) dans la majeure partie du Sahara. Le Sahara atlantique n'a qu'une évaporation située entre 1 500 mm et 2 300 mm (entre 1,5 m et 2,3 m)[21].

Vents[modifier | modifier le code]

Certaines des caractéristiques climatiques du Sahara sont ses célèbres vents parfois violents, très chauds et très secs. Le vent le plus constant sur la partie centrale et Ouest du Sahara est l'harmattan, alizé continental qui souffle du nord-est. Il se renforce avec l'anticyclone et produit alors les vents de sable. Au Nord du Sahara peuvent s'établir d'autres vents en liaison avec les dépressions méditerranéennes d'hiver comme le khamsin en Égypte. Au Sud, des bourrasques de poussière sont associées aux tornades tropicales du mois d'août. Le sirocco, qui est un vent saharien violent, très sec et très chaud, souffle quant à lui dans le nord du Sahara, au niveau du Maghreb et est responsable de températures caniculaires. De plus, le « chergui », un vent très chaud et très sec provenant du sud, c'est-à-dire de la partie centrale du désert (la partie la plus chaude) apporte des températures extrêmement élevées à la majeure partie du Maroc, parfois supérieures à 45 °C localement. Ces vents renforcent l'aridité du Sahara.

D'innombrables canyons atteignant soixante mètres de profondeur ont entaillé le tassili n'Ajjer selon la direction des alizés : du nord-est au sud-est. En effet, ce sont les vents qui ont donné à ces pitons des formes profilées (érosion éolienne).

Exemples[modifier | modifier le code]

Climat à In Salah en Algérie
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 7,1 10 13,3 17,1 22,1 27,6 29,2 28,8 25,8 19,7 13 7,8 18,46
Température moyenne (°C) 14,3 17,6 21 25,2 30,1 35,6 37 36,5 33,1 26,9 20,1 14,9 26,03
Température maximale moyenne (°C) 21,6 25,1 28,6 33,2 38 43,5 44,7 44,1 40,3 34,1 27,1 21,9 33,51
Précipitations (mm) 3,7 3,5 1,2 1,6 0,5 0,1 0 0,5 0,2 1,2 0,5 2,7 15,7
Localisation d'In Salah
In Salah
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Localisation d'In Salah
Climat à Atar en Mauritanie (Sahara Occidental)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 13 14 16 19 22 26 27 27 26 23 18 14 20,4
Température moyenne (°C) 20,5 22 24 26,5 30 33,5 34,5 34 33 30 25 21 27,85
Température maximale moyenne (°C) 28 30 32 34 38 41 42 41 40 37 32 28 35,3
Ensoleillement (h) 262 269 305 312 320 317 310 301 278 280 285 259 3 498
Précipitations (mm) 2 2 1 0 0 2 6 25 24 4 3 4 73
Nombre de jours avec précipitations 1 1 0 0 0 0 1 2 2 0 1 0 8
Humidité relative (%) 32 28 27 24 21 21 30 34 31 27 24 32 27,6
Localisation d'Atar
Atar
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Localisation d'Atar
Climat de Khartoum au Soudan
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 15,6 17 20,5 23,6 27,1 27,3 25,9 25,3 26 25,5 21 17,1 22,7
Température moyenne (°C) 23,2 25 28,7 31,9 34,5 34,3 32,1 31,5 32,5 32,4 28,1 25,5 29,9
Température maximale moyenne (°C) 30,8 33 36,8 40,1 41,9 41,3 38,4 37,3 39,1 39,3 35,2 31,8 37,1
Ensoleillement (h) 341 311 310 330 300 300 279 279 300 310 330 341 3 731
Précipitations (mm) 0 0 0 0,4 4 5,4 46,3 75,2 25,4 4,8 0,7 0 162,2
Humidité relative (%) 27 22 17 16 19 28 43 49 40 28 27 30 28,8
Source : Le climat à Khartoum (en °C et mm, moyennes mensuelles) climate-charts.com Records de température (en °C) Weatherbase
Localisation de Khartoum
Khartoum
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Localisation de Khartoum
Climat d'El Azizia en Libye
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 7 8 10 14 18 23 25 25 24 20 14 8 16,33
Température moyenne (°C) 15 16,5 19 23,5 28 33 35 35,5 30,5 28 22 16 25,415
Température maximale moyenne (°C) 23 25 28 33 38 43 45 46 43 36 30 24 34,5
Localisation d'El Azizia
El Azizia
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Localisation d'El Azizia
Climat de Adrar en Algérie.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4,1 7,5 10,7 15,1 19,4 24,7 26,9 26,6 23,2 16,8 10,2 4,9 15,84
Température moyenne (°C) 12,4 16 19,4 23,6 28,1 33,6 36 35,4 31,6 25 18,2 12,9 24,35
Température maximale moyenne (°C) 20,6 24,5 28 32,1 36,7 42,5 45 44,3 40 33,1 26,1 20,9 32,82
Précipitations (mm) 2 1 3 4 0 0 0 0 0 2 1 1 14
Source : The Weather Network, statistiques de 1961 à 1990[22].
Localisation d'Adrar
Adrar
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Localisation d'Adrar
Climat d'Assouan en Égypte
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 8,1 10,3 13,8 19,1 23 25,2 26,3 26 23,6 20,3 14,7 10,8 18,4
Température moyenne (°C) 15,3 17,5 21,8 27 31,4 33,5 33,6 33,2 31,2 27,7 21,5 16,9 25,9
Température maximale moyenne (°C) 22,9 25,2 29,5 34,9 38,9 41,1 41,4 40,9 39,3 35,9 29,1 24,3 33,62
Ensoleillement (h) 298 281 322 316 347 363 375 360 298 315 300 289 3 864
Précipitations (mm) 0 0 0 0 0,1 0 0 0,7 0 0,6 0 0 1,4
Nombre de jours avec précipitations 0 0 0 0 0,1 0 0 0,5 0 0,25 0 0 0,85
Humidité relative (%) 40 32 24 19 17 16 18 21 22 27 36 42 26,17
Source : Le climat à Alexandrie (en °C et mm, moyennes mensuelles) climate-charts.com
Localisation d'Assouan
Assouan
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Localisation d'Assouan
Climat à Tessalit au Mali
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 12,6 15 18 21,8 25,8 28,9 28,1 27,1 26,7 23,6 18,2 13,5 21,6
Température maximale moyenne (°C) 26,8 29,9 33,3 37 40,7 42,7 41,6 40,6 40,3 37,3 31,9 27,1 35,8
Précipitations (mm) 0,4 0,1 0,7 0,5 4,6 6,1 16,6 26,1 11,6 1,1 0,3 0,4 68,5
Source : Le climat à Tessalit (en ° C et mm, moyennes mensuelles) climate-charts.com
Localisation de Tessalit
Tessalit
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Localisation de Tessalit
Climat à Edfu en Égypte
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 7,5 8,5 11,9 16,5 21,1 22,9 23,7 23,8 22,1 19,2 13,7 9,3 16,68
Température moyenne (°C) 15,5 17 20,6 25,4 29,9 31,7 32,1 32,1 30,2 27,5 22 17,2 25,1
Température maximale moyenne (°C) 23,6 25,6 29,4 34,4 38,7 40,6 40,5 40,5 38,3 35,8 30,3 25,2 33,57
Précipitations (mm) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Localisation d'Edfu
Edfu
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Localisation d'Edfu
Climat à Bordj Badji Mokhtar en Algérie
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 11,4 13,6 16,8 20,7 24,8 28,6 28,4 27,8 26,6 22,6 17 12,7 20,98
Température moyenne (°C) 18,7 21,4 24,7 28,8 32,6 36 35,6 34,8 33,8 29,8 24,2 19,9 28,36
Température maximale moyenne (°C) 26 29,3 32,7 37 40,4 43,5 42,9 41,9 41,1 37,1 31,5 27,1 35,87
Précipitations (mm) 1 0 0 0 1 2 6 17 10 1 0 0 38
Localisation de Bordj Badji Mokhtar
Bordj Badji Mokhtar
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Localisation de Bordj Badji Mokhtar
Climat à El Guettara au Mali
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 9,9 12,1 16,3 19,9 23,7 27,8 29,1 28,3 27,3 22,1 16,1 10,8 20,19
Température moyenne (°C) 18 20,9 24,3 29,8 33 37,1 37,9 36,8 35,4 30,3 23,8 18,6 28,8
Température maximale moyenne (°C) 26,1 29,8 32,3 39,8 42,4 46,4 46,7 45,4 43,6 38,5 31,5 26,5 37,41
Précipitations (mm) 0 0 0 0 5 0 0 0 5 0 0 0 10
Localisation d'El Guettara
El Ghettara
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Localisation d'El Guettara
Climat de Faya-Largeau au Tchad
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 13,6 15 18,4 22,4 25 26,1 25,8 26 25,9 22,5 17,9 14,4 21,1
Température maximale moyenne (°C) 26,4 29,4 33,6 39,1 41 42,1 41 40,2 39,8 36,5 31,1 27,6 35,6
Précipitations (mm) 0 0 0 0,1 0,4 0,3 3 7 0,8 0,1 0 0 11,7
Localisation de Faya-Largeau
Faya-Largeau
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Localisation de Faya-Largeau
Climat à Abu Hamed au Soudan
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 12 13 17 21 24 27 26 27 27 23 19 14 20,8
Température moyenne (°C) 20 21,5 25,5 29,5 32,5 35 33,5 34 34,5 31 26 21,5 28,7
Température maximale moyenne (°C) 28 30 34 38 41 43 41 41 42 39 33 29 36,6
Précipitations (mm) 0 0 0 0 0 0 3 8 0 0 0 0 11
Localisation d'Abu Hamed
Abu Hamed
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Localisation d'Abu Hamed
Climat de Reggane en Algérie
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 8 11 14 19 23 28 31 30 27 21 13 9 19,5
Température moyenne (°C) 15 17,5 21,5 26,5 30,5 35,5 38,5 37 34 28 20 15,5 26,65
Température maximale moyenne (°C) 22 24 29 34 38 43 46 44 41 35 27 22 33,8
Précipitations (mm) 3 3 3 3 3 0 0 3 0 5 3 3 29
Localisation de Reggane
Reggane
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Localisation de Reggane
Climat d'Agadez au Niger
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 11,5 13,9 18,1 22,9 25,8 26,2 24,9 24 24 21,6 15,8 13 20,2
Température moyenne (°C) 20,1 22,7 27,2 31,4 33,9 33,6 31,9 30,6 31,6 29,6 24,7 21 28,3
Température maximale moyenne (°C) 28 31,5 35,4 39 41,2 41 38,9 37,4 38,5 37,2 32,3 29,1 35,8
Ensoleillement (h) 297,6 282,5 294,5 288 297,6 270 288,3 285,2 285 306,9 303 294,5 3 493,1
Précipitations (mm) 0 0 0 2 5,1 9,9 35,1 50 7,9 0 0 0 109,2
Humidité relative (%) 16 13 12 11 15 20 32 42 26 16 15 17 19,6
Localisation d'Agadez
Agadez
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Localisation d'Agadez
Climat à Bilma au Niger
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 8,4 10,7 15,3 19,9 23 24,3 25,3 25,5 22,7 18,6 12,6 9,3 18
Température maximale moyenne (°C) 25,6 29,1 33,3 38,5 41,6 42,4 41,3 40,5 39,9 36,6 31 26,9 35,6
Ensoleillement (h) 294 285 297 300 321 330 337 324 304 310 300 297 3 699
Précipitations (mm) 0 0 0 0 0 0 2 2 7 1 0 0 12,3
Humidité relative (%) 17 14 12 10 11 13 18 24 16 14 15 19 15,3
Source : Météo-France
Localisation de Bilma
Bilma
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Localisation de Bilma
Climat à Taoudeni au Mali
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 9,9 12,3 16,4 19,8 23,7 27,7 29,6 29 27,6 22,2 16,3 10,9 20,45
Température moyenne (°C) 18 21,2 24,4 29,8 33,1 37,2 38,7 37,8 35,8 30,4 24 18,7 29,9
Température maximale moyenne (°C) 26,2 30,1 32,5 39,9 42,6 46,8 47,9 46,6 44,1 38,6 31,7 26,5 37,79
Ensoleillement (h) 285 278 328 330 337 322 338 317 296 299 275 266 3 671
Précipitations (mm) 0 0 0 0 0 0 0 7,1 0 0 0 0 7,1
Nombre de jours avec précipitations 0 0 0 0 0 0 0 4 0 0 0 0 4
Localisation de Taoudeni
Taoudeni
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Localisation de Taoudeni
Climat à Tamanieret au Mali
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 9,9 12,2 16,1 19,8 23,8 27,8 28,5 27,6 26,8 22 16,1 10,9 20,12
Température moyenne (°C) 18 21 24,1 29,6 33 36,8 37 35,8 34,8 30,1 23,8 18,8 28,6
Température maximale moyenne (°C) 26,1 29,8 32,1 39,5 42,2 45,8 45,5 44,1 42,9 38,2 31,5 26,7 37,03
Précipitations (mm) 0 1 0 0 0 2 3 8 7 1 1 0 23
Localisation de Tamanieret
Tamanieret
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Localisation de Tamanieret
Climat à Tichitt en Mauritanie (Sahara Occidental)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 16,2 19,2 23,8 26,9 29,9 30,5 28,2 26,6 27 27 22,2 18,1 24,63
Température maximale moyenne (°C) 29,8 32,9 37,5 40,4 42,5 42 38,6 35,8 37,5 38,7 35,3 31,6 36,88
Précipitations (mm) 0 1 0 1 1 6 15 32 19 3 1 0 79
Localisation de Tichitt
Tichitt
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Localisation de Tichitt
Climat à Abou Simbel en Égypte
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 9,2 10,4 14,1 18,8 23 24,8 25,3 25,7 24,2 21,6 15,8 11,4 18,69
Température moyenne (°C) 16,4 18,2 22,1 27 31 32,7 32,7 32,9 31,4 28,8 22,7 18,1 26,17
Température maximale moyenne (°C) 23,6 26 30,2 35,3 39,1 40,6 40,2 40,2 38,7 36 29,7 24,9 33,71
Précipitations (mm) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Localisation d'Abou Simbel
Abou Simbel
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Localisation d'Abou Simbel
Climat à Ghat en Libye
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 7 9 13 17 23 26 26 26 24 19 14 9 17,8
Température moyenne (°C) 14 16,5 20,5 25,5 30 33,5 34 33,5 31 26,5 21 16 25,2
Température maximale moyenne (°C) 21 24 28 34 37 41 42 41 38 34 28 23 32,6
Précipitations (mm) 8 0 0 0 5 0 0 0 0 0 0 0 13
Localisation de Ghat
Ghat
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Localisation de Ghat

Écorégion[modifier | modifier le code]

Désert du Sahara
Écorégion terrestre - Code PA1327[23]

Description de cette image, également commentée ci-après

Le désert près de Tamanrasset en Algérie.

Classification
Écozone : Paléarctique
Biome : Déserts et brousses xériques
Géographie et climat
Superficie[24] :
4 629 416 km2
min. max.
Altitude[24] : -101 m 1 721 m
Température[24] : 8 °C 38 °C
Précipitations[24] : 0 mm 55 mm
Écologie
Espèces végétales[25] :
500
Oiseaux[26] :
210
Mammifères[26] :
54
Squamates[26] :
100
Espèces endémiques[26] :
3
Conservation
Statut[26] :
Vulnérable
Aires protégées[27] :
1,8 %
Anthropisation[27] :
0,1 %
Espèces menacées[27] :
22
Ressources web :
Site du WWF

Localisation

Description de l'image  Ecoregion PA1327.svg.

Le désert du Sahara constitue une écorégion terrestre, selon la classification du Fonds mondial pour la nature (WWF), appartenant au biome des déserts et brousses xériques de l'écozone paléarctique. Elle comprend la partie hyper-aride du Sahara central, où les précipitations sont minimes et sporadiques, et exclut ses marges méridionales et septentrionales, plus humides. Bien que la biodiversité et l'endémisme y soient relativement faibles, la région abrite néanmoins une faune hautement adaptée aux conditions très particulières de végétation et de température qui y règnent.

Flore[modifier | modifier le code]

Le Sahara central abrite, selon les estimations, cinq-cents espèces de plantes, ce qui est extrêmement bas comparé à la superficie sur laquelle elles poussent. Les plantes telles que les arbres d'acacia, les palmiers et les herbes se sont adaptés aux conditions arides.

Faune[modifier | modifier le code]

Le désert s'anime la nuit. Là, au milieu des dunes et des rochers, une vie en majorité minuscule - elle appartient surtout au monde des insectes - sort de sa torpeur. Chacun cherche alors à se nourrir. Car si la majorité des espèces animales des espaces désertiques n'ont pas besoin de boire pour survivre, ils doivent absolument récupérer le précieux liquide dans la chair de leur proie.

Les dromadaires et chèvres sont des animaux domestiqués par l'homme. Les camélidés ont toujours été des animaux domestiqués par les nomades, en raison de leurs qualités bien connues de sobriété, d'endurance et de rapidité. Diverses espèces de scorpions jaunes le plus souvent, mais aussi noirs, et de tailles diverses. Androctonus amoreuxi est l'un des plus courants, son venin n'est pas des plus actifs. Il n'est sans doute pas dangereux pour l'Homme. Bien d'autres espèces présentes au Sahara ne sont également pas potentiellement létales. Androctonus australis qui lui ressemble, mais avec une queue bien plus large, peut atteindre comme le précédent près de 12 cm de long et son venin est des plus dangereux. Notamment pour les petits enfants et les personnes âgées. Le Varan du désert ou Varan gris (Varanus griseus) est une espèce vulnérable et en danger d'extinction. À ce titre, il est classé en Annexe 1 de la Convention de Washington. La vipère des sables (Cerastes vipera) dotée d'une tête plate et quelque-peu triangulaire, s'enfouit pour se protéger, ainsi que pour chasser, dans le sable grâce à des mouvements giratoires du tronc. La vipère à cornes (Cerastes cerastes) lui est proche, mais elle est moins inféodée au sable. Le fennec appelé aussi renard des sables est rencontré un peu partout dans le Sahara. Le fennec passe la journée à l'abri dans son terrier. La nuit, il chasse des insectes et des rongeurs. Son ouïe extrêmement développée lui permet de localiser ses proies rapidement, grâce à ses oreilles disproportionnées.

On rencontre également de belles antilopes et gazelles dans le Sahara, elles sont particulièrement bien adaptées à cette habitat aride. Parmi ses espèces, il y a l'Oryx algazelle, l'Addax, la gazelle Dama, la gazelle de Rhim, la gazelle de Cuvier et la gazelle Dorcas qui est la plus petite.

Le guépard Saharien vit en Algérie, au Maroc, au Niger, au Mali, au Bénin et dans le Burkina Faso. À ces endroits peuvent être retrouvé 250 guépards adultes très craintifs et fuyant la présence de l'homme. Le guépard évite le soleil du mois d'avril jusqu'en octobre. Ensuite, il recherche un abri dans les arbrisseau tels que les acacias. Ils sont inhabituellement pâles[28].

Les autres animaux incluent les varanus, les damans du cap, les vipères des sables et une petite population de Lycaon[29] dans peut-être 14 pays[30] et des autruches. Il existe d'autres animaux dans le Sahara (volatiles en particulier), entre autres, tels que l'amarante vineux et le capucin bec-d'argent. Il existe également une population de crocodiles du Nil en Mauritanie et dans le plateau de l'Ennedi Tchadien[31].

Menaces et conservation[modifier | modifier le code]

Les activités humaines affectent les zones dans lesquelles l'eau peut être trouvée. Ici, les ressources naturelles peuvent être menacées. Les populations restantes de grands mammifères ont été fortement réduites à cause de la chasse. Récemment, des projets de développement ont été organisés dans les déserts d'Algérie et de Tunisie.

Milieux naturels (habitats)[modifier | modifier le code]

Le Sahara possède 20 % de surfaces sableuses et 80 % de surfaces rocheuses où dominent des roches sédimentaires[2].

Milieux secs[modifier | modifier le code]

Empilement de roches érodées dans le massif de l'Adrar des Ifoghas au Mali

Le Sahara contient plusieurs milieux secs. Les ergs sont les grands massifs de dunes, ils occupent environ 20 % de la surface du Sahara. Ils évoluent en fonction des vents dominants[32]. Le Grand Erg Occidental en Algérie et le Grand Erg Oriental en Tunisie comptent parmi les plus importants. Les regs[32] sont des étendues plates, caillouteuses et constituent le paysage le plus fréquent du Sahara. Les grands regs sont particulièrement inhospitaliers. Le reg du Tanezrouft, qui veut dire « pays de la soif » (Algérie), le serir libyen ou le reg du Ténéré qui occupent chacun des centaines de milliers de km² peuvent être cités. Ils peuvent occuper aussi le sommet des plateaux.

Les hamadas sont les plateaux rocheux tabulaires limités par des falaises. Ils sont d'origine sédimentaire, le plus souvent calcaire. Lorsqu'ils sont recouverts de grès, ils sont nommés tassilis (par exemple : Tassili des Ajjer en Algérie). En général la surface montre de la roche nue, lissée par l'érosion éolienne. Le terme « djebel » désigne tous les autres reliefs que ce soient des collines ou des massifs montagneux plus importants.

Les plus importants massifs sont incluent le Tibesti (région du Borkou-Ennedi-Tibesti) formé d'un massif volcanique émergeant d'une épaisse nappe sédimentaire reposant sur le socle cristallin. Il culmine à 3 415 m (Emi Koussi) ; le Hoggar est un autre imposant massif volcanique. Il culmine à 2 918 m ; l'Aïr est moins élevé les sommets sont plus tabulaires mais culminent tout de même à 2 022 m ; l'Adrar des Ifhoras au sud du Hoggar en est un prolongement cristallin et métamorphique qui culmine à 890 m ; et l'Ennedi (région du Borkou-Ennedi-Tibesti) est un massif gréseux au sud-est du Tibesti et atteint 1 282 m.

Milieux humides[modifier | modifier le code]

L'aiguille d'Essendilène au Tassili n'Ajjer en Algérie.
Une guelta, près d'Oubankort dans l'Adrar des Ifoghas au Mali

Les milieux humides désertiques concentrent l'essentiel de la biodiversité en raison de la présence temporaire ou surtout pérenne de l'eau et également, de la vie humaine. Le taux d'endémisme y est particulièrement élevé.

À la différence des précédentes, les sebkhas forment des marais salants temporaires. L'eau peut provenir du ruissellement ou de sources temporaires. La plus grande, le Chott el-Jérid, couvre 5 000 km². Certaines sont exploitées sous forme de salines depuis le XVIe siècle comme à Taoudeni au Mali.

Guelta[32] est un terme d'origine berbère (Tageyilt) qui désigne des plans d'eau temporaires ou pérennes, sans écoulement apparent  : des mares dans les lits des cours d'eau ou des "citernes naturelles" dans la roche en place. Ils peuvent être trouvés dans les situations protégées d'une trop grande exposition au soleil dans les massifs montagneux comme l'Ennedi et l'Adrar des Ifoghas au Mali.

Les dayas (pluriel dayate ou daia (daiate), dhaia) sont des dépressions fermées d'extension limitée (quelques mètres à 1 km de diamètre), au fond en général argileux ou argilo-sableux dans lesquelles l'eau de ruissellement peut s'accumuler. Une alternance d'inondation et d'exondation associée à une érosion éolienne participe à leur formation  : parfois d'origine karstique (dolines) sur certains plateaux par exemple, issues de la déflation éolienne ou mixtes. Elles constituent des zones de végétation pérennes. Elles peuvent être trouvées surtout au Nord du Sahara. Ces dépressions à fond cultivable servent l’autoconsommation familiale. Ces trois termes d'origine arabe sont en usage en géomorphologie dynamique.

Les oasis[32] sahariennes, milieu naturel et aménagé, n'occupent qu'un millième de la surface du Sahara. Elles sont situées parfois sur le lit des oueds venant se perdre dans le désert ou au pied de massifs produisant des sources ou encore directement au-dessus de nappes phréatiques affleurantes ou peu profondes. Les oueds sont des cours d'eau à écoulement apparent temporaire (voir aréisme et endoréisme) indissociable du phénomène de crue (les deux mots en arabe sont liés). La majorité du temps, ils sont à sec, mais des poches d'eau durables peuvent persister en profondeur, et des gueltas peuvent être alimentées par une résurgence.

Ce sont les crues qui alimentent ce réseau hydrographique temporaire, leur origine est essentiellement dans les massifs montagneux et la violence du débit a des conséquences morphologiques fortes sur le lit des oueds.

La partie amont naît du rassemblement de chenaux de ruissellement, la partie médiane forme un lit large et dont les limites sont parfois difficiles à reconnaître en plaine et la partie aval peut se diviser en plusieurs bras sur un cône étendu d'alluvions. C'est le long des oueds que les seules formations arborées un peu denses dans le Sahara sont observées.

Régions naturelles[modifier | modifier le code]

Le Ténéré, ou « désert des déserts » est la partie centrale du Sahara qui s'étend au nord du Niger. Le terme vient du tamacheq, la langue des Touaregs et signifie simplement « désert ». Le désert blanc, aussi appelé désert Libyque s'étend à l'ouest du Nil, sur une largeur d'environ 800 km. Il doit son nom à la présence de calcaire qui prend par endroit la couleur blanche.

Les précipitations y sont très faibles (environ 5 mm par an).

Aménagements traditionnels[modifier | modifier le code]

Foggara, coupe de principe.

Les foggaras, sont des ouvrages souterrains de grande longueur permettant l'adduction d'eau dans certaines oasis, depuis les plateaux ou les massifs montagneux. Cette technique ancestrale se retrouve dans ce qui est aujourd'hui l'Iran, sous le nom de Qanat. Elle a été apportée du Sahara dans les steppes marocaines par les Almoravides à qui elle a permis la fondation de la ville de Marrakech.

Populations et cultures[modifier | modifier le code]

Plus de cinq millions d'habitants vivent dans le Sahara, un habitant sur deux vit dans des villes, un habitant sur huit dans le Sahara maghrébin (estimation en 1990)[33].

Les populations actuelles du Sahara incluent les Toubous (Libye, Tchad, Niger, Égypte, Soudan soit environ 600 000 personnes) ; les Touaregs (un peuple de nomades dont l'effectif est estimé à un million de personnes ; vêtus traditionnellement de tissus de couleur bleu indigo qui déteignent sur la peau, ils furent aussi appelés les « hommes bleus » ou les « seigneurs du désert » par les voyageurs occidentaux[34]) ; les Saharaouis et les Maures.

Dans plusieurs régions, notamment au sud du Sahara, des espaces bénéficiant autrefois du climat tropical du Sahel tendent à se désertifier, notamment à cause de l'action de l'homme. Ce phénomène est à l'origine d'importants mouvements de population.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Au Sahara, de nombreuses traces d'une activité humaine préhistorique peuvent être découvertes (outils, poteries, et peintures rupestres).

Le climat du Sahara a subi des variations importantes durant la préhistoire. Dans l'oasis de Bilma (Niger), des cratères de salines glauques sont les vestiges des mers qui couvraient le Sahara il y a 100 millions d'années. Il y a environ 40 000 ans, il existait de grands lacs au Sahara, peuplé alors de semi-nomades. Il y a 18 000 ans, le Sahara était hyperaride[réf. nécessaire].

Vers 12000 ans avant J.-C., sa limite sud-orientale était remontée à hauteur du tropique du Cancer[32]. Vers 10500 ans avant J.-C., c'est sa limite sud-occidentale qui était remontée, la surface désertique étant alors moitié moindre que l'actuelle. Le climat radouci de cette écorégion demeura tempéré jusqu'aux alentours de 8500 ans avant J.-C. Le Sahara était alors marécageux, couvert de steppes et de savanes.

Bien que le réchauffement climatique se fût amorcé, le Sahara était encore humide vers 6500 ans avant J.-C. Le Sahara devint aride vers 1000 avant J.-C[réf. nécessaire]. Avant cela, il était verdoyant et avait une faune riche. La région actuelle du Sahara comprenait des lacs, des sources où vivaient des poissons. Des fossiles d'animaux marins ont été retrouvés ainsi que des peintures de troupeaux de bœufs sur les parois de certaines grottes.

Progression inexorable[modifier | modifier le code]

Depuis 1900, le Sahara a progressé vers le sud de 250 kilomètres et ce sur un front qui en fait plus de 6 000km. C'est ainsi que la steppe du Sahel connaît un dessèchement relativement brutal. Néanmoins, la décennie qui suit l'année 2000 a connu un reverdissement dans le Sahel[2].

L'étendue, le degré d'ensoleillement et la faible population sédentaire du Sahara en font potentiellement un gigantesque « gisement » d'énergie solaire renouvelable, tant photovoltaïque que thermique. Reiser[citation nécessaire] avait calculé qu'un carré de 300 km de côté en plein Sahara équipé avec les techniques de son époque aurait suffi en théorie à alimenter la totalité de l'Afrique et de l'Europe en électricité, et cela indéfiniment, bien que de façon non continue. L'Europe, de son côté, pourrait utiliser cette électricité le jour pour pomper de l'eau vers ses lacs de montagne et restituer la nuit l'énergie ainsi stockée. La mise en application de cette idée a commencé sous le nom de Projet Desertec.

Dans la littérature[modifier | modifier le code]


Proverbe[modifier | modifier le code]

Un proverbe arabe dit que « le Sahara est un puits dont le chameau est la corde »[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Encyclopédie Universalis : SAHARA
  2. a, b et c Monique Mainguet, Les pays secs : environnement et développement, Éd. Ellipses, 2003
  3. Capot-Rey, 1953
  4. JAOUEN X. La flore de la zone de contact Sahara-Sahel, in "Sud-Sahara, Nord-Sahel", Centre Culturel Français d'Abidjan, pp. 58-73, 1989
  5. BRUNEAU DE MIRE P. et GILLET H. Contribution à l'étude de la flore du massif de l'Aïr. J. Agr. Trop. Bot. Appl., France, T III, 1956
  6. JAOUEN X. La flore de la zone de contact Sahara-Sahel, in Sud-Sahara, Nord-Sahel, Centre culturel français d'Abidjan, pp. 58-73, 1989
  7. « Les Alizés d'Atlantique Nord » (consulté le 17 novembre 2011)
  8. « Au Maroc, le désert reverdit peu à peu », sur Le Figaro,‎ 13 avril 2010 (consulté le 14 octobre 2010)
  9. « Le Sahara reverdit III », sur La terre du futur,‎ 7 septembre 2011
  10. http://en.wikipedia.org/wiki/Sohag#Climate
  11. http://en.wikipedia.org/wiki/Luxor#Climate
  12. http://en.wikipedia.org/wiki/Hurghada#Climate
  13. http://en.wikipedia.org/wiki/Sharm_el-Sheikh#Climate
  14. http://en.wikipedia.org/wiki/Marsa_Alam#Climate
  15. http://en.wikipedia.org/wiki/Al-Qusayr,_Egypt#Climate
  16. http://en.wikipedia.org/wiki/Aswan#Climate
  17. http://www.quelestleplus.com/geographie/quel-est-le-plus-grand-desert-au-monde.html
  18. http://www.universcience.fr/fr/science-actualites/enquete-as/wl/1248100300723/energie-exploiter-le-soleil-du-desert/
  19. http://saharayro.free.fr/fgeo2.htm
  20. http://saharayro.free.fr/fgeo2.htm
  21. http://saharayro.free.fr/fgeo2.htm
  22. « Weather Statistics: Adrar, Algeria », sur www.theweathernetwork.com (consulté le 17 mars 2011).
  23. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, E. D. Wikramanayake, N. D. Burgess, G. V. N. Powell, E. C. Underwood, J. A. D'Amico, I. Itoua, H. E. Strand, J. C. Morrison, C. J. Loucks, T. F. Allnutt, T. H. Ricketts, Y. Kura, J. F. Lamoreux, W. W. Wettengel, P. Hedao et K. R. Kassem, « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, no 11,‎ 2001, p. 935-938.
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  34. Roger Frison-Roche, Bivouacs sous la lune, Arthaud, 2004 et Odette Bernezat Campements touaregs. Moments de vie avec les nomades du Hoggar, Glénat, 2008.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Julien Brachet, 2009 - Migrations transsahariennes. Vers un désert cosmopolite et morcelé (Niger). Éd. Le Croquant, Paris, 322 p.
  • Alain Drajesco-Joffe, 1993 - La vie sauvage du Sahara. Éd Delachaux & Niestlé - ISBN 2-603-00871-4
  • Jean Bisson, 2003 - Mythes et réalités d'un désert convoité : Le Sahara. Éd. L'Harmattan, Paris, 479 p.
  • Michel Aymerich, Tarrier M., 2010 - Un désert plein de vie. Carnets de voyages naturalistes au Maroc saharien. Éd. La Croisée des Chemins, 264 p.
  • Michel Le Berre Michel, et al., 1989 et 1990 - Faune du Sahara - Tome 1, Poissons. Amphibiens. Reptiles. Tome 2, Mammifères.
  • Théodore Monod, Jean-Marc Durou, 2007 - Déserts. Bower Éditions, Coll. Mémoires du monde, 342 p. (ISBN : 978-2-355-41006-2)
  • Paul Ozenda, 1977 - Flore du Sahara. Éd. du CNRS, Paris, 600 p.
  • Nicole Petit-Maire, 2002 - Sahara sous le sable des lacs. Éd. du CNRS, Paris.
  • Pierre Rognon, 1989 - Biographie d'un désert : Le Sahara. Éd. Plon Synthèse, 347 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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