La Tour (Alpes-Maritimes)

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La Tour
Vue sur le village depuis la route des Granges de la Brasque.
Vue sur le village depuis la route des Granges de la Brasque.
Blason de La Tour
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Canton de Villars-sur-Var
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Pierre-Paul Danna
2014-2020
Code postal 06420
Code commune 06144
Démographie
Gentilé Tourriers
Population
municipale
501 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 56′ 52″ N 7° 11′ 06″ E / 43.9477777778, 7.18543° 56′ 52″ Nord 7° 11′ 06″ Est / 43.9477777778, 7.185  
Altitude Min. 195 m – Max. 1 900 m
Superficie 36,7 km2
Localisation

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La Tour

La Tour est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants du chef-lieu sont appelés les Tourriers et ceux du hameau de Roussillon les Roussillonais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Roussillon est un hameau de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune est parfois appelée localement La Tour-sur-Tinée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Panorama vers l'ouest, la vallée de la Tinée et Tournefort
Panorama vers l'est, l'église du village et la maison dite des Templiers

Deux agglomérations existaient au Moyen Âge sur le territoire de La Tour.

Un village nommé « La Torre » est cité au XIIe siècle, agglomération fortifiée sur le site actuel du village. Un château devait se trouver sur le sommet qui domine le village au sud-ouest site actuel du cimetière.

Un second site fortifié nommé Alloche existait au-dessus de la chapelle Saint-Jean, à 3 km au nord-est du village, actuel hameau d'Alloch dit « de Saint-Jean ». La communauté de Saint-Jean-d'Alloche est citée en 1251. Elle a disparu avec la peste de 1467.La chapelle Saint-Jean devait être l'église paroissiale initiale car les curés recevaient leur investiture dans cette chapelle jusqu'au XIXe siècle.

La seigneurie de La Tour a appartenu aux Grimaldi de Bueil à partir de 1400, jusqu'à l'exécution d'Annibal Grimaldi, en 1621. Le territoire est érigé en comté au profit de la famille Della Chiesa en 1700.

Une église dédiée à saint Martin est citée en 1351, peut-être sur l'emplacement actuel. Elle est reconstruite au XVIe siècle et le village s'est développé sur le plateau, à 620 m d'altitude, sur un contrefort du mont Tournairet, à un carrefour de routes menant à Utelle, Clans et Villars, passage vers la vallée de la Tinée jusqu'au XIXe siècle.

Le territoire possédait des oliviers, des vignes et des céréales. Les moulins à huile et à farine montrent l'ancienne richesse de la communauté. En 1754, il y avait environ 1 300 habitants à La Tour.

La communauté comportait quatre chapelles en plus l'église paroissiale Saint-Martin : la chapelle des Pénitents blancs, à la sortie du village sur la route d'Utelle, la chapelle Saint-Sébastien, sur la route montant de la vallée, la chapelle Sainte-Élisabeth, sur la route d'Utelle à un col, la chapelle Saint-Jean-Baptiste d'Alloche[1].

L'eau n'est arrivée à une fontaine du village qu'en 1891, et chez les particuliers en 1927.

La 31 décembre 2011, La Tour intègre la métropole Nice Côte d'Azur qui est créée le même jour[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Tour (La) Blason D’azur aux deux pals ondés d’or enfermant une tour du même posée sur un mont d’argent mouvant de la pointe et surmontée d’un croissant contourné aussi d’or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Pr René Gilly UMP conseiller général
mars 2008   Pierre-Paul Danna[3] Divers gauche[4] Maître de conférence en droit de l'urbanisme à l'université de Nice-Sophia Antipolis

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 501 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1858 1861 1866 1872 1876
450 620 575 710 912 919 916 989 831
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
822 811 743 711 703 700 617 504 534
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
548 507 349 307 190 170 176 148 286
1999 2006 2008 2011 - - - - -
300 408 439 501 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin,
  • Chapelle Saint-Jean-Baptiste,
  • Chapelle des Pénitents blancs,
  • Chapelle Saint-Sébastien,
  • Chapelle Sainte-Élisabeth,
  • Chapelle Saint-Jean,
  • Maison Olivari, dite des Templiers, ancien presbytère, à côté de l'église,
  • Ensemble artisanal du Béal, avec un moulin à farine, un moulin à huile, une distillerie et un lavoir, fonctionnant grâce à l'énergie hydraulique apportée par un canal long de 15 km,
  • Granges de la Brasque,
  • Hameau de Roussillon qui s'est développé au VIIIe siècle,
  • Église Saint-Barnabé de Roussillon, construite entre 1855 et 1861.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Barriquand, « Interview de Pierre-Paul Danna : « Il faut construire de l'habitat collectif » », L'Express, no 3184,‎ 11-17 juillet 2012
  • Luc Thévenon, L'art du Moyen Âge dans les Alpes méridionales, p. 48-50, Éditions Serre (collection patrimoines), Nice, 1983 (ISBN 2-86410-047-9) ; p. 94

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]