Lycée Masséna

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Masséna.
Lycée Masséna
Image illustrative de l'article Lycée Masséna
L'allée centrale du lycée Masséna
Généralités
Création 1812
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 43° 41′ 58.12″ N 7° 16′ 31.41″ E / 43.6994778, 7.275391743° 41′ 58.12″ Nord 7° 16′ 31.41″ Est / 43.6994778, 7.2753917  
Adresse 2, avenue Félix-Faure
06050 Nice
Site internet www.ac-nice.fr/massena/
Cadre éducatif
Type Public
Formation Scientifique
Littéraire
Économique et social
Nbre d'options 9
Options MPSI, MP, PCSI, PC, PSI, BCPST, Hypokhâgne, Khâgne, ECS
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Nice

(Voir situation sur carte : Nice)
Point carte.svg

Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur

(Voir situation sur carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur)
Point carte.svg

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Point carte.svg

Le lycée Masséna est un établissement français d'enseignement secondaire et supérieur, situé au 2, avenue Félix-Faure à Nice, avec une annexe au 8, rue de l'Hôtel des Postes. Le lycée accueille sept filières de classes préparatoires aux grandes écoles.

Il accueille environ 1 650 élèves répartis comme suit : 800 élèves de la seconde à la terminale et 850 étudiants de classe préparatoire aux grandes écoles, dont 150 internes[réf. nécessaire].

Le lycée est aussi renommé pour son architecture comportant de nombreuses mosaïques, des jeux de toits, une certaine influence italienne ainsi que la tour de l'horloge, symbole du lycée. Sur le cadran de cette dernière est inscrite la devise du lycée «Horas ne numerem nisi serenas» (Je souhaite ne compter que les heures heureuses).

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'origine se trouve le couvent des Augustins Déchaux, construit en 1623, face au Pont-Vieux.

Après l'occupation du comté de Nice par la France révolutionnaire en 1792, les bâtiments sont attribués à l'École centrale du département. En 1803, année de la réforme du système éducatif par Napoléon, des travaux commencent pour le transformer en lycée impérial. Il ouvre en 1812 avec comme proviseur, J.F. de Orestis, maire de Nice ; c'est alors le seul lycée du département.

Après la restitution du comté de Nice à la Maison de Savoie, Victor-Emmanuel Ier, roi de Piémont-Sardaigne et comte de Nice, y installe la Compagnie de Jésus : le lycée devint un Collège royal qui ouvre en 1820. Puis les Jésuites sont expulsés (1848) et le Collège royal est remplacé par un Collegio Convitto Nazionale.

En 1860, suite à l'annexion du comté de Nice à la France, l'établissement redevient un lycée (impérial, puis national). De gros travaux ont lieu en 1875-1876, et de nouveau au début du XXe siècle, pour le moderniser et l'adapter au nombre croissant d'élèves.

En 1944, quelques jours après le débarquement des Alliés en Normandie, cinq élèves du lycée partent défendre l'arrière-pays niçois. Arrêtés par Gestapo, ils sont fusillés le 11 juin 1944 à Saint-Julien-du-Verdon. Depuis cette date, une commémoration officielle a lieu chaque année dans la cour du lycée, en présence des personnalités politiques locales.

L'établissement reste lycée de garçons jusqu'en 1963 ; la même année, il reçoit le nom de lycée Masséna, en mémoire d'André Masséna qui prit part en son temps, à sa construction.

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

Le lycée Masséna est un établissement d'enseignement général. Ses élèves proviennent du quartier du Port, du Vieux-Nice et des communes avoisinantes de l'Est de Nice : Villefranche-sur-Mer, Beaulieu-sur-Mer, Saint-Jean-Cap-Ferrat et Èze.

Classement du lycée[modifier | modifier le code]

Le lycée se classe 15e sur 33 au niveau départemental en termes de qualité d'enseignement, et 935ème au niveau national[1]. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet)[2].

Classes préparatoires[modifier | modifier le code]

Les Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) sont des formations du premier cycle de l'enseignement supérieur implantées dans les lycées.

Le lycée Masséna est l'un des sept établissements publics proposant des classes préparatoires aux grandes écoles dans l'académie de Nice, avec le lycée Dumont d'Urville de Toulon, le centre international de Valbonne, le lycée des Eucalyptus à Nice (certaines filières scientifiques seulement), le lycée Rouvière de Toulon (certaines filières scientifiques seulement), le lycée Carnot à Cannes (filière littéraire seulement) et le lycée Beau-site à Nice (filière commerciale seulement). Il compte 19 classes préparatoires.

Le lycée abrite des CPGE littéraires (1 classe de Khâgnes A/L et 1 classe de Khâgnes LSH), économiques et commerciales (2 classes d'ECS), et scientifiques (2 classes de MP, 2 classes de PC, 1 classe de PSI, 1 classe de BCPST).

Classements des CPGE[modifier | modifier le code]

Le classement national des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) se fait en fonction du taux d'admission des élèves dans les grandes écoles. En 2014, L'Étudiant donnait le classement suivant pour les concours de 2013 :

Filière Élèves admis dans
une grande école1
Taux
d'admission1
Taux moyen
sur 5 ans
Classement
national
Évolution
sur un an
ECS 7 / 77 élèves 9 % 8 % 29eex-æquo
sur 96
en augmentation 8
Khâgne A/L 0 / 31 élèves 0 % 1 % 44eex-æquo
sur 44
en diminution 33
Khâgne LSH 0 / 53 élèves 0 % 2 % 80eex-æquo
sur 80
en diminution 41
MP / MP* 23 / 91 élèves 25 % 21 % 14e
sur 112
en augmentation 3
PC / PC* 8 / 60 élèves 13 % 11 % 18e
sur 112
=
PSI / PSI* 10 / 49 élèves 20 % 23 % 21e
sur 117
en augmentation 11
BCPST 18 / 41 élèves 44 % 34 % 18e
sur 53
en augmentation 7
Source : Classement 2014 des prépas - L'Étudiant (Concours de 2013).
Note 1: le taux d'admission dépend des grandes écoles retenues par l'étude. En filières ECE et ECS,
ce sont HEC, ESSEC, et l'ESCP. Pour les khâgnes, ce sont l'ENSAE, l'ENC, les 3 ENS, et 5 écoles
de commerce (HEC, ESSEC, ESCP, EM Lyon et EDHEC). En filières scientifiques, ce sont un panier
de 10 à 16 écoles d'ingénieurs qui ont été retenus selon la filière (MP, PC, PSI, PT ou BCPST).

Anciens élèves célèbres[modifier | modifier le code]

La tour de l'horloge du lycée.
Voir la catégorie : Élève du lycée Masséna.

Professeurs[modifier | modifier le code]

Anciens professeurs célèbres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Classement Départemental et National des lycées français
  2. Méthodologie du classement national des lycées français
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y et z « Un creuset d'hommes de l'art… et d'hommes politique », Nice mag', le magazine d’infos de la Ville de Nice, septembre 2006, p. 27
  4. Anne Clancier, Guillaume Apollinaire : Les incertitudes de l'identité, coll. « Psychanalyse et civilisations », L'Harmattan, 2006, (ISBN 9782296003293), p. 20 [lire en ligne (page consultée le 20 avril 2010)]
  5. Premier président de l'Amicale des anciens élèves du lycée
  6. Who's Who in France
  7. Annie Tschirhart, Quand l'État discipline l'école : Une histoire des formes disciplinaires : Entre rupture et filiation, Éditions L'Harmattan, coll. « Histoire et mémoire de la formation »,‎ 2005, 346 p. (ISBN 9782296386044, lire en ligne), p. 151
  8. Grégory Boutté, directeur général eBay France, ESCP 95, Emploi center, Le Journal du Net
  9. « Une Prom’ et une bibliothèque pour Romain Gary », Le Petit Niçois, 23 juin 2005
  10. « Michel Grisolia est décédé », nicerendezvous.com, 31 mars 2005. Consulté le 16 décembre 2008.
  11. « Pennac Rowling Clooney pour les enfants du Darfour », nicerendezvous.com, 13 avril 2008. Consulté le 16 décembre 2008.
  12. Caroline Michel, « Les petits secrets d'Henri Proglio, le nouveau patron d'EDF », Capital, 23 novembre 2009. Consulté le 26 janvier 2010.
  13. « Mon Nice à moi », Le Point, 8 novembre 2007.
  14. « Jean-Rémy Bézias - Biographie, publications (livres, articles) », sur http://www.editions-harmattan.fr/, Éditions L'Harmattan (consulté le 27 septembre 2013)
  15. Charles Ehrmann, Les devoirs de mémoire d'un homme d'honneur, Serre Éditeur, 2005, (ISBN 2-86410-436-9)
  16. « Max Gallo, une histoire française », Le Figaro, 30 janvier 2008
  17. « Rue Jules-Romains », dans Marguerite Isnard, Roger Isnard, Per carriera : Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Nice, Nice, Serre, 2003 [lire en ligne]
  18. Le Phare du Littoral, 16 novembre 1872.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Un grand lycée, Amicale des anciens élèves du lycée Masséna, Alp’Azur, 1985
  • Lycée Masséna : à l’aube du IIIe millénaire, 2000

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]