Musée des beaux-arts de Nice

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Musée des beaux-arts
Façade du musée.
Façade du musée.
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Nice
Coordonnées 43° 41′ 40″ N 7° 14′ 56″ E / 43.694583, 7.248889 ()43° 41′ 40″ Nord 7° 14′ 56″ Est / 43.694583, 7.248889 ()  
Informations générales
Protection  Inscrit MH (1976)

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Musée des beaux-arts

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Musée des beaux-arts

Le musée des beaux-arts est un musée municipal de la ville de Nice (Alpes-Maritimes). Il est situé à l'ouest du centre ville, au numéro 33, de la sinueuse avenue des Beaumettes.

Il est souvent appelé Jules Chéret car le musée possède une importante collection de ce peintre et affichiste mort à Nice en 1932.

Le palais[modifier | modifier le code]

Le palais Razumovsky à Batourine

En 1878, le prince Lev Viktorovitch Kotchoubeï (1810-1890), en français Léon Koschoubey, conseiller privé du tsar Alexandre II en 1859, s'installe avec son épouse, Élisabeth Vassilievna Koschoubey (Ielizaveta Vasilievna Kotchoubeï (1821-1897)), à Nice. La princesse achète un terrain et entreprend le 30 mai de faire construire une villa d'inspiration Renaissance italienne d'une composition harmonieuse des modèles génois et michelangelesque qui est très en vogue à cette époque[1] et pourrait être inspirée par le palais Razumovsky de Batourine en Ukraine plutôt que le palais Koschoubey de Saint-Pétersbourg.

En 1881, la villa n'est toujours pas terminée. La princesse Kotschoubey est peut-être lassée de la lenteur de la construction car elle décide de vendre la villa en construction. Le 18 avril 1883, la villa est achetée par l'industriel américain James Thompson. L'architecte niçois Constantin Scala a terminé la construction[2]. Les Thompson n'ont pas ménagé leur fortune pour aménager la villa à leur goût et donnèrent leur nom à la villa. James Thomson meurt le 11 décembre 1897 dans cette villa. La villa est vendue en 1920.

La Ville de Nice achète la villa en 1925 pour y installer son musée des Beaux-Arts. La villa transformée prend alors le nom de palais des Arts, musée Jules Chéret qui est inauguré en 1928[3].

Les façades à l'architecture génoise maniériste et les toitures de l'édifice sont inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du .

Le musée[modifier | modifier le code]

Tête de vieillard, Jean Honoré Fragonard.
Christ en croix, Bronzino.

Il est constitué à partir d’un dépôt de l’État souhaité par Napoléon III après l'annexion de Nice à la France en 1860. Hélas, aucun local n’est prévu à cet effet. Le dépôt cohabite provisoirement avec les archives et la bibliothèque de la rue saint François de Paule. En 1892, il trouve refuge dans un immeuble en location du boulevard Dubouchage, puis en 1901 avenue Notre Dame, jusqu’à son affectation définitive dans le quartier des Beaumettes[4].

Le musée doit sa collection à une succession de donations de collectionneurs privés : Félix Ziem, Fanny Trachel, Marie Bashkirtseff-mère, le baron Vitta, Madame Dufy, de Maurice Fenaille, de la famille Mossa, plus récemment les legs d'Aline Avigdor et d'Ethel Messiah, et les amis de Michel de Tarnowsky.

Le musée est ouvert tous les jours de 10 heures à 18 heures sauf le lundi et certains jours fériés. Entrée libre.

Les collections[modifier | modifier le code]

La visite se déroule sur les deux étages de l'édifice. À l’intérieur, après avoir traversé le patio, ancien jardin d’hiver, agrémenté d’une haute verrière Belle Époque, le rez-de-chaussée propose de découvrir des œuvres, depuis les primitifs régionaux jusqu’au XVIIIe siècle, avec une grande salle dévolue à la dynastie des Van Loo. Dans cette première série de salles on trouve chronologiquement des œuvres de peintres tels que Louis Bréa, Bronzino, avec un magnifique Christ en croix récemment redécouvert, Jan Bruegel l'Ancien, Abraham Bloemaert, Hendrick van Balen, Francesco Cozza, Jean Honoré Fragonard, Natoire, Hubert Robert ou encore Carle Van Loo et sa famille. L’escalier monumental permet d’accéder au premier étage dédié principalement à une collection de sculptures et de peintures académiques du XIXe siècle. Les impressionnistes, les post-impressionnistes, les nabis et fauves y sont également représentés. La peinture à cet étage présente des œuvres d'Alexandre Cabanel, Benjamin Constant, Eugène Boudin, Claude Monet (Falaise de Fécamp, 1897), Alfred Sisley, Edouard Vuillard, Pierre Bonnard, Louis Valtat, Raoul Dufy, Charles Camoin, Kees van Dongen ou encore Marie Laurencin. La sculpture est présente avec des œuvres de Jean-Baptiste Carpeaux, François Rude et Auguste Rodin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Steve, Italianisme en architecture, la Riviera de 1840 à 1940, Edition Grandi, 2000, p.77 et 78 (ISBN 2951610815)
  2. Musée des Beaux-arts de Nice : Du palais au musée
  3. Didier Gayraud, Belles demeures en Riviéra 1835-1930, p. 139, Éditions Giletta, Nice, 2005 (ISBN 2-915606-20-X)
  4. Musée des Beaux Arts, Edition Direction des musées de Nice, 1986, p.9

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Didier Gayraud, Belles demeures en Riviéra 1835-1930, p. 139, Éditions Giletta, Nice, 2005 (ISBN 978-2-915606-20-1) ; p. 304

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]