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Clans.
Clans est une commune française, située dans le département des Alpes-Maritimes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Clansois.
Clans (prononcer le "s" final) est un village de moyenne altitude (7-800m), situé au dessus de la vallée de la Tinée, à 60km de Nice. La commune est vaste, et comporte une grande partie de forêt; elle s'étend du lit de la Tinée, les hameaux de Pont-de-Clans et du Bancairon faisant partie de la commune, aux sommets du Tournairet.
L'économie de Clans a profondément changé au fil de l'histoire. Les principales sources de "richesse" étaient l'agriculture: légumes, oliviers (dont 800m constitue la limite d'altitude supérieure), élevage et produits en découlant (fromage, salaisons, viande), l'exploitation des bois de la forêt, et les ressources hydrauliques, avec captage de sources pour alimenter l'usine hydro-électrique du Bancairon, en complément du cours de la Tinée. Le village accueillait, et accueille toujours, nombre de familles Niçoises l'été, le climat estival de Clans étant agréable, et l'altitude ne constituant pas un problème pour les personnes souffrant d'insuffisance cardique; nombre de "villas" attestent de cette présence estivale. De nos jours, l'économie strictement locale est plus réduite, et passablement de personnes habitent à Clans et travaillent dans la vallée, jusqu'à Nice.
Le peuplement de la région est très ancien; en attestent le "pont Romain" en dessous de Clans, situé sur une ancienne voie romaine, ainsi que les vestiges de l'âge du bronze trouvés dans la commune. Sans doute la situation de Clans, sur un promontoire offrant à la fois terres cultivables, eau et facilité de défense, sont-ils des facteurs expliquant ce choix.
Jusqu'au 14° siècle, le village était situé plus bas, au lieu dit le "Poet", près de la chapelle saint-Sébastien. Des vestiges de cet ancien village subsistent, et son abandon semble être dû à l'épidémie de peste de 1348, au profit du site actuel, qui devait être un hameau d'alpage à l'époque. Clans, dépendant du Royaume de Savoie-Piémont, a voté son rattachement à la France en 1860.
Dans une époque plus récente, de nombreuses familles et enfants juifs ont trouvé refuge à Clans pendant le 2-ième guerre mondiale. Les villageois tentent de les protéger contre les rafles en mettant en place un service d’alerte:
- Plusieurs personnes s’étaient organisées pour prévenir les "juifs" afin qu’ils aient le temps de se cacher avant l’arrivée des Allemands. Paul Isoart, affilié à la Résistance surveille la route qui passe devant l’usine EDF de Bancairon. En cas de danger, il prévient le cafetier du Pont de Clans qui avertit à son tour Edwige Isoart, receveuse des PTT. Le message transmis par téléphone, très simple « le lait monte », signifie qu’il y a une visite de la Gestapo. Ce stratagème permettait aux juifs de se mettre à l’abri avec la complicité active des habitants. Malheureusement, il y eut quelques fausses alertes, ce qui les rendit moins vigilants. Le lundi 25 octobre 1943, les allemands arrivent brusquement à Clans, sans que personne n’ait pu être averti. Lors de cette rafle organisée par Aloïs Brünner, 27 réfugiés juifs sont arrêtés, mais une trentaine d’autres ont pu être sauvés. La police allemande, rendue furieuse par son échec partiel, traîne Edwige Isoart sur la place du village, sous la menace d’un revolver, mais elle parvient à se disculper et n’est pas arrêtée.
- Paul Isoart, maire de Clans pendant de nombreuses années et son épouse Edwige, ont obtenu la médaille des Justes. En 1993, une plaque commémorant le cinquantième anniversaire de la rafle a été apposée sur le mur de la mairie.
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Blason |
D’argent à l’ours d’azur chapé du même.
L’ours que l’on retrouve sur le blason bleu et blanc de la commune (donné, par la famille Orsier, maîtresse du fief) est l’emblème officiel de Clans et sa devise inscrite en latin sous le blason signifie "Toujours courageux dans l’adversité". Toutefois l’emblème revendiqué est celui du loup. D’ailleurs, beaucoup de familles clansoises avaient des patronymes dérivés du latin "lupus" (Loup), "lubonis", "lobo", "lubo".
Ce blason figure aujourd'hui sur le fronton de la salle des fêtes. |
| Détails |
Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Administration [modifier]
Liste des maires successifs
| Période |
Identité |
Étiquette |
Qualité |
| 1966 |
mars 2001 |
Raymond Santucci |
DVD |
Conseiller général du Canton de Saint-Sauveur-sur-Tinée |
| mars 2001 |
16 décembre 2005 |
James Dauphiné |
SE |
|
| 16 décembre 2005 |
mars 2008 |
Jean-Pierre Stève |
SE |
|
| mars 2008 |
|
Roger Maria[1] |
DVD |
|
Une élection municipale partielle eut lieu le 16 décembre 2005 à la suite de la démission de James Dauphiné pour raisons de santé, amenant à l'élection de Jean-Pierre Stève.
En 2010, la commune comptait 562 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Évolution de la population [modifier]
| 1793 |
1800 |
1806 |
1822 |
1838 |
1848 |
1858 |
1861 |
1866 |
| 681 |
634 |
648 |
666 |
766 |
760 |
858 |
814 |
855 |
Évolution de la population [modifier], suite (1)
| 1872 |
1876 |
1881 |
1886 |
1891 |
1896 |
1901 |
1906 |
1911 |
| 814 |
749 |
771 |
702 |
736 |
706 |
692 |
605 |
528 |
Évolution de la population [modifier], suite (2)
| 1921 |
1926 |
1931 |
1936 |
1946 |
1954 |
1962 |
1968 |
1975 |
| 505 |
793 |
641 |
623 |
471 |
530 |
446 |
472 |
400 |
Évolution de la population [modifier], suite (3)
| 1982 |
1990 |
1999 |
2006 |
2008 |
2010 |
- |
- |
- |
| 367 |
496 |
532 |
551 |
557 |
562 |
- |
- |
- |
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments [modifier]
- La collégiale Sainte-Marie actuelle, a été reconstruite à partir de 1680, jusqu'à la Révolution. Elle a été reconstruite sur des églises plus anciennes, les églises Saint-Pierre et Sainte-Marie qui étaient placées l'une contre l'autre. L'église Saint-Pierre a été construite avant l'avant Mil. Il reste de cette église le chœur et des fragments de fresque. L'église Sainte Marie est citée en 1066 dont il reste l'abside et une partie du clocher. La grande porte de la collégiale porte la date de 1684. La collégiale est consacrée le 26 décembre 1784.
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Collégiale Sainte-Marie (chevet roman et clocher de style lombard)
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- La chapelle Saint-Antoine-Ermite[4], près de la mairie, classée Monument historique. Elle a été construite pour protéger le village de la peste de 1467. Des fresques représentant l'ermite ont été peintes en 30 tableaux, dont 12 disparus, à la fin du XVe siècle.
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Chapelle Saint-Antoine-Ermite
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Chapelle Saint-Antoine-Ermite
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Chapelle des Pénitents Noirs
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- La Chapelle Saint-Jean, située sur le chemin du village de Marie: reconstruite en 1728, avec un très beau cadran solaire sur la façade. Cette chapelle a été mise à la disposition de l'artiste Patrick MOYA qui a entrepris de retracer sur les murs intérieurs la vie de St Jean Baptiste ( http://www.moyapatrick.com/Clans.htm )
- La Chapelle Sainte-Anne (du Raous)': édifiée à partir de 1655, elle est consacrée à Saint-Antoine de Padoue. On y accède après une randonnée d’une heure et demi par la piste du Raous, en allant vers la forêt. Elle est l'objet d'un pélerinage fervent le dernier Dimanche de Juillet.
- La Chapelle Saint-Sébastien' date du 5ème siècle et fut reconstruite en 1575. Elle est située sur la route qui mène de Pont de Clans à Clans.
- La Chapelle Saint-Roch', située à l'entrée du vieux cimetière ; l’ancienne chapelle fut démolie en 1875, et la nouvelle reconstruite au même emplacement et dédiée à Saint-Roch comme la précédente.
- La maison claustrale, près de la collégiale. Une grande porte est sculptée d'un blason, encadré du nom de l'archiprêtre Louis Serre qui l'a fait construire en 1515.
- La maison dite de la reine Jeanne. Belle maison de style Renaissance avec fenêtres à meneaux. Son nom rappelle celui de la reine Jeanne qui a installé à Clans un juge et un bailli ainsi que le droit d'approvisionnement en sel.
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Collégiale Sainte-Marie et maison claustrale
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Porte de la maison claustrale
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Maison dite de la reine Jeanne
Personnalités liées à la commune [modifier]
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- Luc F. Thevenon, L'art du Moyen Âge dans les Alpes méridionales, pp. 47–48, Éditions Serre, Nice, 1983 (ISBN 2-86410-047-9)
- Mgr Denis Ghiraldi - L'orgue Grinda de la Collégiale de Clans - Editions Serre 1987
- Mgr Denis Ghiraldi - La chapelle Sainte Anne du Mounar - 1996
- Mgr Denis Ghiraldi - Les chapelles champêtres de Clans - 1996
- Mgr Denis Ghiraldi - Histoire de Clans (Tomes 1 et 2) - Chroniques historiques clansoises - 2002
- Jean Filipot - Clans au fil des saisons - Editions Serre - Nice 1986
- James Dauphiné - Le Parler de Clans - Editions Universitaires - 1998
- Vincent BASSEE - Clans, évolution des paysages humains, mémoire de maîtrise - Nice 1990
- Hélène CIAMPOSSIN - Clans dans l'évolution des paysages naturels, mémoire de maîtrise - Nice 1990
- Delphine PRED'HOMME - Clans entre les deux guerres, mémoire de maîtrise - Nice 1999
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
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Notes et références [modifier]
- ↑ Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- ↑ Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.