Cimiez
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| Cimiez | |
L'avenue des Arènes de Cimiez |
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| Administration | |
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| Pays | |
| Ville | Nice |
| Canton | Nice-6 |
| Histoire | |
| Lieux intéressants | Arènes, monastère, musée Matisse, musée archéologique, le Régina |
| Sociologie | |
| Population | 14 940 hab. (1999) |
| Fonctions urbaines | résidentielle, culturelle |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
Situation schématique du quartier de Cimiez dans la ville de Nice |
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Cimiez est le nom donné à un quartier résidentiel de Nice ainsi qu'à la colline où il est construit, et qui est situé au nord-est du centre-ville. À l'époque romaine, la cité de Cemenelum, préfecture des Alpes-Maritimes, y était implantée.
Sommaire |
Toponymie [modifier]
Un mythe répandu au sein de la population veut que le quartier tienne son nom de la hauteur extraordinaire des arbres qui peuplaient la colline et dont la légende disait que leurs cimes tutoyaient le ciel. Il s'agit en fait d'un processus courant d'étymologie populaire lié à l'analogie cime / Cimiez. Le mot cime est attesté en français depuis le XIIe siècle et est issu du latin médiéval cyma « partie la plus élevée d'un objet, d'un arbre », tout comme le provençal cima. Le latin classique cȳma n'avait pas ce sens mais celui de « tendron de légume »[1].
Or, le nom de Cimiez est attesté chez les auteurs grecs sous la forme kemenelon aux IIIe et IIe siècles av. J.-C., lorsqu'ils évoquent la « colline de kemenelon », puis latins sous la forme latinisée Cemenelum[2],[3].
La plupart des spécialistes s'accordent sur l'origine prélatine du toponyme Kemenelon / Cemenelum. Ils le considèrent généralement comme une formation toponymique ligure basée sur un radical Kemen- non identifié, dérivé avec un suffixe -elu de sens indéterminé[4]. L'évolution phonétique de Cemelenum à Cimiez reflète une contraction linguistique.
Population [modifier]
En 1999, le quartier de Cimiez comptait 14 940 habitants, un chiffre en baisse de 7,70 % par rapport à 1975[5]. La densité de population y est relativement forte : entre 5 000 et 15 000 habitants par km²[5]. La population se composait en 1999 de seulement 7,62 % d'ouvriers. À l'inverse, elle comportait 18,73 % de cadres, soit le troisième taux le plus élevé des quartiers de Nice[5].
Lieux remarquables [modifier]
On y trouve le musée Henri Matisse et le musée archéologique de Nice-Cimiez qui comprend les ruines romaines de Cemenelum, à savoir les arènes, les thermes et la basilique paléochrétienne. Jusqu'en 2010, le Nice Jazz Festival se déroulait fin juillet aux arènes et dans les oliveraies adjacentes. À proximité, on trouve le Régina, construit en 1896 par Sébastien-Marcel Biasini. La couronne en fer forgé de son aile gauche a été réalisée selon les plans de François-Félix Gordolon. Il a abrité la reine Victoria qui y séjourna lorsque, sur les conseils de son médecin, elle faisait ses longues visites hivernales sur la Riviera française. Transformé en appartements privés dans les années 1930, il a été habité par Henri Matisse.
Sur la colline se trouvent également le monastère de Cimiez et l'église des moines franciscains datant du XVIe siècle. L'église abrite la Piéta, la Crucifixion et la Déposition de croix, trois des œuvres majeures de l'artiste médiéval Louis Bréa. Les jardins du monastère, très prisés, abritent une roseraie et un point de vue inégalable sur la ville et le bord de mer. Les peintres Henri Matisse et Raoul Dufy sont enterrés dans le cimetière du monastère, ainsi que Roger Martin du Gard, prix Nobel de littérature 1937. Le musée Matisse se trouve d'ailleurs dans les jardins de Cimiez.
Se trouvent aussi dans le quartier : le parc et château de Valrose qui abritent l'UFR sciences de l'université de Nice Sophia-Antipolis, et le Conservatoire à rayonnement régional de Nice.
Traditions niçoises [modifier]
Au printemps, Cimiez est le lieu de célèbres fêtes traditionnelles :
- La première, le jour de l'Annonciation, s'appelle le festin des cougourdons.
- Durant le mois de mai, la fête des Mai occupe tous les week-ends du mois.
La tradition niçoise garde encore le souvenir des chansons composées par Menica Rondelly ou Jouan Nicola.
Voies du quartier [modifier]
- Arènes de Cimiez (avenue des) :
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L'avenue des Arènes dans sa partie inférieure. À droite, un carrefour pour descendre vers la vallée du Paillon. Quartier de Cimiez, direction nord.
- Cimiez (boulevard de) :
- no 2 : Petit palais (bureaux commerciaux) et Grand palais.
- no 4 et 6 : Hôtel Majestic, ancien hôtel, le plus vaste construit à Nice.
- no 5 et 7 : Cimella L'Aiglon
- no 7 : Palais L'Aiglon[6]
- no 15 : Palais de Valence, son nom vient sans doute de Valence (Espagne).
- no 38 : Palais Buisine, construit selon les plans de l'architecte Biasini en 1906.
- no 39 : Riviera Palace
- no 53 (coin du boulevard Prince de Galles) : Palais Prince de Galles
- no 82 : Winter Palace
- no 110 : Copropriété palais Victoria[7].
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Le palais de Valence fait face à la partie nord du palais Majestic.
- George V (avenue) : nommée ainsi en l'honneur de George V du Royaume-Uni.
- no 16 : Palais Prince Charles, nommé ainsi en l'honneur du fils d'Élisabeth II.
- no 71 : Palais Saint-Germain, construit par M. Fulcheri selon les plans de l'architecte A. Gastaldi.
- Monastère (avenue et place) : elles sont bordées par le monastère de Cimiez ainsi que par le parc des arènes de Cimiez.
- Prince de Galles (boulevard) : nommé ainsi en l'honneur du futur Édouard VII qui séjourna à Nice.
Notes [modifier]
- CIME : Etymologie de CIME
- Jean-Paul Clébert, Provence antique, tome 2, Robert Laffont, 1970, pages 94 à 96.
- René Liautaud, Histoire du Pays niçois, des origines à l'époque moderne, Le Rocher, 1971, 1996
- Charles Rostaing, Les noms de lieux, Collection Que sais-je ?, Presses Universitaires de France, 10ème édition 1985, p. 31 Chapitre II "les Ligures".
- [PDF] Liste des Quartiers, atlas socio-économique, site officiel de la mairie de Nice. Consulté le 18 janvier 2009.
- Annuaire téléphonique 2004.
- signalé par l'annuaire téléphonique 2005.
Annexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Isabelle Pintus, L'aristocratie anglaise à Nice à la Belle Époque, Alandis Éditions, 2000.
- Raoul Mille, Les Alpes-Maritimes, 1796-2006, Conseil Général des Alpes-Maritimes, 2006.