Breil-sur-Roya

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Breil-sur-Roya
Carte de localisation de Breil-sur-Roya
Pays France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Breil-sur-Roya
Code Insee 06023
Code postal 06540
Maire
Mandat en cours
Joseph Ghilardi
2008-2014
Intercommunalité sans
Latitude
Longitude
43° 56′ 17″ Nord
         7° 30′ 54″ Est
/ 43.9380555556, 7.515
Altitude 151 m (mini) – 2 080 m (maxi)
Superficie 81,31 km²
Population sans
doubles comptes
(Breillois) 2 092 hab.
(2006)
Densité 26 hab./km²

Breil-sur-Roya est une commune française, située dans le département des Alpes-Maritimes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Breillois.

La langue parlée à Breil est le Breillois souvent rattaché à l'occitan et au Ligure. En langue occitane niçoise, on dit Brelh de Ròia (norme classique) ou Brei (norme mistralienne, selon Georges Castellana) et les habitants sont li BrienKi (norme classique) ou Eu Breienc (norme mistralienne).

La forme italienne de la commune, officiel avant 1860, était Breglio'dérivé de Broglio et Broglium', Brehl en 1157.

Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Économie

[modifier] Histoire

Village du fond de la vallée, ce lieu de passage sur les routes reliant Nice et Vintimille à Turin, a longtemps eu une activité liée aux convois de muletiers reliant le Piémont et le port de Nice par la vallée de la Roya et le col de Tende. Depuis l’annexion de Nice par la France (mais sans la partie haute de la vallée), le rôle frontalier de Breil a fixé une population d’agents de l’État et de militaires. Les installations hydroélectriques, la construction, en 1928, d’une gare internationale sur la ligne Nice-Coni et Vintimille-Breil, ont également marqué l’entre-deux-guerres, tout comme la présence d’une garnison de troupes alpines. Les combats de 1940 et de 1945 ont durement éprouvé l’ensemble de la vallée, les destructions à Breil ont été importantes et la population fut évacuée de force par les Allemands, le 28 octobre 1944, et transférée en Italie du Nord, à Turin, où elle resta jusqu'en avril et mai 1945[1].

En 1947 les hameaux italiens de Libre et Piène ont été rattachés à la France et font partie de la commune de Breil. La frontière a été déplacée de quelques kilomètres.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1919 1941 Arthur Rey Centre-droit
1941 1941 Ghio
1941 1944 Deloffre
1945 1958 André Botton SFIO
1958 1977 Pierre Sassi Centre-droit
1977 1983 Henry Curti PCF
1983 1995 Jean Gallon RPR
1995 2002 Gilbert Mary UMP
2002 réélu en 2008[2] Joseph Ghilardi UMP

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[3])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
1994 2148 2089 2095 2058 2028 2092
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Lieux et monuments

  • Porte de Gênes : une des trois portes qui fermaient la ville, lorsque celle-ci était entourée de remparts. On raconte que les loups venaient y hurler la nuit.
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  • Eglise Sancta Maria In Albis , construite de 1663 à 1700 sur les vestiges d'une ancienne église romane.
  • Chapelle ND du Mont (XI° siècle)
  • Clocher Saint Jean (XI° siècle) seul vestiges d'un ancien prieuré du XI°détruit par la soldatesque du Prince Eugène, lors de la Guerre de Succession d'Espagne)
  • Tour de la Cruella (XI°) bâtie par les comtes de Vintimille. Restaurée par des bénévoles en 2004-2006.
  • Vestiges du château redoute du Castéa. Démantelé après 1814.

(Pour plus de détail voir : Histoire de Breil et des Breillois, par Charles BOTTON, éditions du Cabri, quartier la Giandola à BREIL SUR ROYA 06540)

[modifier] Personnalités liées à la commune

  • Père Léandre de Sainte Cécile (né Cottalorda) fin XVIIe-début XVIIIe siécle, ce religieux, voyageur intrépide devint célèbre par ses voyages en Orient. En 1734 et en 1747, le duc de Savoie le charge de plusieurs missions auprès de princes orientaux.
  • Louis Elzéar Alziari de Malaussène, conseiller d'Etat auprès du roi de Sardaigne, et ingénieur en chef de l'armée sarde, pendant les guerres de la Révolution française, se met à la disposition de la France à la signature du traité de Cherasco, quand le roi de Sardaigne renonce à tous ses droits sur le comté de Nice. S'installe à Breil, pays de son épouse. Il est le promoteur de la route Nice-Gênes, de la route Breil-Vintimille[4]
  • Baron Auguste Cacciardy de Montfleury, maire et conseiller général de Breil, mort subitement en 1886. Oeuvra pour son pays et pour la Vallée de la Roya qu'il voulait française

[modifier] Voir aussi

La reconstitution historique d'A stacada qui se déroule tous les quatre ans.

[modifier] Articles connexes

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[modifier] Liens externes

43° 56′ 17″ N 7° 30′ 54″ E / 43.93805, 7.515

[modifier] Sources

[modifier] Notes

  1. Voir le mémoire de maîtrise d’histoire contemporaine de Goulven Godon, préparé sous la direction de Jean-Louis Panicacci, soutenu devant l'Université de Nice Sophia-Antipolis en juin 2004, La « déportation » des populations civiles des vallées de la Bévéra et de la Roya en Italie du Nord (1944-1945)"
  2. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  3. Breil-sur-Roya sur le site de l'Insee
  4. Charles Botton, Histoire de Breil et des Breillois, Editions du Cabri, la Giandola, 1996
Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Breil-sur-Roya ».
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