Vence

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Vence
Vence
Vence
Blason de Vence
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Canton de Vence
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Loïc Dombreval
2014-2020
Code postal 06140
Code commune 06157
Démographie
Gentilé Vençois
Population
municipale
19 160 hab. (2011)
Densité 488 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 43′ 25″ N 7° 06′ 51″ E / 43.7236111111, 7.11416666667 ()43° 43′ 25″ Nord 7° 06′ 51″ Est / 43.7236111111, 7.11416666667 ()  
Altitude Min. 40 m – Max. 1 033 m
Superficie 39,23 km2
Localisation

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Liens
Site web vence.fr

Vence est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Vençois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé à environ 20 km de Nice, entre mer et montagnes, surplombée par le col de Vence, Vence fait partie de ce que l'on appelle le moyen pays. Ces montagnes calcaires, les « baous », donnent à la région un relief très accidenté. Le climat y est plus marqué que sur la frange littorale, rendant les étés plus chauds et les hivers plus rudes.

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Rose des vents Courmes Coursegoules Saint-Jeannet Rose des vents
Tourrettes-sur-Loup N La Gaude
O    Vence    E
S
La Colle-sur-Loup Saint-Paul-de-Vence Cagnes-sur-Mer

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Plusieurs petits cours d'eau traversent la commune de Vence  : la Cagne (qui se jette dans la Méditerranée), la Lubiane (affluent de la Cagne), le Malvan, le Claret, la Billoire...

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En provençal : Vença selon la norme classique ou Vènço selon la norme mistralienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Vence a livré des indices d'occupation remontant aux époques les plus anciennes. Certaines grottes des baous semblent avoir été occupées au Paléolithique et au Néolithique. Certaines d'entre elles semblent avoir servi de bergerie ou d'abris de bergers durant l'âge du bronze et l'âge du fer. Elles sont aussi fréquentées durant l'Antiquité, le Moyen Âge et l'époque moderne.

On note l'existence d'habitats fortifiés (oppidums) sur certaines hauteurs. Le plus grand nombre est occupé à la fin de l'âge du fer, les fouilles sur le site du Baou des Noirs ont cependant livré des traces d'occupation remontant à la fin de l'âge du bronze et au premier âge du fer. Le Baou des Blancs semble fondé à la fin de l'âge du fer, mais fait l'objet d'une réoccupation importante durant l'Antiquité tardive.

Avant la conquête des Alpes par Auguste et la création de la province des Alpes-Maritimes dans le dernier quart du Ier siècle av. J.-C., le territoire de Vence est sous le contrôle de la tribu des Nerusii dont le nom apparaît sur le Trophée des Alpes avec celui des autres tribus locales vaincues par Auguste.

À partir de l'ère chrétienne, Vence est fondée et devient chef-lieu de cité. Les restes antiques de la cité de Vence sont très mal connus à l'exception des bornes milliaires délimitant la voie romaine via Ventiana, et des inscriptions majoritairement mises au jour dans le sous-sol du centre ville et actuellement intégrées à la maçonnerie de la cathédrale de Vence datant des XIe et XIIe siècles dans sa forme actuelle.

Fondée par les Ligures, puis cité romaine de Vintium, elle vit croître sa puissance avec le christianisme et devint une importante ville épiscopale à partir du IVe siècle.

Au Ve siècle, Vence possède un évêché sous le règne de l'empereur Constance III. Le premier évêque dont l'existence est avérée est Severus (419-442). D'après la tradition locale fondée sur des sources ecclésiastiques, la cathédrale aurait été édifiée à l'emplacement du temple de Mars Vintius dont l'existence est attestée par une inscription.

Par le jeu du partage de l'cmpire de Charlemagne, Vence et la Provence sont rattachées au Saint-Empire romain germanique.

Jusqu'à la Révolution française, la cité vécut sous la domination des barons de Villeneuve, dont Romée de Villeneuve fut le fondateur de la lignée de Vence[1], et de ses évêques qui étaient co-seigneurs de Vence.

Parmi ses nombreux évêques, il y eut un pape, Paul III, deux académiciens, Godeau et Surian et trois saints, Prosper, Véran et Lambert. La Révolution chassa le dernier évêque, Mgr Pisani, qui refusa de prêter serment sur la Constitution, et supprima l'évêché.

Henri Matisse s'installe à Vence, villa « Mon Rêve » en 1943, il y conçoit tout l'intérieur de la chapelle du Rosaire de Vence dite aussi « Chapelle Matisse ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Vence a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[2].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1850 1851 Marcelin Maurel
1851 1852 Jean-Louis Feraud
1852 1861 Christophe-Clement Trastour
1861 1871 Marcelin Maurel
1871 1871 Henri-Louis Isnard
1871 1900 Henri-Louis Isnard
1900 1901 Anthony Mars
1901 1915 Joseph Bougearel
1915 1921 Antoine Vernin
1921 1926 Henri Giraud
1926 1941 Joseph Ricord
1941 1944 Henri Einesy
1944 1945 Marcel Benoît CR
1945 1959 Émile Hugues
1959 1983 Jean Maret
1983 1983 Jacques Falcoz RPR Conseiller général du canton de Vence
1983 1989 Bernard Demichelis UDF-RPR Conseiller général du canton de Vence
1989 2001 Christian Iacono UDF Radiologue
2001 2008 Pierre Marchou RPR puis UMP Avocat
2008 2009 Christian Iacono[3] Parti radical Radiologue à la retraite
2009 2014 Régis Lebigre UMP[4]-Parti radical Élu à la suite de la démission de Christian Iacono
2014 Loïc Dombreval SE
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 19 160 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 615 2 657 3 020 3 045 3 612 3 156 3 165 3 101 2 974
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 733 2 710 2 755 2 828 2 770 2 761 2 903 3 103 3 043
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 124 3 208 3 498 3 090 4 192 4 876 5 495 5 685 6 278
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
7 874 9 420 11 385 13 119 15 330 16 982 18 931 19 160 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Écoles maternelles
    • École maternelle du Suve
    • École maternelle du Centre
    • École maternelle lei bigaradie
    • École maternelle du Signadour
    • École maternelle de l'Ouest
    • École maternelle des Baous
  • Écoles primaires
    • École primaire du Suve
    • École primaire Saint-Michel
    • École primaire Toreille
    • École primaire Chagall
    • École primaire Freinet
  • Collège
    • Collège La Sine
  • Lycée
    • Lycée Henri-Matisse. En 2005-2006, il est le premier lycée public au niveau du taux de réussite au bac (qui approche les 100 %) dans les Alpes-Maritimes.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Nuits du Sud, festival de musiques du monde qui s'y tient en juillet et début août place du Grand-Jardin.
  • Fête de la Musique traditionnelle depuis 30 ans, le 1er samedi de juillet au parc de la Conque organisée pas l'association LO CEPON.

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Comme Saint-Paul-de-Vence, cité jumelle internationalement connue pour ses ateliers et galeries d'artistes, fleuron de la Côte d'Azur riche de son cadre exceptionnel et de patrimoine culturel, Vence abrite dans la Cité historique et ses abords de nombreuses galeries d'Art (plus de 35), deux musées et cultive l'art de vivre provençal.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine =[modifier | modifier le code]

Les statues du Calvaire de Vence : Bois polychrome du 17 et 18° siècle

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Religieuses[modifier | modifier le code]

Littéraires[modifier | modifier le code]

Artistiques[modifier | modifier le code]

  • Arman (1928-2005), artiste
  • Maurice Boitel (1919), artiste
  • Georges Castellan (décédé en 2014). Historien, chevalier dans l'ordre national du Mérite, professeur de l'université Paris III, enseignant à l'Inalco (Langues'O), docteur honoris causa de l'université de Poznan et de l'université Humboldt de Berlin[8].
  • Marc Chagall (1887-1985), artiste
  • Jean Dubuffet (1901-1985), artiste
  • Raoul Dufy (1877-1953), artiste
  • Célestine Galli-Marié (1840-1905), cantatrice
  • Henri Matisse (1869-1954), artiste
  • Jacques Raverat (1885-1925), artiste
  • Ida Rubinstein (1885-1960), danseuse de ballet
  • Claude Rolland (1921-1993), pianiste
  • Louiguy (1916-1991), compositeur
  • Jacques Morali (1947-1991), auteur et compositeur de disco-music (Village People, YMCA), a vécu à Saint-Paul-de-Vence et repose à Vence.
  • Le titi du Baou, dessinateur engagé dans la lutte contre les compétitions de billes

Pédagogues[modifier | modifier le code]

  • Célestin Freinet (1896-1966), et Élise Freinet (1898-1983) ont créé sur la colline du Pioulier une école expérimentale en 1935, à la suite d'un conflit violent avec la mairie de Saint-Paul-de-Vence où Freinet enseigna de 1928 à 1932. L'École Freinet fut fermée pendant la guerre, après l'internement de Freinet en mars 1940. Après la guerre, Freinet et Élise Freinet ouvrirent à nouveau leur école. Mondialement connue, cette école fut rachetée par l'État à la suite d'un accord entre Madeleine Freinet et Lionel Jospin (ministre de l'Éducation nationale). Cette école publique à statut expérimental accueille 66 élèves de la maternelle au CM2. L'Institut Freinet de Vence, en lien avec des laboratoires universitaires, a pour mission la sauvegarde de la pédagogie spécifique de cette école.

Politiques[modifier | modifier le code]

  • Ours de Villeneuve-Vence (1759-1819), marquis de Vence, né à Vence, maréchal de camp et pair de France sous la Restauration
  • Mihály Károlyi (1875-1955), homme politique hongrois
  • Rachel Cheigam-Grunstein (1917), résistante
  • Émile Hugues (1901-1966), maire de Vence ; député, sénateur, plusieurs fois secrétaire d'État ; ministre de la Justice du gouvernement Pierre Mendès-France (juin-septembre 1954)

Autres[modifier | modifier le code]

  • Yvon Lambert (1946), galeriste et marchand d'art contemporain

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Aspremont

D'azur à la tour crènelée de cinq pièces d'argent, maçonnée de sable


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Castellan, Histoire de Vence et du pays vençois
  • G. Castellan, Une cité provençale dans la Révolution
  • Verrier, Petite histoire de Carros et du canton de Vence
  • Les Gouaches découpées de la chapelle de Vence : quatre volumes de Henri Matisse

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1] Histoire généalogique de la maison de Villeneuve en Languedoc Par Pavillet, 1830
  2. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
  3. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  4. « "Sarkothon" : vos élus aident-ils à renflouer l'UMP ? », sur http://www.nicematin.com/, Nice-Matin,‎ 28 juillet 2013 (consulté le 28 septembre 2013)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. [2] site officiel de la fondation Émile-Hugues
  8. Le Monde, 28 février 2014, p. 16.