Néoclassicisme

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Le néoclassicisme est un mouvement artistique qui s'est développé dans la peinture, la sculpture, et l'architecture entre 1750 et 1830 environ. Contrairement au romantisme il sacrifie les couleurs pour la perfection de la ligne.

Né à Rome au moment où l'on redécouvre Pompéi et Herculanum, le mouvement se propage rapidement en France par l'intermédiaire des élèves peintres et sculpteurs de l'Académie de France à Rome, et en Angleterre grâce à la pratique du Grand Tour de la jeunesse noble britannique, et dans le reste du monde.

En Europe centrale, sous l'influence de Winckelmann, il préconise un retour à la vertu et à la simplicité de l'antique après le baroque et les excès des frivolités du rococo des années précédentes. Cette expression nouvelle d'un style ancien voulut rallier tous les arts à ce qu'on appela alors « le grand goût ». On ne jurait plus que par l'antiquité et l'on vécut à la mode de Pompéi ou d'Herculanum.

Il fut choisi par les nouvelles républiques issues des révolutions française et américaine, car ce style représentait symboliquement la démocratie de la Grèce antique et de la République romaine. La Rome impériale devint un modèle sous Napoléon Ier, mais avec l'émergence du mouvement romantique, ce style disparut peu à peu[1].

Sommaire

Présentation [modifier]

Le néo (« nouveau » en grec) - classicisme définit de manière fondamentale la recherche d'une excellence dans le travail de l'art, que l'on qualifie en termes de recherche d'esthétique de « canon ». Ces canons représentent « Les Classiques ».

En vérité, le néo-classique est la recherche d'un idéal. Un artiste, expérimenté dans la réalisation artistique des canons, ne se contente pas de reproduire simplement des modèles, mais il synthétise le travail de ses prédécesseurs tout en y apportant sa touche personnelle pour atteindre une excellence dans la réalisation de chacune de ses œuvres. Ce n'est pas un travail facile, cela demande une expertise dans la connaissance des techniques de peinture, d'architecture... Clairement, si un artiste crée des œuvres niaises et vides de sens, voire médiocres dans leurs réalisations ou faisant des fautes de goût, il ne peut se réclamer du mouvement des néo-classiques.

La nouveauté, l'improvisation, l'expression des idées par le biais des couleurs, l'expression de soi ou l'inspiration libre ne sont pas des vertus du néoclassicisme. « Faites du neuf » disait le poète moderniste Ezra Pound. Le néoclassicisme ne cherche pas à créer une œuvre d'art à partir de rien, mais plutôt la parfaite maîtrise d'un idiome.

Peinture [modifier]

Article détaillé : peinture néoclassique.

Principaux représentants [modifier]

Principales caractéristiques [modifier]

  • Diagonales parfaites
  • Orthogonalité générale du tableau
  • Thèmes inspirés par l'antiquité grecque et romaine
  • La forme prime sur la couleur
  • Compositions souvent dichotomiques
  • Retour à la simplicité par rejet du style ornementé du Rococo
  • Représentation du moment avant l'action

Des tableaux représentatifs [modifier]

Sculpture [modifier]

En Europe, la sculpture avait été profondément influencée par les formes classiques depuis la Renaissance, aussi l'impact révolutionnaire des principes néoclassiques y fut-il moins prononcé que sur les autres arts. En règle générale, les sculpteurs néoclassiques évitaient de représenter des personnages aux attitudes théâtrales et d'utiliser le marbre coloré qui étaient des caractéristiques de la sculpture baroque tardive et rococo. Ils préféraient des contours précis, une noble immobilité et affectionnaient tout particulièrement le travail du marbre blanc.

Les grands représentants [modifier]

Voir aussi Sculpture française du XIXe siècle

Architecture [modifier]

Teatr Wielki à Varsovie
Hôtel de Ville de Caen, XVIIIe siècle
Article détaillé : Architecture néoclassique.

Les grands représentants [modifier]

Littérature et musique [modifier]

On notera l'existence d'un second néo-classicisme apparu après la Première Guerre mondiale en réaction aux mouvements modernes tel que le fut par exemple le courant dada ou l'expressionnisme.

Ainsi, le néo-classicisme du XXe siècle en littérature est marqué par une sobriété morale et une grande sobriété des émotions, un retour à la religion (en particulier le christianisme), et une idée politique réactionnaire.

Bien que les jalons de ce mouvement aient été posés par T. E. Hume, ses représentants les plus célèbres sont T. S. Eliot (prix Nobel de littérature en 1948) et Wyndham Lewis.

En musique, le néo-classicisme des années 1920 (cf l'article détaillé cité en introduction) est l'une des tendances esthétiques à l'œuvre chez des compositeurs comme Igor Stravinski, Paul Hindemith, Sergueï Prokofiev, Maurice Ravel, Bohuslav Martinu ou encore Georges Enesco.

Il s'est traduit par l'attirance souvent passagère de ces maîtres pour des constructions rigoureuses quoique souvent dansantes, qui s'inspirent très librement de Couperin ou de Bach.

Ne pas confondre le néo-classicisme avec la période classique du XVIIe siècle (pendant la période baroque).

Dans la musique rock-metal on a parlé de néoclassicisme pour qualifier le style musical popularisé par le guitariste Yngwie Malmsteen dans les années 80 où celui-ci utilise les harmonies de la musique baroque de Bach et Vivaldi et les intègre aux sonorités électriques du hard-rock. Une véritable école est née par la suite que ce soit en rock instrumental ou chanté. On peut considérer que le métal dit symphonique est le découlement logique du hard néoclassique.

Bibliographie [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. http://www.brigitte-tschamper.com/art-rococo-neoclassique.html