Falicon

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Falicon
Vue de Falicon
Vue de Falicon
Blason de Falicon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Canton de Nice-13
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Gisèle Kruppert
2014-2020
Code postal 06950
Code commune 06060
Démographie
Gentilé Faliconnais
Population
municipale
1 907 hab. (2011)
Densité 369 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 45′ 00″ N 7° 16′ 49″ E / 43.75, 7.2802777777843° 45′ 00″ Nord 7° 16′ 49″ Est / 43.75, 7.28027777778  
Altitude Min. 103 m – Max. 581 m
Superficie 5,17 km2
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Liens
Site web http://www.mairie-falicon.com

Falicon est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située sur l'une des collines qui surplombent la ville de Nice dont elle est limitrophe. Elle se trouve entre Aspremont, Saint André de la Roche, et Tourrette-Levens, elle fait face au mont Chauve, l'un des trois « piliers » de la ville de Nice.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 517 hectares ; son altitude varie entre 103 et 581 mètres[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée au nord-est par la Banquière[2], affluent du Paillon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village viendrait de la même racine celtique dont on peut rapprocher aujourd'hui les mots « falaise » ou « faucon »[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Une charte de 1073 fait mention de l'église Saint-Michel de Barbalate, près de Falicon.

Une bulle du pape Innocent IV, datée de Lyon, indique que l'abbaye Saint-Pons de Nice possède la moitié du village et du castrum de Falion, ainsi que la paroisse et l'église Saint-Michel de Barbalate[4],[5],. Les auteurs du "Chartier de Saint-Pons", cette part de la seigneurie venait peut-être de la famille Travacca. En 1271, des membres de cette famille prête serment à Charles Ier d'Anjou, comte de Provence, pour la moitié de la seigneurie, donc l'autre moitié. En 1309, dama Alaxia fut coseigneur de Falicon[6]. Elle épousa Hugues Michaelis, juge de Draguignan (1314 ; 1318).

En 1330, François Cays prête serment à Robert d'Anjou comme coseigneur de Falicon, de Peille et de Touët-de-l'Escarène. Il est syndic de Nice en 1335 et 1336.

La famille Travaca était une vieille famille consulaire qui s'illustra sur mer[7] ; Jean Travacca, seigneur de Falicon et de la Roca, fils de Hugues Travaca, seigneur de Falicon et de la Roca[8], s'est marié avec Catherine Grimaldi. Remariée à Laurent Alaysiis, elle laisse par testament sa part de Falicon à Barthélemy Grimaldi qui en reçoit l'investiture le 6 février 1423.

En 1400, Laurent Alaysiis prête serment à Amédée VIII de Savoie comme coseigneur de Falicon. Seule mention de cette famille qui était peut-être une branche de la famille de Castellane.

En 1432, Honoré Marchesan, membre d'une famille niçoise connue, achète les trois quarts du fief, donc la moitié du fief qui appartenait jusque là à l'abbaye Saint-Pons. Les Marchesan - ou Marquesan - sont ensuite présents à Falicon pendant 164 années.

Le 22 février 1460, Antoine Marchesan est mentionné avec le prieur de l'abbaye dans le Cartier de l'abbaye Saint-Pons pour un partage du fief. Ce partage doit faire du quartier de Faliconet le fief de l'abbaye comme il est cité dans la consignation des fiefs de 1734.

En 1476, Philippe de Savoie, comte de Bresse, inféode la partie du village qui n'appartient pas à l'abbaye Saint-Pons, à Mathieu Marchesan, baron de Coaraze.

L'abbé commendataire de Saint-Pons, et évêque de Nice (1462-1501), Barthélemi Chuet, reçoit de Charles Ier de Savoie l'investiture du quart de Falicon, en 1483, année où le duc réussit à se libérer de la tutelle de Louis XI.

En 1492, la régente du duché de Savoie, Blanche de Montferrat (1472 † 1519), pendant la minorité de son fils Charles II de Savoie prend des ordonnances qui ont permis de créer la municipalité de Falicon. Dans les actes de cette municipalité, Mathieu Marchesan est qualifié de coseigneur de Falicon, Coaraze et Touët.

En 1496, Philippe II de Savoie fait renouveler les hommages des feudataires. Les feudataires laïcs sont alors Mathieu Marchesan, bourgeois de Nice, coseigneur d'Ascros, de Falicon et de Touët-de-l'Escarène, et Jean Marchesan, seigneur de Coaraze et de Roccapaviera, coseigneur de Falicon. L'acte précise qu'ils ont le mixte empire et la basse justice.

Dans un acte passé en 1611, il est écrit que Falicon était dépeuplé en 1515, date à laquelle, Jean et Catherine Marchesan, seigneurs chacun de la moitié de Falicon, hormis le quart qui appartenait à l'abbaye Saint-Pons, «y amenèrent des hommes et des vassaux». Le fief va alors se diviser entre plusieurs coseigneurs. Le 30 octobre 1517, Jean Marchesan laisse sa part à son neveu qu'il a pris pour fils adoptif, Antoine Gandini qui prend le nom de Marchesan. Sa femme se remarie avec Honoré de Berre, dont elle eut des filles. Une fille, Louise se marie avec Jean Chiabaud. Ils vendirent 1/6 de Falicon à un Pierre-Antoine Pilosio en 1546. En 1549 et 1550, le Chartier de Saint-Pons cite des reconnaissances de fief pour Antoine et Claude de Berre pour 1/4,Antoine Marchesan pour une part sur les trois. Louise de Berre et Jean Chiabaud vendent 1/6 de Falicon à Barthélemy Tonduti le 7 décembre 1554, anobli en 1551.

Dans les actes 'habitation, après 1515, on ne cite plus que les feudataire laïques. L'explication est donnée dans la consignation des fiefs faite conformément à l'édit du 16 avril 1734 : le fief appartenant à l'abbaye Saint-Pons correspond au quartier de Faliconet qui englobe toute la partie nord du territoire de Falicon.

L'acte de 1611 indique que le fief est passé à Antoine Marchesan pour 7/18, «à Pierre-Antoine de Berre et Claude de Berre pour 1/3, Pierre-Antoine de Pellosio pour 1/9, et à Barthélemy Tonduti pour 1/6». Ces coseigneurs avaient passé une convention avec les habitants en 1556. On ne sait pas comment la famille de Berre transmet ses parts du fief, mais en 1596, il est dit qu'un Clément Marchesan a vendu les 5/6 des 3/4 du fief qu'il possédait à Sébastien Reinaldo, de Sospel. On a donc, à la fin du XVIe siècle la répartition suivant du fief : la famille Reinaldi[9],[10] possède 15/24, l'abbaye Saint-Pons de Nice 6/24 et la famille Tonduti 3/24. La basse juridiction de Falicon est exercé par les représentants de ces coseigneurs pendant un temps proportionnel à leurs parts du fief. Cette situation est encore vraie en 1703, ans le rapport de l'intendant Mellarède. Les Tonduti construisirent leur résidence à la Bastide.

En 1746, pendant la guerre de Succession d'Autriche, l'armée franco-espagnole se reprit sur Falicon, le 14 octobre. Puis subit une déroute.

Le 2 juillet 1794, les autorités françaises inventorient les biens des Rainaldi de Falicon. Leurs biens sont vendus.

Au XIXe siècle , la reine Victoria vient souvent prendre son thé sur une place à l'entrée de Falicon quand elle est en résidence à Cimiez.

En 1895, l'eau du canal de la Vésubie arrive au village. Le fontaine située sur la place à côté de la mairie et de l'église est construite à cette occasion[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Gisèle Eusebi
puis Gisèle Kruppert[12]

UMP[13]
 

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Faliconnais.

En 2011, la commune comptait 1 907 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1831 1838 1841 1848 1851
420 401 508 560 402 577 408 576 413
1858 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
589 563 527 500 515 536 531 438 405
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
413 427 407 362 464 446 496 513 525
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
605 715 877 1 065 1 498 1 644 1 789 1 907 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Les Falicomédies : expositions d’art singulier ainsi qu'un festival de théâtre en septembre.
  • Fête de l'œillet chaque année au mois de mars.

Économie[modifier | modifier le code]

Falicon était une des vingt-sept communes de la communauté urbaine Nice Côte d'Azur, présidée par Christian Estrosi, maire de Nice[16]. Elle fait aujourd'hui partie de la métropole Nice Côte d'Azur qui a succédé à la communauté urbaine.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le village, ses ruelles, ses passages voûtés
  • La porte Saint-François
  • Le puits ancien
  • Le fortin du XVIIIe siècle
  • L’église paroissiale de la Nativité fondée par les bénédictins de Saint-Pons au XVIIe siècle
  • La chapelle Sainte-Croix (chapelle des pénitents) du début du XVIIe siècle
  • La pyramide équilatérale qui coiffe l’aven des Ratapignata
  • Les petites cités lacustres jouxtant Falicon

Falicon et la littérature[modifier | modifier le code]

Jules Romains situe à Falicon l'action de son roman La Douceur de la vie[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La Reine Victoria (1819-1901) aimait se promener à Falicon et y prendre le thé. La place « du Thé à la Reine » lui rend hommage[17].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Falicon

Parti de gueules et d’or à la crosse de l’un en l’autre mouvant de la pointe [18].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Bernard, Annuaire touristique et culturel des Alpes-Maritimes et de la principauté de Monaco, p. 264-265, Éditions Campanile, 1997, (ISBN 2912366-003)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]