Le Cannet

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Le Cannet
La place Bellevue.
La place Bellevue.
Blason de Le Cannet
Blason
Le Cannet
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Canton Canton du Cannet
+ Canton de Mougins
Maire
Mandat
Michèle Tabarot (UMP)
2014-2020
Code postal 06110
Code commune 06030
Démographie
Gentilé Cannetans
Population
municipale
42 754 hab. (2011)
Densité 5 545 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 34′ 36″ N 7° 01′ 09″ E / 43.576616, 7.0191243° 34′ 36″ Nord 7° 01′ 09″ Est / 43.576616, 7.01912  
Altitude Min. 12 m – Max. 285 m
Superficie 7,71 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-le-cannet.fr

Le Cannet est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Cannetans.

Géographie[modifier | modifier le code]

Chef-lieu de canton, la ville se situe à environ 2 kilomètres de la mer Méditerranée, au nord des plages et des ports de Cannes. Elle est aussi appelée « le Madère de la France », surnom que l'on doit au docteur Pietra Santa, qui la nomma ainsi en découvrant la ville en 1862 alors qu'il revenait de l'île de Madère. La ville bénéficie d’une vue panoramique des îles de Lérins jusqu'au massif de l’Estérel.

Son climat est de type méditerranéen. Son site, bien abrité par un amphithéâtre de collines couvertes de pins, d’oliviers, de mimosas, d’orangers et d’eucalyptus, permet à la ville de jouir d'un micro-climat, marqué par une faible humidité et des périodes de gel rarissimes, même en hiver. Ces caractéristiques en font une station climatique et de villégiature fort appréciée, et ceci, dès la fin du XIXe siècle. Son record de chaleur est de 42,7°C, enregistré le 12 juillet 1982, ce qui en fait la 5eme ville la plus chaude de France.

À l'instar de Rome (cf. les sept collines de la Rome antique), Le Cannet porte sept collines sur le territoire de sa commune : Le Pézou, La Colle, Le Bosquet, Serra Capeou, Les Clauvins, Font-Marie et Les Bréguières. Une importante route romaine, la voie Julia ou « Via Julia » (hommage à la fille de l'empereur Auguste) qui reliait Arles à Rome, passe par les collines, et sa trace est encore visible de nos jours.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Le Cannet comporte 7 quartiers qui ont leur vie propre. D'est en ouest :

  • Le Haut Cannet : avec ses luxueuses villas et résidences, c'est le prolongement naturel de Super Cannes vers le nord ;
  • Le vieux Cannet (appelé également « Le Cannet Mairie ») : cœur historique de la ville, il foisonne d'un riche patrimoine culturel/architectural (chapelles, églises, tours...) et artistique (de nombreux artisans d'arts sont présents le long de la rue Saint-Sauveur, principale voie piétonne). Les anciens hameaux cités plus haut (Les Dany, les Ardisson, Calvy...) et qui entourent le vieux Cannet forment un « tampon » entre ce cœur ancien et la ville moderne qui s'est constituée à partir du XIXe siècle ;
  • Le Bas Cannet connu à travers le Boulevard Sadi Carnot, et le rond point du Grande-Bretagne, il trace la frontière avec Cannes ;
  • Rocheville : c'est à la fois le plus étendu et le plus peuplé des quartiers. Véritable « ville dans la ville » et actuellement en pleine restructuration, le quartier assure l'avenir économique de la cité dans son ensemble ;
  • Les Mimosas : c'est un quartier à mi-chemin entre Rocheville et l'Aubarède, qui est essentiellement résidentiel ;
  • L'Aubarède : c'est ici que se situe le complexe événementiel et sportif de La Palestre ;
  • Garibondy : quartier le plus occidental, il est géographiquement en marge, mais a été rattaché à la commune dès les années 1970, grâce au Chemin de Carimaï.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

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Très tôt, le site du Cannet a été occupé par les Romains qui s'installent, plantent des oliviers et baptisent l'endroit Olivetum. Le Cannet devient très vite une cité romaine, où les voyageurs s’arrêtent, en effet la voie Julia, qui relie Rome à Arles traverse le territoire actuel du Cannet, et la voie Julia est toujours présente dans le quartier du Haut Cannet.

Entre 400 et 410, le moine Saint-Honorat s'y installa, il y fonda un monastère, qui était alors le « pied sur le continent » pour les moines des Îles de Lérins, dans la baie de Cannes.

Au XVe siècle, les moines de Lérins font venir des familles provenant du val d'Oneille (aujourd'hui, un quartier de la ville d'Imperia) en Italie pour défricher et mettre en culture les terres. En 1441, l'abbaye de Lérins concède à Sylvestre Calvy des terres cultivables au Cannet (c'est ce qui est rapporté dans le plus vieux document connu de la ville). 140 familles s'installent au Cannet entre 1441 et 1500 et certaines d'entre elles donneront leur nom aux quartiers de la ville : Les Danys, les Ardisson, Calvy et autres Escarasse, Gourrin, Apie... se répartissant en hameaux tout autour des terres cultivables appelées « le près » (actuel centre ville et quartier historique) notamment dans ce qui est aujourd'hui le Square du Tivoli. Au XVe siècle les moines et les habitants ont construit la Tour des Danys, qui a essentiellement des fonctions défensives pour protéger l'entrée de la ville. Cette tour fait partie intégrante du patrimoine historique cannettant, on peut la voir en haut de la rue de Cannes.

Sous l'Ancien Régime, la ville du Cannet était essentiellement centrée sur deux axes, le vieux Cannet actuel, et Rocheville. C'est dans le centre du vieux Cannet que se trouvait l'essentiel de la population. Ce centre était alors découpé en deux. Au sud, l'église Sainte-Catherine qui est la fondation même du sous quartier Sainte-Catherine, et au Nord, le sous quartier Saint-Sauveur. Le nord n'ayant pas d'église propre, les paroissiens ont décidé de construire l'église Sainte-Philomène, cette église est donc une propriété privée qui appartient à la paroisse. Quant à Rocheville, bien moins de personnes y vivaient, le quartier était animé par sa place, actuelle « place Foch », et par son église, qui est le plus grand édifice religieux cannettant : l'église Saint-Charles.

L'an de grâce pour la commune cannettane est l'année 1774, le 9 août précisément, date à laquelle le roi Louis XVI érige par un arrêt royal, le Cannet en commune indépendante de Cannes et de Mougins, les communes voisines. Le territoire cannettant est d'ailleurs issu des parcelles appartenant à ces deux communes selon cet arrêt royal. La parcelle mouginoise (nommée « les Bréguières »), fut cédée en 1852. Cependant, ce n'est que le 29 janvier 1777 que l'arrêt royal instaurant la commune du Cannet fut enregistré par le Parlement de Provence.

Le XIXe siècle a permis le développement de cette commune, mais ce n'est que dans la seconde moitié du XXe siècle que la ville a pris sa forme actuelle. Notamment par le développement du quartier de Rocheville, qui est aujourd'hui le centre d’impulsion économique de la commune. Également par l’aménagement des quartiers de l'Aubarède et des Mimosas. Mais aussi par la « conquête de l'Ouest » dans les années 1970, et le regain d'intérêt pour le quartier de Garibondy, le plus occidental. En effet ce quartier était isolé du reste de la commune, les habitants devaient passer par la commune voisine de Cannes pour rejoindre le reste de la commune du Cannet, mais à partir des années 1970 et de la construction du « Chemin de Carimaï » qui trace la frontière cannettano-mouginoise, Garibonby fut enfin rattaché au reste de la ville. Le quartier du Bas Cannet qui comprend notamment le boulevard Sadi-Carnot a toujours été un axe principal, notamment dans les années 1930, lorsque le tramway le traversait et reliait Le Cannet à Cannes. Le vieux Cannet appelé également « Le Cannet Mairie », a toujours été, quant à lui, le centre de la ville, cependant aujourd'hui ce centre est un quartier historique où beaucoup d'artistes ont leurs ateliers, il y a également le tout nouveau musée Pierre Bonnard, et l'Hôtel de Ville. Ce dernier a été acheté en 1933, par Maurice Jean-Pierre, alors maire du Cannet. Le dernier quartier, le Haut Cannet a été développé plus récemment, il est le prolongement naturel de Super Cannes et de la Californie, à Cannes. Il est connu pour ses grandes villas[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Ancienne mairie, rue Saint-Sauveur.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1777 1778 Charles Mallet    
1778 1779 Jean-Baptiste Sardou    
1779 1780 Pierre Augier    
1780 1781 François Castou    
1781 1782 Jean-Joseph Mallet    
1782 1783 Pierre Gazan    
1783 1784 Pierre-François Ardisson    
1784 1785 François Castou    
1785 1786 Claude Stable    
1786 1787 Joseph Laye    
1787 1788 Jérôme Bernard    
1788 1789 Antoine Calvi    
1789 1790 Pierre Castou    
1790 1791 Jean-Baptiste Sardou    
1791 xxxx Joseph Laye    
An VII An XIII Jacques Dany    
An XIII xxxx Charles Malet    
1816 1819 Henri Bernard    
1819 1822 François Fioupiou    
1822 1823 Pierre-François Sardou    
1823 1830 Pierre-François Sardou Causse    
1830 1831 Honoré Calvi    
1831 1835 Jacques Bertrand    
1835 1838 Jean-Antoine Pérrissol    
1838 1840 Joseph Bernard    
1840 1843 Joseph Sardou Sardou    
1843 1844 Jacques Fioupiou    
1844 1845 Jean-François Ardisson    
1845 1868 Jean-Antoine Pérrissol    
1868 1875 Auguste Cavasse    
1875 1876 Antoine Fioupiou    
1876 1881 Auguste Bornol    
1881 1881 Jérôme Czernicki    
1881 1884 Pierre Devaye    
1884 1888 Joseph Berthe    
1888 1895 Alexis Bernard    
1895 1900 Dieudonné Pérrissol    
1900 1912 Gustave Calvi    
1912 1919 Albert Robert    
1919 1925 Pierre Carlin    
1925 1928 Joseph Point    
1928 1932 Joseph Marius Vidal    
1932 1935 Maurice Jeanpierre    
1935 1935 Georges Vallet    
1935 1941 François Rebuffel    
1941 1944 André Martinet    
1944 1945 Yves Buffet    
1945 1945 François Rebuffel    
1945 1977 Gaston Ducros CR Conseiller général
1977 1995 Pierre Bachelet RPR Député des Alpes-Maritimes
1995[2] en cours Michèle Tabarot UDF puis DL puis UMP Députée des Alpes-Maritimes

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 42 754 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 189 1 289 1 229 1 433 1 480 1 532 1 546 1 480 1 591
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 596 1 676 1 762 1 722 1 738 2 563 2 552 2 572 2 593
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 097 3 642 4 166 3 883 6 244 10 016 10 056 10 299 11 601
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
15 499 23 231 33 892 37 411 41 842 42 158 42 531 42 754 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (31,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (27,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,5 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,4 %, 15 à 29 ans = 16,2 %, 30 à 44 ans = 21 %, 45 à 59 ans = 18,6 %, plus de 60 ans = 28,9 %) ;
  • 53,5 % de femmes (0 à 14 ans = 13,6 %, 15 à 29 ans = 13,8 %, 30 à 44 ans = 19,6 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 34,1 %).
Pyramide des âges à Le Cannet en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90  ans ou +
1,7 
10,4 
75 à 89 ans
14,5 
17,8 
60 à 74 ans
17,9 
18,6 
45 à 59 ans
18,8 
21,0 
30 à 44 ans
19,6 
16,2 
15 à 29 ans
13,8 
15,4 
0 à 14 ans
13,6 
Pyramide des âges du département des Alpes-Maritimes en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
8,3 
75 à 89 ans
12,1 
15,3 
60 à 74 ans
16,3 
19,9 
45 à 59 ans
19,6 
20,4 
30 à 44 ans
19,7 
18,0 
15 à 29 ans
15,6 
17,5 
0 à 14 ans
14,9 

Économie[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

  • Musée Bonnard[7] : La ville du Cannet a été le lieu de séjour du peintre Pierre Bonnard pendant les 22 dernières années de sa vie. Il y a peint ses plus belles œuvres.
    Grâce à ce musée, la ville du Cannet a voulu rendre hommage à ce peintre et donner à voir et à comprendre son œuvre.
    Inauguré le 25 juin 2011, le musée Bonnard est situé au no 16 boulevard Sadi-Carnot, à côté de l'Hôtel de ville.

Sport[modifier | modifier le code]

La commune dispose de plusieurs clubs évoluant aux plus hauts niveaux des compétitions nationales voire européennes :

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Les monuments inscrits ou classés sont :

Monument Adresse Coordonnées Notice Protection Date Illustration
Chapelle Notre-Dame-des-Anges du Cannet Rue Notre-Dame des Anges 43° 34′ 26″ Nord 7° 00′ 50″ Est / 43.573873636539, 7.0140261948109 (Chapelle Notre-Dame-des-Anges du Cannet) « PA00080697 » Inscrit 1941
Chapelle Notre-Dame-des-Anges du Cannet
Église Sainte-Catherine du Cannet 31 rue Sainte-Catherine 43° 34′ 23″ Nord 7° 01′ 03″ Est / 43.573166299016, 7.0175251364708 (Église Sainte-Catherine du Cannet) « PA00080698 » Inscrit 1926
Église Sainte-Catherine du Cannet
Tour des Danys (ou Maison du Brigand) Rue de la Tour 43° 34′ 27″ Nord 7° 01′ 17″ Est / 43.574209813273, 7.0212587714195 (Tour des Danys) « PA00080699 » Inscrit 1941
Tour des Danys (ou Maison du Brigand)
Villa Le Bosquet du peintre Pierre Bonnard 29 avenue Victoria 43° 34′ 35″ Nord 7° 01′ 42″ Est / 43.576252095183, 7.0282888412476 (Villa Le Bosquet) « PA00080700 » Classé 2007
Villa Le Bosquet du peintre Pierre Bonnard
  • La tour des Danys (ou tour des Brigands) : monument historique depuis le 22 décembre 1941. Elle porte le nom d'une des familles fondatrices du Cannet. Elle a été construite par les moines de Lérins pour fermer la ville sur l'ancienne route de Cannes, elle date du milieu du XVe siècle. Prosper Mérimée est à l'origine de son appellation « la tour des Brigands ».
  • La villa Le Bosquet[10], 29 avenue Victoria. Elle a été achetée par le peintre Pierre Bonnard en 1926. Cette villa a été le lieu de la dernière période stylistique de Bonnard. Le peintre va l'occuper jusqu'à son décès. Elle a été classée sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques le 26 mars 2007. Elle a le label patrimoine du XXe siècle depuis 2001.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Privilégiée par sa situation et son environnement typiquement provençal, Le Cannet possède un riche patrimoine culturel et artistique.

Le patrimoine cannettan fait également la richesse de la cité :

  • Le mur des Amoureux : peint par Raymond Peynet au cœur du Vieux-Cannet, il veut faire passer le message que ce quartier est propice à l'accueil des jeunes mariés.
  • La tour des Calvys : ancienne maison forte portant le nom de la première famille fondatrice du Cannet, arrivée en 1441. Le 17 juillet 1707, lorsque les impériaux envahirent la région, la tour sauva les habitants qui s'y réfugièrent, alors qu'ils étaient en lutte sous la direction de l'abbé Christophe Ardisson. a tour a été vendue comme bien national à la Révolution.
  • L'ancien hôtel de ville, 396 rue Saint-Sauveur.
  • L'hôtel de ville. Le bâtiment a été construit en 1902 sur la grande artère de la ville. C'est alors l'hôtel Desanges construit par l'architecte James Warnery. Le maire Maurice Jeanpierre qui souhaitait que la ville se dote d'un hôtel de ville digne de son importance le fait acheter par la commune le 17 juillet 1933.
  • Le musée Bonnard[11].
  • L'espace Pierre-Bonnard dans l'ancienne chapelle anglicane.

Parmi les artères et places principales, on relèvera :

  • Le boulevard Carnot (Sadi Carnot) : partant du centre historique, il mène à Cannes et à son bord de mer. De ce fait, Le Cannet partage cette grande artère d'environ 4 km avec la commune de Cannes. Il a été construit entre 1881 et 1883, à l'initiative d'Henri Germain, député et président du conseil d'administration de la Société foncière lyonnaise, filiale du Crédit lyonnais, qui avait acquis l'ensemble des terrains situés au nord de la voie ferrée.
  • L'ensemble place Bellevue / rue Saint-Sauveur : c'est la « colonne vertébrale » du centre historique piétonnier. L'actuelle municipalité y a encouragé l'installation de nombreux artisans d'art. Ajouté à ses restaurants et cafés « sous les platanes », l'objectif affiché est de faire de ce quartier un point animé et un phare culturel pour la commune.
  • Les villas des rues Auguste-Cavasse et Jean-Jacques-Sardou construites vers 1908 : villa Cantegril, villa le Nid, villa Ketty construites en 1908 par l'architecte Henri Stœcklin et l'entrepreneur Verne.

C'est aussi une ville moderne tournée vers l'avenir qui accueille dans sa salle de La Palestre (une des plus grandes salles événementielles du département) les manifestations les plus importantes.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Bernardin et église Sainte-Catherine.
  • La Chapelle Notre-Dame-des-Anges : monument historique depuis le 22 décembre 1941. Par la volonté testamentaire d'un des membres d'une des familles fondatrices du Cannet, Guillaume Calvy, la chapelle est construite en 1557 et se compose d'une nef de plan rectangulaire et d'un porche ouvert sur l'extérieur.
  • L'église Sainte-Catherine d'Alexandrie : elle est classée monument historique depuis le 29 octobre 1926. Construite au XVIe siècle par la seule volonté des Cannetans, c'est la première église paroissiale du Cannet. Sa tour quadrangulaire domine la ville. L'église est terminée le 6 mars 1556. Cette date marque aussi le début de la discorde avec Cannes qui va aboutir à la séparation des deux communes le 9 août 1774. L'autonomie paroissiale est reconnue en 1560 qui est aussi la date du premier baptême enregistré au Cannet.
  • La chapelle Saint-Bernardin : Les Pénitents blancs de l'ordre de Saint-Bernardin reçoivent le 19 juin 1552 un terrain jouxtant l'église Sainte-Catherine pour y édifier leur chapelle. À la Révolution, la chapelle abrite le siège de la société populaire des sans-culottes. La chapelle est désaffectée en 1924. Elle a été inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 29 octobre 1926. La chapelle est devenue, à compter du 11 mai 1999, un lieu d'exposition.
  • L'église Sainte-Philomène, église paroissiale depuis 1907. La première pierre est posée le 1er octobre 1877. Elle est ouverte au culte le 2 avril 1882. L'église a été construite à l'initiative du curé du Cannet, l'abbé Bovis, pour répondre aux besoins dus à l'accroissement de la population du Cannet. L'abbé Bovis avait rencontré Jean Marie Baptiste Vianney, dit le curé d'Ars, qui avait contribué à répandre en France le culte de sainte Philomène.
  • La chapelle Saint-Sauveur : La chapelle marque l'entrée du quartier des Ardissons. Le clocher servait de beffroi et sonnait pour les événements importants. Elle a été restaurée et repensée par Théo Tobiasse, en lui choisissant un thème œcuménique : « la vie est une fête ».
  • L'église Saint-Charles au quartier Rocheville.
  • L'église Saint-Jean-Baptiste de l'Aubarède moderne.
  • La chapelle Saint-Claude se dressait au confluent des ruisseaux des Escarrasses et de la Tousque, là où le vieux chemin de Cannes au Cannet bifurquait en direction des hameaux de Sainte-Catherine et des Ardissons. Depuis très longtemps en ruines, ses restes pittoresques ont été malheureusement rasés au lendemain de la dernière guerre mondiale et les deux chemins qui se détachaient du chemin de Cannes sont devenus les rues Sainte-Catherine et de Cannes.
  • L'église Jésus-Christ des Saints des derniers jours, boulevard du Périer.
  • L'église Évangélique du Rocher, chemin de l'Aubarède.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Philomène et le musée Pierre Bonnard.

La ville a été le lieu de séjours de nombreux hôtes illustres : Prosper Mérimée, la tragédienne Rachel, les peintres Auguste Renoir, Pierre Bonnard et Henri Lebasque, La Bégum.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Cannet (Le) Blason D’azur à la palme d’or posée en barre, accompagnée de deux fleurs de lys d’argent, brisé en chef d’un lambel de gueules
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]