Sahara

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Sahara
الصحراء الكبرى
Image illustrative de l'article Sahara
Localisation
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Drapeau du Maroc Maroc
Drapeau de la Libye Libye
Drapeau de la Mauritanie Mauritanie
Drapeau de la Tunisie Tunisie
Drapeau de l'Égypte Égypte
Blank flag.svg Sahara occidental
Drapeau du Mali Mali
Drapeau du Niger Niger
Drapeau du Tchad Tchad
Drapeau du Soudan Soudan
Superficie 8 600 000 km2
Coordonnées 20° N 10° E / 20, 1020° Nord 10° Est / 20, 10  
Altitude
Maximale 3 415 m (Emi Koussi)
Température
Maximale théoriquement plus de 55 °C
Autre
Précipitations 25 mm/an
Ressources naturelles Pétrole, manganèse, cuivre, fer, phosphate, uranium, ensoleillement très fort et quasi permanent

Géolocalisation sur la carte : Afrique

(Voir situation sur carte : Afrique)
City locator 10.svg

Le Sahara (en arabe : As-Sahara al-Kobra, الصحراء الكبرى, écouter, le Grand Désert ou steppe) est une vaste écorégion désertique située dans la partie nord du continent africain. Il s'étend sur 5000 kilomètres de l'Atlantique à la mer Rouge et couvre près de 8 millions de kilomètres carrés[1], soit une superficie équivalente à celle de l'Australie. Il se prolonge même au-delà de la mer Rouge et les géographes parlent d'un grand désert saharo-arabique. Le Sahara constitue la partie occidentale d'une vaste diagonale sèche qui s'étend des abords du fleuve Sénégal jusqu'en Mongolie.

Considéré comme le plus vaste désert chaud du monde (voir la liste des principaux déserts par superficie), il divise le continent du nord au sud. Il couvre d'immenses étendues de territoires et s'étend sur le territoire de dix États : l'Algérie, la Tunisie, le Maroc, la Libye, l'Égypte, le Soudan, le Tchad, le Niger, le Mali, la Mauritanie et sur le territoire contesté du Sahara occidental.

Contrairement à une idée répandue, le désert de sable ne couvre que 20 % de la superficie du Sahara. La plupart des voyageurs connaissent les images des déserts de sable (Grand Erg Oriental et Grand Erg Occidental) mais négligent celles des montagnes (Hoggar, Tassili, Tibesti), des hamadas, des regs (Tanezrouft) et des régions couvertes d'immenses nappes de sable comme la Majabat al Koubra...

Élément le plus important d'un vaste ensemble aride[modifier | modifier le code]

La Tadrart rouge à Djanet, dans le sud algérien.
Dunes mouvantes, rochers et montagnes dans le Tadrart Acacus, la partie du désert du Sahara située au sud-ouest de la Libye

Le mot « Sahara » qui signifie « désert » en arabe désigne dans toutes les langues le grand désert africain. Mais le nom Tiniri (ou Ténéré) qui signifie « désert » en langue tamacheq, la langue tamazight des autochtones Touaregs, a été attribué par eux à l'une des régions les plus arides du Sahara, au nord du Niger.

Ce grand désert est le plus vaste et le seul vrai désert au sens géographique du terme car il comporte des régions hyperarides (moins de 50 mm de précipitations annuelles mais avec une extrême irrégularité interannuelle), arides (moins de 150 mm de précipitations annuelles et une végétation concentrée dans les oueds), semi-arides et sub-humides sèches. La diagonale sèche dont il fait partie comprend le Sahara, l'Arabie, le désert de Syrie (Syrie, Jordanie et Irak), le Dasht-e Kavir (Iran), le Dasht-e Lut (Iran), le Thar (Inde) et se poursuit par les déserts de latitude moyenne d'Asie centrale (le Karakoum, le Kyzyl Kum et en Chine le Taklamakan et le désert de Gobi).

Cette aridité s'explique par la privation des deux sources principales de précipitations : le front polaire et les courants équatoriaux d'ouest[2] et elle conduit à des épisodes de sécheresse particulièrement importants en intensité et en durée.

Limites géographiques bioclimatiques[modifier | modifier le code]

Selon des critères climatiques, la limite septentrionale du Sahara est l'isohyète des 100 mm. La limite sud est plus floue, elle peut être située sur l'isohyète des 150 mm ou des 300 mm mais les pluies varient fortement d'une année à l'autre.

Selon des critères biogéographiques ou bioclimatiques[3][réf. incomplète] : au nord : la limite de maturité des palmiers dattiers. Au sud, limite méridionale de had (Cornucala monacantha, Chenopodiaceae) ou la limite septentrionale du cram-cram (Cenchrus biflorus, Poaceae sahélienne). Toutefois, cette espèce, annuelle à durée de vie brève, n'est généralement plus visible après quelques mois de saison sèche, et son abondance varie directement en fonction des précipitations. Elle est de surcroit véhiculée sous forme d'épillets munis de glumes à crochets redoutablement efficaces par les animaux d'élevages qui peuvent ainsi la transporter loin de son aire[4]. Pour ces raisons, des auteurs ont proposé de déterminer la limite bio-climatique saharo-sahélienne à partir d'espèces arbustives qui intègrent les conditions pluviométriques tout au long de leur vie et sont aisément repérables : Commiphora africana se rencontre en abondance au Nord-Sahel[5]. Acacia senegal (le gommier du Sénégal) et Zyziphus mauritiana ont la même répartition. Du côté saharien, s'observeront Stipagrostis pungens, (arabe : sbot ou Drinn), puissante graminée pérenne, Calligonum comosum (arabe : awarach) et Zyziphus lotus (arabe : Sder)[6]

Les climats sahariens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat du Sahara.

Le Sahara est le plus grand désert chaud, de faible latitude du monde. C'est un désert zonal caractéristique lié à la présence des calmes subtropicaux. Il est situé dans les latitudes des chevaux (entre 20° et 35° Nord et Sud) sous la crête subtropicale, une ceinture importante de hautes pressions subtropicales semi-permanentes à cœur chaud où l'air venu des niveaux supérieurs de la troposphère tend à s'abaisser vers le sol (subsidence). Le fort écoulement descendant de l'air produit un réchauffement et un assèchement relatif en haute troposphère. La subsidence empêche les ascendances de l'air et par conséquent annihile tout refroidissement adiabatique, ce qui rend la formation de nuages très difficile à quasiment impossible[7]. La dissipation permanente de la couverture nuageuse permet un ensoleillement et une radiation thermique ininterrompus. La stabilité de l'atmosphère au-dessus du désert empêche les mouvements convectifs, rendant ainsi les précipitations très rares voire inexistantes. En conséquence, les conditions météorologiques seront ensoleillées, sèches, stables avec un risque minimal de pluie. Les précipitations ne peuvent être que dérisoires au sein d'un air voué à la subsidence, qui de surcroît, est d'origine purement dynamique. Les masses d'air subsident, divergent et sec associées aux anticyclones dynamiques subtropicaux sont extrêmement défavorables au développement de précipitations. La circulation atmosphérique est l'élément majeur qui explique le climat désertique chaud (Classification de Köppen BWh) de cette vaste région. L'aridité particulière du Sahara tient à la permanence des hautes pressions, même en été, jusqu'aux limites de la troposphère vers 10 000 à 15 000 mètres d'altitude. Dans ces conditions, l'air surchauffé au sol ne peut s'élever ; il renforce l'anticyclone en se comprimant. L'affaissement de l'air est le plus fort et le plus efficace au-dessus du Sahara oriental, vers le désert Libyque qui est certainement l'endroit le plus ensoleillé, le plus sec et le plus dénué de pluie au monde, rivalisant avec le désert d'Atacama situé au Chili et au Pérou. L'inhibition pluviométrique ainsi que la dissolution des nuages sont par conséquent les plus accentuées sur la partie orientale qu'occidentale. L'aridité plus grande du Sahara oriental vient du fait qu'il se retrouve encore plus rarement sur la trajectoire des systèmes dépressionnaires chargés de pluie. Dans ces conditions, où la condensation de la vapeur d'eau contenue dans l'atmosphère saharienne ne peut s'effectuer et donc donner des précipitations, la nébulosité (fraction du ciel couvert par les nuages) est extrêmement faible. D'ailleurs, le désert nord-africain est certainement la région du monde qui voit passer le moins de nuages dans le ciel[8]. La masse d'air dominante stationnant sur le Sahara est bien évidemment l'air tropical continental (cT) qui est une masse d'air extrêmement chaud, sec. Ces masses d'air chaud et sec se forment principalement au-dessus du désert nord-africain à cause de l'échauffement maximal de ces vastes terres continentales arides. Le Sahara représente le modèle des déserts chauds de la planète. Son climat hostile y est caractérisé par la faiblesse, la rareté ainsi que la grande irrégularité des précipitations; des températures très élevées; des records mondiaux d'ensoleillement; une sécheresse extrême de l'air; des contrastes thermiques (annuels et journaliers) accentués; une évaporation potentielle considérable, la plus forte de tous les déserts chauds du monde[9]. De plus, les étés sahariens y sont longs, brûlants et torrides. La caractéristique essentielle du climat du désert nord-africain est la très grande sécheresse de l'air ou plus exactement, l'énorme déficit de saturation de celle-ci. Il est du à la forte disproportion qui s'établit entre la quantité de vapeur d'eau existant réellement dans l'atmosphère saharienne et celle que cette dernière serait susceptible de contenir à la limite de saturation étant donné sa très haute température. Le déficit de saturation explique le pouvoir évaporant de l'air considérable qui est maximal au Sahara, et ce à n'importe quelle période de l'année, de jour comme de nuit. L'absence de précipitations dans le désert n'est pas la conséquence d'une absence d'humidité atmosphérique mais d'une absence de mécanismes générateurs de pluie. Le domaine saharien et ses marges sont classés dans les climats chauds et tempérés chauds. Le balancement saisonnier de la ceinture anticyclonique engendre les divers types de temps rencontrés dans le Grand Désert. On peut distinguer trois zones climatiques au Sahara qui se répartissent de façon longitudinale et qui sont définies par les diverses influences pluviométriques :

  • Au nord, le désert subit occasionnellement l'influence très atténuée des dépressions méditerranéennes associées à la descente du front polaire d'où un maximum pluviométrique hivernal généralement pendant les mois de décembre et de janvier. Le Sahara septentrional suit le modèle méditerranéen avec une saison sèche centrée sur les mois « estivaux ».
  • Au sud, le désert subit épisodiquement les ramifications de la remontée latitudinale de la mousson soudanaise associée à la zone de convergence intertropicale ce qui explique un maximum pluviométrique estival généralement pendant les mois de juillet et d'août. Le Sahara méridional suit le modèle tropical avec une saison sèche centrée sur les mois « hivernaux ».
  • Au centre, le désert n'est quasiment jamais affecté par les perturbations méditerranéennes ou tropicales ce qui explique des précipitations moyennes négligeables. C'est au centre du Sahara que les précipitations y sont les plus irrégulières et les plus rares. Cette région hyper-aride est constamment sous l'influence du régime anticyclonique le plus accentué. Il est fréquent de voir passer des années voire des décennies sans pluie au Sahara central, particulièrement à l'est.

Sur les 9 000 000 de km² de désert au Sahara, une superficie d'environ 2 800 000 km² (31 % de la superficie totale) reçoit des précipitations moyennes annuelles inférieures ou égales à 10 mm alors que près de 1 500 000 km² (17 % de la superficie totale) reçoivent 5 mm ou moins par an. La quantité annuelle moyenne de pluie est théoriquement de 0 mm sur plus de 1 000 000 km² (11 % de la superficie totale) au Sahara oriental en Libye, en Égypte et au Soudan où la moyenne calculée à long-terme approche 0,5 mm par an[10]. L'aridité extrême des régions sahariennes ne tient pas seulement à l'excessive faiblesse des précipitations. En effet, à moyenne égale de précipitations annuelle, l'aridité sera d'autant plus forte que les températures et l'évaporation potentielle seront élevées. Malgré la chaleur suffocante qui règne au Sahara, la plus forte de toutes les régions du monde, le climat est en général sain grâce à la sécheresse de l'air[11]. D'après les différentes études sur le climat du Grand Désert, on remarque que le minimum pluviométrique est atteint au Sahara oriental alors que le maximum thermique est atteint au Sahara occidental. Effectivement, à altitude égale, les déserts de Libye et d'Égypte sont relativement moins brûlants que les déserts d'Algérie et du Maroc. Un célèbre géographe allemand, Carl Ritter, se plaisait à répéter que le Sahara est le « Sud du monde ». Cette réflexion en apparence paradoxale signifie que c'est la région la plus aride et la plus chaude de la Terre[12]. Le température moyenne annuelle du désert nord-africain, ramenée au niveau de la mer, est supérieure à celle de tous les autres déserts[13]. De plus, le Grand Désert est la région du monde où le thermomètre monte le plus haut le plus souvent. Le Sahara est, plus encore que l'Arabie, que le Sindh (Pakistan), que le désert des Mojaves (États-Unis) et que le bassin intérieur australien, l'endroit le plus chaud du globe.

Écorégion[modifier | modifier le code]

Désert du Sahara
Écorégion terrestre - Code PA1327[14]

Description de cette image, également commentée ci-après

Le désert près de Tamanrasset en Algérie.

Classification
Écozone : Paléarctique
Biome : Déserts et terres arbustives xériques
Géographie et climat
Superficie[15] :
4 629 416 km2
min. max.
Altitude[15] : -101 m 1 721 m
Température[15] : 8 °C 38 °C
Précipitations[15] : 0 mm 55 mm
Écologie
Espèces végétales[16] :
500
Oiseaux[17] :
210
Mammifères[17] :
54
Squamates[17] :
100
Espèces endémiques[17] :
3
Conservation
Statut[17] :
Vulnérable
Aires protégées[18] :
1,8 %
Anthropisation[18] :
0,1 %
Espèces menacées[18] :
22
Ressources web :
Site du WWF

Localisation

Description de l'image Ecoregion PA1327.svg.

Le désert du Sahara constitue une écorégion terrestre, selon la classification du Fonds mondial pour la nature (WWF), appartenant au biome des déserts et brousses xériques de l'écozone paléarctique. Elle comprend la partie hyper-aride du Sahara central, où les précipitations sont minimes et sporadiques, et exclut ses marges méridionales et septentrionales, plus humides. Bien que la biodiversité et l'endémisme y soient relativement faibles, la région abrite néanmoins une faune hautement adaptée aux conditions très particulières de végétation et de température qui y règnent.

Flore[modifier | modifier le code]

Le Sahara central abrite, selon les estimations, cinq-cents espèces de plantes, ce qui est extrêmement bas comparé à la superficie sur laquelle elles poussent. Les plantes telles que les arbres d'acacia, les palmiers et les herbes se sont adaptées aux conditions arides.

Les montagnes Hoggar (Algérie), Monts de l'Aïr (Niger), Djebel Marra (Soudan) abritent l'olivier de Laperrine.

Faune[modifier | modifier le code]

Le désert s'anime la nuit. Là, au milieu des dunes et des rochers, une vie en majorité minuscule — elle appartient surtout au monde des insectes — sort de sa torpeur. Chacun cherche alors à se nourrir. Car si la majorité des espèces animales des espaces désertiques n'ont pas besoin de boire pour survivre, ils doivent absolument récupérer le précieux liquide dans la chair de leur proie.

Les dromadaires et chèvres sont des animaux domestiqués par l'homme. Les camélidés ont toujours été des animaux domestiqués par les nomades, en raison de leurs qualités bien connues de sobriété, d'endurance et de rapidité. Diverses espèces de scorpions jaunes le plus souvent, mais aussi noirs, et de tailles diverses. Androctonus amoreuxi est l'un des plus courants, son venin n'est pas des plus actifs. Il n'est sans doute pas dangereux pour l'Homme. Bien d'autres espèces présentes au Sahara ne sont également pas potentiellement létales. Androctonus australis qui lui ressemble, mais avec une queue bien plus large, peut atteindre comme le précédent près de 12 cm de long et son venin est des plus dangereux. Notamment pour les petits enfants et les personnes âgées. Le Varan du désert ou Varan gris (Varanus griseus) est une espèce vulnérable et en danger d'extinction. À ce titre, il est classé en Annexe 1 de la Convention de Washington. La vipère des sables (Cerastes vipera) dotée d'une tête plate et quelque-peu triangulaire, s'enfouit pour se protéger, ainsi que pour chasser, dans le sable grâce à des mouvements giratoires du tronc. La vipère à cornes (Cerastes cerastes) lui est proche, mais elle est moins inféodée au sable. Le fennec appelé aussi renard des sables est rencontré un peu partout dans le Sahara. Le fennec passe la journée à l'abri dans son terrier. La nuit, il chasse des insectes et des rongeurs. Son ouïe extrêmement développée lui permet de localiser ses proies rapidement, grâce à ses oreilles disproportionnées.

On rencontre également de belles antilopes et gazelles dans le Sahara, elles sont particulièrement bien adaptées à cette habitat aride. Parmi ses espèces, il y a l'Oryx algazelle, l'Addax, la gazelle Dama, la gazelle de Rhim, la gazelle de Cuvier et la gazelle Dorcas qui est la plus petite.

Le guépard Saharien vit en Algérie, au Maroc, au Niger, au Mali, au Bénin et dans le Burkina Faso. À ces endroits peuvent être retrouvé 250 guépards adultes très craintifs et fuyant la présence de l'homme. Le guépard évite le soleil du mois d'avril jusqu'en octobre. Ensuite, il recherche un abri dans les arbrisseau tels que les acacias. Ils sont inhabituellement pâles[19].

Les autres animaux incluent les varanus, les damans du cap, les vipères des sables et une petite population de Lycaon[20] dans peut-être 14 pays[21] et des autruches. Il existe d'autres animaux dans le Sahara (volatiles en particulier), entre autres, tels que l'amarante masqué et le capucin bec-d'argent. Il existe également une population de crocodiles du Nil en Mauritanie et dans le plateau de l'Ennedi Tchadien[22].

Menaces et conservation[modifier | modifier le code]

Les activités humaines affectent les zones dans lesquelles l'eau peut être trouvée. Ici, les ressources naturelles peuvent être menacées. Les populations restantes de grands mammifères ont été fortement réduites à cause de la chasse. Récemment, des projets de développement ont été organisés dans les déserts d'Algérie et de Tunisie.

Milieux naturels (habitats)[modifier | modifier le code]

Le Sahara possède 20 % de surfaces sableuses et 80 % de surfaces rocheuses où dominent des roches sédimentaires[2].

Milieux secs[modifier | modifier le code]

Empilement de roches érodées dans le massif de l'Adrar des Ifoghas au Mali

Le Sahara contient plusieurs milieux secs. Les ergs sont les grands massifs de dunes, ils occupent environ 20 % de la surface du Sahara. Ils évoluent en fonction des vents dominants[23]. Le Grand Erg Occidental en Algérie et le Grand Erg Oriental en Tunisie comptent parmi les plus importants. Les regs[23] sont des étendues plates, caillouteuses et constituent le paysage le plus fréquent du Sahara. Les grands regs sont particulièrement inhospitaliers. Le reg du Tanezrouft, qui veut dire « pays de la soif » (Algérie), le serir libyen ou le reg du Ténéré qui occupent chacun des centaines de milliers de km² peuvent être cités. Ils peuvent occuper aussi le sommet des plateaux.

Les hamadas sont les plateaux rocheux tabulaires limités par des falaises. Ils sont d'origine sédimentaire, le plus souvent calcaire. Lorsqu'ils sont recouverts de grès, ils sont nommés tassilis (par exemple : Tassili des Ajjer en Algérie). En général la surface montre de la roche nue, lissée par l'érosion éolienne. Le terme « djebel » désigne tous les autres reliefs que ce soient des collines ou des massifs montagneux plus importants.

Les plus importants massifs sont incluent le Tibesti (région du Borkou-Ennedi-Tibesti) formé d'un massif volcanique émergeant d'une épaisse nappe sédimentaire reposant sur le socle cristallin. Il culmine à 3 415 m (Emi Koussi) ; le Hoggar est un autre imposant massif volcanique. Il culmine à 2 918 m ; l'Aïr est moins élevé les sommets sont plus tabulaires mais culminent tout de même à 2 022 m ; l'Adrar des Ifhoras au sud du Hoggar en est un prolongement cristallin et métamorphique qui culmine à 890 m ; et l'Ennedi (région du Borkou-Ennedi-Tibesti) est un massif gréseux au sud-est du Tibesti et atteint 1 282 m.

Milieux humides[modifier | modifier le code]

L'aiguille d'Essendilène au Tassili n'Ajjer en Algérie.
Une guelta, près d'Oubankort dans l'Adrar des Ifoghas au Mali

Les milieux humides désertiques concentrent l'essentiel de la biodiversité en raison de la présence temporaire ou surtout pérenne de l'eau et également, de la vie humaine. Le taux d'endémisme y est particulièrement élevé.

À la différence des précédentes, les sebkhas forment des marais salants temporaires. L'eau peut provenir du ruissellement ou de sources temporaires. La plus grande, le Chott el-Jérid, couvre 5 000 km². Certaines sont exploitées sous forme de salines depuis le XVIe siècle comme à Taoudeni au Mali.

Guelta[23] est un terme d'origine berbère (Tageyilt) qui désigne des plans d'eau temporaires ou pérennes, sans écoulement apparent  : des mares dans les lits des cours d'eau ou des "citernes naturelles" dans la roche en place. Ils peuvent être trouvés dans les situations protégées d'une trop grande exposition au soleil dans les massifs montagneux comme l'Ennedi et l'Adrar des Ifoghas au Mali.

Les dayas (pluriel dayate ou daia (daiate), dhaia) sont des dépressions fermées d'extension limitée (quelques mètres à 1 km de diamètre), au fond en général argileux ou argilo-sableux dans lesquelles l'eau de ruissellement peut s'accumuler. Une alternance d'inondation et d'exondation associée à une érosion éolienne participe à leur formation  : parfois d'origine karstique (dolines) sur certains plateaux par exemple, issues de la déflation éolienne ou mixtes. Elles constituent des zones de végétation pérennes. Elles peuvent être trouvées surtout au Nord du Sahara. Ces dépressions à fond cultivable servent l’autoconsommation familiale. Ces trois termes d'origine arabe sont en usage en géomorphologie dynamique.

Les oasis[23] sahariennes, milieu naturel et aménagé, n'occupent qu'un millième de la surface du Sahara. Elles sont situées parfois sur le lit des oueds venant se perdre dans le désert ou au pied de massifs produisant des sources ou encore directement au-dessus de nappes phréatiques affleurantes ou peu profondes. Les oueds sont des cours d'eau à écoulement apparent temporaire (voir aréisme et endoréisme) indissociable du phénomène de crue (les deux mots en arabe sont liés). La majorité du temps, ils sont à sec, mais des poches d'eau durables peuvent persister en profondeur, et des gueltas peuvent être alimentées par une résurgence.

Ce sont les crues qui alimentent ce réseau hydrographique temporaire, leur origine est essentiellement dans les massifs montagneux et la violence du débit a des conséquences morphologiques fortes sur le lit des oueds.

La partie amont naît du rassemblement de chenaux de ruissellement, la partie médiane forme un lit large et dont les limites sont parfois difficiles à reconnaître en plaine et la partie aval peut se diviser en plusieurs bras sur un cône étendu d'alluvions. C'est le long des oueds que les seules formations arborées un peu denses dans le Sahara sont observées.

Régions naturelles[modifier | modifier le code]

Le Ténéré, ou « désert des déserts » est la partie centrale du Sahara qui s'étend au nord du Niger. Le terme vient du tamacheq, la langue des Touaregs et signifie simplement « désert ». Le désert blanc, aussi appelé désert Libyque s'étend à l'ouest du Nil, sur une largeur d'environ 800 km. Il doit son nom à la présence de calcaire qui prend par endroit la couleur blanche.

Les précipitations y sont très faibles (environ 5 mm par an).

Aménagements traditionnels[modifier | modifier le code]

Foggara, coupe de principe.

Les foggaras, sont des ouvrages souterrains de grande longueur permettant l'adduction d'eau dans certaines oasis, depuis les plateaux ou les massifs montagneux. Cette technique ancestrale se retrouve dans ce qui est aujourd'hui l'Iran, sous le nom de Qanat. Elle a été apportée du Sahara dans les steppes marocaines par les Almoravides à qui elle a permis la fondation de la ville de Marrakech.

Populations et cultures[modifier | modifier le code]

Plus de cinq millions d'habitants vivent dans le Sahara, un habitant sur deux vit dans des villes, un habitant sur huit dans le Sahara maghrébin (estimation en 1990)[24].

Les populations actuelles du Sahara incluent les Toubous (Libye, Tchad, Niger, Égypte, Soudan soit environ 600 000 personnes) ; les Touaregs (un peuple de nomades dont l'effectif est estimé à un million de personnes ; vêtus traditionnellement de tissus de couleur bleu indigo qui déteignent sur la peau, ils furent aussi appelés les « hommes bleus » ou les « seigneurs du désert » par les voyageurs occidentaux[25]) ; les Saharaouis et les Maures.

Dans plusieurs régions, notamment au sud du Sahara, des espaces bénéficiant autrefois du climat tropical du Sahel tendent à se désertifier, notamment à cause de l'action de l'homme. Ce phénomène est à l'origine d'importants mouvements de population.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire du Sahara occidental.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Au Sahara, de nombreuses traces d'une activité humaine préhistorique peuvent être découvertes (outils, poteries, et peintures rupestres).

Le climat du Sahara a subi des variations importantes durant la préhistoire. Dans l'oasis de Bilma (Niger), des cratères de salines glauques sont les vestiges des mers qui couvraient le Sahara il y a 100 millions d'années. Il y a environ 40 000 ans, il existait de grands lacs au Sahara, peuplé alors de semi-nomades. Il y a 18 000 ans, le Sahara était hyperaride[réf. nécessaire].

Vers 12000 ans avant J.-C., sa limite sud-orientale était remontée à hauteur du tropique du Cancer[23]. Vers 10500 ans avant J.-C., c'est sa limite sud-occidentale qui était remontée, la surface désertique étant alors moitié moindre que l'actuelle. Le climat radouci de cette écorégion demeura tempéré jusqu'aux alentours de 8500 ans avant J.-C. Durant la période appelée subpluvial néolithique (en), le « Sahara vert » reçut une pluviosité abondante. Il comprenait alors des lacs, des sources où vivaient des poissons et était couvert de végétations en bordure de cours d'eau (forêt galerie) et au fond des vallées. Il était peuplé d'une faune riche et de populations de chasseurs cueilleurs qui connurent alors la révolution néolithique environ 6000 ans avant J.-C. Des fossiles d'animaux marins ont été retrouvés ainsi que des peintures de troupeaux de bœufs sur les parois de certaines grottes de cette époque[26].

Bien que le réchauffement climatique se fût amorcé, le Sahara était encore humide vers 6500 ans avant J.-C. Le Sahara devint aride vers 3900 avant J.-C (5.9 kiloyear event (en)), entraînant la migration des populations du centre de l'Afrique du Nord à la vallée du Nil, ce qui a finalement conduit à l'émergence des première sociétés complexes et très organisées[27].

Colonisation[modifier | modifier le code]

Carte du monde décrit par Hérodote dans son Enquête.

Au Ier millénaire av. J.-C., de grands nomades libyco-berbères s'implantent progressivement dans le Sahara, le parcourant du Nil à l'Atlantique[28]. À la même période, les Phéniciens qui ont établi des comptoirs commerciaux en Afrique du Nord, pratiquent le commerce des esclaves, notamment via le circuit transsaharien[29].

Les Grecs colonisent la Cyrénaïque et la Tripolitaine à partir du Ve siècle av. J.-C. et établissent des comptoirs le long de la Mer Rouge qui favorisent le commerce avec les Berbères. Parallèlement, le peuple berbère des Garamantes fonde une véritable civilisation urbaine dans le Fezzan et le Carthaginois Hannon le Navigateur explore les sites côtiers du Sahara occidental sur la façade atlantique du Maroc[30].

La province romaine d’Afrique du Nord est conquise en 146 av. J.-C. lors de la troisième guerre punique alors que des expéditions romaines atteignent le Sahara, telles celles de Lucius Bulbus en 50 av. J.C. ou du général romain Septimus Flaccus et de l'explorateur militaire Julius Matermus qui parviennent au Tchad à la fin du Ie siècle[31].

L'empire byzantin règne sur les côtes nord du Sahara du Ve au VIIe siècle. La conquête musulmane du Maghreb atteint rapidement le Sahara au VIIIe siècle. Les musulmans arabes et berbères développent les systèmes de commerce transsaharien, aussi bien sur les marchandises que les hommes (traite arabe). Le Sahara reste à cette époque l'axe principal d'échange entre l'Afrique noire et l'Afrique du Nord et cette source de revenus considérables est très convoitée. L'empire ottoman s'étend sur l'Afrique du Nord (à l'exception du Maroc, de la Kabylie et du Sahara algérien) jusqu'à son déclin à la fin du XIXe siècle, mais il est incapable d'étendre son autorité aux régions sahariennes. Cela permet à l'impérialisme et au colonialisme européen de s'imposer, d'abord par les explorations (la traversée nord-sud du Sahara est ainsi réalisée en 1822 par les deux explorateurs anglais Hugh Clapperton et Dixon Denham. L'explorateur français René Caillié les imite en 1828) puis par les armes. Le partage de l'Afrique consacre la domination de la France sur le Sahara (Sahara français) contrôlé par les Compagnies méharistes sahariennes. L'intérêt économique du Sahara, manifesté par les projets du chemin de fer transsaharien et de l'Organisation commune des régions sahariennes en 1957, explique le maintien de la présence européenne dans cette vaste région mais n'empêche pas la décolonisation de l'Afrique[32].

Aujourd'hui, le Sahara est l'objet de multiples enjeux liés aux richesses de son sous-sol (hydrocarbures, minerais dont le phosphate et le fer) qui donnent une impulsion à la construction du réseau des routes transafricaines (notamment la route transsaharienne), mais aussi aux tensions et aux crises de nations en devenir[33].

Progression inexorable[modifier | modifier le code]

Depuis 1900, le Sahara a progressé vers le sud de 250 km et ce sur un front qui en fait plus de 6 000 km. C'est ainsi que la steppe du Sahel connaît un dessèchement relativement brutal. Néanmoins, la décennie qui suit l'année 2000 a connu un reverdissement dans le Sahel[2].

L'étendue, le degré d'ensoleillement et la faible population sédentaire du Sahara en font potentiellement un gigantesque « gisement » d'énergie solaire renouvelable, tant photovoltaïque que thermique. Reiser[citation nécessaire] avait calculé qu'un carré de 300 km de côté en plein Sahara équipé avec les techniques de son époque aurait suffi en théorie à alimenter la totalité de l'Afrique et de l'Europe en électricité, et cela indéfiniment, bien que de façon non continue. L'Europe, de son côté, pourrait utiliser cette électricité le jour pour pomper de l'eau vers ses lacs de montagne et restituer la nuit l'énergie ainsi stockée. La mise en application de cette idée a commencé sous le nom de Projet Desertec.

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

Proverbe[modifier | modifier le code]

Un proverbe arabe dit que « le Sahara est un puits dont le chameau est la corde »[34].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Rognon, 1994, Biographie d'un désert, L'Harmattan
  2. a, b et c Monique Mainguet, Les pays secs : environnement et développement, éditions Ellipses, 2003
  3. Robert Capot-Rey, 1953, Le Sahara français
  4. JAOUEN X. La flore de la zone de contact Sahara-Sahel, in "Sud-Sahara, Nord-Sahel", Centre Culturel Français d'Abidjan, p. 58-73, 1989
  5. BRUNEAU DE MIRE P. et GILLET H. Contribution à l'étude de la flore du massif de l'Aïr. J. Agr. Trop. Bot. Appl., France, T III, 1956
  6. JAOUEN X. La flore de la zone de contact Sahara-Sahel, in Sud-Sahara, Nord-Sahel, Centre culturel français d'Abidjan, p. 58-73, 1989
  7. http://www.water-for-africa.org/en/sahara_climate.html
  8. http://xjubier.free.fr/en/site_pages/SolarEclipseWeather.html
  9. http://www.larousse.fr/encyclopedie/autre-region/le_Sahara/142022
  10. https://books.google.fr/books?id=_Rvs7NkfeLEC&pg=PA16&dq=Sahara+rainfall+virtually+zero&hl=fr&sa=X&ei=7CEiVaviJcb1avOTgPgF&ved=0CDsQ6AEwAQ#v=onepage&q=Sahara%20rainfall%20virtually%20zero&f=false
  11. https://books.google.fr/books?id=XLP08uBpiyYC&pg=PA194&lpg=PA194&dq=Malgr%C3%A9+la+forte+chaleur,+la+plus+forte+de+toutes+les+r%C3%A9gions+du+monde&source=bl&ots=3VbnNCCVmj&sig=DdijNiaD41L6ZOVHwVqD1LECdI0&hl=fr&sa=X&ei=DWFCVZr-H9fhapaJgdgO&ved=0CC4Q6AEwAg#v=onepage&q=Malgr%C3%A9%20la%20forte%20chaleur%2C%20la%20plus%20forte%20de%20toutes%20les%20r%C3%A9gions%20du%20monde&f=false
  12. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/geo_0003-4010_1935_num_44_248_10846w
  13. https://books.google.fr/books?ei=-ZFIVejyCJXuaP_ogIAL&hl=fr&id=zaztAAAAMAAJ&dq=Climat+du+Sahara+et+de+l%27Arabie+moyenne+annuelle&focus=searchwithinvolume&q=%C3%A9l%C3%A9vation
  14. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, E. D. Wikramanayake, N. D. Burgess, G. V. N. Powell, E. C. Underwood, J. A. D'Amico, I. Itoua, H. E. Strand, J. C. Morrison, C. J. Loucks, T. F. Allnutt, T. H. Ricketts, Y. Kura, J. F. Lamoreux, W. W. Wettengel, P. Hedao et K. R. Kassem, « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, no 11,‎ , p. 935-938.
  15. a, b, c et d (en)World Wildlife Fund, « The Terrestrial Ecoregions of the World Base Global Dataset », sur http://worldwildlife.org (consulté le 29 septembre 2012). Disponible alternativement sur : Loyola RD, Oliveira-Santos LGR, Almeida-Neto M, Nogueira DM, Kubota U, et al., « Integrating Economic Costs and Biological Traits into Global Conservation Priorities for Carnivores », PLoS ONE,‎ (consulté le 20 octobre 2012), Table S1. Les données de température et de précipitations sont les moyennes mensuelles minimales et maximales.
  16. (en) G. Kier, J. Mutke, E. Dinerstein, T. H. Ricketts, W. Küper, H. Kreft et W. Barthlott, « Global patterns of plant diversity and floristic knowledge », Journal of Biogeography, vol. 32,‎ , p. 1107–1116 (DOI 10.1111/j.1365-2699.2005.01272.x, lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  17. a, b, c, d et e (en)World Wildlife Fund, « WildFinder: Online database of species distributions »,‎ , données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  18. a, b et c (en) J. M. Hoekstra, J. L. Molnar, M. Jennings, C. Revenga, M. D. Spalding, T. M. Boucher, J. C. Robertson, T. J. Heibel et K. Ellison, The Atlas of Global Conservation : Changes, Challenges, and Opportunities to Make a Difference, Berkeley, University of California Press,‎ (lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  19. (en) « Rare cheetah captured on camera », sur BBC News,‎ (consulté le 12 juin 2011)
  20. Tico McNutt et al., « Lycaon pictus »,‎
  21. (en) Brendan Borrell, « Endangered in South Africa: Those Doggone Conservationists » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 19 octobre 2009, sur Slate
  22. (en) "Desert-Adapted Crocs Found in Africa", National Geographic News, 18 juin 2002
  23. a, b, c, d et e « Portail Sahara », sur Edelo (consulté le 17 novembre 2011)
  24. Olivier Pliez, Villes du Sahara : urbanisation et urbanité dans le Fezzan libyen, CNRS Éditions, 2003
  25. Roger Frison-Roche, Bivouacs sous la lune, Arthaud, 2004 et Odette Bernezat Campements touaregs. Moments de vie avec les nomades du Hoggar, Glénat, 2008.
  26. (en) Nick A. Drake et col, « Ancient watercourses and biogeography of the Sahara explain the peopling of the desert », Proceedings of the National Academy of Science, vol. 108, no 2,‎ , p. 458–462 (DOI 10.1073/pnas.1012231108)
  27. (en) Nick Brooks, « Cultural responses to aridity in the Middle Holocene and increased social complexity », Quaternary International, vol. 151, no 1,‎ 2006, p. 29–49 (DOI 10.1016/j.quaint.2006.01.013)
  28. Mohand Akli Haddadou, Le guide de la culture berbère, Paris-Méditerranée,‎ 2000, p. 89
  29. Pierre Rouillard et Javier Teixidor, L'univers phénicien, Hachette,‎ 2006, p. 123-134
  30. Bernard Nantet, Histoire du Sahara et des Sahariens. Des origines à la fin des grands empires africains, Ibis Press,‎ 2008, p. 126
  31. (en) Phillip C. Naylor, Historical Dictionary of Algeria, Scarecrow Press,‎ 2006, p. 396
  32. Jean-Marc Durou, L'exploration du Sahara, Actes Sud,‎ 2004, 185 p.
  33. Michel Pierre, Sahara, le grand récit, Belin,‎ 2014, 185 p.
  34. Taoufik Ben Brik, Une si douce dictature, La Découverte,‎ , 288 p. (ISBN 9782707172884, lire en ligne), p. 133.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Julien Brachet, 2009 - Migrations transsahariennes. Vers un désert cosmopolite et morcelé (Niger). Éd. Le Croquant, Paris, 322 p.
  • Alain Drajesco-Joffe, 1993 - La vie sauvage du Sahara. Éd Delachaux & Niestlé - ISBN 2-603-00871-4
  • Jean Bisson, 2003 - Mythes et réalités d'un désert convoité : Le Sahara. Éd. L'Harmattan, Paris, 479 p.
  • Michel Aymerich, Tarrier M., 2010 - Un désert plein de vie. Carnets de voyages naturalistes au Maroc saharien. Éd. La Croisée des Chemins, 264 p.
  • Michel Le Berre Michel, et al., 1989 et 1990 - Faune du Sahara - Tome 1, Poissons. Amphibiens. Reptiles. Tome 2, Mammifères.
  • Théodore Monod, Jean-Marc Durou, 2007 - Déserts. Bower Éditions, Coll. Mémoires du monde, 342 p. ((ISBN 978-2-355-41006-2))
  • Paul Ozenda, 1977 - Flore du Sahara. Éd. du CNRS, Paris, 600 p.
  • Nicole Petit-Maire, 2002 - Sahara sous le sable des lacs. Éd. du CNRS, Paris.
  • Pierre Rognon, 1989 - Biographie d'un désert : Le Sahara. Éd. Plon Synthèse, 347 p.
  • Michel Roux, Le désert de sable. Le Sahara dans l'imaginaire des Français, L'Harmattan, 1996, 204 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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