Palma de Majorque
| Palma de Majorque Palma de Mallorca (ca) Palma de Mallorca (es) |
|||||
Héraldique |
Drapeau |
||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Communauté autonome | |||||
| Province | |||||
| Comarque | Palma | ||||
| District judic. | Palma (Commune) | ||||
| Budget | 418 458 000 € (2007) | ||||
| Maire Mandat |
Mateu Isern (PP) 2011-2015 |
||||
| Code postal | 07.0xx | ||||
| Distance de Madrid | 550 km | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Palmesan/ne | ||||
| Population | 413 781 hab. (2008) | ||||
| Densité | 1 983 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | |||||
| Altitude | 13 m | ||||
| Superficie | 20 863 ha = 208,63 km2 | ||||
| Rivière(s) | Palma de Mallorca.jpg | ||||
| Bordée par | la mer Méditerranée | ||||
| Divers | |||||
| Saint patron | saint Sébastien | ||||
| Localisation | |||||
|
Géolocalisation sur la carte : Îles Baléares Géolocalisation sur la carte : Espagne Géolocalisation sur la carte : Espagne |
|||||
| Liens | |||||
| Site web | www.palmademallorca.es | ||||
| modifier |
|||||
Palma de Majorque (en catalan : Palma ; en castillan : Palma de Mallorca) est la ville principale de l'île de Majorque, capitale de la communauté autonome des Îles Baléares en Espagne, et constitue à elle seule l'une des comarques de l'île. Le nom de la ville remonte à 123 avant J.-C., l'année où Quintus Cecelius Metellus fonda la cité et lui donna le nom des palmes reçues lors de son triomphe à Rome. Généralement appelée, par simple usage, Palma de Majorque[1], son nom officiel a toujours été Palma, ce qui fut confirmé en 2008. En 2011, une nouvelle loi (Ley de Capitalidad) redonna, cette fois à titre officiel, son nom de Palma de Majorque à la capitale régionale.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Elle compte environ 413 781 habitants (2008), soit presque la moitié de la population totale des Baléares et est située sur la côte sud de l'île dans la baie de Palma.
La ville [modifier]
Malgré le tourisme et le béton, la vieille ville a su garder son âme. On a laissé construire, dans une belle anarchie, résidences de haut et moyen standing sur les hauteurs et quartiers dortoir en périphérie. Et ce, à un rythme effréné, afin d'accueillir les amoureux de Palma dans des immeubles chics.
Qui étaient-ils ? Des Européens aisés, mais aussi des Argentins ou des Marocains fortunés, séduits par la prospérité d'une île où le revenu par tête reste supérieur à la moyenne espagnole. Résultat : la population a quadruplé depuis 1950.
Et les stigmates du tourisme sautent aux yeux. Sur le Paseo Maritimo, on assiste au même spectacle qu'à El Arenal, plus à l'est : Allemands et Britanniques ont colonisés un littoral saturé de casinos, d'hôtels et de brasseries, où l'espagnol est devenu une langue marginale. Des promoteurs découpent certaines « casas » pour en faire des appartements de luxe.
Pas de traces de commerces ou de vie culturelle. Ternes le jour, ces quartiers ne s'animent que la nuit, à la lumière des néons des discothèques dont les soirées dégénèrent souvent en beuveries à l'air libre.
Les Palsemans retrouvent la fierté de posséder un des ensembles gothiques les plus grands d'Europe, de voir se projeter les colossales silhouettes de la cathédrale et de l'Almudaina, l'ancien palais arabe, taillé dans l'ocre lumineux du grès majorquin. Celle d'enserrer dans d'obscures ruelles des églises ou des basiliques austères mais accueillantes.
Histoire [modifier]
En 858, la ville est pillée par le chef viking Hasting[2].
La cité prospère durant les XIIIe et XIVe siècles en tant que capitale d'été du Royaume de Majorque, partie de la couronne d'Aragon. Une grande partie des immeubles historiques les plus importants datent de cette période et montrent les caractéristiques du style de l'architecture gothique, notamment la cathédrale (construite de 1230 à 1600) et le style composite, maure et catalan du palais de l'Almudaina.
L'archipel de Cabrera, bien que largement séparé de Palma, est considéré par l'administration comme une partie de la municipalité.
Palma de Majorque est aussi le nom du titre ducal octroyé par le roi Juan Carlos à sa fille, l'infante Cristina, et à son mari Iñaki Urdangarin (ancien handballeur), titrés « duc et duchesse de Palma de Majorque » depuis leur mariage le 23 juin 1997.
Nom des habitants en catalan : palmesà/ana, ciutadà/ana (citoyen/ne). Pas de gentilé attesté en français, mais « palmesan, palmesane » est employé par analogie.
Infrastructures de transport [modifier]
Autoroutes [modifier]
Palma est desservie par trois autoroutes, les Ma-1, Ma-19 et le périphérique Ma-20. Ce dernier est relié à la Ma-13 qui connecte Palma au Centre et au Nord de l'île.
La Ma-19 relie la capitale à Llucmajor.
Aéroport [modifier]
L'aéroport de Palma de Majorque situé à la périphérie est de la ville est le troisième en importance en Espagne.
Transports en commun [modifier]
Palma possède également, depuis 2007, un métro consistant en une ligne de 8,3 km de long jalonnée par neuf stations, reliant la « Plaça d'Espanya » au campus de l'Université des îles Baléares.
Palma est également le point de départ du réseau ferroviaire de Majorque avec sa gare multimodale (Estació Intermodal/Plaça d'Espanya).
Climat [modifier]
Palma de Majorque possède un climat typiquement méditerranéen avec une moyenne annuelle des températures de 16,9 °C. La ville reçoit entre 300 mm et 400 mm d'eau par an repartis sur 75 jours de l'année. Le record de chaleur est de 38,8 °C et le record de froid de -2,7 °C. C'est pendant les mois de novembre et décembre qu'il pleut le plus avec une dizaine de jours de pluie tandis qu'en juillet on en compte moins de deux en moyenne.
Les gelées sont possibles de fin novembre à mi-mars, mais elles sont rares, de l'ordre de 8 jours par an, et de faible intensité.
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 4,8 | 5 | 6 | 8,2 | 12,3 | 16,1 | 18,9 | 19,5 | 17 | 13,7 | 9,1 | 6,3 | 11,4 |
| Température maximale moyenne (°C) | 15,1 | 15,6 | 17,6 | 20 | 24 | 28,1 | 30,8 | 31,3 | 27,7 | 23,7 | 18,8 | 15,9 | 22,4 |
| Précipitations (mm) | 22 | 23 | 12 | 20 | 26 | 8 | 4 | 18 | 38 | 35 | 46 | 80 | 332 |
| Nombre de jours avec pluie | 8,9 | 7,2 | 5,6 | 6,2 | 5,4 | 2,5 | 1,4 | 2,8 | 5,8 | 8,1 | 10,2 | 10 |
Culture et monuments [modifier]
- Catedral de Santa María de Palma de Malorca
- Castillo de Bellver
- Castillo de San Carlos - Museo Histórico Militar
- Baños Árabes de Palma de Mallorca
- Palacio de la Almudaina
- Consulado del Mar
- Pueblo español de Palma de Mallorca
- Lonja
- Convento de San Francisco
- Iglesia de Santa Eulalia
- Museo Es Baluard
- Museo Krekovic
- Palacio March
- Fundación "La Caixa" (Antiguo Gran Hotel)
- Parlamento de las Islas Baleares
- Consejo Insular de Mallorca
- Casa consistorial de Palma
- Palma Aquarium
- Llotja dels Lercaders
- Palais de la Almudaina
Sports [modifier]
Football [modifier]
Cyclisme sur piste [modifier]
La ville possède un vélodrome qui a accueilli le Coupe du monde de cyclisme sur piste 2007-2008[3]. La construction de ce vélodrome d'un coût de 100 millions d'euros n'a été utilisé qu'une seule fois[4] et pourrait faire l'objet d'un scandale politique[5]
Arrivées du Tour d'Espagne [modifier]
Voile [modifier]
Personnalités [modifier]
- Le chimiste Ignacio Ribas Marqués est né à Palma de Majorque en 1901. Il a fait ses études secondaires à l'Institut Ramón Lull. Il a été nommé docteur honoris causa de l'université de Palma.
- Le diplomate Jorge Dezcallar est né à Palma de Majorque en 1945.
- Le joueur de tennis Rafael Nadal est de Manacor.
Jumelages [modifier]
Las Palmas de Gran Canaria (Espagne)
Xalapa (Mexique)
Alghero (Italie)
Santa Barbara (États-Unis) depuis 1972
Düsseldorf (Allemagne) depuis 2003
Mauguio (France)
Gafsa (Tunisie)
Liens externes [modifier]
- (ca) Catégorie Palma de l’annuaire dmoz
Article connexe [modifier]
Sources de l’article [modifier]
Notes [modifier]
- Palma n'est plus "de Majorque" Diario de Mallorca, 8 octobre 2008
- Michel Dillange, Les Comtes de Poitou, Ducs d'Aquitaine (778-1204), Geste éditions, coll. « La Crèche », 1995, 304 p. (ISBN 978-2-910919-09-2), p. 57-58.
- Folie des grandeurs : l'Espagne endettée peut remercier ses régions
- Marianne N°785-786 de mai 2012
- Un cas de corruption majeur touche la droite