Accident de la route

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Collision entre deux véhicules
Classification et ressources externes
Head On Collision.jpg
Deux voitures entrées en collision.
CIM-10 V99
CIM-9 E810 - E819
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Un accident de la route (ou accident sur la voie publique : AVP) est un choc qui a lieu sur le réseau routier entre un engin roulant (automobile, moto, vélo, etc.) et toute autre chose ou personne et qui engendre des blessures humaines et/ou des dégâts matériels. De nombreux facteurs contribuent aux risques de collision tel que type de véhicule, la vitesse de circulation, l’environnement routier, l'expérience du conducteur, le sexe mais aussi son comportement et son état physique.

Selon l'OMS les accidents de la route dans le monde tuent chaque année environ 1,3 million de personnes et font de 25 à 50 millions de blessés. Elle est en outre la première cause de décès chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans[1].

Définitions[modifier | modifier le code]

Afin de faciliter les comparaisons internationales, en France, le comité interministériel de la sécurité routière du 7 juillet 2004 a adopté le principe d’une harmonisation des définitions de la gravité retenues dans le fichier national des accidents corporels avec celles adoptées par nos principaux voisins européens.

La loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, et notamment son article 28, renvoyait ainsi à un arrêté futur sur les conditions d'élaboration des statistiques. Cet arrêté a été pris le 27 mars 2007[2]. Il précise les définitions suivantes.

accident corporel[modifier | modifier le code]

Accident de la route impliquant des victimes et des véhicules
Accident de la route léger

Un accident corporel (mortel et non mortel) de la circulation routière est un accident qui :

  • Provoque au moins une victime, c’est-à-dire un usager ayant nécessité des soins médicaux ;
  • Survient sur une voie ouverte à la circulation publique ;
  • Implique au moins un véhicule.

Usagers[modifier | modifier le code]

Nettoyage de la chaussée après un accident de voitures frontal sur l'avenue Charles-de-Gaulle à Ouagadougou

Un accident corporel implique un certain nombre d’usagers. Parmi ceux-ci, on distingue :

  • Les indemnes : impliqués non décédés et dont l’état ne nécessite aucun soin médical ;
  • Les victimes : impliqués non indemnes.

Parmi les victimes, on distingue :

  • Les tués : toute personne qui décède sur le coup ou dans les trente jours qui suivent l’accident ;
  • Les blessés : victimes non tuées.

Parmi les blessés, on distingue :

  • Les blessés hospitalisés : victimes admises comme patients dans un hôpital plus de 24 heures ;
  • Les blessés légers : victimes ayant fait l’objet de soins médicaux mais n’ayant pas été admises comme patients à l’hôpital plus de 24 heures.

Différences de définitions[modifier | modifier le code]

Avant 2005, la définition du « tué » en France était la victime décédée sur le coup ou dans les six jours après l’accident. En 2008, il s’agit de la victime décédée sur le coup ou dans les trente jours qui suivent l’accident[réf. nécessaire]. Les notions de « blessé léger » (blessé dont l’état nécessite entre zéro et six jours d’hospitalisation ou un soin médical) et de « blessé grave » (blessé dont l’état nécessite plus de six jours d’hospitalisation), en vigueur jusque fin 2004 ont disparu. On parle de « blessé hospitalisé » (victime admise comme patient dans un hôpital plus de 24 heures) et de « blessé non hospitalisé » (victime ayant fait l’objet de soins médicaux mais n’ayant pas été admis comme patient à l’hôpital plus de 24 heures). Pour les indemnes, ils restent toujours des impliqués dans l’accident et non des victimes.

Le suivi des décès à 30 jours n'est pas encore correctement organisé à l'échelle de l'ensemble des hôpitaux français[réf. nécessaire].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Un accident attribué à un excès de vitesse

Les accidents de la route tuent 1,3 million de personnes dans le monde chaque année, et en blessent 40 fois plus[3]. Plus de 90 % des décès surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, qui ne comptent que 48 % des véhicules immatriculés dans le monde. Le record du monde est détenu par la Russie avec 12 accidents pour 10 000 voitures et 35 000 morts par an[4]. Il est aussi prévu que d'ici 2030, ceux-ci provoqueront 2,4 millions de décès par an, en faisant la cinquième cause de décès dans le monde[5].

En France métropolitaine, pour l'année 2005, il a été dénombré 4 990 tués et 105 006 blessés selon le bilan provisoire de la Sécurité routière, soit respectivement une baisse de -4,6 % et de -3,4 % par rapport à 2004. En 2007, 4 620 tués et 103 201 blessés ont été comptabilisés pour 81 272 accidents corporels[6].

En 2008, sur 76 767 accidents corporels, 4 443 personnes ont été tuées et 96 905 blessées à la suite d'un accident de la route en France métropolitaine. Sur cette même année, 2 800 enfants piétons ont été blessés dans un accident de la circulation et 35 ont été tués[7].

Entre 1972 et 2010, le nombre de tués sur les routes de France a été divisé par 4, passant de plus de 16 000 victimes en 1972 à 3 994 victimes en 2010[8].

Ces comparaisons doivent se faire en gardant en mémoire les différences structurelles (taille du pays, densité et qualité du réseau routier, population, etc.) et socio-économiques (composition du parc, présence de trafic international et touristique, comportement des usagers, etc.).

En Grande-Bretagne, le ministère des transports publie les statistiques d'accident de la route de chaque type de voiture. Ces statistiques permettent de classer les voitures les plus dangereuses et les plus sûres selon le pourcentage de victimes et un indice de gravité[9].

En France, l’Observatoire national interministériel de sécurité routière (ONISR) édite chaque année un document d’information permettant de connaître l’évolution des accidents de la route en France.

20 % des accidents mortels en Europe pourraient être attribués à la fatigue ou à l'endormissement[réf. nécessaire].

Les hommes ont en moyenne beaucoup plus d'accidents que les femmes : 3,5 fois plus d'accident pour les hommes en Allemagne selon une étude de l'université de Greifswald, les hommes étant impliqué dans les accidents les plus mortels, trois fois plus d'accidents mortels pour les hommes dans les pays de l'OCDE[10], taux de décès de 70 % en plus pour les hommes aux États-Unis en tenant compte du kilométrage parcouru.

Solutions partielles[modifier | modifier le code]

Beaucoup d'associations dénoncent le tout-voitures. En effet, plus la circulation est abondante, plus le nombre d'accidents est important. Ceci est dû à une utilisation déraisonnable de l'automobile qui n'est pas remise en cause du fait de la place dans l'économie et dans l'emploi. Une alternative politique est de favoriser l'habitat près du lieu de travail, de développer le réseau de transport en commun et celui des modes actifs (Vélo et marche à pied notamment).

Coûts pour la société[modifier | modifier le code]

En 2005 le coût global des accidents corporels en France s'élève à 12,9 milliards d'euros[11], tandis que le coût global de « l'insécurité routière » est évalué à 24,3 milliards d'euros[11].

Coûts environnementaux[modifier | modifier le code]

Les accidents de véhicules de transport de produits dangereux peuvent être source de pollution grave et durable du sol, de l'eau, de l'air, localement (dans les bords de routes, de fossés, de champs..), ou à distance dans les bassins d'orage.
Les fumées et restes d'incendies de véhicules et/ou de marchandises dangereuses sont également sources de polluants (métaux, HAP notamment), de même que les eaux d'extinction.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]