1976

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Icône de redirection Cette page concerne l'année 1976 (MCMLXXVI en chiffres romains) du calendrier grégorien. Pour l'année -1976, voir -1976.

Années :
1973 1974 1975  1976  1977 1978 1979

Décennies :
1940 1950 1960  1970  1980 1990 2000
Siècles :
XIXe siècle  XXe siècle  XXIe siècle
Millénaires :
Ier millénaire  IIe millénaire  IIIe millénaire


Chronologies géographiques :
Afrique, Amérique (Canada (Alberta, Colombie-Britannique, Île-du-Prince-Édouard, Manitoba, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Ontario, Québec, Saskatchewan, Terre-Neuve-et-Labrador et Yukon) et États-Unis) et Europe (Belgique, France, Italie et Suisse)


Chronologies thématiques :
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Calendriers :
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Événements[modifier | modifier le code]

  • 7 - 8 janvier : accords de la Jamaïque. Signature du deuxième amendement au FMI. Il sanctionne la démonétisation de l’or et le droit de tous les pays de laisser flotter leur monnaie : c'est la fin définitive du système adopté à Bretton Woods en 1944.
  • 10 février : première conférence nord-sud à Paris.
  • 16 - 19 août : cinquième conférence des 82 pays non-alignés à Colombo. Ils réitèrent leur volonté d'instaurer un nouvel ordre économique mondial. La domination apparente exercée par l'OPEP donne des idées aux pays producteurs des autres matières premières minérales (cuivre, zinc, étain…) et agricoles (café, cacao, lin…). Des stocks internationaux de régulation des cours sont envisagés mais les projets, déjà débattus dans le cadre du « dialogue Nord-Sud », se heurtent aux résistances des pays industrialisés.

Afrique[modifier | modifier le code]

3 février : prise d'otage à Loyada

Amérique[modifier | modifier le code]

  • 16 février (Argentine) : Isabel Perón dissout le Parlement et convoque de nouvelles élections, mais dès le 24 mars, l’armée renverse la présidente et place le général Jorge Videla à la tête de l’État. Paroxysme du chaos économique et de la violence politique en Argentine.
  • 24 mars : début de la dictature de Videla en Argentine (fin en 1981).
    • La corruption, la crise économique et le mouvement armé des Montoneros servent de prétexte au pronunciamiento. Videla lance un « processus de réorganisation nationale » qui s’assigne comme objectif de « sauver la nation » : purge de l’université et de ses professeurs, étudiants et bibliothèques, exil d’artistes, censure, « disparition » de toute personne suspecte de sympathie avec la gauche ; des milliers de personnes sont torturées, exécutées ou portées disparues.
    • Le général Videla présente des mesures d'« assainissement » économique inspirées par les économistes de l'École de Chicago (Milton Friedman ou George Stigler). Il dévalue immédiatement la monnaie nationale, réduit les salaires, met un terme au contrôle des prix et aux subventions, supprime les monopoles publics, libère les échanges extérieurs et ouvre l'économie à la concurrence mondiale. Libérés de la tutelle de l'État qui ponctionnait d'importantes marges sur les exportations de produits agricoles, les gros agriculteurs sont satisfaits, mais les industriels ne parviennent pas à supporter le choc et les faillites se multiplient. En raison de l’entrée massive de capitaux, la masse monétaire en circulation est plus difficile à contrôler qu’au Chili et la dictature militaire ne parvient pas à domestiquer l’inflation tout en freinant la croissance une année sur deux. Finalement devant les difficultés, les capitaux s'enfuient : 20 milliards de dollars quittent le pays entre 1976 et 1984, pour une dette s’élevant à 45 milliards.
  • 12 juin (Uruguay) : Juan María Bordaberry, peu avant la fin de son mandat, suggère d’interdire les partis traditionnels pour les remplacer par un système corporatiste de représentation des grands courants d’opinion. Les militaires refusent et remplacent Bordaberry par Alberto Demichelli puis Aparicio Méndez.
  • 31 août (Mexique)[8] : dévaluation du peso de plus de 50 % pour tenter de réduire la dette extérieure du pays.
  • 1er septembre : Aparicio Méndez, président de l'Uruguay (fin en 1981). Le régime tente de s’institutionnaliser. Méndez interdit à 15 000 dirigeants des partis traditionnels toute activité politique pour une durée de 15 ans. L’objectif est de favoriser l’émergence d’une nouvelle classe politique que le régime autoritaire escomptait coopter. Curieusement les militaires ne font aucun effort pour rallier des partisans et constituer un parti.
  • 29 septembre[9] : la monnaie nationale chilienne, l’escudo devient le peso, et les taux de change sont constamment ajustés en fonction de l’inflation. Mesures de désarmement tarifaire. Limitation des transferts vers les entreprises publiques. Au total, 492 des 507 entreprises publiques seront vendues à bas prix. Le pays connaît une croissance moyenne exceptionnelle de 6,9 % par an entre 1976 et 1981.
  • 15 novembre : élections municipales au Brésil[11]. Le gouvernement en revient à un strict contrôle de la propagande électorale (loi Falcão du 1er juillet 1976[12]) et l’ARENA remporte 83 % des mairies, s’assurant ainsi la majorité au collège électoral qui devra choisir le président de la république en 1978.
  • Décembre : l’Uruguay, avec 3 millions d’habitants, compte 6 200 prisonniers politiques.
  • En Bolivie, les pressions du président Jimmy Carter et de tous les secteurs sociaux contraignent Banzer à chercher une issue politique.
  • Chili : débat politique sur l’avenir du régime au sein de la coalition au pouvoir. Il oppose les duros, partisans de la continuité et les blandos, modérés qui prétendent qu’une institutionnalisation minimum est nécessaire afin de consolider la légitimité du régime à l’intérieur comme à l’étranger. Des « actes constitutionnels » sont élaborés qui légalisent la junte au pouvoir.
  • Mexique : découverte de réserves de pétrole brut dans les États de Campeche, Chiapas, Tabasco et Veracruz. La production double pendant la seconde moitié des années 1970.
  • À Porto Rico, se réunit le second sommet des sept pays les plus industrialisés (États-Unis, RFA, Royaume-Uni, France, japon et Italie) à l'initiative du président Gerald Ford. Le président Valéry Giscard d'Estaing apporte sa réflexion sur les « problèmes monétaires et financiers ».

Canada[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : 1976 au Canada et 1976 au Québec.

États-Unis[modifier | modifier le code]

  • 5 février : Railroad Revitalization and Regulatory Reform Act. Privatisation du réseau ferroviaire américain. Cette loi est la première loi de dérégulation des transports aux États-Unis.
23 septembre : débat entre Jimmy Carter et Gerald Ford au Walnut Street Theater de Philadelphie
  • 4 octobre : Tax Reform Act. Hausse de la taxe sur la consommation de 2 % et extension des déductions fiscales aux couples gagnant moins de 2 800 $. La taxe sur le capital est augmenté de 15 %.
  • 8 octobre : Health Maintenance Organization Amendments. Réorganisation du système de santé aux États-Unis, visant à le rendre plus efficace et moins coûteux.
  • 19 octobre : le président Ford signe le Copyright Act, allongeant la durée des droits d'auteurs de 50 ans.
  • 2 novembre : élection de Jimmy Carter (démocrate) comme président des États-Unis avec 50,1 % des voix (40,8 millions) contre Gerald Ford (R) 48 % (39,2 millions). (47 % d’abstentions).


  • À la fin de l’année, la détente est si durement dénoncée par Ronald Reagan, son adversaire à l’investiture au parti républicain, que Gerald Ford finit par en interdire l’usage par ses conseillers, au profit de celui de « paix par la force » et de nommer une nouvelle équipe (Team B) pour réviser à la hausse les estimations que la CIA avait jusqu’alors donné de l’effort militaire de l’URSS.
  • Rapport de la Commission Trilatérale sur « La gouvernance des démocraties ».
  • 8 % de la population active est au chômage.
  • Déficit public à 3 % du PIB.

Asie[modifier | modifier le code]

  • Le Tibet bénéficie d'une petite dose de tolérance, en particulier religieuse[14].
  • Le parti politique principal au Japon est le Jimintô (parti libéral-démocrate). Les partis d’opposition compte le Minshatô (parti démocrate-socialiste depuis 1960) et le Kômeitô (Parti communiste, depuis 1964, soutenu par la Sōka Gakkai). Le Parti communiste japonais rejette le principe de la dictature du prolétariat.
  • Gouvernement de province décentralisé en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
  • 40 % des Indonésiens vivent en dessous du seuil de pauvreté.
  • Recensement et rééducation au Sud Viêt Nam : la masse des anciens soldats et des fonctionnaires sud-vietnamiens suit un stage léger de trois jours, mais les dirigeants subissent une rééducation plus lourde dans des camps à l’écart.
  • Le gouvernement vietnamien tente avec difficulté de désengorger l’agglomération de Saïgon où se sont accumulés des réfugiés fuyant les zones de combat pendant le conflit (10 millions de ruraux déplacés vers les zones urbaines).

Europe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 1976 par pays en Europe.

Océanie et Pacifique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 1976 en Nouvelle-Calédonie.

Proche-Orient[modifier | modifier le code]

La guerre du Liban en 1976
  • 18 janvier : massacre de Karantina. Reprise des combats au Liban avec le siège des camps palestiniens par les milices chrétiennes. Les camps sont pris d’assaut et leur population massacrée. L’OLP décide d’entrer dans l’épreuve de force.
  • 19 janvier : l’OLP, stationnée en Syrie et sous le contrôle de Damas, entre au Liban et s’installe dans la Bekaa.
  • 20 janvier : Hafez el-Assad propose officiellement sa médiation au Liban et avance un programme de réformes, le « document constitutionnel », destiné à réformer le pacte national de 1943 : parité des parlementaires entre chrétiens et musulmans, augmentation des pouvoirs du président de la République au détriment du président du Conseil, arrêt de l’accès aux fonctions publiques sur des bases constitutionnelles, confirmation des accords du Caire.
  • 14 février (Liban) : les chefs chrétiens acceptent le texte du « document constitutionnel » mais les forces progressistes de Kamal Joumblatt le refusent et demandent la démission de Soleimane Frangié. La Syrie y est totalement opposée. Les affrontements reprennent. Dans la Montagne, les chrétiens fuient les régions de cohabitation anciennes avec les Druzes devant les opérations des milices progressistes.
  • 15 mars : dénonciation par Le Caire des accords soviéto-égyptiens. L’Égypte reçoit pour la première fois de l’armement américain.
  • 9 avril : des contingents de la Sa'iqa entrent au Liban et apportent leur soutien aux milices chrétiennes.
  • 13 avril[15] (Palestine) : Les élections municipales dans les territoires occupés consacrent l’accession d’une nouvelle élite au détriment des notables traditionnels proches de la Jordanie. Elle appartient aux classes moyennes éduquées et son programme politique et proche de l’OLP.
  • 8 mai : grâce au soutien de la Syrie, Elias Sarkis est élu à la tête de l’État libanais.
  • 10 mai : intervention syrienne au Liban.
  • 11 mai : signature à Bruxelles d’un traité commercial et de coopération entre la CEE et Israël.
  • 15 mai : l'Iran approuve un traité d'amitié avec l'Irak.
  • 31 mai : 6 000 soldats syriens entrent au Liban, précédant 6 000 autres et combattent difficilement les forces palestino-progressistes.
  • Août (Liban) : les forces palestino-progressistes dernières s’effondrent sous l’action commune des milices chrétiennes, de l’armée syrienne et du soutien israélien, entraînant de nouveaux massacres dans les camps. Le plus important est celui de Tel al-Zaatar qui fait 2 000 morts. Le Mouvement national se reconstitue dans la Montagne. La LEA décide d’intervenir pour trouver une solution pacifique.
  • 16 - 18 octobre : le sommet arabe de Riyad instaure un cessez-le-feu et crée une force arabe de dissuasion (FAD) dominée par les forces syriennes (40 000 hommes). Elle se déploie au Liban à partir du 14 novembre et instaure une paix relative.
  • Les dernières concessions pétrolières sont abolies et nationalisées en Arabie saoudite.

Chronologies thématiques[modifier | modifier le code]

Arts et culture[modifier | modifier le code]

Naissances en 1976[modifier | modifier le code]

  • Date inconnue :

Décès en 1976[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]