Sophia Antipolis

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Sophia Antipolis
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Canton Bar-sur-Loup, Antibes-Biot, Antibes-Centre, Vallauris-Antibes-Ouest, Mougins
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis sauf Mougins
Commune Antibes, Biot, Mougins, Vallauris et Valbonne
Statut Technopole
Code postal 06560 (Valbonne), 06410 (Biot), 06600 (Antibes), 06220 (Vallauris), 06250 (Mougins)
Démographie
Population 9 102 hab.
Densité 379 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 36′ 56″ N 7° 03′ 18″ E / 43.6155, 7.055 ()43° 36′ 56″ Nord 7° 03′ 18″ Est / 43.6155, 7.055 ()  
Altitude Min. 100 m – Max. 200 m
Superficie 24,00 km2
Localisation

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Liens
Site web www.sophia-antipolis.org

Fondée en 1969, Sophia Antipolis, située dans le département des Alpes-Maritimes, est la plus importante technopole de France[1]. Pôle de compétitivité à vocation mondiale, Sophia regroupe actuellement 1 400 entreprises générant environ 30 000 emplois directs en recherche scientifique de pointe dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (TIC), du multimédia, des sciences de la vie (médecine et biochimie), de l'énergie, de la gestion de l'eau, des risques et du développement durable. On y trouve également 5 000 étudiants et chercheurs.

Outre ses zones d'activités, Sophia Antipolis comporte des zones résidentielles, commerciales, des équipements publics et leurs services (médiathèque, gare routière, centre aquatique, maternelles, collège, lycées, université, centre œcuménique).

Comptant 9 102 habitants, elle s'étend sur 2 400 hectares, sur les communes d'Antibes, Biot, Vallauris, Valbonne et Mougins.

Deux parcs départementaux la ceinturent : le parc de la Valmasque, d'une superficie de 561 hectares (sur les communes de Valbonne et Mougins), et le parc de la Brague d'une superficie de 480 hectares (sur les communes de Biot et de Valbonne).

Sommaire

Origine[modifier | modifier le code]

Pierre Laffitte, le fondateur de Sophia Antipolis.

Sophia Antipolis a été fondée par Pierre Laffitte.

En 1960, Pierre Laffitte voulait créer un « Quartier Latin aux champs », une « Florence du XXIe siècle »[2] dont la réussite serait fondée sur l'échange professionnel et sur la recherche scientifique, promus par l'échange culturel dans un environnement naturel — la mode était alors au dépeuplement des centres-villes ; idée qu'il résumait en une formule : la « fertilisation croisée ».

Ce fut en 1969 que l'idée se concrétisa, au milieu de la garrigue du plateau de Valbonne.

La première pierre a été posée en présence de Pablo Picasso[3].

Le nom a été imaginé par son fondateur, Pierre Laffitte, alors directeur de l'école des Mines de Paris. Il n'est toutefois déposé qu'en 1985[4]. Son épouse, prénommée Sophie, a inspiré la première partie du nom de la zone et a donné son nom à une place de la zone d'activité, la place Sophie Laffitte. La seconde partie, antipolis, est le nom d'Antibes en grec ancien.

En 1969, Sophia Antipolis était une simple zone d'activité ; elle était déjà, à la fin des années 1970, un technopôle. Avec la construction de Garbejaïre et la diversification des activités accueillies, Sophia Antipolis est devenue une technopole[5].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le centre de Sophia Antipolis (approximativement positionné place Sophie Lafitte) est distant du centre d'Antibes (approximativement place du Général de Gaulle), qui est au sud-est de la technopole, d'environ 9 km. Le centre de Cannes (approximativement le Palais des festivals sur la Croisette) qui est au sud-ouest de la technopole, est distant d'environ 12 km, tandis que celui de Nice (approximativement place Masséna), au nord-est de la technopole, est environ à 25 km[6].

Environnement[modifier | modifier le code]

Sur les 2 400 hectares de la technopole, 1 200 hectares de forêts, clairières et garrigues sont protégés, conformément au modèle de développement imaginé par Pierre Laffitte[7]. Se plaçant dans cette perspective préservatrice, la Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis, a signé une profession de foi en finalisant en 2007 l'élaboration d'une Charte de l'environnement initiée dès sa création en 2002[8].

Relief[modifier | modifier le code]

Rivière La Bouillide, Sophia Antipolis, Valbonne, France.

La technopole est située dans un espace essentiellement forestier de type méditerranéen, comportant parfois quelques plantes typiques des paysages azuréens, bordé au sud/sud-ouest par le parc naturel départemental de la Valmasque[9] et à l'est par le parc naturel départemental de la Brague[10], sur un plateau Jurassique dont l'altitude oscille entre 120 mètres et 170 mètres.

Le sol est composé dans sa partie jurassique karstique moyen de calcaires et de calcaires argileux sur le plateau, tandis que la composition des sols du vallon de la Brague est de type jurassique supérieur, de calcaires et marnes[11], recouvert d'une couche sédimentaire.

La Brague, la rivière qui traverse Sophia Antipolis.

Ce territoire vallonné, en contrebas du Parc naturel régional des Préalpes d'Azur[12], est parcouru par trois cours d'eau de faible débit : au sud de la technopole, la rivière Valmasque (qui coule d'ouest en est), affluent d'un petit fleuve côtier, la Brague, qui traverse tout le territoire de la technopole, et coule du nord-ouest au sud-est de ce territoire. Il y a enfin une petite rivière, la Bouillide, qui coule au centre du territoire, du sud-ouest vers le nord-est, et qui est aussi affluent de la Brague. L'embouchure de la Brague est à Antibes[13].

Faune[modifier | modifier le code]

Située dans un secteur essentiellement forestier, Sophia Antipolis possède une faune variée.

On relève, en ce qui concerne l'avifaune, parmi les oiseaux nicheurs sédentaires, la présence de la Chouette Hulotte, de la Fauvette à tête noire, de la Mésange bleue, de la Mésange huppée, de la Mésange à longue queue, du Rougegorge familier, du Pinson, du Pic vert, du Coucou, de la Pie, du Geai, de la Grive et celle assez peu commune du Bruant Zizi. Parmi les oiseaux estivants, on relève le Petit-duc scops, le Pouillot de Bonelli, ou encore le Rossignol philomèle. Il y a aussi quelques oiseaux aquatiques le long de la Brague : le Canard, la Bécasse, et plus bas dans la plaine, le Héron, la Poule d'eau.

La population des reptiles en zone ouverte de clairière est modeste ; on y rencontre le Lézard vert, le Lézard des murailles, la Coronelle girondine, la Tarente de Maurétanie, la Couleuvre de Montpellier, l'Orvet fragile, le seps tridactyle. En ce qui concerne les mammifères, ils sont variés en sous-bois : Sanglier, Écureuil roux, Mulot sylvestre, Renard roux. On relève bien entendu la présence de Chiroptères : Pipistrelle de Kuhl, Pipistrelle commune, Vespère de Savi, Molosse de Cestoni.

Pour les amphibiens, présents le long des rivières, on trouve la Rainette méridionale et le Crapaud commun.

Flore[modifier | modifier le code]

La flore de Sophia Antipolis est typique de celle d'un sol siliceux ou décalcifié (absence de calcium due à la présence de roches calcaires subissant un phénomène de karstification[14]).

On relève dans les taillis forestiers des pentes et plateaux un peuplement majoritaire de Chêne vert (quercus ilex) et de Pin d'Alep (pinus halepensis) ; on relève aussi la présence du Chêne pubescent (quercus pubescens), du Frêne à feuilles étroites (fraxinus angustifolia), du Frêne oxyphylle de Méditerranée (fraxinus oxyphylla) et du Sorbier domestique (sorbus domestica). Comme toutes les chênaies vertes provençales à sol calcaire, le cortège floristique est classique : Lierre (hedera helix), Salsepareille (smilax aspera), Garance voyageuse (rubia peregrina), Arum d'Italie (arum italicum), Gouet à capuchon (arisarum vulgare), l'Asperge à feuilles aigues (asparagus acutifolius), le Géranium de Robert (géranium robertianum), le Pistachier lentisque (pistacia lentiscus), la Grande Coronille (hippocrepis emerus), l'Églantier (rosa canina).

On note dans les espaces ouverts et très éclaircis certaines espèces héliophiles, rares. Il s'agit essentiellement des Orchidées (protégées), vues dans le Parc Départemental de la Valmasque et le Parc Départemental de la Brague, comme :

  • Ophrys bombyliflora Link
  • Ophrys Bertolonii Moretti
  • Ophrys sphégodes Miller
  • Orchis fragans Pollini
  • Serapias olbia Verguin

Dans les boisements hygrophiles suivant les cours d'eau (vallons de la Valmasque et de la Brague), on relève la présence du Chêne pubescent, du Frêne à fleurs (fraxinus ornus), du Peuplier noir (populus nigra), du Laurier noble (laurus nobilis), du Tilleul à feuilles plates (tilia plataphyllos), de l'Orme champêtre (ulmus minor), du Noisetier (corylus avellana), du Saule pourpre (salix purpurea), du Troène (ligustrum vulgare) et de l'Églantier (rosa canina).

On relève des colonies de Laîche pendulée (carex pendula), du Chanvre eupatoire (eupatorium cannabinum).

La présence d'argile dans ces vallons créé les conditions d'apparition d'espèces hydrophyles extrêmement rares, comme Thalictrum morisonii mediterraneeum et Phalaris aquatica.

En zone rocailleuse ou débroussaillée, on relève une garrigue sclérophylle composée sur les sols très décalcifiés de Bruyères (arborescente, à balai) et de Myrte ; sur sols moins acides, d'Oliviers (olea europaea), de Cistes (blanc ou de Montpellier), mais aussi d'Immortelle des Maures, de Jasmin ligneux, de Chevrefeuille des Baléares, de Grands Genêts ou d'Aubépines. On a aussi relevé la présence de Consoude bulbeuse (symphytum bulbosum) protégée au niveau national.

Qualité de l'air[modifier | modifier le code]

Les émissions de NOx, monoxyde de carbone et autres particules proviennent essentiellement des transports routiers ; l'intense circulation dans et autour de Sophia devra être réduite pour que cette pollution retrouve des niveaux en phase avec l'objectif de développement durable de Sophia Antipolis. Les émissions de CO2 et SO2 proviennent des activités industrielles de Sophia Antipolis (qui sont des activités propres au sens commun). Elles restent très limitées : sur Valbonne, qui concentre l'essentiel de la superficie de Sophia Antipolis, les émissions en CO2 de l'industrie représentent 56 % des émissions totales de CO2 sur la commune ; les émissions de SO2 de l'industrie représentent 36 % des émissions totales de SO2 sur la commune[15].

Qualité de l'eau[modifier | modifier le code]

Les eaux de la Valmasque, vestige d'aqueduc romain amenant les eaux de la Bouillide, zone des Trois Moulins, Sophia Antipolis.

La station d'épuration des Bouillides, sur la commune de Biot, qui avait initialement une capacité de traitement pour 26 000 habitants, a fait l'objet de travaux : sa capacité a été portée à 52 000 habitants afin d'avoir des rendements épuratoires satisfaisants. La station traite les micropolluants[16], pour lutter contre la prolifération des algues vertes qui déstructurent le milieu aquatique de la Brague, et à traiter certains pesticides. Cette station est gérée par le Syndicat Intercommunal pour l'Extension et la Gestion de la Station d'épuration, qui compte pour membres les villes de Biot, Valbonne et Opio.

Le Syndicat Intercommunal pour l'Amélioration de la Qualité des Eaux de la Brague et de ses Affluents (SIAQUEBA), créé en 1989, compte les communes sophipolitaines d'Antibes, Biot, Valbonne, Vallauris et Mougins, ainsi que les autres communes de Châteauneuf-Grasse (source de la Brague), Grasse, Le Rouret, Mouans Sartoux et Opio. La Bouillide, d'une longueur de (7 km) et la Valmasque, (8 km), sont les deux principaux affluents. Des connexions souterraines (infiltrations karstiques) entre la Brague et le Loup, un fleuve côtier voisin, ont été établies ; de telles connexions sont aussi suspectées avec le Var. Elles induisent malheureusement des pertes en eaux qui peuvent représenter jusqu'à 65 % de l'impluvium en aval, déjà peu étendu (70 km2)[17]. La qualité des eaux de la Brague est jugée moyenne s'agissant des paramètres nitrates et phosphates, et mauvaise pour son état sanitaire (en 2009) après 5 années de sécheresse. La contamination bactériologique des eaux devrait diminuer, du fait des travaux en cours sur la station d'épuration des Bouillides et de la réhabilitation à venir de celle de Châteauneuf-Grasse et Opio. Reste encore à concrétiser des travaux sur la troisième station (Plascassier, commune de Grasse)[18].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat sur Sophia Antipolis est de type méditerranéen.

  • Saisons, climats :
    • Printemps : Le printemps est humide. Les précipitations oscillent autour de 50 mm en avril, mai et diminuent en juin.
    • Été : Quelques pluies sont possibles en juin (30 mm), puis le temps est sec jusqu'à la fin de l'été.
    • Automne : Particulièrement pluvieux avec de fortes pluies, parfois violentes.
    • Hiver : Très humide, avec des pluies oscillant autour de 90 mm de janvier à mars. Des épisodes neigeux peuvent se produire en janvier et février.
  • Saisons, Températures :
    • Printemps : les températures sont douces.
    • Été : Température très élevée vers fin juin ou il fait quotidiennement 28 °C à l'ombre et 35 °C ou + au soleil jusqu'à mi-août.
    • Automne : Température douce pendant toute cette saison.
    • Hiver : Température douces en décembre, mais fraîches en janvier et février.
Températures, ensoleillement et précipitations
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année
Températures maximales moyennes (°C) 13 13 15 17 20 24 27 28 25 21 16 14 19,4
Températures minimales moyennes (°C) 6 6 8 10 14 17 20 20 17 14 9 6 12,3
Températures moyennes (°C) 9,5 9,5 11,5 13,5 17 20,5 23,5 24 21 17,5 12,5 10 15,9
Ensoleillement (h) 147,8 148,9 203,2 252,1 234,9 280,6 310,3 355,5 319,5 247,0 201,5 145,5 2748,1
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 51,3 32,1 23,2 53,7 26,8 27,1 9,7 12,2 63,8 96,9 77,7 53,7 529,02
Source :Climatologie mensuelle à Valbonne [19] .

Institutions[modifier | modifier le code]

Originalité institutionnelle[modifier | modifier le code]

La technopole ne constitue pas une commune à part entière ; elle s'étend non pas sur une mais sur cinq communes. En l'absence de reconnaissance légale, le développement de Sophia Antipolis, mené par une multiplicité d'entités institutionnelles publiques et privées, est assuré par des partenariats public/privé depuis 1969.

Historique institutionnel[modifier | modifier le code]

C'est initialement sous la forme d'un groupement d'intérêt économique privé sans but lucratif, le GIE Sophia Antipolis Valorisation — SAVALOR - créé entre diverses associations, dont l'Association Sophia Antipolis présidée par Pierre Laffitte, qu'est née Sophia Antipolis. Au départ, 120 hectares de terrains sont aménagés et viabilisés.

Pour éviter toute spéculation sur le développement de Sophia Antipolis, l'État créé une zone d'aménagement différé de 2 400 hectares.

À ce GIE s'est substitué en 1972 un syndicat mixte, le syndicat mixte pour l'aménagement du plateau de Valbonne (SYMIVAL) réunissant les collectivités locales concernées (communes, département), pour développer et assurer la gestion de la maîtrise d'ouvrage de Sophia Antipolis au-delà des premiers 120 hectares aménagés par le GIE SAVALOR ; le SYMIVAL achète les terrains (il bénéficie d'un droit de préemption), les aménage (viabilisation) et les cède aux entreprises qui s'installent. Le SYMIVAL a accueilli en 1986 les communes de Villeneuve-Loubet et Roquefort-les-Pins, puis en 1990 les communes d'Opio et de la Colle-sur-Loup. En 1997 le SYMIVAL change de nom pour s'appeler le SYMISA (Syndicat Mixte de Sophia Antipolis).

Il est soutenu par une fondation, la Fondation Sophia Antipolis[20] pour promouvoir le projet auprès des investisseurs et entreprises, et pour assurer l'émulation scientifique, culturelle et humaniste de la technopole.

À partir de 1988, une société d'économie mixte, la Société anonyme d'économie mixte de Sophia Antipolis, est créée pour réaliser l'équipement et la promotion du parc, avec la chambre de commerce et d'industrie de Nice et le Conseil général des Alpes-Maritimes.

Une présentation rétrospective de Sophia Antipolis a été réalisée à l'occasion de ses 40 ans en 2009[21].

Acteurs institutionnels actuels[modifier | modifier le code]

Le modèle de développement a évolué de facto avec la création de la communauté d'agglomération de Sophia Antipolis et la nécessité de gérer les déchets.

En effet, il faut dorénavant distinguer cinq acteurs principaux :

  • la communauté d'agglomération de Sophia Antipolis (CASA) ;
  • le Syndicat Mixte de Sophia Antipolis (SYMISA) ;
  • la Fondation Sophia Antipolis ;
  • le Syndicat Mixte pour la Valorisation des Déchets Ménagers (UNIVALOM) ;
  • la Société anonyme d'économie mixte Sophia Antipolis Côte d'Azur (SAEM SACA).
La Communauté d'agglomération Sophia Antipolis (CASA)[modifier | modifier le code]

Regroupant 24 communes depuis le 1er janvier 2012[22], la CASA est compétente en matière d'urbanisation, de développement économique, culturel et sportif, de transport et d'environnement. Disposant de moyens financiers puissants, la CASA a naturellement un poids institutionnel lourd pour le développement de la technopole. Il faut souligner que la ville de Mougins n'est pas membre de la Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis. La CASA est membre du syndicat mixte UNIVALOM (constitué avec Mougins, Mandelieu, Le Cannet et Théoule-sur-Mer). En matière de développement économique, aux côtés de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Nice Côte d'Azur et de 14 autres partenaires de 9 pays différents, la CASA est partie prenante depuis 2009 au projet européen ERMIS, sélectionné dans le cadre du Programme de Coopération Interrégionale INTERREG IVC, et bénéficiant d'un financement par le Fonds Régional de Développement de l'Union Européenne. Il s'agit d'identifier, échanger et favoriser les transferts de bonnes pratiques européennes pour améliorer les politiques publiques de support à l'innovation, dans une optique de développement durable[23].

Le Syndicat mixte de Sophia Antipolis (SYMISA)[modifier | modifier le code]

Cette structure a en charge l'administration, la gestion financière et le développement du projet sophipolitain ; ainsi, le SYMISA détermine la politique de développement de Sophia Antipolis. Le SYMISA compte parmi ses membres la CASA, la Ville de Mougins, le Conseil Général, la Chambre de Commerce et d'Industrie et la région PACA. Le siège du SYMISA, situé à Nice jusqu'en 2011, vient d'être installé au cœur de Sophia Antipolis. Sa présidence, jusqu'à présent assurée par le Conseil Général des Alpes Maritimes, est dorénavant placée sous la férule du président de la CASA.

La Fondation Sophia Antipolis[modifier | modifier le code]

Créée en 1984 par Pierre Laffitte, déclarée d'utilité publique, la Fondation Sophia Antipolis a pour mission l'animation scientifique et culturelle du parc. Son objectif est de faciliter échanges et réflexions prospectives, au niveau français, européen et international, dans les domaines de la science, de l'industrie et de la culture[20].

En 2004, la Fondation a le statut de « fondation de recherche abritante », c'est-à-dire qu'elle peut faciliter, pour des équipes de recherche, l'organisation en fondations de recherche abritées et l'apport de financement.

La Fondation s'attache à lancer et confronter des idées en ouvrant de nouveaux champs de réflexion via l'organisation de colloques, de séminaires, de petits-déjeuners à thème.

La Fondation Sophia Antipolis s'est positionnée solidement en Europe sur tout ce qui touche la politique des pôles de compétitivité, l'internationalisation des pôles de compétitivité[24].

La fondation a eu pour dirigeante Roselyne Koskas, ancienne journaliste à France 2 et au Matin de Paris, de 2004 au 31 décembre 2009[25]. Le Sénateur Pierre Lafitte, démissionnaire de ses fonctions de Président de la Fondation, est devenu coprésident de la Fondation le 11 janvier 2013 aux côtés de Monsieur Dominique Fache, par ailleurs Président d'Enel Russie.

Le Syndicat mixte pour la valorisation des déchets ménagers (UNIVALOM)[modifier | modifier le code]

La problématique de la gestion des déchets a justifié la création d'un syndicat, appelé UNIVALOM[26], présidé par Josette Balden. La principale réalisation de ce syndicat, grâce au travail entrepris par la CASA en matière de recyclage des déchets, est de s'être doté d'une usine d'incinération de toute dernière génération, non polluante, à proximité immédiate de Sophia Antipolis, qui est en autosuffisance électrique et revend à EDF les surplus d'électricité pour plus de 3 000 000 euros par an[27]. Une C.L.I.S. (Commission Locale d'Information et de Surveillance) a été créée à l'initiative des riverains réunis au sein du CADIS (Comité d'Animation et de Défense des Intérêts des Semboules). Elle assure le suivi des nuisances et de la pollution générée par l'incinérateur d'Antibes[28].

La Société anonyme d'économie mixte Sophia Antipolis Côte d'Azur (SAEM SACA)[modifier | modifier le code]

Située à Sophia Antipolis, cette société de droit privé[29] compte trois administrateurs : la Chambre de Commerce et d'industrie de Nice Côte d'Azur, le Département des Alpes Maritimes dont le représentant assure la direction de cette société, et la Caisse des Dépôts et Consignations. Elle a pour activité l'administration d'immeubles et d'autres biens immobiliers. Elle réalise et commercialise les ZAC de Sophia Antipolis.

Découpage territorial de la technopole[modifier | modifier le code]

Découpage par communes et espaces[modifier | modifier le code]

Une rue du nouveau quartier de Saint Philippe, Sophia Antipolis, Biot

Le territoire de Sophia Antipolis se situe sur les communes d'Antibes, Valbonne, Biot, Vallauris et Mougins. Ces cinq communes sont situées dans l'arrondissement de Grasse, département des Alpes-Maritimes, région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le parc de Sophia Antipolis est lui-même divisée en plusieurs espaces[30] :

  • Les Lucioles, commune de Valbonne (55 % de la superficie de Sophia Antipolis [31]) ;
  • Les Bouillides, commune de Valbonne, qui comprend les quartiers du Haut Sartoux et de Garbejaïre et le parc forestier de la Brague ;
  • La Valmasque, commune de Valbonne, qui comprend le parc départemental de la Valmasque ;
  • Les Templiers, commune de Biot, qui comprend le quartier de Saint-Philippe, le plus récent ;
  • Les Trois Moulins, commune d'Antibes ;
  • Saint-Bernard, Commune de Vallauris ;
  • Font de l'Orme, Commune de Mougins (18 % de la superficie de Sophia Antipolis[32]).

Antibes, Valbonne, Biot et Vallauris appartiennent à la communauté d'agglomération de Sophia Antipolis (CASA) et la ville de Mougins compte parmi les communes membres de la Communauté d'agglomération des Pays de Lérins au 1er janvier 2014.

Bien que n'étant pas une commune, Sophia Antipolis possède ses propres code postaux en CEDEX : 06901, 06902, 06903, 06904, 06905, 06906, 06909, 06912, 06913, 06914, 06915, 06921, 06922, 06925, 06928, 06929, 06999[33].

Découpage électoral[modifier | modifier le code]

Antibes, Valbonne, Biot font partie de la 7e circonscription des Alpes Maritimes. Une partie de la Commune de Vallauris est dorénavant rattachée à la 8e circonscription (Cannes), en l'occurrence la superficie de Sophia s'étendant sur Vallauris. Mougins fait partie de la 9e circonscription.

  • Cinq Conseillers généraux sont concernés par le territoire : Eric Pauget (canton d'Antibes-Biot), Georges Roux (Canton d'Antibes Centre), Alain Gumiel (Canton de Vallauris Antibes Ouest), Françoise Gioanni (Canton de Bar sur Loup), Marie Louise Gourdon (Canton de Mougins).

La zone de Sophia Antipolis dite des « Trois Moulins », est située sur la commune d'Antibes et dans le canton d'Antibes-Centre. La partie biotoise de la technopole est dans le canton d'Antibes-Biot, la partie valbonnaise est dans le canton de Bar sur Loup, la partie vallaurienne dans le canton de Vallauris Antibes Ouest, et la partie mouginoise est bien sûr dans le canton de Mougins.

Découpage judiciaire[modifier | modifier le code]

Population[modifier | modifier le code]

À l'image de la situation institutionnelle, Sophia Antipolis est un melting pot, mêlant des populations de toutes origines et de toutes catégories sociales. La technopole abrite plusieurs quartiers densément habités sur son territoire : le Haut-Sartoux et Garbejaïre qui en 2008 comptent 4 310 habitants sur la commune de Valbonne, Saint-Philippe et l'Eganaude à Biot, qui comptent 3 396 habitants, et Saint-Bernard à Vallauris, qui compte 1 396 habitants. Au total, la technopole compte 9 102 habitants[34]. Le gentilé « sophipolitain » s'applique moins aux habitants qu'aux entreprises (sophipolitaines). Les habitants se définissent plus volontiers comme biotois ou valbonnais.

La population travaillant à Sophia Antipolis présente trois principales caractéristiques :

  • Elle compte des dizaines de nationalités différentes ; la scolarisation des enfants est adaptée à cette structuration (Mougins School, Collège International de Valbonne, école bilingue Montessori à Biot), tout comme l'offre culturelle (Médiathèque communautaire de Sophia Antipolis[35] spécialisée en œuvres de langues étrangères) voire cultuelle (centre de vie œcuménique, partagé par les Protestants, anglicans de France et Catholiques).
  • Elle est particulièrement diplômée. Plus de 55 % des emplois de Sophia Antipolis sont des emplois de cadres.
  • Les revenus par habitant sont très élevés.

Sophia Antipolis dispose d'une association AVF (Accueil des Villes Françaises) depuis 1981[36].

Aucune donnée n'étant disponible pour le secteur de la technopole, seules les données communales sont utilisables.

Population, revenus, emploi et logement
Villes Pop. 2008 tx < 30 ans tx > 60 ans médiane revenus 2009 revenu net moyen 2009 tx d'activité 15/64ans tx d'emploi 15/64ans nbr. d'emplois tx rés. ppales tx rés. HLM
Antibes 76 994 30,4 % 30,7 % 20 082 24 600 72,3 % 63,5 % 33 693 64,9 % 5,7 %
Vallauris 29 111 32,5 % 29,6 % 17 388 22 564 70,3 % 59,4 % 9 352 59,9 % 4,7 %
Mougins 19 703 34,7 % 22,1 % 23 855 33 436 75,3 % 68,8 % 9 048 77,8 % 7,5 %
Valbonne 12 500 42,9 % 12,2 % 23 166 31 862 72,5 % 66,6 % 13 144 83,9 % 16,0 %
Biot 9 160 37,3 % 18,0 % 24 991 39 437 72,5 % 66,8 % 4 544 79,2 % 4,8 %
Alpes-Maritimes 1 084 428 32,8 % 27,6 % 19 201 24 340 71,6 % 63,8 % 417 367 69,0 % 8,3 %
Source :données INSEE [37] .

Développement urbain[modifier | modifier le code]

Histoire du développement urbain[modifier | modifier le code]

Problématique d'implantation[modifier | modifier le code]

Photo IGN (1964) du site qui accueillera Sophia Antipolis à partir de 1969 avec en bas à droite, l'échangeur autoroutier d'Antibes, France

Il fallait choisir un espace peu onéreux, suffisamment vaste, bien desservi et à proximité d'une agglomération attractive.

À propos de l'implantation de Sophia, il est noté dans une plaquette de présentation de 1972 : « Qualité de l'environnement, lieux attirants, joie de vivre s'associent dans notre esprit aux rives de la Méditerranée, ce berceau de la civilisation occidentale, avec ses plaines, ses cités, ses collines à la mesure de l'homme, qu'il s'agisse de l'Attique, du Latium, de la Toscane ou de la Provence. Les géologues nous expliquent que c'est là un effet de l'orogenèse d'âge alpin, effet qui se retrouve dans une autre région attrayante pour les innovateurs qu'est la Californie »[38]. Le lieu de situation de Sophia, sur les rives de la Méditerranée, satisfait donc une démarche intellectuelle.

Entre autres choix méditerranéens, l'emplacement du plateau de Valbonne est propice au développement économique du projet porté par le sénateur Lafitte.

En 1969, les terrains constructibles proches du bord de mer, déjà fortement urbanisé, étaient déjà rares - et donc hors de prix. Le plateau de Valbonne, vierge de toute construction, situé à la proximité immédiate de l'échangeur d'Antibes sur la toute nouvelle autoroute Escota, était idéalement placé. En effet, les tronçons Puget-sur-Argens/Mandelieu-la-Napoule puis Mandelieu-la-Napoule/Villeneuve-Loubet ont été ouverts en 1961, respectivement le 1er mars et le 1er juillet[39]. Le plateau est ainsi à quelques minutes de l'aéroport de Nice, même s'il faut encore parcourir la Nationale 7 de Villeneuve-Loubet à l'aéroport. Ce dernier, doté d'une nouvelle aérogare inaugurée en 1957, venait d'être agrandi en 1967 et en 1969 pour faire face à l'augmentation du trafic passagers[40].

De surcroît, Valbonne se situe au cœur de la conurbation Antibes-Cannes-Grasse, propre à faciliter l'accueil de nouveaux salariés.

Les pères fondateurs[modifier | modifier le code]

L'amitié entre Pierre Lafitte et Pierre Merli, maire d'Antibes à partir de 1971 (et sénateur du 28 septembre 1980 au 24 juin 1988), qui politiquement se sont rapprochés au sein du Parti radical valoisien, auquel appartient aussi l'actuel maire d'Antibes Jean Leonetti, permettra l'émergence d'un projet très ambitieux.

Les règles d'aménagement initiales[modifier | modifier le code]

Le SYMIVAL a conçu des règles strictes d’aménagement (on ne parle pas encore du développement durable) protégeant un environnement de qualité. Les terrains, 4 000 hectares de pinède sont acquis dans les terres (la côte elle-même étant hors de prix).

La viabilisation (routes, électricité, gaz, eau courante), est réalisée selon une règle précise : deux tiers d'espaces verts et d'habitation pour un tiers de zones d'activités, des espaces de loisirs, tennis, golf, hôtels et des zones résidentielles.

Le financement de la zone, avec pour but de créer une synergie entre chercheurs et industriels, est, pour l’essentiel, obtenu à plus de 80 % par la revente des territoires équipés.

Le centre de recherches IBM de la Gaude, ou celui de Texas Instruments de Villeneuve-Loubet ayant les mêmes préoccupations de modernité se rapprochent de l’ensemble des entreprises venant s’installer dans diverses structures mises en place par le GIE SAVALOR.

Les règles d'aménagement actuelles : Le SCOT de la CASA[modifier | modifier le code]

Vue de Saint Philippe et du Golf, Sophia Antipolis, Biot, France

Le schéma de cohérence territoriale (SCOT) de la communauté d'agglomération de Sophia Antipolis, approuvé le 5 mai 2008[41] définit les grandes lignes du développement urbain de Sophia Antipolis pour les années à venir.

La nouvelle structuration urbaine appréhende de nouvelles zones d'activités (Fugueiret, Cistes, Clausonnes...), le développement de centres d'attraction parmi les périmètres d'habitat (Garbejaïre, Haut-Sartoux, Saint-Philippe), le développement des transports collectifs (création d'une ligne de transport en communs en site propre reliant la gare d'Antibes à Sophia Antipolis, création d'une gare routière) et alternatifs (création d'un réseau de pistes cyclables, développement du covoiturage) et le développement d'équipements structurants (centre aquatique et médiathèque à proximité de Garbejaïre, Centre événementiel à Saint-Philippe).

À l'échelle du seul parc d'activité un exemple de développement de centralités devrait voir le jour autour de la Place Sophie Laffitte, par de la réalisation du campus du Skema Business School, illustrant la volonté de mettre l’accent sur le développement de l’offre de logement pour étudiants[42].

Après 40 ans de développement, la superficie bâtie a atteint 1 450 000 m² et la réserve foncière est encore de plus de 700 000 m².

Les équipements publics et privés structurants actuels[modifier | modifier le code]

Sophia Antipolis compte plusieurs équipements publics :

Autorités nationales et municipales[modifier | modifier le code]

  • Gendarmerie dans la zone de Font de l'Orme (Mougins) ;
  • Antenne de Justice (Garbejaïre) ;
  • Mairies annexes de Valbonne (Garbejaïre) et de Biot (Saint-Philippe) ;
  • Polices Municipales de Valbonne (Garbejaïre) et de Biot (Saint-Philippe).

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Salle du Font de l'Orme, Mougins
Azur Arena Antibes lors de sa construction
  • Partie Valbonnaise de Sophia Antipolis :

Dojo, Centre aquatique, mur d'escalade (Garbejaïre), piste d'athlétisme, stade, gymnase, tennis, volley et beach volley, basket ball ;

  • Partie Biotoise de Sophia Antipolis :

Dojo, poney club, Golf, plateau d'évolution Saint-Philippe, le Tennis Sophia Country Club ;

  • Partie Antiboise de Sophia Antipolis :

Tennis, Tir, Azur Arena Antibes (pour le basket ball, capacité 5 300 spectateurs) avec Dojo ;

  • Partie Mouginoise de Sophia Antipolis :

Salle du Font de l'Orme, Mougins.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Médiathèque Communautaire, spécialisée dans les œuvres de langues étrangères
  • Conservatoire de Valbonne Sophia Antipolis (Garbejaïre) qui est un conservatoire à rayonnement communal et intercommunal[43], médiathèque communautaire (Garbejaïre), bibliothèque municipale (Saint-Philippe), future salle événementielle polyvalente de Saint-Philippe.

Autres infrastructures[modifier | modifier le code]

  • Assainissement Collectif :

Station d'épuration des eaux Les « Bouillides » sur la partie sophipolitaine de Biot, qui traite une part mineure des effluents de Biot (la partie sophipolitaine de Biot), et une part majeure des eaux de Valbonne, Mougins, et Opio. Plus cocasse, les ruines d'un aqueduc romain classé monument historique subsistent à proximité de la zone des Trois Moulins (l'aqueduc dit des Bouillides ou des Clausonnes) qui amenait dans l'antique Antipolis (Antibes) l'eau de la petite rivière Bouillide, via un parcours tortueux, passant par les Clausonnes (commune de Valbonne) et Vallauris.

  • Traitement des déchets :

Déchèterie des Trois Moulins (Antibes). Centre technique Envinet (réseau urbain de ramassage des ordures de la CASA) dans la zone de Saint-Bernard (Vallauris).

  • Transports collectifs urbains :

Gare routière, Haut Sartoux (Valbonne).

  • Plateaux techniques médicaux :

Centre Arnault Tzanck, site de Font de l'Orme[44]

  • Équipements cultuels :

Centre œcuménique (qui est le seul immeuble de Sophia Antipolis à bénéficier du label « Patrimoine du XXième » siecle institué par le Ministère de la Culture ; la région PACA compte environ 300 immeubles labellisés. Le centre figure parmi les 34 immeubles les plus remarquables de PACA construits au XXe siècle) [45], église Saint Paul des Nations, Centre Pastoral Paul VI, Garbejaïre, Valbonne.

Le Développement urbain futur : Sophia 2030[modifier | modifier le code]

Le SYMISA et l'État ont confié le 3 septembre 2010 à trois pools une étude pour le développement futur de Sophia Antipolis.

  • Trévelo et Viger-Kolher (Paris) associés à Projet Base (Paysage), S'Pace Environnement (environnement), Ingetec (déplacements), Acadie (politiques publiques et territoires), Segat (aménagement foncier) ;
  • Agence TER (Paris) associés à Urbamed (environnement), Inddigo (énergie et déplacements), Setef (ingénierie technique), Jacques Ferrier (architecte-urbaniste), BICFL Ingénierie, Ardissa (Bremond) (montage opérationnel) ;
  • Reichen et Robert (Paris) associés à Alfred Peter (paysagiste), Franck Boutte (environnement et énergie), Citec (déplacements).

400 hectares urbanisables sont concernés, avec un droit à bâtir de 700 000 m². Cette étude portait sur :

  • la détermination des lignes directrices du développement durable et du redéploiement de Sophia
  • l'élaboration d'un plan programme de référence avec un schéma d'organisation spatiale
  • les traductions opératoires pour la production et la gestion urbaine (appréhension de la concurrence économique pour un développement maîtrisé).

La synthèse des propositions a été présentée le 21 mai 2012. L'équipe Trévelo et Viger-Kolher a imaginé un projet nommé « Sophia Archipel 2030 ». Il s'agit de créer des quartiers îlots et de les relier pour former un nouveau réseau. L'agence TER a proposé un projet baptisé « Hyper-Parc ». Le Parc forestier est le cœur du projet. Le cabinet Reichen et Robert a présenté un projet intitulé « Côte 121 ». Il s'agit principalement de relier Saint-Philippe aux Trois Moulins en passant par SKEMA par un mail dédié aux circulations apaisées (BHNS, vélo, piétons) et d'urbaniser ce trajet (500 000 m² à bâtir sur 42 hectares). Le programme comporte 143 200 m² dédiés aux entreprises et à l'artisanat, 26 100 m² de logements, 27 700 m² de logements spécialisés, 131 300 m² dédiés à l'enseignement et à la recherche, 133 000 m² dédiés aux commerces et aux lieux de vie, 29 700 m² d'équipement et 6 000 m² au sport et à l'éco tourisme. Ce mail constituerait la colonne vertébrale de la cité du savoir originelle, en reliant le campus STIC, Écopolis, Skema, la future zone des Clausonnes, le lycée Léonard de Vinci et le complexe sportif des Trois Moulins[46].

L'État soutiendra financièrement à 50 % la démarche d'aménagement de Sophia dans sa partie sud (Clausonnes, Figueiret, Trois Moulins) à l'horizon 2020.

Les Déplacements[modifier | modifier le code]

Les transports en communs constituent l'un des points faibles de Sophia Antipolis, ce qui explique ses embouteillages chroniques.

Desserte routière et autoroutière[modifier | modifier le code]

Le « quartier latin aux champs » ne pouvait être accessible qu'en voiture du fait du lieu d'implantation, par définition en dehors de toute agglomération ; personne, en 1970, ne s'en est plaint, tant la mode était au « tout automobile ». La principale voie rapide d'accès est l'autoroute (A8), desservant par le sud Sophia Antipolis par la sortie 44. La Place Sophie Lafitte est distante de 4 km de la sortie d'autoroute.

Les deux demi échangeurs d'Antibes étant soumis à péage, créant des bouchons considérables sur l'autoroute et sur toutes les routes départementales qui les desservaient, des travaux de grande ampleur ont été engagés :

  • la grande barrière de péage d'Antibes construite à l'origine a été détruite, remplacée par deux grandes barrières dont une in situ (celle pour la direction de Nice), et une autre plus loin sur la commune de Vallauris (en direction de Cannes).
  • le demi échangeur d'Antibes gérant à l'origine les flux entrant et sortant de la direction de Nice a été affecté au seul flux entrant en direction de Nice.
  • Un nouveau péage a été construit pour le flux sortant venant de Nice.
  • le demi échangeur d'Antibes pour les flux entrant et sortant de la direction de Cannes a été affecté au seul flux sortant venant de la direction de Cannes.
  • Le flux entrant en direction de Cannes est géré par la grande barrière en direction de Cannes
  • Un nouveau péage spécialement ouvert du lundi au vendredi pour gérer les flux venant de Sophia Antipolis par la route du Parc entrant sur l'autoroute en Direction de Nice a été construit, afin d'éviter le giratoire du demi échangeur d'Antibes en direction de Nice ;
  • Un pont a été construit sur le giratoire du demi échangeur d'Antibes en direction de Nice, souvent saturé, pour fluidifier la circulation ;
  • La route des Chappes a été construite pour desservir Sophia Antipolis sans passer par le giratoire du demi échangeur d'Antibes en direction de Nice ;
  • Un giratoire sur pont a été créé pour le demi échangeur d'Antibes en Direction de Cannes.

Malgré cela la situation du trafic est critique.

La route principale existant à l'origine (D103) a été renforcée par le Conseil général des Alpes-Maritimes (devenant une route à deux fois deux voies, chaussées séparées) et a servi de colonne vertébrale au développement routier de la technopole. De nombreuses routes sophipolitaines relèvent de la voirie départementales : la route du Parc (D103), la route des dolines (D98), la route des Macarons (D604), la route des crêtes (D198), la route des Lucioles et des Colles (D504), et de nouvelles voies d'importance ont dû être créées, notamment la route des Chappes (D535). Le Conseil général a ainsi très largement contribué au développement de Sophia. Reste qu'aujourd'hui le trafic a atteint un niveau de saturation préoccupant.

Desserte aérienne[modifier | modifier le code]

Sophia Antipolis dispose d'une des quatre hélistations des Alpes-Maritimes (Antibes-Port Vauban, Isola 2000, Sophia Antipolis, Cannes Laubœuf), située chemin de la Roberte dans la zone des Bouillides sur la partie sophipolitaine de Valbonne. Cette hélistation est à 3 km de la place Sophie Lafitte. Le cœur de Sophia Antipolis est à 20 km de l'aéroport international de Nice-Côte d'Azur et à 19 km de l'aéroport de Cannes - Mandelieu (aviation d'affaires).

Transports en commun urbains[modifier | modifier le code]

Gare routière de Sophia Antipolis

Le développement d'une politique de transports en communs urbains efficace est une gageure en raison de la topographie des lieux, du caractère diffus des entreprises au sein de la technopole, des horaires parfois très tardifs des salariés, et des lieux de résidence souvent éloignés des salariés : beaucoup habitent la Métropole de Nice. Des transports en communs urbains (autobus) ont été mis en place sur Sophia Antipolis :

  • Initialement la desserte était assurée par le réseau STGA, auquel a été substitué le réseau Envibus de la Communauté d'Agglomération de Sophia Antipolis, sur 4 des 5 communes sur lesquelles s'étend Sophia. La CASA souhaite renforcer la desserte ENVIBUS en créant une ligne de TCSP (Transport en communs en site propre) sur lequel circulerait un BHNS (Bus à haut niveau de service) : c'est le projet du Bus-Tram, prévoyant de relier la Gare ferroviaire d'Antibes à Sophia Antipolis[47], étant précisé que la gare ferroviaire d'Antibes est à 9 km de la Place Sophie Lafitte. Le Directeur Régional de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement, rendant l'Avis de l'autorité environnementale sur le projet, a conclu après étude que le projet présente un impact positif, à la fois en termes de développement urbain durable et en termes d'environnement (air, bruit, santé, gestion économe de l'espace) ; cet effet positif est amplifié par la synergie et la cohérence avec d'autres projets en cours ou à venir, tel le pôle d'échange d'Antibes, avis en date du 15 octobre 2012. La CASA vient de créer une nouvelle gare routière à Sophia Antipolis (Haut Sartoux) et dessert en semaine toutes les 15 minutes en heure de pointe Sophia à la gare d'Antibes par un bus semi direct le 100 Express. De nombreuses autres lignes classiques desservent la plupart des villes du réseau Envibus.
  • Le réseau STGA, rebaptisé Sillages, assure la desserte de la partie Mouginoise de Sophia Antipolis. Il relie notamment Sophia Antipolis à la gare de Mouans-Sartoux, située sur la ligne Grasse-Cannes-Nice.
  • Le réseau TAM sur l'ensemble du département des Alpes-Maritimes. Il permet de relier les villes ne faisant pas partie de la communauté d'agglomération et donc d'Envibus. Une ligne vers l'aéroport et Nice Centre est ainsi opérée toutes les 10 minutes en heure de pointe en semaine (30 minutes en heure creuse). La plupart des autres villes du secteur sont aussi desservies: Cannes, Grasse ...

Transports en commun ferroviaires[modifier | modifier le code]

TGV dans la gare d'Antibes

Sophia Antipolis ne comporte actuellement aucune gare ferroviaire ni aucune ligne ferroviaire.

Toutefois, Sophia Antipolis devrait accueillir une gare TGV/TER souterraine « Ouest des Alpes Maritimes », dont le site reste à déterminer, mais qui serait implantée au nord des Bréguières, au sud-est de la commune de Mougins à la lisière de Sophia Antipolis (réunion du comité de pilotage de la Ligne Nouvelle Ferroviaire du 23 septembre 2013), après que les communes de Valbonne ou Biot ont été envisagées (décisions du 9 juillet 2013, dans le cadre des investissements ferroviaires prioritaires au rang desquels figure la résorption du nœud ferroviaire Niçois, à la suite de la remise au Premier Ministre du rapport de la Commission Mobilité 21), et que les sites de Mouans-Sartoux et Mougins ouest ont été abandonnés. Si la Ligne Nouvelle PACA n'est pas abandonnée, elle va être réalisée « par tranche », la première section consistant à relier le futur Pôle Intermodal de Nice Aéroport à la ligne ferroviaire Cannes-Grasse qui elle serait doublée jusqu'à Cannes la Bocca de façon à créer une boucle TER (Pôle Intermodal Nice Aéroport / Gare de Sophia Antipolis / Gare de Cannes la Bocca / Gare de Cannes / Gare d'Antibes / Pôle Intermodal de Nice Aéroport) et de façon à créer deux transits TGV à l'entrée des Alpes Maritimes  : Une branche pour desservir les Gares de Cannes, d'Antibes et de Nice-Ville (branche actuelle) et une autre branche pour desservir la gare de Sophia Antipolis et le Pôle Intermodal de Nice Aéroport.

Le Conseil Communautaire de la CASA avait décidé, dans une réunion de décembre 2011, à propos de la LGV, que la ligne nouvelle devrait passer totalement en souterrain sur le territoire de la CASA.

Le plan de Déplacement Urbain de la Communauté d'Agglomération de Sophia Antipolis[48] prévoyait initialement la création de deux lignes de bus en site propre : l'une au départ de la Gare d'Antibes (actuelle desserte TGV) pour desservir Sophia Antipolis et l'autre en direction de la future gare TGV souterraine «Ouest des Alpes Maritimes». Cette dernière ligne de transport en Commun en Site Propre sera finalement inutile, compte tenu du changement de site de la gare Ouest Alpes Maritimes, directement envisagé sur la technopole, la ligne au départ de la Gare d'Antibes pouvant facilement être raccordée à la future Gare Ouest Alpes Maritimes.

Les travaux de triplement de la voie ferrée littorale entre Antibes et Cagnes-sur-Mer ont été achevés début décembre 2013 après 6 ans de travaux pour un coût de 147 000 000 euros ; une autre tranche de travaux qui prévoyait le triplement entre Cagnes-sur-Mer et Nice (Phase 2) est au point mort mais elle est toujours envisagée : le décret du 8 septembre 2003 déclarant d'utilité publique et urgents les travaux de construction d'une troisième voie ferrée et d'aménagement des gares entre Antibes et Nice, a été prorogé par décret en date du 11 septembre 2013 jusqu'au 14 septembre 2023, pour mener les expropriations nécessaires. Ces travaux permettront une amélioration de l'offre de transports en commun ferroviaire en gare d'Antibes, actuelle desserte ferroviaire de Sophia la plus proche, seuls 8 km de troisième voie sur les 20 prévus ayant été réalisés jusqu'à présent en dépit de l'urgence.

La deuxième ligne du tramway niçois doit relier le futur pôle multimodal de Saint-Augustin (à construire à proximité de l'actuelle gare ferroviaire de Nice Saint-Augustin) aux deux aérogares de l'aéroport Nice-Cote d'Azur.

L'accessibilité de Sophia Antipolis par les transports en communs sera donc très largement améliorée à l'horizon 2016 ; il sera possible à la sortie de l'aéroport de prendre le tramway jusqu'à la gare de Saint-Augustin (5 minutes), de prendre un TER (qui ambitionne d'être un véritable RER) en direction d'Antibes (15 minutes) et de prendre le bus tram jusqu'à Sophia Antipolis (15 minutes) soit un total de 35 minutes.

Actuellement, la ligne de bus 100 Express de la compagnie Envibus propose un bus semi direct entre la gare SNCF d'Antibes et la technopole de Sophia en moyenne toutes les 15 minutes en heures de pointe et 30 minutes en heures creuses.

Déplacements alternatifs[modifier | modifier le code]

  • Chemin piétonniers et pistes cyclables

La technopole est partiellement équipée de chemins piétonniers et pistes cyclables qui sont indiqués sur cette carte collaborative du projet OpenStreetMap. Une extension du réseau de pistes cyclables est prévue pour fin 2012[49].

  • Covoiturage

La Communauté d'Agglomération a créé un site dédié au covoiturage, Otto et Co.

  • Information multimodale

Le système d'information multimodale Céparou06.fr rassemble toute l'information disponible sur les transports publics des Alpes-Maritimes et vous propose un calculateur d'itinéraires.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de Sophia Antipolis représenterait plus de 30 000 emplois. Elle est principalement tournée vers les technologies informatiques. Sophia Antipolis compte ainsi un des 71 pôles de compétitivité française[50], avec pour particularité d'être un des 18 pôles français à vocation mondiale. Il s'agit du pôle « Solutions Communicantes sécurisées », dans le domaine des Technologies de l'Information et de Communication.

L'emploi[modifier | modifier le code]

Faute d'unité territoriale, le recensement des emplois salariés sur la technopole est complexe. Les statistiques de l'INSEE comptent, pour les deux communes sur lesquelles Sophia Antipolis s'étend principalement le nombre d'emplois salariés suivant au 31 décembre 2009 :

  • STAT BIOT[51]: 8 413 emplois dont 4 588 totalisés dans des structures de plus de 100 salariés ; sur 4 205 actifs habitant Biot, 1 208 travaillent à Biot.
  • STAT VALBONNE[52] : 16 737 emplois dont 8 811 totalisés dans des structures de plus de 100 salariés ; sur 5 874 actifs habitant Valbonne, 3 019 travaillent à Valbonne.

La dynamique sophipolitaine de création d'emplois qualifiés contribue au renforcement de l'attractivité de l'ouest des Alpes-Maritimes. Ainsi l'INSEE dans une note INSEE PREMIERE no 1416 d'octobre 2012 relève que « Paris, sa banlieue et quelques grandes métropoles provinciales concentrent l'arrivée des salariés les plus qualifiés. À Paris, Saclay (Île-de-France), Toulouse, autour de Cannes et d'Antibes, et à Aix-en-Provence, ceux qui sont venus travailler sur les cinq dernières années représentent de 2 à 3% du total des emplois. Ces taux sont presque équivalents à Lyon, Nantes, Grenoble, Rennes, Pau, ou même à Lannion. Ces agglomérations sont celles qui comportent déjà le plus de cadres et de professions intellectuelles supérieures. Elles abritent des pôles universitaires, des centres de recherche et des entreprises spécialisées dans les technologies de pointe : technologies de l'information à Sophia Antipolis pour la zone de Cannes-Antibes ; génie pétrolier et aéronautique à Pau, microélectronique à Aix-en-Provence, ou encore laboratoires de recherche à Saclay ou à Lannion. L'arrivée de nouveaux salariés qualifiés amplifie cette spécificité. Commu sous le terme de « métropolisation », ce processus renforce la place des activités tertiaires et le pouvoir économique des grandes agglomération ».

Le SYMISA précise que Sophia Antipolis a eu l'évolution du nombre d'emplois (tous statuts confondus) suivante :

  • 1997 : 17 020
  • 1998 : 18 532
  • 1999 : 20 526
  • 2000 : 21 530
  • 2001 : 23 579
  • 2002 : 25 026
  • 2003 : 25 911
  • 2004 : 26 635
  • 2005 : 27 065
  • 2006 : 27 890
  • 2007 : 28 960
  • 2008 : 30 044

Sophia Antipolis dispose d'une maison de l'emploi dynamique [53] dans la partie sophipolitaine de Valbonne ainsi que d'une mission locale, la Mission Locale Antipolis[54] qui dispose d'une structure d'accueil à Garbejaïre.

Les soutiens au développement économique de Sophia[modifier | modifier le code]

Le pôle de compétitivité Solutions communicantes sécurisées[modifier | modifier le code]

carte de France sur laquelle figurent les pôles de compétitivité mondiaux
Localisation des pôles de compétitivité français à vocation mondiale.

Présidé par Jean Claude Nataf, ce pôle fédère 140 grandes entreprises et 108 PME, 18 centres de recherche et 16 autres partenaires. Il a pour thématiques principales d'études la traçabilité, la connectivité, l'identité et la mobilité[55]. Sur 6 projets de recherche/développement présentés sur le site de l'État relatif aux pôles de compétitivité[56], le projet « Calisson » est considéré comme abouti ; il vise à renforcer la sécurité des composants électroniques (cartes bancaires, passeports...). Les 5 autres projets présentés à titre d'exemple sont :

  • M-Pub (publicités sur les téléphones mobiles)
  • Nexsafe (système de surveillance des milieux industriels sécurisés)
  • Pad Id Textile (traçabilité des produits textiles)
  • Ratcom (système d'alerte pour les risques côtiers)
  • Tacites (lutte contre la contrefaçon)

Le pôle fédère des entreprises de toute la France[57].

L'incubateur PACA-Est[modifier | modifier le code]

Labellisé par le Ministère de la Recherche pour les départements des Alpes-Maritimes et du Var, l'incubateur a pour objectif la valorisation des compétences et le transfert des technologies issues des laboratoires universitaires et organismes de recherche publics pour favoriser la création de start-up et d'emplois à haute valeur ajoutée. Depuis sa création en 2001, il a soutenu plus de 100 projets[58].

Initiative Agglomération Sophia Antipolis[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une des 241 plateformes du réseau France Initiative[59] : cette association[60] compte au sein de son conseil la Communauté d'Agglomération de Sophia Antipolis, organismes financiers et entreprises privées et vise à soutenir le développement - parrainage - d'entreprises privées sur le territoire de la CASA, pendant les premières années d'existence de chaque entreprise.

Sophia Business Angels[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une association créée par le Sénateur Pierre LAFITTE adossée à une société de gestion de patrimoine. Cette association constitue un réseau de fonds d'investissements privés qui investissent dans les Technologies de l'information et de la communication, le développement durable, la santé et la robotique [61].

Les organismes et organisations privées[modifier | modifier le code]

Développement durable[modifier | modifier le code]

  • Un établissement public comme l'ADEME depuis 1981
  • L'observatoire méditerranéen de l'Énergie[62] depuis 1991
  • L'office International de l'eau[63] depuis 1978
  • L'ONG « Observatoire pour l'environnement et le développement en Méditerranée » dite « Plan Bleu » [64] depuis 1979
  • La structure euro-méditerranéenne SEMIDE/EMWIS pour la gestion de l'eau en Méditerranée[65]

Constructions et bâtiments[modifier | modifier le code]

  • Le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) depuis 1981
  • Le Centre d'Animation Régional en Matériaux Avancés (CARMA) depuis 1995
  • l'Institut Français d'Ingénierie du Conservatoire National des Arts et Métiers (depuis 1985)

Technologies de l'information et de la télécommunication, Mathématiques, Sciences Physiques[modifier | modifier le code]

Vue de l'Institut Non Linéaire de Nice, sur la partie Biotoise de Sophia
  • Le siège social de la Telecom Valley.
  • Le World Wide Web Consortium (W3C) depuis 1995
  • L'institut Non Linéaire de Nice (INLN) depuis 1991
  • Centre d'enseignement et de recherche en Mathématiques et Calculs scientifiques (CERMICS) depuis 1990
  • The European Research Consortium for Informatics and Mathematics, depuis 1989

Autres[modifier | modifier le code]

Les grandes entreprises de Sophia Antipolis[modifier | modifier le code]

La première entreprise s'installe en 1974 (ARLAB FRANLAB, filiale de l'Institut Français du Pétrôle et de l'École des Mines, spécialisée dans la gestion de l'eau). Aujourd'hui Plus de 1 414 entreprises du monde entier dont plus de 900 sièges sociaux dont la plupart des enseignes restent souvent très discrètes et cachées dans la pinède.

Secteur électrique, électronique, informatique, réseaux sécurisés[modifier | modifier le code]

Alcatel Lucent, Altran Technologies, Amadeus, Amesys, ARM, Ask, Atos Origin, Cisco Systems, Dassault Systems, France Télécom, Hewlett-Packard, IBM, Nvidia, Intel, Infineon, Legrand, Nortel Networks, NXP, Oracle, SAP, Schneider Electric, Siemens AG, Sogeti, ST Microelectronics, Symantec, Thales,Laser (entreprise)

Secteur chimie biochimie[modifier | modifier le code]

Bayer, Galderma, Laboratoires Boiron, Laboratoires Genévrier, Skinpharma, Chanel Parfums, Robertet, GlaxoSmithKline[67], Dow Chemical

Secteur transport[modifier | modifier le code]

Air France, American Express Voyages d'Affaire

Secteur industrie[modifier | modifier le code]

Centre de design Europe Toyota

Secteur conseil[modifier | modifier le code]

Accenture, centre de formation Carrefour, Wilmotte et associés, Agence Wacan.

La Recherche sur Sophia Antipolis[modifier | modifier le code]

Laboratoires de recherche publique[modifier | modifier le code]

CNRS, CSTB, INRA, INRIA, INSERM, I3S, LEAT, centres de recherche de Mines ParisTech (mise en forme des matériaux, énergétique, mathématiques appliquées, risques et crises)

Laboratoires d'excellences (LABEX)[modifier | modifier le code]

Dans le cadre du grand emprunt finançant les investissements d'avenir, un jury international a sélectionné 71 projets portés par 171 laboratoires français (deuxième vague d'appels à projets), le 17 février 2012. Les projets les plus importants en termes de dotations sont les suivants :

Projet DISTALZ (12 000 000 €) 
il vise au développement de stratégies innovantes pour une approche transdisciplinaire de la maladie d'Alzheimer, en particulier à la lumière des découvertes récentes de la génomique, et au développement de nouveaux biomarqueurs de la maladie et de nouvelles cibles thérapeutiques, associant un laboratoire sophipolitain et l'université Lille Nord de France.
Projet GANEX (9 500 000 €) 
il vise à créer un réseau national public-privé sur la fabrication de composants électroniques à base de nitrure de gallium, concerne les sciences de la matière et de l'énergie, associant un laboratoire sophipolitain du CNRS.
Projet ICST (8 000 000 €) 
pour le développement de canaux ioniques d'intérêt thérapeutique, projet porté par l'Université de Nice Sophia Antipolis.
Projet Signalife (11 000 000 €) 
Réseau d'innovation sur les voies de signalisation en science de la vie, projet porté par l'Université de Nice Sophia Antipolis et développé sur Sophia à Valbonne et Biot.
Projet UCN@SOPHIA (5 500 000 €) 
il vise à développer des possibilités de recherche de contenus intelligents sur le réseau, à en améliorer l'efficacité et la sécurité, à concevoir de nouvelles architectures filaires ou sans fil offrant de hautes performances tout en diminuant le coût énergétique, avec des éxpérimentations pour la e-medecine et les transports intelligents (science du numérique et mathématiques), projet porté par l'Université de Nice Sophia Antipolis, et développé sur le futur campus STIC.

À l'issue de cette seconde vague d'appels à projets, seules huit villes de province concentrent plus de projets LABEX (Marseille-Aix en Provence (14), Grenoble (13), Toulouse (11), Montpellier (9), Strasbourg (9), Lyon (8), Nantes (8), Lille (6).

En revanche, lors de la première vague, seuls trois projets avaient été sélectionnés sur Sophia Antipolis, tandis que Marseille-Aix en avait obtenu 8, Lyon (8), Grenoble (8), Montpellier (10), Toulouse (5), Bordeaux (9), Strasbourg (8).

Finalement, Sophia Antipolis est le 9e site le plus labellisé de province (deux vagues d'appels à projets confondues).

Sophia Antipolis, une Silicon Valley ?[modifier | modifier le code]

Quelques brochures touristiques[68], quelques entreprises et écoles présentes sur le site[réf. souhaitée] présentent Sophia Antipolis comme étant la « Silicon Valley française », la comparant ainsi à la Silicon Valley, le pôle des industries de pointe de la baie de San Francisco.

Ce qualificatif est également attribué à d'autres endroits, comme le plateau de Saclay[69] et Grenoble[70].

Selon Alexandre Grondeau, dans son article Technopole et gouvernance publique : le cas de Sophia-Antipolis, Sophia Antipolis se différencie de la Silicon Valley de par la part importante des grandes entreprises dans la technopole (il cite Amadeus et Air France comme exemples), là où la Silicon Valley est constituée d'un tissu de start-ups et petites entreprises[71].

L'éducation et l'enseignement[modifier | modifier le code]

L'éducation sur Sophia Antipolis vise deux publics :

  • les enfants des habitants et salariés de Sophia Antipolis pour lesquels des écoles primaires, collèges et lycées ont été édifiés sur le site ;
  • les étudiants notamment dans le domaine des STIC ou autres.

L'éducation des enfants de Sophia[modifier | modifier le code]

Il existe deux lycées dans le périmètre de Sophia : le Centre international de Valbonne depuis 1978 et le Lycée Léonard de Vinci (Génie Civil) d'Antibes[72] depuis 1981. Le Centre international de Valbonne est un lycée au statut particulier : il ne dépend pas de la région, car il s'agit d'un Établissement Public National d'Enseignement et non d'un Établissement Public Local d'Enseignement. L'enseignement dispensé est adapté aux nombreuses nationalités des élèves fréquentant ce lycée, pour beaucoup enfants des salariés étrangers travaillant dans Sophia Antipolis (Il a le même statut que le lycée international de Saint-Germain-en-Laye, initialement créé pour les enfants de l'armée américaine). Un troisième lycée est à proximité (le Lycée Simone Veil de Valbonne (lycée général)).

La technopole est d'autre part équipée en collèges (le CIV de Valbonne et l'Eganaude sur Biot), en écoles bilingues privées (Montessori, Biot ; Mougins School, Mougins, avec cursus britannique) et en écoles maternelles et primaires (Olivari à Saint-Philippe, école du Devens, Mougins, écoles de Garbejaïre et du Haut-Sartoux à Valbonne).

L'enseignement supérieur sur Sophia[modifier | modifier le code]

Les structures d'enseignement supérieur actuelles[modifier | modifier le code]

En constante évolution, les structures actuelles sont déjà nombreuses.

Université Nice Sophia Antipolis Logo.png
Campus STIC (actuellement appelé Campus Sophia Tech)[modifier | modifier le code]
Concept[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un campus de type américain, concentrant les étudiants-chercheurs de plusieurs écoles d'ingénieurs et de l'Université de Nice Sophia Antipolis, ouvert aux entreprises des sciences et technologies de l'information et de la communication (STIC).

Objectifs et suivi[modifier | modifier le code]

Le campus STIC comprend un pôle recherche et formation (EURECOM/GET, Polytech', INRIA, INRA, École des Mines) et un pôle recherche d'entreprise, pour développer le pôle de compétitivité mondial des Solutions Communicantes Sécurisées et les sept autres pôles de compétitivité présents sur la technopole. Un comité de développement stratégique et scientifique du campus regroupe les écoles et les réseaux d'entrepreneurs.

Initiateurs[modifier | modifier le code]

La création de ce campus a été soutenue par l'État, le conseil général des Alpes-Maritimes (qui en a été maître d'ouvrage), et la communauté d'agglomération de Sophia Antipolis. Ce très gros projet, en gestation depuis une décennie, a paradoxalement été sorti de l'ornière grâce à la crise financière et économique. Alors que l'argent manquait pour son financement, dont le coût prévisionnel, réévalué d'années en années du fait des exigences techniques et technologiques, atteint désormais 73 330 000 €, c'est le plan de relance gouvernemental de 2009 qui a sauvé le campus : l'État a apporté au total 17 200 000 € supplémentaires, le conseil général participant à concurrence de 34 060 000 €, la communauté d'agglomération Sophia Antipolis (CASA) participant pour 5 000 000 €, et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur apportant 17 050 000 €.

La construction du campus est achevée. La première pierre a été posée le 14 décembre 2009[74].

Architecture[modifier | modifier le code]

Ce campus a été construit sur un terrain de 14 hectares. Les nouveaux bâtiments représentent plus de 10 000 mètres carrés supplémentaires autour du bâti déjà existant de l'INRIA, de l'IUT(site de Biot) et du restaurant universitaire.

C'est le cabinet d'architecture Jean-Michel Wilmotte qui a été chargé d'imaginer les nouveaux bâtiments pour Polytech'Nice-Sophia et pour l'Institut Eurécom ainsi que le pôle d'accueil central abritant un amphithéâtre, une cafétéria et un centre de vie.

Les nouveaux bâtiments comportent des toits plats, certains étant engazonnés et accessibles pour les piétons. Un soin particulier a été porté à la végétalisation, le campus étant relié par une grande allée piétonne au carrefour de Saint-Philippe et à la route des Lucioles.

Autour du campus, des logements étudiants sont en cours de construction.

Installations sportives[modifier | modifier le code]

Les installations sportives autour du campus sont nombreuses (golf, tennis, halle sportive en construction, centre aquatique Nautipolis inauguré le 3 janvier 2012).

Accessibilité[modifier | modifier le code]

Dès 2017, le Campus STIC sera directement relié au centre ville d'Antibes (gare d'Antibes) grâce au bus à haut niveau de service qui va être implanté sur les villes d'Antibes et Biot (fréquence 6 minutes en heure de pointe, service jusqu'à minuit). En attendant, le site est desservi par les bus classiques.

Les structures d'enseignement supérieur futures[modifier | modifier le code]

  • le futur Atman Ostéopathic Campus[75] qui s'étendra sur une superficie de 3 500 m2 pour accueillir 500 étudiants et une clinique pour les sportifs ;
  • le futur Campus Diagana Sport Santé[76] qui s'étendra dans partie vallaurienne de Sophia sur 4 hectares et comprendra une piste d'athlétisme, une piscine, un anneau cyclable, une salle omnisport, un plateau technique d'évaluation et une résidence hôtelière, à destination du grand public, des personnes atteintes de maladies chroniques, de sportifs amateurs et d'athlètes de haut niveau. Son ouverture est prévue en 2015.

La vie sociale[modifier | modifier le code]

Les événements et les manifestations[modifier | modifier le code]

Toute l'année : Conférences scientifiques « La science à Sophia » organisées par la Fondation Sophia Antipolis. Expositions de la Fondation Sophia Antipolis.

Juin : « Les Jeux de Sophia » : manifestation populaire qui dure tout le mois de juin, soutenue par toutes les villes et grandes structures professionnelles, universitaires ou de recherche de Sophia Antipolis (124 participantes) ; ces jeux mobilisent près de 3 000 salariés et étudiants (uniquement sophipolitains, toute autre localisation étant exclue), soit 1/10. Organisés sur le modèle des Jeux olympiques, ils comportent une cérémonie d'ouverture, et une soirée de clôture. Lors de la XVIIe édition, ces jeux proposaient des épreuves de basketball, bowling, badminton, beach volley, course d'orientation, cross, crossathlon, échecs, fléchettes, football féminin, football indoor, football masculin, golf, handball, jeux de l'esprit, karting, natation, pelote basque, pétanque, marathon photo, poker, rameur électronique, randonnée pédestre, relais VTT nocturne, robotique, robotique virtuelle, roller hockey, rugby à 7, squash, tag rugby, tennis, tennis de table, tir à l'arc, tir au pistolet, ultimate frisbee, vétathlon, voile, volleyball, vtt 15 km.

Les clubs[modifier | modifier le code]

  • Lions Club Valbonne Sophia Antipolis, depuis 1973 ;
  • Rotary Club Sophia Antipolis, depuis 1982 ;
  • Jeune Chambre Économique d'Antibes Sophia Antipolis[77] ;
  • Club des Dirigeants du Parc International de Sophia Antipolis[78].
  • Telecom Valley, depuis 1991[79]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sophia Antipolis bénéficie du jumelage des communes sur lesquelles la technopole s'étend :

Médias[modifier | modifier le code]

Différents médias sont installés sur Sophia Antipolis.

  • Journalisme sur internet

Bilingue français/anglais : LMS News Le Magazine de Sophia Antipolis.

En français : Web Time Médias. Adresse : World Trade Center 2, Mediathel, 120 route des Macarons - Sophia Antipolis[80].

  • Radio

En français : Radio Côte d'Azur.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Compte rendu d'activité de la Fondation Sophia Antipolis » : « Sophia Antipolis est la première technopole d'Europe », p. 3
  2. Pierre Laffitte « Le Quartier Latin aux Champs », Le Monde daté du 2 août 1960.
  3. [réf. souhaitée]Pierre Cosson, Guide historique et touristique d'Antibes Juan les Pins Biot Vallauris, Gismondi-Cypris,‎ 1989
  4. base de donnée marques INPI : « Sophia Antipolis », déposée le 13 septembre 1985 dans toutes les classes, par l'Association Sophia Antipolis -Association loi 1901, Place Sophie Laffitte,06904 SOPHIA ANTIPOLIS – VALBONNE (dossier no 2294237), FR (SIREN 325663805), avec pour mandataire le sénateur Pierre Lafitte, Président de l'Association. La propriété de la marque a été transférée le 31 janvier 2007 à la Fondation Sophia Antipolis.
  5. Une technopole est un aménagement urbain (techno polis) voué au développement d'activités économiques, techniques et scientifiques variées, alors qu'un technopôle - terme réfuté par l'Académie Française - est une zone d'activité inhabitée, une polarité industrielle et technique la plupart du temps mono-activité. cf. Annales du Bac.
  6. Calcul des distances effectué sur le site Via Michelin : http://www.viamichelin.fr/.
  7. À ce sujet la Fondation Sophia Antipolis publie sur son site la vision de Pierre Lafitte http://www.sophia-antipolis.org/index.php?option=com_content&view=article&id=14&Itemid=15&lang=fr
  8. Charte citée sur le site de la CASA http://www.casa-infos.fr/content/dix-ans-ensemble
  9. « Site officiel Conseil Général des Alpes-Maritimes », p. Parc départemental de la Valmasque
  10. « Site officiel Conseil Général des Alpes-maritimes », p. Parc départemental de la Brague
  11. sources : PLU Ville de Biot
  12. Le Parc Régional des Préalpes d'Azur, qui existe officiellement depuis un décret du 30 mars 2012, est le 6e parc naturel de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, et le 48e de France. D'une superficie de 88 940 hectares, il compte 45 villages et 31 270 habitants, 40 espèces endémiques sur 2 000 espèces végétales recensées. « Site officiel Parc Naturel Régional des Préalpes d'Azur »
  13. Le réseau hydrographique de la Brague est décrit sur le site du SIEQUABA, avec un parcours virtuel en 3D de la Brague depuis sa source jusqu'à son embouchure.« Site officiel SIEQUABA », p. Réseau hydrographique de la Brague
  14. À Sophia Antipolis, les roches calcaires subissent un phénomène de karstification à l'origine de nombreuses dolines ; la route des Dolines, bien connue des Valbonnais, traverse en effet de nombreuses dolines expliquant l'aspect vallonné de Sophia Antipolis. Ces petites dépressions, qui résultent donc de l'attaque acide des roches calcaires, ont un fond occupé par des argiles de décalcification. En pédogénèse un sol est dit décalcifié lorsqu'on constate la disparition de la calcite, qui est un carbonate naturel de calcium, et des éventuels sulfates de calcium.
  15. fiche Valbonne d'Atmopaca
  16. Le traitement des micropolluants est réalisé par ozonation et filtration finale ; c'est la société Degrémont, filiale de Suez Environnement, qui a réalisé l'extension de la STEP des Bouillides. Voir l'article intitulé «Degrément met en service la première STEP équipée d'un traitement micropolluants» [1]
  17. site officiel SIAQUEBA
  18. Voir « un travail de réduction des eaux claires parasites doit impérativement être mené par la commune [de Grasse] sur le réseau de collecte », Syndicat Intercommunal de l’Amélioration de la Qualité des Eaux de la Brague et de ses Affluents, Rapport de Présentation du Suivi de la Qualité des Eaux de la Brague et de ses affluents - Campagne 2009,‎ 2010 (lire en ligne), p. 50[PDF]
  19. site Météofrance
  20. a et b Sophia Antipolis et sa Fondation Site officiel
  21. Sophia Antipolis : Rétrospective 1969 - 2009 Fondation Sophia Antipolis[PDF]
  22. La CASA comptait en 2001 à sa création 14 communes (Antibes Juan-les-Pins, Vallauris Golfe-Juan, Villeneuve-Loubet, Biot, Valbonne, Roquefort-les-Pins, Le Rouret, Opio, Saint-Paul de Vence, La Colle-sur-Loup, Tourrettes-sur-Loup, Le Bar-sur-Loup, Châteauneuf-Grasse, Gourdon), et a accueilli début 2002 les communes de Caussols et Courmes. Depuis le 1er janvier 2012, sur décision préfectorale, la CASA compte dorénavant 8 communes supplémentaires (Cipières, Coursegoules, Gréolières, Bézaudun-les-Alpes, Bouyon, Les Ferres, Conségudes, Roquesteron-Grasse) totalisant ainsi 24 communes.
  23. « Site officiel Projet Ermis. »
  24. « La Fondation Sophia Antipolis en pole position dans la politique des clusters », WebTime Media,‎ 23 septembre 2008
  25. Jean-Pierre Largillet, « Roselyne Koskas quitte la Fondation Sophia Antipolis », WebTime Media,‎ 8 janvier 2008
  26. Univalom « Site officiel UNIVALOM »
  27. source site officiel UNIVALOM
  28. « Site officiel du CADIS »
  29. RCS Grasse B345 109 508
  30. [2]
  31. site de la ville de Valbonne
  32. voir lien wiki Mougins
  33. La Poste. Les codes postaux et CEDEX
  34. étude socio économique enquête bus-tram, figure 50 http://www.pdu-casa.fr/etude_socio_eco_dup.pdf
  35. portail général des médiathèques communautaires
  36. site AVF Sophia [3] (place Sophie Lafitte, Les Lucioles)
  37. site INSEE
  38. Jacques Araszkiewiez et Paul Rasse, « Les technopoles entre utopie et non-lieu de la mondialisation : le cas de Sophia-Antipolis », Communication et organisation, Presses universitaires de Bordeaux, no 25 « Les vallées : sens, territoires et signes »,‎ 1er mai 2004 (ISSN 1168-5549, lire en ligne)
  39. La section Le Luc/Puget-sur-Argens a été ouverte le 29 juin 1972, puis celle de Brignoles/Le Luc en 1973, le 21 juin. La section Villeneuve-Loubet/Nice (sortie Promenade) ne sera mise en service que le 18 juin 1976. Voir http://routes.wikia.com/wiki/Autoroute_fran%C3%A7aise_A8_(Historique)
  40. Le trafic atteint 1 million de passagers en 1964 et atteindra 2 millions de passagers en 1972. Voir http://societe.nice.aeroport.fr/Aeroports-de-la-Cote-d-Azur/La-societe/Historique/1961-a-1974-Des-avions-plus-performants-une-piste-qui-s-allonge
  41. SCOT CASA
  42. Emmanuel Maumon, « Aménagement de Sophia : l’interview de Jacques Masboungi », WebTime Media, 15 septembre 2008, interview sonore en ligne sur www.webtimemedias.com
  43. voir classement de la DRAC PACA
  44. Groupe Arnault Tzanck site officiel
  45. DRAC, Ministère de la Culture, « Centre de vie », PACA
  46. Le projet est décrit sur le site du cabinet Reichen et Robert [4].
  47. « Bus Tram Antibes Sophia en un coup d'œil »[PDF]
  48. PDU CASA
  49. « Schéma du réseau de pistes cyclables de Sophia Antipolis à fin 2012 »
  50. [carte des pôles de compétitivité [5]
  51. chiffres clé Biot site INSEE
  52. chiffres clé Valbonne site INSEE
  53. site officiel MDE CASA
  54. site officiel
  55. site officiel du [pôle de compétitivité solutions communicantes sécurisées [6]
  56. page du site officiel de l'État consacrée au [pôle solutions communicantes sécurisées [7]
  57. statistiques de la DATAR sur le pôle de compétitivité [solutions communicantes sécurisées [8]
  58. Site officiel de l'incubateur PACA Est
  59. voir site internet officiel http://www.france-initiative.fr/
  60. voir site officiel http://www.initiative-asa.fr/index.php?page=3
  61. Site internet Sophia Business Angels
  62. site officiel
  63. site officiel de l'office international de l'eau
  64. site officiel Plan bleu
  65. site officiel SEMIDE/EMWIS
  66. site officiel
  67. site officiel
  68. Par exemple Smartbox, « Sophia Antipolis, la Silicon Valley française - Coffret Cadeau Trois jours en France - Séjour - Nos coffrets » (consulté le 21 juillet 2012)
  69. François Krug, « Saclay : la Silicon Valley de Sarkozy peine à sortir de terre », sur Rue89,‎ 26 février 2011 (consulté le 21 juillet 2012)
  70. Philippe Flamand, « Grenoble : "Silicon Valley" à la française », sur LEntreprise.com,‎ 4 décembre 2008 (consulté le 22 juillet 2012)
  71. Alexandre Grondeau, « Technopole et gouvernance publique : le cas de Sophia-Antipolis », Norois, Presses universitaires de Rennes, no 200 « Technopoles : un concept dépassé ? »,‎ 1er septembre 2006, p. 39-50 (ISBN 978-2-7535-0342-7, ISSN 0029-182X, lire en ligne)
  72. site du lycée Léonard de Vinci
  73. Œuvre collective, « Sophia Antipolis : 40 ans », numéro spécial Nice-Matin, 16 novembre 2009
  74. Emmanuel Maumon, « Première pierre pour le Campus STIC qui lorgne sur le Grand emprunt », dans WebTimesMedia, le 15 décembre 2009, en ligne www.webtimemedias.com
  75. webtimeMedias Riviera
  76. [9]
  77. « Site officiel Jeune chambre économique d'Antibes Sophia Antipolis »
  78. « Site officiel Club des Dirigeants du Parc de Sophia Antipolis »
  79. Site officiel de Telecom Valley
  80. « Site officiel Web time medias »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Lebègue, « Du spatial aux travaux publics : Les maquettes virtuelles - Le futur campus STIC de Sophia Antipolis », Lettre AAAF Cannes, no 6,‎ juin 2007 (résumé, archive-host.com lire en ligne).
  • Florence Buades, Laurence Fey-Gosset et Nelly Nussbaum, Sophia Antipolis, Territoire d'avenir, Sophia Antipolis, Audacia Éditions,‎ 2009
  • Jacques Araszkiewiez, Paul Rasse et Céline Masoni, Enjeu de la communication au sein d'une technopole, le cas Sophia Antipolis, L'harmattan,‎ 2008 (ISBN 2296064485).
  • Collectif Lamic, sous la direction de Jacques Arszkiewiez, L'héritage d'une utopie : Essai sur la communication et l'organisation de Sophia Antipolis, Edisud,‎ 2003 (ISBN 2744904341).
  • Laurence Fey-Gosset, Nelly Nussbaum et Florence Buades, Sophia Antipolis : 40 ans de succès, Audacia Éditions,‎ 2009 (ISBN 9782357180079).
  • Richard Scoffier, « Sophia Antipolis : 40 ans d'architecture », Revue d'Architecture, S.E.A.,‎ 2010 (ISBN F022174028[à vérifier : isbn invalide]).
  • (en) Christian Longhia, « Networks, Collective Learning and Technology Development in Innovative High Technology Regions: The Case of Sophia Antipolis », Regional Studies, vol. 33, no 4,‎ 1999, p. 333-342 (DOI 10.1080/713693559, résumé)
  • Yann Bertacchini, « Observation des représentations virtuelles d'un territoire : Application à la technopole Sophia Antipolis », Humanisme et entreprise, Association des anciens élèves de lettres et sciences humaines des Universités de Paris, no 260,‎ 2003, p. 1-18 (ISSN 0018-7372, résumé)
  • Alexandre Grondeau, « Technopole et gouvernance publique : le cas de Sophia Antipolis », Norois, Presses universitaires de Rennes, vol. 200 « Dossier : Technopoles : un concept dépassé ? »,‎ 2006, p. 39-50 (ISBN 2753503427, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]