Roquebillière

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Roquebillière
Roquebillière vu de Belvédère
Roquebillière vu de Belvédère
Blason de Roquebillière
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Canton de Roquebillière
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Gérard Manfredi
2008-2014
Code postal 06450
Code commune 06103
Démographie
Gentilé Roquebilliérois
Population
municipale
1 712 hab. (2011)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 01′ 11″ N 7° 18′ 43″ E / 44.0197, 7.3119 ()44° 01′ 11″ Nord 7° 18′ 43″ Est / 44.0197, 7.3119 ()  
Altitude Min. 500 m – Max. 2 045 m
Superficie 25,92 km2
Localisation

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Roquebillière est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Roquebilliérois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Roquebillière est une commune de la vallée de la Vésubie dans le département des Alpes-Maritimes. Située au cœur de la vallée, elle est encadrée au nord par la cime de Cayras (1 813 m) et à l'ouest, par les reliefs de la tête de Siruol (2 053 m) et de la pointe de Siruol (2 018 m).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Roquebillière provient de Roccabellera, ou roc aux abeilles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village connaît divers désastres comme les tremblements de terre en 566, en 614, des glissements de terrain en 1564 et 1926, des crues de la Vésubie qui, comme en 1094, en 1743 et 1789, emportent une partie des maisons. Le , un « horrible tremblement de terre » bouleverse les vallées de Roquebillière et de Lantosque.

La reine Jeanne avait d'abord désigné comme héritier Charles de Duras en 1372 puis Louis Ier d'Anjou, en 1380. Après le meurtre de la reine Jeanne, les deux branches de la maison d'Anjou s'affrontèrent en Provence. Le fils de Charles de Duras, Ladislas, nomma le 19 octobre 1387 Jean Grimaldi de Bueil lieutenant du roi et gouverneur, puis sénéchal le 14 avril 1388[1]. La commune a fait reconnaître ses privilèges le 9 avril 1388.

La faiblesse de Ladislas de Naples, les défections de l'ancienne noblesse de la Provence orientale au profit de Louis II d'Anjou va amener les communes situées à l'est du Var, sur les conseils de Jean Grimaldi à accepter le comte de Savoie, qui venait d'intervenir pour prendre le contrôle de la vallée de l'Ubaye, comme nouveau suzerain.

Barcelonnette avait reconnu le comte de Savoie comme suzerain le 12 septembre. Amédée VII de Savoie est à Saint-Étienne-de-Tinée le 15 septembre, à Saint-Martin-Vésubie, 23 septembre. Il fait une halte à l'Escarène puis se rend à l'abbaye Saint-Pons, aux portes de Nice, le 27 septembre. Le , à la suite de la guerre de succession de la reine Jeanne, Nice fit sa dédition. Roquebillière, comme les autres communes de la rive gauche du Var, va se placer sous la souveraineté de la maison de Savoie, c'est la dédition de Nice à la Savoie et constituer les nouvelles terres de Provence avant de devenir le comté de Nice. Pendant son séjour à Nice, le comte de Savoie a reçu l'hommage de la viguerie de Sospel, d'Utelle, de Tournefort, de la vallée de Massoins et a acheté le château de Gattières. Le 29 octobre il reçoit le château d'Èze. Sur son chemin de retour, le comte reçoit l'hommage de Puget-Théniers, le 3 novembre.

Les troupes françaises occupent le village de 1691 à 1696, puis de 1706 à 1708. La peste y arrive en 1764. La commune, pro-française, devient chef-lieu de canton durant la période révolutionnaire lorsque la France s'empare du comté de Nice en 1796. Elle devient définitivement française en 1860 par un vote pour le rattachement de 503 oui et 24 abstentions.

Le village a été victime d'éboulements et d'inondations six fois depuis le VIe siècle. Il a été reconstruit à chaque fois sur le même lieu. Sauf la dernière fois, lors du glissement de terrain du  : la majeure partie des habitants ont quitté les hautes maisons sévères de leur vieux village pour la rive droite où se trouvait déjà une église du XVe siècle. Le vieux village reste toujours habité.

Malgré l'exode rural, la population de Roquebillière est restée relativement stable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1938   Félix-Mathieu Gastaldi    
  1976 Gérard Bernasconi    
1976 1977 Anne-Marie Isaia    
1977 1989 René Reghezza    
1989 1995 Pierre Guigonis    
1995 2001 René Reghezza    
mars 2001 février 2006 Gérard Camous SE  
février 2006 réélu en 2008[2] Gérard Manfredi UMP Conseiller général du canton de Roquebillière

Une élection municipale partielle eut lieu en 1976 amenant à l'élection de Anne-Marie Isaia remplaçant Gérard Bernasconi.

Une autre élection municipale partielle eut lieu en février 2006 à la suite de la démission de Gérard Camous pour raisons de santé, amenant à l'élection de Gérard Manfredi.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 712 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1858 1861 1866 1872
1 255 1 143 1 387 1 553 1 862 1 874 1 742 1 754 1 720
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
1 744 1 717 1 752 1 669 1 654 1 699 1 732 1 786 1 557
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 506 1 391 1 431 1 049 1 140 1 377 1 426 1 336 1 504
1990 1999 2006 2007 2011 - - - -
1 539 1 467 1 614 1 634 1 712 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune comporte sur son territoire la station thermale de Berthemont-les-Bains, ouverte d'avril à octobre.

La commune produit son électricité depuis de nombreuses années, grâce à une centrale hydro-électrique gérée par la régie d'électricité de Roquebillière.

La commune compte parmi ses établissements scolaires le collège valléen de la Vésubie (collège Jean-Saline), une maison de retraite (centre Jean Chanton), des entreprises du BTP...

Parmi ses autres activités, on trouve aussi la pisciculture départementale, la ferme pédagogique (accueil petite, moyenne enfance, et ados), la crèche valléenne, la maison du département et la perception valléenne. On trouvait également le siège de la communauté de communes Vésubie-Mercantour avant que celle-ci ne disparaisse pour intégrer la métropole Nice Côte d'Azur.

Commerces et activités : banque, assurances, experts comptables, agences immobilières, restaurants, hôtels et meublés, bars, électroménager et électricité, supermarchés, boucheries, épicerie, matériel et service informatique, matériel et service agricole, coopérative, ferronnerie, habillement, camping, médecins (généralistes, dentistes, ophtalmologue), menuiserie, plomberie, service à la personne, élevages bovin-ovin et production de fromage de montagne, cultivateurs bio.

Sports[modifier | modifier le code]

Avec un terrain de tennis, deux stades de foot (synthétique et gazon) et enfin la construction récente du gymnase, Roquebillière reste très présente côté sportifs. Son club de football, l'AS Roquebillière, compte des seniors évoluant en foot entreprise Honneur. Le 23 novembre 2009, un article paraît sur le magazine footballistique niçois Actufoot06, il s'agit d'une interview de l'ancien entraîneur des U-15 Pascal Guigonis, concernant sa victoire lors d'un tournoi en Corse et sa participation à un tournoi international en Espagne.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Monuments et sites touristiques[modifier | modifier le code]

Patrimoine public[modifier | modifier le code]

  • maisons alpines à greniers-loggias en hauteur
  • moulin à farine
  • granges traditionnelles de montagne
  • ancien blockhaus au sud

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • la Vésubie
  • la Cime de Cayras
  • le ravin du Drac
  • la Tête de Siruol
  • la Pointe de Siruol
  • Petite grotte de Ranke
  • Forêt de la Malune
  • Forêt de Sauma-Longa
  • Site de Berthemont
  • Sources thermales
  • Grotte Saint-Julien

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Anie Mouroux (1887-1978), sculpteur mort à Roquebillière

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Roquebillière Blason Écartelé au 1) et au 4) d’azur au lion couronné d’or, au 2) et 3) d’or aux trois abeilles d’azur mal ordonnées.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Robert Garino, La vallée de la Vésubie. Guide du visiteur, pp. 50–56, Serre éditeur, Nice, 1998 (ISBN 2-86410-287-0).
  • Pierre-Robert Garino, La vallée de la Vésubie. Guide du visiteur, p. 50-56, Serre éditeur (collection L'ancre solaire), Nice, 1998 (ISBN 2-86410-287-0) ; p. 80

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Hildesheimer, La dédition de Nice à la Maison de Savoie, p. 87-93, Nice-Historique, année 1988, no 135 Texte
  2. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. Vésubian : Église Saint-Michel de Gast