Villefranche-sur-Mer

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Villefranche-sur-Mer
Vue de Villefranche-sur-Mer.
Vue de Villefranche-sur-Mer.
Blason de Villefranche-sur-Mer
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Villefranche-sur-Mer
(chef-lieu)
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Christophe Trojani
2014-2020
Code postal 06230
Code commune 06159
Démographie
Gentilé Villefranchois
Population
municipale
5 416 hab. (2011)
Densité 1 110 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 42′ 18″ N 7° 18′ 45″ E / 43.705, 7.312543° 42′ 18″ Nord 7° 18′ 45″ Est / 43.705, 7.3125  
Altitude Min. 0 m – Max. 575 m
Superficie 4,88 km2
Localisation

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Liens
Site web www.villefranche-sur-mer.fr

Villefranche-sur-Mer est une commune française, limitrophe de Nice, située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Villefranchois, comme dans toutes les communes portant le nom de Villefranche.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue sur la ville depuis la rade de Villefranche.

Localisation[modifier | modifier le code]

Villefranche-sur-Mer est située sur la Côte d'Azur, entre Nice et Monaco, au bord de la mer Méditerranée.

Séparée de Nice dont elle est limitrophe par le mont Boron, le mont Alban et le mont Vinaigrier et distante d’environ 10 km de Monaco, la ville s’étale en gradin sur les flancs de la rade de Villefranche, un des mouillages naturels les plus profonds de la Méditerranée occidentale.

La rade de Villefranche offre un mouillage sûr à l’abri des vents d’est et accueille de nombreux navires de croisières. Avec une profondeur moyenne de 17 m, elle atteint 95 m à son entrée et se prolonge au large à environ un mille par le canyon de Villefranche, un abysse de plus de 500 m au large de la baie des Anges.

Article détaillé : Rade de Villefranche.

Les limites de la commune s’étendent aux collines avoisinantes passant du niveau de la mer à 577 mètres au mont Leuze, son point culminant, le relief terrestre reflétant ainsi les fonds sous-marins.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Carte de Villefranche-sur-Mer.

La superficie de la commune est de 488 hectares ; son altitude varie entre 0 et 575 mètres[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Villefranche-sur-Mer, nichée au fond de sa rade, jouit d'un climat très doux : De hautes falaises l'abritent des vents d'est, d'ouest et de nord. Le sud, ouvert au large est malgré tout protégé par l'étroitesse de la rade, sauf durant de rares mais spectaculaires coups de vent d'hiver.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Villefranche-sur-Mer est traversée par les trois Corniches, trois routes principales menant de Nice à Monaco et Menton vers la frontière italienne, offrant des panoramas sur le littoral.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la ligne de Marseille-Saint-Charles à Vintimille et est desservie par une gare.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Des liaisons par autocar avec les principales villes de la Route du bord de mer de la Côte d'Azur, (Nice en particulier) sont effectuées régulièrement dans le cadre des transports du Département.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Vue générale de Villefranche-sur-Mer.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 5 150, alors qu'il était de 5 123 en 1999[Insee 1].

Parmi ces logements, 53,8 % étaient des résidences principales, 39,7 % des résidences secondaires et 6,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 25,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 74,5 % des appartements[Insee 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 59,5 %, en hausse sensible par rapport à 1999 (53,7 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 3,1 % contre 3,6 % en 1999, leur nombre ayant nettement diminué de 115 à 86[Insee 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Par décret du 10 mars 1988, Journal officiel du 17 mars 1988 avec effet au 18 mars 1988, Villefranche devient Villefranche-sur-Mer.

Dans d'autres langues[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune en italien Villafranca ou Villafranca Marittima, (gentilé : Villafranchesi), fut notamment en usage sous la Restauration savoisienne. Il est Villafranca de Mar en nissart.

Histoire[modifier | modifier le code]

La rade de Villefranche est fréquentée dès l'Antiquité par les marins grecs et romains. Ceux-ci s'en servent comme mouillage et lui donnent le nom d'Olivula Portus. Le site est cependant victime d'attaques barbares répétées. Au IXe siècle, les pirates sarrasins tenaient à l'emplacement de Villefranche-sur-Mer une forteresse[2]. Les habitants délaissent le bord de mer et se réfugient sur les hauteurs ; ils y fondent un autre village, Montolivo.

Fondation de Villefranche[modifier | modifier le code]

En 1295, Charles II d'Anjou, comte de Provence, comprend l'importance stratégique de ce site, situé aux frontières de son territoire. Afin d'encourager les habitants à revenir peupler le bord de mer, il leur octroie une franchise de taxes. Le village est ainsi baptisé Villa Franca.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Daniel Marquesani fut un familier du roi Robert ; il connut une ascension rapide puisque de simple notaire immigré à Nice à la fin du XIIIe siècle[3], il devint coseigneur de La Turbie (1329-1331) puis seigneur de Coaraze et Castellan à vie de Villefranche[4]. Raymond Marquesani succéda à son père comme castellan de Villefranche et son frère, Louis, hérita de la seigneurie de Coaraze. Le 14 septembre 1346, il acheta tout ce que le damoiseau Boniface Chabaudi, seigneur de Roquebrune possédait dans les territoires de Roquebrune, Palayson et Villepey[5].

Le port de la maison de Savoie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Darse de Villefranche-sur-Mer.

Lors de la dédition du Comté de Nice au Duc de Savoie, en 1388, Villefranche est dédiée au duché de Savoie. La ville devient ainsi la seule porte maritime des États de Savoie jusqu'à la construction du port de Nice au XVIIIe siècle et tire ses revenus de tous les navires marchands accostant au port (droit de Villefranche).

À la suite de l'occupation, en 1543, de la rade de Villefranche par la flotte franco-turque commandée par Khayr ad-Din Barberousse, le duc Emmanuel-Philibert de Savoie (1528-1580) ordonne sa fortification. Le fort du mont Alban et la citadelle Saint-Elme sont ainsi construits. Cette dernière sera achevée en 1557. Une première flotte de guerre est construite dans le port de la Darse.

Les Français occupent le comté de Nice plusieurs fois entre 1710 et 1722 et à nouveau en 1744, pendant la guerre de Succession d'Autriche, quand le prince de Conti prend d'assaut le mont Alban avec ses troupes franco-espagnoles, chassant les Savoisiens de Charles-Emmanuel III. Au cours du XVIIIe siècle, la ville perd de son importance maritime et portuaire avec la construction du port Lympia de Nice.

En 1793, les troupes françaises révolutionnaires envahissent à nouveau le comté de Nice et Villefranche passe sous administration française jusqu'en 1814 qui verra le retour à son statut particulier sous dédition et protection du duc de Savoie.

En 1856, le duc de Savoie donne à bail le lazaret de Villefranche à la marine impériale russe qui fera du port une base navale de premier plan pour ses navires en Méditerranée, notamment l'année suivante, avec le ravitaillement en charbon des bateaux. Cette arrivée provoquera la construction d'infrastructures importantes par Victor Emmanuel II, notamment la route de la rade.

Seigneurie de Villefranche[modifier | modifier le code]

La Citadelle Saint-Elme de Villefranche (XVIe siècle).

Au XVIIIe siècle, la seigneurie de Villefranche fut attribuée aux Germano, avec érection en comté (1700), aux Auda (1743), puis aux Dani (1743).

La présence russe à Villefranche-sur-Mer[modifier | modifier le code]

Elle remonte à la fin du XVIIIe siècle et a fait preuve depuis d'une originale constance. L'intérêt stratégique de la rade de Villefranche n'avait pas échappé aux autorités maritimes russes de l'époque qui y mouillaient à chaque conflit avec la Turquie. Elle leur devient essentielle quand, au lendemain de la guerre de Crimée en 1856, la Marine impériale de Russie est privée d'accès à la Méditerranée par le Bosphore : le duc de Savoie, roi de Chypre, de Jérusalem et de Sardaigne qui est aussi vicaire impérial pour toute l'Europe méditerranéenne accepte alors de céder à la Russie le lazaret et la Darse de Villefranche qui lui servent de dépôt à vivres et à combustibles. La rade de Villefranche devient alors le port d'attache de la noblesse impériale en villégiature dans les états de Savoie, ce qui durera encore un peu après malgré l'annexion du comté de Nice par les autorités françaises en 1860. En 1893, une équipe de scientifiques russes de Kiev remplace les militaires pour pratiquer des recherches océanographiques en profitant de la présence d'un courant ascendant de la rade. Ces études, malgré les aléas politiques entre les deux nations, se poursuivent jusqu'aux années 1930.

Rattachement à la France[modifier | modifier le code]

Façades colorées sur la place Amélie-Pollonais.

En 1860 le Comté de Nice est à nouveau annexé par la France à la suite du Traité de Turin et du plébiscite (contesté par les nationalistes niçois).

Jusqu’en 1891, Beaulieu, et jusqu’en 1904, Saint-Jean, font partie de Villefranche dont elles se détachent pour prendre leur autonomie municipale.

Lieu de villégiature prisé dès 1816 par les aristocraties russe et anglaise, la rade de Villefranche abrite la sixième flotte des États-Unis à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre de l’organisation du traité de l'Atlantique Nord entre 1945 et 1966.

Villefranche-sur-Mer n'est plus aujourd’hui le premier port de croisière de France, dépassé par Marseille depuis 2008.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 29[6].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Le quai Ponchardier, port de la Santé.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1860 1870 François Ferry    
1870 1872 Georges de Brès    
1872 1900 Désiré Pollonais    
1900 1934 François Binon    
1934 1936 Victor Contesso    
1936 1937 J.-B. Bonifassi    
1937 1939 Alfonsi    
1939 1941 Frédéric Bay    
1941 1942 Henri Heurtault    
1942 1944 Roger Vilarel    
1944 1945 Albert Honnorat    
1945 1947 Jules Feaudière    
1947 1965 Philippe Olmi CNIP Député
1965 1971 Guy Perdoncini    
1971 1977 Gilbert Bastet    
1977 1995 Joseph Calderoni    
1995 2014 Gérard Grosgogeat UMP  
2014[7] en cours Christophe Trojani UMP-UDI  

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 25 octobre 2013, Villefranche-sur-Mer est jumelée avec[8] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 416 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
2 117 2 035 2 177 2 491 2 574 2 363 2 949 2 911 3 344
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
3 093 3 002 3 489 4 299 4 407 4 430 5 042 4 425 4 741
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
3 184 5 323 5 152 5 014 4 407 5 039 5 953 6 790 7 200
1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011 - -
7 363 8 080 6 833 6 649 6 610 5 419 5 416 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • En fin février, le Combat naval fleuri rassemble au port de la Santé les pointus de Villefranche et la yole décorés de fleurs qui lancent des bouquets à la foule massée sur les quais. La manifestation se déroule chaque année depuis 1902.
  • Depuis 2009, la ville de Villefranche-sur-Mer organise avec l'association NICEXPO le salon Franchement Art dans la Citadelle de Villefranche-sur-Mer.
  • Depuis quelques années, le Trophée Pasqui, rassemblement des plus beaux yachts de tradition, est organisé à Villefranche-sur-Mer : manifestation phare, mettant en valeur les métiers de l'artisanat maritime et plus particulièrement le chantier naval Gilbert Pasqui, formant de grands charpentiers de marine.
  • La rade de Villefranche est le site de compétitions d'apnée. Le premier "championnat du monde d'apnée par équipe" s'y est déroulé en 1996. Elle fut le lieu d'évolution préféré de Loic Leferme qui y a battu plusieurs reprises le record du monde d'apnée no limit. En 2010, Aurore Asso y a battu le record de France féminin d'apnée en poids constant à -70 mètres. Le huitième championnat du monde d'apnée a eu à Villefranche-sur-Mer en septembre 2012.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports et activités nautiques[modifier | modifier le code]

Laïssa Ana, la Yole de Villefranche, devant la citadelle de Villefranche-sur-Mer.

De nombreuses activités sportives sont pratiquées à Villefranche sous l’égide de l’Union Sportive de Villefranche (U.S.V.), association multisports.

La pratique de la voile ou de l’aviron s’effectuent au sein du Club de la Voile ou du Club d’aviron, tous deux implantés dans la port de la Darse.

Depuis juillet 2000, la Darse de Villefranche-sur-Mer est le port d'attache de la réplique historique d'une embarcation de 1796 : la yole de Bantry Laïssa Ana. Gérée par une association locale et navigant toute l’année, la Yole accueille volontiers de nouveaux équipiers pour des initiations.

De nombreux pointus traditionnels sont regroupés dans la Darse par l’Association des Bateliers – Plaisanciers de Villefranche (ABPV)[11] qui organise chaque automne une série de régates, la « Resquilhada ».

La liste détaillée des associations sportives locales se trouve sur le site de la Ville[12].

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 30 908 €, ce qui plaçait Villefranche-sur-Mer au 12 464e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[13].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 3 374 personnes, parmi lesquelles on comptait 68,9 % d'actifs dont 62,0 % ayant un emploi et 6,8 % de chômeurs[Insee 4].

On comptait 1 878 emplois dans la zone d'emploi, contre 1 711 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 2 161, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 86,9 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre moins d'un emploi par habitant actif[Insee 5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Villefranche-sur-Mer comptait 847 établissements : 10 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 28 dans l'industrie, 76 dans la construction, 634 dans le commerce-transports-services divers et 99 étaient relatifs au secteur administratif[Insee 6].

En 2011, 69 entreprises ont été créées à Villefranche-sur-Mer[Insee 7], dont 43 par des autoentrepreneurs[Insee 8].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte sept monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[14] et 160 lieux et monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[15].

Elle compte par ailleurs 66 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[16] et 95 objets répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[17].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle saint-Pierre décorée par Jean Cocteau.
  • Église Saint-Michel, au cœur de la vieille ville, fut érigée dans le premier quart du XIVe siècle puis fut transformée à la fin du XVIIIe siècle. Cette église a pris les traits de style baroque savoyard. Elle héberge plusieurs pièces d’art, dont une toile représentant saint Michel, un Christ sculpté du XVIIIe siècle (dit Christ du galérien) et une statue polychrome en bois de saint Roch et son chien. Cet édifice est classé au titre des monuments historiques le 26 juin 1990.
  • Chapelle Saint-Pierre, XVIe siècle est située sur le port de pêche. En 1957, Jean Cocteau, avec l'aide du peintre Jean-Paul Brusset[18], la décore de fresques murales évoquant la Méditerranée et des périodes de la vie de saint Pierre. La chapelle appartient à la prud’homie des pêcheurs de Villefranche. Elle est classée au titre des monuments historiques le 27 décembre 1996. Près la chapelle Saint Pierre, buste en bronze représentant Jean Cocteau, œuvre du sculpteur Cyril de La Patellière (1989), inauguré en présence de Jean Marais et d'Edouard Dermit. Le socle est une pierre monolithique provenant de la citadelle.
  • Chapelle Sainte-Élisabeth, 1595
  • Chapelle de L'Ange-Gardien, 1716
  • Chapelle de La Madonne-Noire, XVIIe siècle
  • Chapelle Saint-Grat, 1817
  • Chapelle Notre-Dame-de-France, XXe siècle
  • Chapelle Saint-Elme, XVIe siècle
  • Chapelle de l'ancien hospice, XVIIIe siècle

Bâtiments et lieux publics[modifier | modifier le code]

  • Le port de la Santé, port de pêche de Villefranche, au pied de la vieille ville, abrite la gare maritime pour les paquebots ancrés en rade de Villefranche. Il est le site du Combat naval fleuri chaque année en février.
  • Le musée Goetz-Boumeester, situé dans la Citadelle, qui contient une centaine d'œuvres du peintre-graveur Henri Goetz (1909-1989) et de son épouse Christine Boumeester (1904-1971) qui donnèrent leur collection à la ville.
Buste de Jean Cocteau au Port de la Santé de Villefranche.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Dans le passé, Villefranche a hébergé de nombreuses personnalités de l'art ou du show business, parmi lesquelles :

La rue de l'Église, Villefranche-sur-Mer par Henri-Eugène Le Sidaner (1928).

La dépouille mortelle de Niccolò Paganini, en mal de sépulture en raison de la réputation sulfureuse du virtuose (suspecté de pacte avec le diable) fut conservé quelques mois dans la darse du port, avant de trouver une terre de repos définitive en Italie.

Films tournés à Villefranche-sur-Mer[modifier | modifier le code]

La liste est très loin d'être exhaustive, plus d'une centaine de films répertoriés : la proximité des studios de la Victorine, à Nice, facilitant les choses... Notamment, on ne compte plus les tournages publicitaires.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Villefranche-sur-Mer Blason D’azur à l’arbre terrassé au naturel, au chef cousu de gueules chargé d’une croix d’argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Panorama de la rade de Villefranche.
Villefranche-sur-Mer et la rade de Villefranche vus du Mont Boron.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Bottin, Le Droit de Villefranche, thèse de doctorat en Droit, Université de Nice, 1974
  • André Cane, Histoire de Villefranche, troisième édition, 1987
  • Armanac Nissart,Villefranche-sur-Mer, Nice 1942
  • Jean-Claude Poteur, Villefranche-sur-Mer, le port d'Olive et l'ensemble portuaire, p. 239-254, dans Congrès archéologique de France. 168e session. Monuments de Nice et des Alpes-Maritimes, Société Française d'Archéologie, Paris, 2012 (ISBN 978-2-901837-42-8)
  • Marie Rose Rabaté et André Goldenberg, Villefranche-sur-Mer hier et aujourd'hui, Vifa Serre 2002
  • Madeleine Servera-Boutefoy, Villefranche-sur-Mer Reflets d'histoire, Serre éditeur, 2000
  • Madeleine Servera-Boutefoy et Mara de Candido, De Villefranche à Turin, histoire de la fortification, Serre éditeur, 2006
  • Villefranche, un destin maritime : numéro spécial de Nice Historique, n° 1-2 102e année), Academia Nissarda, ISSN 1141-1791
  • La Navigation du Savoir, étude de sept arsenaux historiques de la Méditerranée, édition de l’Université de Malte, 2006 [pages 35 à 57 pour la Darse de Villefranche] : Synthèse des travaux d’un Projet pilote administré par la Division du patrimoine culturel de l'UNESCO ; conduit par l'Université de Malte, il faisait partie de l'Euromed Heritage II, Union Européenne
  • Sauver la darse de Villefranche, Chasse-Marée N° 115, avril 1998
  • La Darse retrouvée, de l'Arsenal militaire du XVIII° siècle au Port du XXI° siècle, ASPMV et Serre, octobre 2012
  • Émile Buffon, Du rôle de Villefranche dans l'histoire, p. 101-104, Nice-Historique, 1910, no 143 Lire en ligne
  • Émile Buffon, Du rôle de Villefranche dans l'histoire - Suite 1, p. 125-130, Nice-Historique, 1910, no 143 Lire en ligne
  • Émile Buffon, Du rôle de Villefranche dans l'histoire - Suite 2, p. 156-160, Nice-Historique, 1910, no 143 Lire en ligne
  • Émile Buffon, Du rôle de Villefranche dans l'histoire - Suite 3, p. 175-177, Nice-Historique, 1910, no 143 Lire en ligne
  • Émile Buffon, Du rôle de Villefranche dans l'histoire - Suite 4, p. 229-234, Nice-Historique, 1910, no 143 Lire en ligne
  • Émile Buffon, Du rôle de Villefranche dans l'histoire - Suite 5, p. 249-251, Nice-Historique, 1910, no 143 Lire en ligne
  • Émile Buffon, Du rôle de Villefranche dans l'histoire - Suite 6, p. 273-286, Nice-Historique, 1910, no 143 Lire en ligne
  • Émile Buffon, Du rôle de Villefranche dans l'histoire - Suite 7, p. 303-305, Nice-Historique, 1910, no 143 Lire en ligne
  • Émile Buffon, Du rôle de Villefranche dans l'histoire - Suite 8, p. 351-354, Nice-Historique, 1910, no 143 Lire en ligne
  • Émile Buffon, Du rôle de Villefranche dans l'histoire - Suite 9, p. 376-385, Nice-Historique, 1910, no 143 Lire en ligne
  • Émile Buffon, Du rôle de Villefranche dans l'histoire - Fin, p. 398-411, Nice-Historique, 1910, no 143 Lire en ligne
  • Édouard Béri, Les ports de Nice et de Villefranche en 1770, p. 227-230, Nice-Historique, 1913, no 55 Lire en ligne
  • Georges Doublet, Esquisse du passé de Villefranche, p. 179-200, Nice-Historique, 1931, no 295 Lire en ligne
  • André Cane, Villefranche au milieu du XVIe siècle d'après les comptes communaux, p. 3-34, Nice-Historique, 1957, no 42 Lire en ligne
  • Roy Ellis, La base russe de Villefranche, p. 67-81, Nice-Historique, 1964, no 90 Lire en ligne
  • André Cane, Dans le sillage de la reine Victoria, Lord Salisbury à Villefranche-sur-mer, p. 47-52, Nice-Historique, 1984, no 42 Lire en ligne
  • André Cane, Aspects de la vie quotidienne d’un noble villefranchois pendant la Révolution. Les comptes domestiques et ruraux d’Ignace de May, 1793-1797, p. 152-161, Nice-Historique, 1992, no 73 Lire en ligne
  • André Cane, Villefranche un destin maritime, p. 1, Nice-Hisorique, 1999, no 77 Lire en ligne
  • Mara de Candido, La défense du littoral niçois dans la première moitié du XVIe siècle, p. 2-11, Nice-Historique, 1999, no 69 Lire en ligne
  • Michel Bottin, La politique navale de la Maison de Savoie en Méditerranée 1560-1637, p. 12-23, Nice-Historique, 1999, no 46 Lire en ligne
  • Mara de Candido, Le fort de Saint-Elme et le port de Villefranche, p. 24-35, Nice-Historique, 1999, no 70 Lire en ligne
  • Mara de Candido, Villefranche, port de la Maison de Savoie. Le bassin de construction des galères : “La Forma delle galere”, p. 36-, Nice-Historique, 1999, no 71 Lire en ligne
  • Jacques Paviot, Dominique Tailliez, Une escale bourguignonne à Villefranche en 1442, p. 44-5, Nice-Historique, 1999, no 234 Lire en ligne
  • Olivier Vernier, Villefranche et la marine à l’époque contemporaine : du port de guerre à l’escale mondaine 1814-1939, p. 56-71, Nice-Historique, 1999, no 295 Lire en ligne
  • André Cane, Les comptes de Benoît de May de Villefranche. 1650-1687. Prêteur sur gages et troqueur, p. 72-83, Nice-Historique, 1999, no 78 Lire en ligne
  • Dominique Tailliez, Mémoire d’un passé maritime (Villefranche), p. 84-85, Nice-Historique, 1999, no 264 Lire en ligne
  • Éric Dulière, Les routes de la Méditerranée retracées : trésors d'épaves à Villefranche-sur-Mer (06), Institut de Préhistoire et d'Archéologie Alpes Méditerranée, Tome LIV, 2012 Lire en ligne

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  7. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  8. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  2. Philippe Sénac, Musulmans et Sarrasins dans le sud de la Gaule: VIIIe-XIe siècle, pp. 51-57. Sycomore, 1980.
  3. Venturini, Evolution, p. 132
  4. Idem
  5. B1149, couverture intérieure
  6. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  7. Résultats officiels pour la commune Villefranche-sur-Mer
  8. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 25 octobre 2013).
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  11. Site de l'Association des Bateliers – Plaisanciers de Villefranche
  12. Site Internet de la Ville de Villefranche-sur-Mer
  13. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  14. « Liste des monuments historiques de la commune de Villefranche-sur-Mer », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Liste des lieux et monuments de la commune de Villefranche-sur-Mer à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Liste des objets historiques de la commune de Villefranche-sur-Mer », base Palissy, ministère français de la Culture.
  17. « Liste des lieux et monuments de la commune de Villefranche-sur-Mer à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  18. DRAC PACA - Label Patrimoine du XXe siècle : Chapelle Saint-Pierre
  19. Site de l'observatoire océanologique
  20. http://lci.tf1.fr/people/2010-08/madonna-tourne-son-deuxieme-film-en-france-5953995.html