Immigration

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L'immigration, désigne aujourd'hui l'entrée, dans un pays, de personnes étrangères qui y viennent pour y séjourner ou s'y installer. Le mot immigration vient du latin in-migrare qui signifie « rentrer dans un lieu ». Elle correspond, vue du côté du pays de départ, à l'émigration.

Dans le cas des frontaliers, les migrations peuvent être quotidiennes.

Jeunesse à Oslo, en Norvège. La plupart des immigrés vivent dans les grandes villes. À Oslo, plus de 27 % des habitants sont d'origine immigrée.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Avant l'apparition des moyens de locomotion mécaniques modernes (train, voiture, avion, etc.) les migrations furent essentiellement régionales, les registres paroissiaux en France démontrent que les origines des immigrés de chaque village ne dépassèrent guère un rayon de quinze kilomètres. Le mode de vie sédentaire impose généralement un espace de vie d'un rayon de 7 km : jusqu'au début du XIXe siècle pour une grande partie de la population, ayant pour seul mode de transport la marche, la vie se déroulait entièrement dans cet espace. Les échanges de produits se font alors de proche en proche, 90 % des biens disponibles étant produits dans un rayon de 7 km. Cette référence contribue aux premiers découpages politiques en France. À la fin du XVIIIe siècle, le découpage du territoire français en communes tient compte de la distance parcourue à pied en une journée. À l'époque, on parlait même parfois d'immigré quand une personne venait du village voisin le plus proche, les mariages inter-villages étant alors mal vus. Avec la Révolution industrielle et l'apparition de nouveaux États (États-Unis, Allemagne, Italie), l'immigration fait plus référence aux nationalité et de diaspora, comme la Polonia qui émigre dans les mines de charbon de la Rhur allemande. Elle est parfois organisée à grande-échelle comme en France au début des années 1920, quand la pénurie de main-d'œuvre touche des secteurs aussi divers que l'acier, le charbon, l'automobile et l'armement, avec des lois l'encourageant et la création en 1924 de la Société générale d’immigration.

Raisons[modifier | modifier le code]

Immigrants européens au Brésil
Photo de Guilherme Gaensly, vers 1890.

Pour le migrant, l'immigration peut avoir une ou plusieurs raisons :

  • Professionnelle (mission de longue durée à l'étranger) et études ; santé
  • Politique (réfugié politique fuyant les persécutions) ;
  • Sécuritaire, notamment en cas de guerre dans le pays d'origine ;
  • Économique (habitant de pays pauvres cherchant un meilleur niveau de vie dans les pays riches, éventuellement temporairement) ;
  • Personnelle (volonté de s'installer dans un pays par goût, par exemple si l'on se reconnaît dans ses valeurs) ;
  • Familiale (rejoindre le conjoint, l'enfant déjà installé).
  • Fiscale (l'installation dans un pays offrant un niveau d'imposition moins élevé)

Pour les États, l'immigration peut permettre de faire face à un déficit des naissances ou encore assurer une quantité ou qualité de main-d'œuvre suffisante. Toutefois, l’immigration illégale va au-delà des souhaits des pays d’arrivée.

Aujourd'hui, les flux de migrations sont orientés aussi bien des pays en développement vers les pays développés que d'un pays développé vers un autre[1] que d'un pays en développement vers un autre pays en développement (Sud-Sud). Les plus forts taux de travailleurs immigrés dans la population active se retrouvent dans les pays du Golfe Persique : 90 % aux Émirats arabes unis, 86 % au Qatar, 82 % au Koweït.

Un migrant peut ne pas être en règle au regard de la législation sur l'immigration en vigueur dans le pays de destination.

Des communes victime d'exode rural, comme Riace depuis 1998, en Italie ont une politique volontariste d'accueil de l'immigration visant à entretenir leur démographie et la vie économique locale[2]. En 2011, L'Osservatore Romano (le quotidien du Vatican) a cité cette bourgade comme un exemple à suivre vis-à-vis des immigrés[2].

Politique d'immigration et données statistiques[modifier | modifier le code]

Données générales[modifier | modifier le code]

Solde migratoire en 2008
  •      Solde migratoire positif
  •      Solde migratoire stable
  •      Solde migratoire négatif
  •      Pas de données

D'après le rapport du Secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU) sur les migrations internationales et le développement, remis en 2006[1], le monde compterait près de 200 millions de migrants. Un tiers environ se sont rendus d'un pays en développement vers un autre et un autre tiers d'un pays en développement vers un pays développé. Chaque pays adopte ses propres normes pour identifier les immigrés et les compter. Ceci affecte directement la quantité et la proportion d'immigrés. Ainsi en France, on réserve la dénomination d’immigré aux seules personnes « nées étrangères à l’étranger », en excluant les personnes nées françaises (cas des Harkis, rapatriés d'Algérie, etc.). Par contre, selon la définition des Nations unies, est immigrée toute « personne née dans un autre pays que celui où elle réside ». Elle peut avoir la nationalité de son pays de naissance ou avoir une autre nationalité, notamment celle du pays dans lequel elle réside. Dans le premier cas, elle est étrangère, et dans le dernier, elle ne l’est pas, ayant la nationalité du pays où elle habite.

Selon la définition des Nations unies précisée ci-dessus, la proportion des immigrés dans plusieurs pays en 2010 était la suivante[3],[4] :

Pays % Immigrés
(2010)
Pays d'origine les plus représentés
Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis 70 % Inde
Drapeau du Luxembourg Luxembourg 35 % Portugal
Drapeau de la Suisse Suisse 23 % Italie
Drapeau de l'Australie Australie 22 % Royaume-Uni
Drapeau du Canada Canada 21 % Philippines, Chine
Drapeau de l'Autriche Autriche 16 % Balkans, Allemagne, Turquie
Drapeau de la Suède Suède 14 % Finlande, Irak, Pologne
Drapeau de l'Espagne Espagne 14 % Roumanie, Maroc, Équateur
Drapeau des États-Unis États-Unis 13 % Mexique, Chine, Inde
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 19 % Turquie, Pologne, Italie
Drapeau de la France France 11 % Algérie, Maroc, Tunisie, Portugal[5]
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 10 % Turquie, Suriname, Maroc
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 10 % Pakistan, Inde
Drapeau de la Belgique Belgique 9 % Italie, Maroc, France
Drapeau de l'Italie Italie 7 % Roumanie, Albanie, Maroc

Les dix pays dans le monde qui comptent le plus d'immigrés en 2013 sont :

Rang Pays Nombre d'immigrés
1 Drapeau des États-Unis États-Unis 45 785 090
2 Drapeau de la Russie Russie 11 048 064
3 Drapeau de l'Allemagne Allemagne 9 845 244
4 Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite 9 060 433
5 Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis 7 826 981
6 Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 7 824 131
7 Drapeau de la France France 7 439 086
8 Drapeau du Canada Canada 7 284 069
9 Drapeau de l'Australie Australie 6 468 640
10 Drapeau de l'Espagne Espagne 6 466 605

Flux d'immigration actuels par pays[modifier | modifier le code]

Liste des 10 principaux pays d'origine des immigrés annuels en Australie, au Canada, aux États-Unis, en France et au Royaume-Uni. Les pourcentages correspondent à la part de chaque pays dans le nombre total d'immigrés légaux au cours d'une année donnée. Les données les plus récentes disponibles sont utilisées.

Australie
(2009)
Canada[6]
(2011)
États-Unis[7]
(2011)
France[8]
(2010)
Royaume-Uni[9]
(2012)
Inde 18,6 % Philippines 14,1 % Mexique 13,5 % Algérie 12,4 % Inde 20,4 %
Chine 12,9 % Chine 11,5 % Chine 8,2 % Maroc 12,2 % Pakistan 10,1 %
Nouvelle-Zélande 8,4 % Inde 10,0 % Inde 6,5 % Chine 7,2 % Nigeria 5,0 %
Angleterre 7,5 % États-Unis 3,5 % Philippines 5,4 % Tunisie 6,4 % Chine 4,9 %
Philippines 4,0 % Iran 2,7 % République dominicaine 4,3 % États-Unis 3,8 % Philippines 4,4 %
Viêt Nam 3,4 % Royaume-Uni 2,6 % Cuba 3,4 % Turquie 3,3 % Afrique du Sud 3,8 %
Népal 3,0 % Haïti 2,5 % Viêt Nam 3,2 % Roumanie 2,9 % États-Unis 3,6 %
Afrique du Sud 2,9 % Pakistan 2,4 % Corée du Sud 2,1 % Mali 2,8 % Australie 2,8 %
Corée du Sud 2,4 % France 2,4 % Colombie 2,1 % Sénégal 2,5 % Bangladesh 2,5 %
Malaisie 2,3 % Émirats arabes unis 2,1 % Haïti 2,1 % Russie 2,4 % Népal 2,5 %

Note : pour la France et le Royaume-Uni, les pays membres de l'Espace économique européen sont exclus.

Le rapport 2014 de l'OCDE sur les migrations internationales estime les entrées de migrants en 2013 dans l'OCDE à 3,8 millions, dont 990 000 aux États-Unis, 465 000 en Allemagne, 291 000 au Royaume-Uni, 258 900 en France[10], 258 400 en Italie[10], 253 500 en Australie et 209 800 en Espagne[10]. L’OCDE relève que les migrations de travail ont diminué de façon continue depuis la crise économique, reculant de 12 % en 2012. Cette baisse a été particulièrement notable dans l’Espace économique européen, où les migrations de travail ont reflué de presque 40 % entre 2007 et 2012. A l'inverse, le conflit en Syrie a contribué à l’augmentation de 20 % du nombre de demandes d’asile en 2013. Au total, plus de 550 000 personnes ont déposé une demande dans un pays de l’OCDE[11].

Afrique du Sud[modifier | modifier le code]

Après la fin de l'apartheid, l'Afrique du Sud a commencé à accueillir des réfugiés venant d'autres pays africains (notamment des pays immédiatement voisins), souvent clandestins[12]. Le gouvernement a mis en place une politique stricte vis-à-vis de l'immigration illégale : un million de personnes ont été reconduites à la frontière dans les années 1990[13].

Allemagne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Immigration en Allemagne.

Alors que la dernière édition du « micro-recensement » (mikro­zensus) de 2005 avait montré que 15,3 millions de personnes vivant en Allemagne sont d’origine étrangère ou issus de l’immigration sur une population totale de 82,2 millions d'habitants, l’édi­tion 2010 porte ce nombre à plus de 16 millions, dont 3,3 millions de « rapatriés » (voir ci-dessous), sur une population totale de 81,8 millions d'habitants en 2009, soit 19,6 % de la population. Cette hausse s’explique d’un côté par un recul de 1,3 million de la population de souche allemande (mortalité), de l’autre par une hausse de 715 000 de la population étrangère ou issue de l’immigration (naissances et regroupement familial)[14]. Ceci inclut toutes les personnes « ayant un antécédent migratoire » (migrationshintergrund). Sur les 16 millions d'habitants ayant une migrationshintergrund en Allemagne, on compte ainsi des enfants pourvu d'un parent de souche allemande. Si cette population d'origine immigrée ou étrangère correspond à 19,6 % de la population totale du pays en 2009, ce taux est de plus de 33 % pour la population de 0 à 5 ans.

En Allemagne, c'est le concept de migrationshintergrund qui prévaut dans les statistiques, expression que l'on pourrait traduire par « ayant un antécédent migratoire ». La population est ainsi, en quelque sorte, comptabilisée entre population de pure souche allemande et population mélangée et d'origine étrangère. L'année 1950 est l'année de référence avant laquelle toute origine étrangère ou toute migration est ignorée. Cela s'explique facilement par l'extrême homogénéité de la population allemande après la Seconde Guerre mondiale, résultat de l'eugénisme nazi. Est ainsi désigné comme personne ayant une « migrationshintergrund » toute personne :

  • ayant elle-même immigré et ayant gardé sa nationalité étrangère
  • ayant elle-même immigré et ayant acquis la nationalité allemande par naturalisation (einbürgerung)
  • ayant au moins un de ses parents ou de ses grands-parents qui est « issu des flux migratoires »

Ceci implique que seront comptabilisées, dans la population mit migrationshintergrund à la fois un individu ayant un parent autrichien et un parent allemand, un individu dont tous les grands-parents sont d'origine turque, ou encore un individu d'origine allemande lointaine revenu en tant que spätaussiedler. Contrairement aux Pays-Bas, par exemple, où la différence entre « autochtone » et « allochtone » n'est valide que sur les 1re et 2e générations, les statistiques allemandes prévoient, a priori, de chiffrer l'ensemble des descendants (nachkommen), y compris les mélanges. De 1985 à 1990 inclus, l'Allemagne a reçu non moins de 2 300 000 immigrés supplémentaires, en grande partie originaires des pays de l'Europe de l'Est, mais cet important apport n'a pas réussi à empêcher la baisse de la natalité allemande en 1991-92 (chute de 905 675 naissances en 1990 à 809 114 en 1992 soit une perte de 10 %), et le mouvement ne s'arrêta pas à ce niveau. De nouveaux plus bas furent enregistrés, en 94-95 d'abord, puis au cours des premières années du XXIe siècle (766 999 naissances en 2000 contre 673 675 en 2006, soit une perte de 12,6 %).

Cependant, dans cette population issue des flux migratoires, il faut noter que les gens issus du rapatriement des populations allemandes installées depuis des générations en Europe de l'Est et en particulier en Russie sont comptabilisés dans la population « issue des flux migratoires », avec migrationshintergrund. Le nombre de ces aussiedler ou spätaussiedler s'élèverait à au moins 3,3 millions de personnes. Les Allemands de Russie (Russlanddeutsche) forment la grande majorité de ce groupe. Cette population est venue en Russie appelés par Catherine de Russie pour développer les terres de la Volga et d'Ukraine. Cette minorité ethnique, à laquelle les tsars avaient accordé la liberté de culte et d'autres privilèges, en particulier financiers, s'intégra peu et se mélangea encore moins à la population russe. Persécutés sous Staline, déportés vers l'Asie centrale et la Sibérie par myriades en 1941, ces « Allemands de Russie » se sont précipités en grand nombre vers leur lointaine mère patrie dans les années 1990, dès la chute du rideau de fer[15].

Argentine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Immigration en Argentine.

En 2010, un total de 1 805 957 immigrés a été enregistré en Argentine.

Australie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Immigration en Australie.

Tout comme les États-Unis et le Canada, l'Australie accueille un nombre important d'immigrés chaque année.

Canada[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Immigration au Canada.
Chinatown au centre-ville de Toronto, Ontario.

Le Canada est un pays bien connu pour sa population multiculturelle et son bilinguisme (francophone et anglophone). Le statut de résident permanent peut être accordé à tout demandeur étranger après examen d'un dossier. Plusieurs programmes sont proposés dont le plus important est celui des travailleurs qualifiés qui a sélectionné 186 913 nouveaux immigrants économiques en 2010[16]. Dans le cadre de ce programme, la sélection dépend de l'attribution de points suivant la formation, la profession, l'âge, les langues maîtrisées, etc, mais aussi d'un examen médical et d'une enquête de sécurité. À travers ses différents programmes, le Canada a accueilli 280 681 nouveaux residents permanents en 2010.

Espagne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Immigration en Espagne.

Longtemps pays d'émigration vers l'Europe et l'Amérique latine, l'Espagne est devenue une terre d'accueil dans les années 1980. Il y avait officiellement 100 000 immigrés en 2005[17]. Les principaux pays d'origine des immigrants sont le Maroc, l'Équateur et la Roumanie. En 2010, la proportion d'immigrés était de 14 %[3].

L'Espagne est un lieu de destination de transit pour les immigrés clandestins en provenance d'Afrique. Elle doit faire face à une arrivée massive de clandestins africains sur les îles Canaries. Au cours des cinq premiers mois de 2006, plus de 7500 immigrés clandestins ont débarqué sur les côtes de cet archipel espagnol[18]. Le Premier ministre a dû répondre aux attaques de l'opposition sur cette question et a demandé le soutien de l'Union européenne. Celle-ci a promis l'envoi de patrouilles aéronavales afin de surveiller la région. D'autre part, le gouvernement espagnol a renforcé sa collaboration diplomatique avec les pays d'Afrique de l'Ouest. Le journal La Razon a révélé que sur les quatre premiers mois de 2006, 60 000 Roumains et Bulgares étaient arrivés en Espagne. Il a rappelé que l'immigration la plus importante venait d'Amérique latine et d'Europe centrale.

L'Espagne a procédé à plusieurs opérations de régularisation d'immigrés clandestins depuis les années 1980. La dernière opération en date, lancée par le gouvernement Zapatero, a abouti à la régularisation de 700 000 personnes entre février et mai 2005. Certains pays membres de l'espace de Schengen, comme l'Allemagne ou les Pays-Bas, ont critiqué cette mesure car les immigrés munis de papiers attribués par l'Espagne peuvent ensuite circuler librement dans les autres pays[19].

États-Unis[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Immigration aux États-Unis.

Près de huit millions de personnes se sont installées aux États-Unis entre 2001 et 2005, légalement ou illégalement, selon le Centre d'étude de l'immigration. C'est un rythme de 2,5 supérieur à celui de la grande vague d'Européens arrivés autour de 1910 sur le Nouveau Continent.

Les États-Unis accordent environ 675 000 visas aux immigrants chaque année, mais ceux-ci sont limités à 20 000 par pays. La règle est celle de l'ordre chronologique des demandes ; il existe deux grandes causes principales d'immigration : le regroupement familial et la recherche d'un travail. Depuis 1990, l'organisation passe aussi par l'attribution ou non de carte verte donnée à l'issue d'une loterie due à une forte demande. La carte verte n'est cependant utile que pour devenir salarié aux États-Unis, pas pour y créer une entreprise ! C'est parce qu'il ne pouvait pas obtenir de carte verte que Philippe Kahn, qui désirait rester aux États-Unis, a créé la société Borland International (avec succès). En raison d'une tradition de droit du sol, tout enfant né sur le territoire des États-Unis peut être déclaré citoyen américain. Le mariage avec une personne de nationalité américaine ne confère pas en revanche par ce seul fait la nationalité de ce pays.

En 2006, 1,2 million de clandestins ont été arrêtés en tentant d'entrer aux États-Unis via le Texas, l'Arizona, le Nouveau-Mexique et la Californie.

Europe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Immigration en Europe.

Si la plupart des pays européens sont aujourd'hui des terres d'immigration, la situation est très différente d'un pays à un autre. Dans les pays d'Europe du Sud, l'immigration, plus récente, concerne surtout l'agriculture, le bâtiment et les services alors qu'elle est plus diversifiée dans les pays d’Europe du Nord, où le regroupement familial favorise par ailleurs la constitution de communautés.

Les droits des immigrés dépendent du pays d'accueil et de celui d'origine ; les pays de l’Union accordent (sous conditions minimales, la plus courante étant la réciprocité) un droit de vote et d'éligibilité aux résidents étrangers pour les élections locales aux citoyens des autres pays de l'Union ; certains pays l'accordent aussi à des citoyens d'autres pays.

L'importance de la nationalité et la façon dont elle s'acquiert est un autre paramètre très variable et très important, avec grosso modo trois approches. Celles-ci incluent : droit « du sol » (ex., tradition française bien antérieure à la Révolution), droit « du sang » (ex., tradition germanique) et manifestation de volonté et décision des autorités (ex., tradition britannique basé sur le passeport accordé de façon très libérale). Ceci affecte directement la quantité et la proportion d'immigrés, chaque pays adoptant ses propres normes pour les identifier et les compter.

Il y avait en 2010, selon Eurostat, 47,3 millions de personnes nés à l'étranger qui vivaient dans l'UE27, dont 16,0 millions (3,2 %) nés dans un autre État membre de l'UE27 et 31,4 millions (6,3 %) nés dans un pays hors de l'UE27. Au total, la population née à l'étranger comptait pour 9,4 % de la population totale de l'UE27. Les pays avec le plus grand nombre de personnes nées hors de l'UE27 sont l'Allemagne (6,4 millions), la France (5,1 millions), le Royaume-Uni (4,8 millions), l'Espagne (4,1 millions), l'Italie (3,2 millions) et les Pays-Bas (1,4 millions)[20].

Pays Population
(2010)
Nés à l'étranger % Nés dans un autre état de l'UE 27 % Nés en dehors de l'UE 27 %
UE 27 501 098 47 348 9,4 15 980 3,2 31 368 6,3
Allemagne 81 802 9 812 12,0 3 396 4,2 6 415 7,8
France 64 716 7 196 11,1 2 118 3,3 5 078 7,8
Royaume-Uni 62 008 7 012 11,3 2 245 3,6 4 767 7,7
Espagne 45 989 6 422 14,0 2 328 5,1 4 094 8,9
Italie 60 340 4 798 8,0 1 592 2,6 3 205 5,3
Pays-Bas 16 575 1 832 11,1 428 2,6 1 404 8,5
Grèce 11 305 1 256 11,1 315 2,8 940 8,3
Suède 9 340 1 337 14,3 477 5,1 859 9,2
Autriche 8 367 1 276 15,2 512 6,1 764 9,1
Belgique (2007) 10 666 1 380 12,9 695 6,5 685 6,4
Portugal 10 637 793 7,5 191 1,8 602 5,7
Danemark 5 534 500 9,0 152 2,8 348 6,3

France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Immigration en France.

Selon l'INED, près de 14 millions de Français avaient en 1999 un parent ou un grand-parent immigré, soit 23 % de la population[21]. Gérard Noiriel estime en 2002 cette proportion à environ 33 % si l'on remonte jusqu'aux arrière-grands parents[22].

En 2010, la France accueille, selon la définition internationale des Nations Unies (« personne née dans un autre pays que celui où elle réside »), 7,2 millions d’immigrés soit 11,1 % de la population dont 5,1 millions (7,8 %) nés hors de l'Union européenne. Elle se classe au sixième rang mondial, derrière les États-Unis (42,8 millions), la Russie (12,3), l'Allemagne (9,8), l'Arabie saoudite (7,3), le Canada (7,2) mais elle devance en revanche le Royaume-Uni (7,0), l'Espagne (6,4) et l'Italie (4,8)[23]. La France est également l'un des pays de l'Union européenne qui compte proportionnellement le plus de personnes issues de l'immigration (1re et 2e générations) parmi les personnes âgées de 25 à 54 ans avec 13,1 % d'immigrés et 13,5 % d'enfants d'au moins un immigré, soit un total de 26,6 %, devant notamment le Royaume-Uni (24,4 %), les Pays-Bas (23,5 %), la Belgique (22,9 %), l'Allemagne (21,9 %) et l'Espagne (20,2 %)[24].

Selon la définition française, plus restrictive, la France métropolitaine comptait en 2008, 5,3 millions d’immigrés, soit 1 120 000 de plus qu’en 1999 et 8,3 % de la population totale. 40 % d’entre eux avaient la nationalité française, qu’ils ont pu acquérir par naturalisation ou par mariage[25],[26]. Les enfants d’immigrés, descendants directs d’un ou de deux immigrés, représentaient, en 2008, 6,5 millions de personnes, soit 11 % de la population. Trois millions d’entre eux avaient leurs deux parents immigrés[27]. Les immigrés sont principalement originaires de l'Union européenne (34 %), du Maghreb (30 %), d'Asie (14 %, dont le tiers de la Turquie) et d'Afrique subsaharienne (11 %)[26]. Au total, immigrés et enfants d'immigrés (seconde génération) sont au nombre de 11,8 millions en 2008 (dont un peu plus de 5 millions d'origine européenne et 4 millions d'origine maghrébine), soit 19 % de la population[28].

L'immigration vers la France est actuellement principalement d’origine africaine (Maghreb et Afrique subsaharienne). Sur les 210 075 personnes étrangères (immigrés et demandeurs d'asile) en 2004, 100 567 venaient d’Afrique[29].

40 % des immigrés résident en Île-de-France (un habitant sur trois y est immigré ou descendant direct d'immigré), 11 % en Rhône-Alpes et 9 % en Provence-Alpes-Côte d'Azur[30]. 27,3 % des nouveau-nés en métropole en 2010 ont au moins un parent né à l'étranger dont 23,9 % un parent né hors de l'Union européenne (18,3 % en 2000). Environ 12 % des nouveau-nés ont au moins un parent originaire du Maghreb et 6 % au moins un parent originaire d'Afrique subsaharienne. Les parents nés en France comprennent les parents nés dans les collectivités d'outre-mer (COM)[31]. Si l'on remonte jusqu'aux grand-parents, près de 40 % des nouveau-nés entre 2006 et 2008 ont au moins un grand-parent immigré (16 % au moins un grand-parent né au Maghreb, 11 % au moins un grand-parent né dans l'Union Européenne et 13 % au moins un grand-parent né dans une autre région du monde)[32].

Immigrés et enfants d'immigrés en France en 2012, selon l'Insee[33],[34]
Origine Catégorie 0-18 ans* 18-24ans* 25-34 ans 35-44 ans 45-54 ans 55 ans et +
Afrique Immigrés - 151 milliers 453 milliers 498 milliers 408 milliers 566 milliers
Afrique Enfant d'immigrés - 452 milliers 479 milliers 279 milliers 93 milliers 27 milliers
Amérique, Océanie Immigrés - 45 milliers 64 milliers 59 milliers 45 milliers 39 milliers
Amérique, Océanie Enfant d'immigrés - 15 milliers 15 milliers 5 milliers 5 milliers 10 milliers
Asie Immigrés - 55 milliers 181 milliers 181 milliers 136 milliers 136 milliers
Asie Enfant d'immigrés - 113 milliers 65 milliers 23 milliers 13 milliers 40 milliers
Europe Immigrés - 81 milliers 203 milliers 325 milliers 365 milliers 934 milliers
Europe Enfant d'immigrés - 284 milliers 454 milliers 511 milliers 454 milliers 1 136 milliers
Enfants vivant dans une famille immigrée Moins de 18 ans 2 482 milliers - - - - -
Non immigrés Non immigrés 11 724 milliers 5 080 milliers 7 034 milliers 8 207 milliers 7 621 milliers 17 000 milliers
Total Ensemble 14 206 milliers 6 276 milliers 8 949 milliers 10 088 milliers 9 140 milliers 19 887 milliers
Dont immigrés et enfants d'immigrés 2 482 milliers 1 196 milliers 1 915 milliers 1 882 milliers 1 519 milliers 2 887 milliers
  • Origines non détaillées en dessous de 18 ans, le chiffre présenté correspond aux enfants vivant dans une famille immigrée
  • Chiffres arrondis entre 18 et 24 ans

Italie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Immigration en Italie.

Pays d'émigration jusqu'aux années 1960, l'Italie est devenue progressivement une terre d'immigration. Depuis les années 1990, l'Italie a ainsi accueilli de nombreux réfugiés en provenance de l'ex-Yougoslavie, ainsi que de Somalie. Le nombre officiel d'immigrés était de 3 millions fin 2005[17]. L'Italie fait aussi face à des vagues d'immigration clandestine, en particulier par voie de mer : Albanais sur la côte des Pouilles, Africains sur l'île de Lampedusa au sud du pays. Le gouvernement Berlusconi (2001-2006) a mis en place des vols charters vers les pays d'origine et a tenté de lutter contre l'arrivée d'immigrés clandestins par bateau. En 2005, 207 bateaux ont été arraisonnés par les autorités italiennes à proximité du littoral, sur un total estimé de 22 000 immigrés clandestins[35]. Par ailleurs, le gouvernement a régularisé 690 000 clandestins en 2003.

En 2002, la loi Bossi-Fini a mis en place un système de quotas qui déterminent chaque année le nombre d'immigrés que l'Italie peut accueillir en fonction des besoins du marché du travail et de ses capacités d'intégration économique. La loi a aussi instauré un fichier d'empreintes génétiques pour les demandeurs de visas. En 2006, 170 000 immigrés pourraient ainsi entrer légalement en Italie[36]. Le gouvernement de Romano Prodi, entré en fonction au printemps 2006, a annoncé sa volonté de revenir sur la plupart des dispositions de la loi Fini-Bossi et de faciliter l'obtention de la citoyenneté italienne. Il n'y est pas parvenu et après les élections du 13 et 14 avril 2008, le quatrième gouvernement Berlusconi est entré en fonction le 9 mai 2008. Ce gouvernement considère l'introduction du crime d'immigration clandestine et d'autres mesures facilitant les expulsions des immigrés irréguliers

En 2011, à la suite de la révolution tunisienne, l'île de Lampedusa a connu des arrivées massives de personnes en provenance de Tunisie, qui ont profité de l'absence de surveillance sur les côtes tunisiennes. Presque cinq mille personnes sont ainsi entrées en un seul weekend; au total, les autorités italiennes ont arrêté environ quinze mille personnes. Un grand nombre des arrivants ont ensuite quitté l'Italie.[réf. nécessaire]

Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Aux Pays-Bas, les étrangers doivent passer un test d'immigration sur la culture et la langue néerlandaises. Les cours de langue sont obligatoires et gratuits pour les nouveaux arrivants. Un projet de loi prévoit de faire passer ce test à des immigrés présents depuis longtemps sur le sol des Pays-Bas. La municipalité de droite de Rotterdam a édicté en janvier 2006 un code de bonne conduite aux étrangers qui leur impose d'utiliser le néerlandais dans les lieux publics[36]. Depuis le changement de majorité, l'application en est suspendue.

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Le Royaume-Uni a connu une immigration importante en provenance de ses anciennes colonies après la fin de la Seconde Guerre mondiale et la fin de l'Empire britannique. Les ressortissants des anciennes colonies britanniques, regroupées dans le Commonwealth, gardaient le titre de « citoyen britannique » qui leur permettait de venir et de travailler librement au Royaume-Uni. À la fin des années 1950, les premières tensions apparaissent entre immigrés et Britanniques de souche dans certains quartiers comme Notting Hill à Londres. Les problèmes économiques rencontrés par le Royaume-Uni au cours de la décennie suivante la poussent à mettre en place les premières mesures de restriction de l'immigration. Les habitants du Commonwealth ne peuvent plus venir s'installer librement sur le sol britannique. Dès la fin des années 1960 l'immigration nouvelle commence à diminuer au profit du regroupement familial. Dans le même temps, le gouvernement mène une politique de lutte contre les discriminations qui, contrairement aux politiques françaises, se base sur la reconnaissance des catégories ethniques. L'appartenance ethnique figure ainsi sur les recensements de la population. Une Commission for Racial Equality (CRE) lutte contre les discriminations et pour l'intégration des personnes de toutes races. Indépendante du gouvernement, cette commission favorise la représentation des minorités ethniques dans la vie publique. Elle décerne un prix annuel de la personnalité médiatique, remis en 2005 au footballeur Thierry Henry.

Ce modèle multiculturaliste fait actuellement l'objet de débats importants au Royaume-Uni. On lui reproche d'entraîner la création de communautés ethniques mal intégrées dans la société, critique renforcée après les attentats de juillet 2005 à Londres dont plusieurs des principaux suspects étaient des citoyens du Royaume-Uni. Le gouvernement de Tony Blair envisage ainsi de modifier le statut des demandeurs d'asile en leur accordant un droit de séjour limité à 5 ans et non permanent. Il souhaite aussi favoriser une immigration des élites en délivrant des permis de séjour et de travail en fonction de l'âge, de la qualification professionnelle des postulants, de leur expérience et de leur connaissance de l'anglais...

Russie[modifier | modifier le code]

La Russie souhaite restreindre le nombre de ressortissants des pays de la CEI travaillant sur son territoire à six millions contre onze millions actuellement[37].

En 2007, la dernière loi sur l'immigration permet entre autres de limiter le travail des ONG, notamment lorsqu'il s'agit d'étrangers militants des droits de l'homme[38]. Fin 2008, la Russie comptait quelque 10 millions d’immigrés[39].

Suède[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Immigration en Suède.

Suisse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Migration suisse.

D'après la définition de l'Office fédéral de la statistique (OFS), la population immigrée se compose de « toutes les personnes, quelle que soit leur nationalité actuelle, qui ne sont pas nées en Suisse et qui y ont donc immigré. » Cela inclut donc les Suisses de l'étranger qui sont venus s'établir en Suisse, d'une part, mais cela exclut les personnes étrangères qui sont nées en Suisse. Toujours d'après l'OFS la population descendante d'immigrés comprend « toutes les personnes, quelle que soit leur nationalité actuelle, qui sont nées en Suisse et dont au moins un parent est né à l'étranger. »

En 2001, 2,1 millions d’immigrés et de descendants d’immigrés de 15 ans ou plus vivaient en Suisse. Si l’on y ajoute les quelque 300 000 enfants de moins de 15 ans, cette population représentait environ 2,4 millions de personnes, soit 33 % de la population résidente permanente en Suisse: ce chiffre étant composé de deux tiers par les immigrés et d'un tiers par leurs descendants[40].

Immigration clandestine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Immigration illégale.
Un fort différentiel économique explique en partie l'immigration clandestine. Ici le mur de Nogales qui sépare à gauche les États-Unis et à droite le Mexique.

L'immigration clandestine concerne les habitants de pays pauvres cherchant un meilleur niveau de vie dans les pays plus riches et grand delta de démographie, ou des immigrants politiques non reconnus.

L'immigration clandestine se fait donc illégalement : les clandestins prennent fréquemment des risques importants pouvant mettre leur propre vie en péril afin de rejoindre des pays présentant des conditions de vie qu'ils espèrent meilleures. Ils n'hésitent donc pas à tout abandonner pour tenter l'aventure souvent « aidés » dans cette entreprise par des passeurs peu honnêtes leur faisant payer un prix exorbitant pour leur fournir les moyens de franchir les obstacles naturels (mers, montagne, fleuve, etc.) ou humains (poste frontière) dans des conditions de sécurité extrêmement précaires.

Immigration et criminalité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Immigration et criminalité.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b [PDF] Rapport du Secrétaire général sur les migrations internationales et le développement [1], Nations unies, 2006.
  2. a et b Salvatore Aloïse Reportage intitulé Dans le sud de l'Italie, un village déserté reprend vie en accueillant des immigrés ; LEMONDE 2011/04/26
  3. a et b G. Pison, Population & Sociétés, n° 472, Ined, novembre 2010
  4. Concernant la France, la proportion d’immigrés est plus élevée que celle publiée par l’Insee, qui contrairement aux Nations unies ne compte pas dans les immigrés les Français nés à l’étranger. En ne comptant que les personnes nées étrangères à l’étranger, la proportion est de 8,5 % en France.
  5. INSEE: Répartition des étrangers par nationalité en 2010
  6. Citoyenneté et Immigration Canada Résidents permanents selon les pays d'origine.
  7. (en) Department of Homeland Security U.S. Legal Permanent Residents: 2011.
  8. Titres de séjour délivrés par nationalité. Source : ministère de l'Intérieur.
  9. (en) Home Office - Immigration statistics, April to June 2013 (publié en octobre 2013) Top 10 nationalities granted permission to stay permanently, 2012
  10. a, b et c chiffres 2012
  11. La France attire quasiment deux fois moins d’immigrés que l’Allemagne, Les Échos, 2 décembre 2014.
  12. François-Xavier Fauvelle-Aymar, Histoire de l'Afrique du Sud, Paris, Seuil, 2006, (ISBN 978-2-02-048003-1), p. 159-160
  13. François-Xavier Fauvelle-Aymar, Histoire de l'Afrique du Sud, Paris, Seuil, 2006, Les immigrés immigrent pour leurs bien et ce n'est pas de leurs faute si vous étiez à leurs places vous ne feriez pas pareil?(ISBN 978-2-02-048003-1), p. 160
  14. Isabelle Bourgeois, « Population : une société largement métissée », Regards sur l'économie allemande En ligne, 98-99 | octobre 2010, mis en ligne le 05 novembre 2010
  15. www.destatis.de
  16. (fr) Citoyenneté et Immigration Canada, MDR, Faits et chiffres 2010
  17. a et b Le Monde, 6 juin 2006 : « L'immigration en Europe : durcissement quasi général ».
  18. « Face à l’afflux d’immigrés clandestins, le gouvernement espagnol en appelle à l’Europe » dans Le Figaro, web, 24/05/2006
  19. Marc Semo, « La forteresse Europe se barricade avec des mesurettes » dans Libération, 27/05/2006 [lire en ligne]
  20. Les ressortissants étrangers constituaient 6,5 % de la population de l’UE27 en 2010, Eurostat, 105/2011 - 14 juillet 2011
  21. Une estimation des populations d'origine étrangère en France en 1999, M. Tribalat, dans Population 2004 no 1, INED, (résumé)
  22. Gérard Noiriel, Atlas de l'immigration en France (2002), éd. Autrement, 2002, p. 11
  23. Les ressortissants étrangers constituaient 6,5 % de la population de l’UE27 en 2010, Eurostat, 14 juillet 2011
  24. Migrants in Europe - A statistical portrait of the first and second generation, Eurostat, décembre 2011, p. 122
  25. Populations étrangère et immigrée en 2008, Insee, octobre 2011
  26. a et b Enquêtes annuelles de recensement 2004 et 2005 - Près de 5 millions d’immigré à la mi-2004, Insee Première no 1098, Catherine Borrel, 2006
  27. Être né en France d’un parent immigré, Insee Première, no 1287, mars 2010, Catherine Borrel et Bertrand Lhommeau, Insee
  28. Immigration légale : Guéant veut supprimer 20 000 autorisations par an, Le Monde, 16 avril 2011
  29. Statistiques des flux d’immigration permanente (Insee)
  30. Les descendants d’immigrés vivant en Île-de-France, Note rapide Société, no 531
  31. Naissances selon le pays de naissance des parents 2010, Insee, septembre 2011
  32. Les immigrés, les descendants d'immigrés et leurs enfants, Pascale Breuil-Genier, Catherine Borrel, Bertrand Lhommeau, Insee 2011
  33. Insee, Fiches thématiques : Population immigrée en 2011, 2012
  34. Insee, Enfants de moins de 18 ans vivant dans une famille immigrée selon le sexe, le lieu de naissance et la nationalité de l'enfant, et le pays de naissance de la personne de référence de la famille ou du conjoint
  35. « 460 clandestins arrêtés en Sicile » dans Le Nouvel Obs, 24/05/2006 [lire en ligne]
  36. a et b Émission de la 5, C dans l'air, 14 mars 2006
  37. « La politique des quotas d'étrangers menace la CEI d'éclatement », dans Courrier international du 24 janvier 2007, [lire en ligne]
  38. http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-964255@51-954387,0.html En Russie, les lois sur l'immigration entravent la libre circulation et le travail des ONG LE MONDE | 08.10.07 | 15h50 • Mis à jour le 8 octobre 07.
  39. Marie Jégo, « Les immigrés en Russie, victimes expiatoires de la crise », dans Le Monde du 14 décembre 2008, [lire en ligne], mis en ligne le 13 décembre 2008.
  40. Communiqué de presse, Office fédéral de la statistique, Neuchâtel, 13 septembre 2002

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Loïc Barrière, Le Voyage clandestin, roman, éditions du Seuil, 1998
  • Gérard Bramoullé, « Hommage aux immigrés clandestins », sur Site Internet de Bertrand Lemennicier (consulté le 23 novembre 2012)
  • Centre-Rhône. Lyon capitale des outre-mers. Immigration des Suds et culture coloniale, La Découverte, 2007, 240 p.
  • Grand-Ouest. Mémoire des outre-mers. Des ports coloniaux aux présences des Suds, Les Presses Universitaires de Rennes, 2008, 240 p. [2]
  • « L’invention de l’immigration », Agone, no 40, 2008.
  • Aminah Mohammad-Arif and Christine Moliner, 'Introduction. Migration and Constructions of the Other: Inter-Communal Relationships amongst South Asian Diasporas', South Asia Multidisciplinary Academic Journal 2007 [3]
  • Nord-Est. Frontière d'empire. Soldats coloniaux et immigration des Suds, La Découverte, 2008, 260 p.
  • Paris-Noir. Présence afro-antillaise dans la capitale, Hazan, 2001, 240 p.
  • Paris-Arabe. Présence des Orientaux et des Maghrébins dans la capitale, La Découverte, 2003, 248 p.
  • Paris-Asie. Présence asiatique dans la capitale, La Découverte, 2004, 224 p.
  • Sud-Est. Marseille porte Sud. Immigration et histoire coloniale, La Découverte/Jeanne Laffite, 2005, 240 p.
  • Sud-Ouest. Porte des outre-mers. Histoire coloniale et immigrations des Suds, Milan, 2006, 240 p.
  • Michèle Tribalat Les Yeux grands fermés, l'immigration en France, Denoël, 2010, 222 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Revues spécialisées[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]