Biot (Alpes-Maritimes)

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Biot
La place des Arcades.
La place des Arcades.
Blason de Biot
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Canton d'Antibes-Biot
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis (CASA)
Maire
Mandat
Guilaine Debras
2014-2020
Code postal 06410
Code commune 06018
Démographie
Gentilé Biotois
Population
municipale
9 751 hab. (2011)
Densité 627 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 37′ 46″ N 7° 05′ 46″ E / 43.6294444444, 7.0961111111143° 37′ 46″ Nord 7° 05′ 46″ Est / 43.6294444444, 7.09611111111  
Altitude Min. 9 m – Max. 208 m
Superficie 15,54 km2
Localisation

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Liens
Site web biot.fr

Biot (prononcez « Biotte ») est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Biotois. Biot fait partie de la technopole de Sophia Antipolis.

Géographie[modifier | modifier le code]

Biot est située entre Cannes et Nice, plus précisément elle est limitrophe d'Antibes. Biot compose, avec Antibes, Mougins, Valbonne et Vallauris la technopole de Sophia-Antipolis.

Géologie[modifier | modifier le code]

Il semblerait que Biot soit un ancien volcan, ou bien que le « village » se trouve près d'un volcan plus important, compte tenu du fait que la région des Alpes du Sud est, de fait, une ancienne faille tectonique. Par ailleurs, on a retrouvé des roches volcaniques dans les terres avant la construction massive des habitats.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Biot avant Biot[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des communes du littoral des Alpes-Maritimes, le territoire de Biot a livré des vestiges d'une occupation ancienne. Le plus grand nombre se rapporte à l'époque romaine.

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Au IIe siècle av. J.-C., le territoire de Biot devait être contrôlé par les Décéates appartenant aux populations ligures. De nombreux vestiges attestent le passage des Grecs. À la suite de l'intervention du consul romain Quintus Opimius en 154 av. J.-C. contre les Décéates et les Oxybiens, le territoire de Biot passe dans le domaine d'Antipolis (Antibes) et le reste jusque dans l'Antiquité tardive.

L'époque romaine[modifier | modifier le code]

Les traces d'occupation d'époque moderne sont nombreuses sur le territoire de la commune de Biot et parfois monumentales.

L'aqueduc de Fontvieille[modifier | modifier le code]

Pour alimenter la cité d'Antipolis (Antibes), deux aqueducs sont construits à l'époque romaine, l'aqueduc de la Bouillide qui prend sa source à Valbonne et l'aqueduc de Fontveille qui prend sa source à Biot. Ce dernier est redécouvert et remis en service à la fin du XVIIIe siècle, par le chevalier d'Aguillon. Son tracé longeant la route Nationale 7 et remontant vers la source de Fontvielle est bien connu[1].

Le mausolée de la Chèvre d'Or[modifier | modifier le code]
L'exploitation agricole des Chappes[modifier | modifier le code]

Dans le quartier des Chappes, actuellement dans le domaine de Sophia-Antipolis, a été fouillé, dans les années 1990, une ferme datée du IIIe siècle spécialisée dans la fabrication de l'huile d'olive ou du vin, comme le montre la présence de bassins et de pressoirs associés à de grandes jarres de stockage (dolium)[2]. Le plan de ce bâtiment peut être rapproché des grandes unités de productions vinicoles ou oléicoles qui se développent à partir du et remplacent les unités plus modestes des siècles précédents, comme celle des Encourdoules à Vallauris, ou le Mont-Bastide à Èze[3].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Naissance de Biot[modifier | modifier le code]

Les premières mentions textuelle de Biot remontent au XIe siècle. La plus ancienne est une charte de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille. Un autre texte nous apprend que l'abbaye de Lérins possède à Clausonne, vers 1042, une chapelle vouée à saint Félix. Au XIIe siècle, l'église et le castrum de Biot (de Buzoto ou Bisoto) figurent dans plusieurs confirmations par le pape des biens de l'évêque d'Antibes.[réf. nécessaire]

Une possession templière[modifier | modifier le code]

Du XIIe siècle au XIVe siècle, une très remarquable suite de chartes originales provenant des archives du Temple nous donne une idée d'ensemble de ce que sont alors le castrum et la villa de Biot. En 1209, le Comte Alphonse II de Provence fait donation à l'ordre du Temple de tout ce qu'il possède à Biot[4]. Les templiers rachètent aussitôt les meilleures terres du pays, fondent dans le castrum, une maison qui devient bien vite l'un des plus importants établissements que l'ordre religieux possède dans la région. Cependant, les Templiers ne doivent pas tarder à disparaître. En janvier 1308, le Comte de Provence, obéissant aux instructions du souverain pontife, enjoint à ses officiers de les faire arrêter. Leurs biens sont remis aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.[réf. nécessaire]

Malheurs et restauration du village à la fin du Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Biot, comme l'ensemble de la Provence, est exposée, dans la deuxième moitié du XIVe siècle, à la peste noire et à la guerre des bandes. Le village détruit par la soldatesque en 1387, devient un repaire de brigands et une base d'opérations pour les pirates qui infestent la côte.[réf. nécessaire]

« En 1470, le roi René de Provence décide de repeupler Biot. Il accorde à une cinquantaine de familles venues du Val d’Oneille (Imperia) le droit de s’installer sur ce territoire. Les nouveaux arrivants bénéficient de nombreux privilèges: libre usage des terres, possibilité de reconstruire le village, de pêcher en mer, de « chasser les bêtes fauves », le tout sans impôts pendant 25 ans. Biot est reconstruit rapidement. Il s’y développe une activité de poterie qui en fait sa richesse pendant des siècles. Leurs descendants habitent encore Biot[5] »

Le Roi René établit à Biot, en 1470, une cinquantaine de familles originaires de la vallée d'Oneille (Italie).

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Biot, fortifiée dans la deuxième moitié du XIVe siècle joue un rôle important dans les événements militaires qui se déroulent aux environs, et connaît, à différentes reprises, toutes les horreurs de la guerre. Ainsi en 1636, trois cent biotois sont armés pour participer à la reprise des îles de Lérins occupées par les Espagnols. En 1707, le village est occupé, pillé et détruit par les troupes austro-sardes et en 1746, lors de la guerre de Succession d'Autriche, Biot est occupé par les troupes austro-piémontaises, ses habitants devant l’évacuer et se réfugier quarante jours à Antibes ; lors de chacun de ces deux épisodes, les cultures sont dévastées.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1898, le cœur du village connaît un nouvel événement tragique : lors d'un repas de communion qui réunit plus de quarante personnes, des bâtisses s’écroulent et vingt-trois personnes périssent. L’emplacement resté vide de la tragédie est nommé « place de la Catastrophe ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Biot a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[6].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 Docteur Henri Carpentier Sans étiquette (divers gauche)
1961 Eloi Monod PCF
1971 André Moynet Républicains indépendants
1977 Marcel Camatte UDF
1983 Michèle Gilardi UDF
1989 Pierre Operto UDF
2001 François-Xavier Boucand Sans étiquette
2008 Jean-Pierre Dermit[7] UMP
2014 Guilaine Debras Sans étiquette

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 751 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 000 1 000 1 078 1 138 1 267 1 273 1 328 1 278 1 268
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 225 1 326 1 367 1 355 1 343 1 345 1 206 1 215 1 336
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 106 1 169 1 186 1 053 1 211 1 293 1 413 1 280 1 513
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 048 2 656 2 745 3 680 5 575 7 395 8 791 8 995 9 751
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (27,3 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,2 % contre 48,4 % au niveau national et 47,1 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 19,8 %, 30 à 44 ans = 20,9 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 17,4 %) ;
  • 49,8 % de femmes (0 à 14 ans = 18,7 %, 15 à 29 ans = 16,5 %, 30 à 44 ans = 23,9 %, 45 à 59 ans = 22,5 %, plus de 60 ans = 18,3 %).
Pyramide des âges à Biot en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
5,8 
12,0 
60 à 74 ans
11,7 
21,9 
45 à 59 ans
22,5 
20,9 
30 à 44 ans
23,9 
19,8 
15 à 29 ans
16,5 
20,1 
0 à 14 ans
18,7 
Pyramide des âges du département des Alpes-Maritimes en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
8,3 
75 à 89 ans
12,1 
15,3 
60 à 74 ans
16,3 
19,9 
45 à 59 ans
19,6 
20,4 
30 à 44 ans
19,7 
18,0 
15 à 29 ans
15,6 
17,5 
0 à 14 ans
14,9 

Jumelages

Économie[modifier | modifier le code]

Sur une terre riche en argile, sable, manganèse et cinérite (pierre à four), la poterie biotoise a trouvé depuis longtemps les conditions favorables à son expansion. Jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, les jarres de Biot jouirent d'une grande renommée et étaient largement exportées par les ports d'Antibes et de Marseille. De nos jours, quelques ateliers en produisent encore ainsi que des poteries, des grès d'ornement et des pièces d'orfèvrerie. Depuis les années 1960, grâce à la construction en 1956 de la verrerie de Biot par Eloi Monod, la réputation de Biot s'est accrue. Ses verreries et leur célèbre verre à bulles, fait de ce « village » une référence mondiale dans le milieu de l'artisanat d'art en général, et du verre soufflé en particulier. Par ailleurs, le développement exponentiel de la ville de Biot grâce à Sophia Antipolis, technopole spécialisée dans les TIC, a permis à Biot un nouvel essor démographique et économique.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Biot a constitué, dès le début du XVIe siècle, le plus important centre de fabrication de jarres à huile de la Méditerranée grâce à l'importance et à la qualité de ses gisements d'argile et de pierre à four. Biot est aussi connu pour sa verrerie artisanale à verre bullé - créé en 1956 - ainsi que pour son musée national Fernand-Léger créé par Nadia Léger et Georges Bauquier. Biot est aujourd'hui un village d'art où les potiers, les céramistes et les bijoutiers joailliers ouvrent leurs ateliers au public aux côtés de leurs amis verriers et peintres.

  • Église Sainte-Marie-Madeleine, construite vers 1155, partiellement détruite en 1367, était décorée de peintures murales que l'évêque de Grasse fit effacer en 1699 pour indécence. Un chef-d'œuvre attribué à Louis Bréa y figure : le retable du Rosaire.
  • Chapelle des Pénitents Blancs, construite en 1612, anciennement Notre-Dame-de-la-Miséricorde.
  • Chapelle Saint-Roch, 1581.
  • Chapelle Saint-Éloi.
  • Chapelle rurale Notre-Dame.
  • Chapelle rurale Saint-Julien, XIIe siècle.
  • Chapelle rurale Saint-Pierre, XIXe siècle.
  • Chapelle rurale Saint-Jean.
  • Chapelle rurale Saint-Grégoire, XXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'architecte Pierre-Joseph Olive (Biot 1817 - Biot 1899) a reconstruit l'école des garçons du village (1884) et a agrandi la « maison Olive » après avoir collaboré à la création du Vésinet, Yvelines (1856-1866), conçu et construit de nombreux immeubles à Paris, Baden-Baden et Bruxelles parmi lesquels le Grand Hôtel de Bruxelles (1875), aujourd'hui démoli.

La ville compta parmi ses habitants le cinéaste Claude Autant-Lara, le dessinateur Raymond Peynet et la styliste Chacock.

De nombreux artistes tels que Fernand Léger, Hans Hedberg, Paul Cognasse ont fréquenté le village de Biot, à partir de la deuxième moitié du XXe siècle.

L'orfèvre Denis Essayie, les céramistes/potiers/verriers Eloi Monod et Luce épouse Monod- Augé Laribé, ont exercé leur artisanat d'art à Biot dans le XXe siècle également. On décompte aujourd'hui de nombreux artistes et artisans qui sont issus de cette génération, par liens familiaux ou part formation.

Le roi Léopold III et la princesse Lilian achètent le manoir des Clausonnes à Biot en 1969, où ils se sont rendus en vacances jusqu'aux années 80. La demeure a été ensuite vendue.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Biot

De gueules à la croix de Malte pommetée d'argent

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Balard (dir.) et al., Les Ordres militaires et la mer, La Rochelle, Éditions du cths, coll. « Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique) »,‎ 2005 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Foucras, Paul Garczynski, Aqueduc romain d'Antipolis dit de Fontvieille : proposition de restitution du tracé, échelle : 1/5000 ; communes d'Antibes et de Biot, S.l. : s.n., 2002.
  2. Aurélie Dumont, Jean-Pierre Violino, Biot, La Chappe : sauvetage urgent, In. : Bilan scientifique régional Provence-Alpes-Côte d'Azur, 1991, p. 64-66
  3. Michiel Gazenbeek, Les Fermes antiques des Chappes et du Guillet in : Habitat rural antique dans les Alpes-Maritimes : actes de la table ronde, 22 mars 1999, Antibes, 2001, p. 59-74
  4. Damien Carraz, « La vocation maritime des ordres militaires en Provence », dans Michel Balard et al., Les Ordres militaires et la mer, La Rochelle, Éditions du cths,‎ 2005 (lire en ligne)
  5. Le repeuplement de Biot
  6. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
  7. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  10. « Évolution et structure de la population à Biot en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 novembre 2010)
  11. « Résultats du recensement de la population des Alpes-Maritimes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 novembre 2010)