Institut national de recherche en informatique et en automatique

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Institut national de recherche en informatique et en automatique
Image illustrative de l'article Institut national de recherche en informatique et en automatique

Création 3 janvier 1967
Siège Rocquencourt, Le Chesnay
Pays Drapeau de la France France
Rattachement Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche,
Ministère chargé de l'Industrie
Président Michel Cosnard
Disciplines Mathématiques et informatique
Site web www.inria.fr

L'Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) est un institut de recherche français en mathématiques et informatique. Il a le statut d'établissement public à caractère scientifique et technologique, créé le 3 janvier 1967 dans le cadre du Plan Calcul.

Son ambition est de mettre en réseau les compétences et talents de l'ensemble du dispositif de recherche français et international, dans ses domaines de compétence.

Historique[modifier | modifier le code]

La fondation de l'Institut national de recherche en informatique et en automatique remonte à 1967 sous le nom de IRIA (Institut de recherche en informatique et en automatique), dans le cadre du Plan Calcul. Dans le cadre de la politique de préférence nationale de ce plan, l'IRIA fut doté d'un ordinateur Iris 80 fabriqué par la Compagnie internationale pour l'informatique (CII, aujourd'hui intégrée dans Bull). L'IRIA est devenu l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) en 1979 (décret du 27 décembre[1]). L'institut a donc fêté ses quarante ans en 2007. Le 7 juillet 2011, l'INRIA change d'identité graphique et devient Inria[2]. Ce changement d'identité visuelle a notamment été motivé par une volonté d'abandonner l'acronyme[3], ce qui s'illustre par l'abandon du « l' » précédant Inria[4]. Cependant ce changement est cosmétique et non pas institutionnel car dans les documents officiels l'Inria demeure toujours l'institut national de recherche en informatique et en automatique[5].

Inria est signataire du Pacte PME depuis le 17 décembre 2008.

Centres de recherche[modifier | modifier le code]

Le bâtiment d'INRIA à Palaiseau, sur le campus de l'École polytechnique (Paris-Saclay).

Le premier centre créé en 1967 à Rocquencourt[6] est situé dans les anciens bâtiments du SHAPE, quartier-général de l'OTAN en Europe. Le site de Rocquencourt accueille le centre de recherche mais aussi le siège de l'institut. Inria est désormais composé de huit centres de recherche autonomes répartis sur tout le territoire français.

Les centres de recherche Bordeaux - Sud-Ouest, Lille - Nord Europe et Saclay - Île-de-France faisaient partie jusqu'à décembre 2007 de l'unité de recherche INRIA-Futurs.

Inria et Microsoft Research ont inauguré, le 11 janvier 2007[7], un centre de recherche commun situé à Saclay.

Inria est partenaire fondateur, avec l'Académie chinoise des sciences, du laboratoire sino-français LIAMA[8].

Participation à l'espace européen de la recherche[modifier | modifier le code]

Inria participe à l'espace européen de la recherche à travers le consortium ERCIM, dont il a été l'un des membres fondateurs en 1989. ERCIM participe au W3C.

Directeurs de l'IRIA[modifier | modifier le code]

Présidents-directeurs généraux[modifier | modifier le code]

Laurent Kott a assuré la continuité de cette fonction après le départ d'Alain Bensoussan (1996), celui de Bernard Larrouturou (juillet 2003 - décembre 2003) et après le mandat de Gilles Kahn (février 2006-mai 2006).

Quelques projets d'Inria[modifier | modifier le code]

  • Le réseau Cyclades, une préfiguration d'Internet entre 1972 et 1978.
  • Les langages de programmation Caml, Caml Light et OCaml (langages de la famille ML).
  • Les langages de programmation Tom (filtrage de motifs) et Esterel (automates à états), ainsi que Bigloo, une implémentation du langage Scheme (un dialecte de Lisp).
  • SmartEiffel, un compilateur pour le langage Eiffel.
  • L'assistant de preuve Coq (preuve de theorèmes).
  • La boîte à outils de vérification CADP (Construction and Analysis of Distributed Processes).
  • La bibliothèque de calcul flottant multiprécision GNU MPFR.
  • La bibliothèque d'algorithmes géométriques CGAL.
  • Le langage de transformation de modèles ATL.
  • Le générateur d'analyseurs lexicaux et syntaxiques SYNTAX.
  • Scilab et Xcos, un logiciel pour le calcul numérique et scientifique, similaire à MATLAB et Simulink.
  • La licence de logiciel libre CeCILL, coécrite avec le CEA et le CNRS.
  • Le navigateur web et éditeur HTML Amaya.
  • Le serveur d'application JOnAS.
  • Le simulateur graphique de système dynamique Scicos.
  • CLAIRE, projet open-source de gestion des contenus pédagogiques (avec L'INRS et Simple IT, société éditrice du Site du Zéro)

Implication dans le développement de logiciel libres[modifier | modifier le code]

Inria œuvre dans la production de logiciels libres tels que :

Inria est aussi à l'initiative (avec l'université Paris Diderot et l'université Pierre-et-Marie-Curie) de la création de l'IRILL, Initiative pour la recherche et l'innovation sur le logiciel libre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]